décembre 18th, 2009

Turner et ses peintres

Posté le 18 déc 2009 à 6:42

Turner et ses peintres

24 février – 24 mai 2010 Galeries nationales Grand Palais

Cette exposition, initiée par la Tate Britain est organisée par,la Rmn à Paris, la Tate Britain à Londres, et le Museo Nacional del Prado à Madrid. Elle a été présentée à la Tate, Londres du 23 septembre 2009 au 31 janvier 2010. Elle sera ensuite présentée au musée du Prado, Madrid du 22 juin au 19 septembre 2010 Joseph Mallord William Turner, Calais Sands, Low Water, Poissards Collecting Bait (détail), 1830, oil on canvas, 73 x 107 cm, Bury Art Gallery, Museum & Archives © Bury Art Gallery, Museum & Archives, Lancashire 3 (1664, Louvre). L’exposition vous proposera pour leur confrontation, ses quelques tentatives dans le domaine de la peinture d’histoire (Sainte famille de 1803, collection de la Reine, ou Vénus et Adonis vers 1805, collection privée) se nourrissent d’un chromatisme plus riche et plus soutenu fécondé par l’étude de Titien (vers 1490-1576) (La Vierge au lapin vers 1530, Louvre) et de Claude. Ses petites peintures de figure rivalisent à la fois avec des maîtres méconnus à l’époque tels Watteau (1684-1721) (Ce que vous voudrez !, 1822, Williamstown, Clark Institute) ou ses rivaux les plus célèbres tels David Wilkie (1785-1841). Le dialogue fructueux avec les paysagistes de la génération suivante, Bonington (1802-1828) (Scène de la côte française avec des pêcheurs de 1826, tate) et Constable (1776-1837) (L’inauguration du pont de Waterloo, 1829, Tate) vont exalter encore la liberté de touche et de ton de Turner (La plage de Calais, 1830, Bury Art Gallery ou Le Bateau échoué vers 1828, Tate). Après 1820, la découverte de Venise (Venise vue du porche de la Madone de la Salute, 1835, New York, Metropolitan Museum) et l’approfondissement de l’étude de Claude Lorrain portent les compostions de Turner vers un très grand raffinement chromatique et une maîtrise des compositions à plans multiples et vaporeux (Palestrina Composition, 1828, Tate). L’exposition permettra à ce titre, comme Turner l’avait lui-même souhaité, de confronter un de ses plus complexes chefs-d’oeuvre, Le Déclin de l’empire carthaginois (1817, Tate) avec deux des visions magnifiques de Claude Lorrain qui l’ont inspiré : Le Port de mer au soleil couchant (Louvre, 1639) et Le Débarquement de Cléopâtre à Tarse (Louvre) C’est par la confrontation exigeante et sans arrêt provoquée avec ses peintres de prédilection que Turner a construit son affranchissement, sa sidérante liberté de peindre portée à son apogée dans sa dernière décennie d’activité (Tempête de neige, bateau à vapeur au large d’un port, 1842, Londres, Tate)

La profonde singularité du peintre de paysages britannique J.M.W. Turner (1775-1851) s’est nourrie de son dialogue avec la peinture tant des maîtres anciens que des ses contemporains tout au long de sa très longue carrière. Ce dialogue, souvent inquiet, pointilleux, volontiers compétitif mais toujours fécond, a nourri le parcours exigeant du peintre. Dès ses débuts, au milieu des années 1790, Turner se montre un aquarelliste particulièrement doué et ambitieux rivalisant avec les plus grands de ses contemporains (dont son ami Thomas Girtin (1775-1802) mais aussi avide de maîtriser la technique picturale en s’inspirant du paysagiste gallois Richard Wilson (1713-1782) et en visitant les premières collections privées britanniques qui, en l’absence de musée, détiennent les œuvres des maîtres anciens que Turner brûle d’égaler. Tout jeune encore, il fond en larmes devant un tableau de Claude le Lorrain (1600-1682), désespérant de faire aussi bien. Remarqué par ses pairs, il expose très jeune à la Royal Academy et joue volontiers à l’émulation avec ses contemporains tant peintres qu’aquarellistes. Son ambition impérieuse, le pousse à sans cesse étendre le vaste champ de ses connaissances artistiques et de ses champs d’investigation : aquarelles topographiques, marines, paysages classiques, paysages fantastiques, voire scènes de genre ou peintures d’histoires. La variété de ce parcours s’appuie sur la variété des références que cet avide génie sait rassembler.

Cette exposition voudrait rendre visible cette construction de la vision singulière de Turner, nourrie de ses rencontres multiples, fortuites ou provoquées, mais toujours opportunes et fécondes, en suivant plutôt la chronologie.

Appliquant d’abord fidèlement les méthodes de la jeune tradition des aquarellistes anglais, Turner aborde la peinture en suivant avec application l’exemple des paysagistes hollandais rembranesques dans une gamme chromatique sombre et encore restreinte. L’exemple stimulant et déjà classique de son grand devancier Richard Wilson l’engage vers le tournant du siècle à entreprendre des paysages classicisants de plus grande ampleur et de coloris plus soutenu. Il étudie en parallèle, avec déférence et bientôt la volonté d’en découdre, l’art des grands paysagistes actifs en Italie au XVIIe siècle : Salvatore Rosa (1615-1673) et Nicolas Poussin (1596-1665). Loin de pasticher ces grands modèles, Turner bouscule d’un souffle puissant et tempétueux la perfection de leurs harmonieuses compositions en inaugurant presque la magistrale tradition du paysage fantastique britannique avec Le Déluge (1805, Tate) directement inspiré du tableau éponyme de Nicolas Poussin (1664, Louvre).L’exposition « Turner et ses peintres » retrace et illustre cette construction de la vision de Turner, riche de rencontres multiples, fortuites ou provoquées, mais toujours opportunes et fécondes, tout au long de sa remarquable carrière. Elle rassemble près de 100 tableaux et oeuvres graphiques (études, gravures) provenant de grandes collections britanniques et américaines, des musées du Louvre, du Prado, et de Londres. ……………………….

commissariat de l’exposition : Guillaume Faroult, conservateur, département des peintures du musée du Louvre, Paris David Solkin, professeur d’Histoire de l’Art, Courtauld Institute, Londres Ian Warrell, conservateur, Tate Britain, Londres ……………………….

scénographie : Didier Blin ……………………….

ouverture : du vendredi au lundi de 9h à 22h, le mercredi de 10h à 22h et le jeudi de 10h à 20h. Fermeture le mardi et le 1er mai.

tarifs : prix d’entrée 11 €, Tarif réduit 8 € (13-25 ans, demandeurs d’emploi, familles nombreuses) renseignements et achat des billets sur www.rmn.fr

accès : M° 1, 9, 13 : Franklin-Roosevelt ou Champs-Élysées-Clemenceau

publications Rmn : · catalogue de l’exposition : 288 pages, 39 € env. · album de l’exposition, 9 € · petit journal, 3,50 € · DVD Turner (titre provisoire) par Alain Jaubert, 52 mn, diffusion sur ARTE le 17 mars 2010, coédition Rmn / ARTE, 22 € · publications jeunesse : Turner et moi, 13€

Exposition « Che Fare »

Posté le 18 déc 2009 à 11:00

« Che fare »

Enzo Mari / Gabriele Pezzini

« Che fare » (que faire), une interrogation sans point d’interrogation pour une exposition en forme de réflexion devant les dérives renouvelées de la production d’objets et la situation du design en générale. Que faire ? Enzo Mari, maestro et conscience morale du design et Gabriele Pezzini, chercheur de l’exigence dans le design, deux générations face à la même problématique. Regards tendus vers l’essentiel, c’est-à-dire la production possible de standards face à la surproduction de décoration, ils proposent donc une exposition-manifeste à quatre mains autour d’un texte intitulé « che fare ». Un parti pris sans demi mesures des deux auteurs qui exposent quelques unes de leurs pièces emblématiques, prétexte à susciter le débat. Un parallèle confirmant que l’ADN du design italien est indestructible, prêt à reprendre la main avec une conscience pleinement lucide de la réalité d’un marché souvent à la dérive.

« On continue à produire des objets et nommer cela « design », quand on devrait parler plutôt d’art pompier » ou, plus généreusement, d’art décoratif. Les objets produits n’ont pas besoin d’être, mais seulement de paraître correspondre à l’infinité des besoins induits, comme l’impose le règne de la marchandise. » Enzo Mari

« Le titre de l’exposition, QUE FAIRE, pose clairement une question, mais c’est une question sans point d’interrogation. Parce que nous savons peut-être déjà qu’il n’y a pas de réponse. L’incertitude totale sur le devenir du projet et sur la dérive de la société, sur le futur de nombreux jeunes gens qui aujourd’hui se mesurent à cette profession/passion, est désormais une évidence qui ne peut plus être cachée. » Gabriele Pezzini

« Che fare » Enzo Mari / Gabriele Pezzini du 9 janvier au 20 février 2010

Vernissage le 9 janvier en présence des designers. Interview sur RDV. Galerie Alain Gutharc 7 rue Saint-Claude 75003 PARIS +33 (0)1 47 00 32 10. www.alaingutharc.com

Contact presse Duende Studio Anthony van den Bossche / Elsa Sarfati 06 10 84 27 48 press@duendestudio.fr 8 cité Véron

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