ESPACE REUILLY – PARIS (75)
Matthieu EXPOSITO réalise une exposition personnelle au Centre d’Animation Reuilly du 11 au 29 janvier 2010.
Le vernissage de Matthieu Exposito a lieu jeudi 14 janvier de 19h00 à 22h00 en présence de l’artiste.
200 dessins au feutre et à l’encre de Chine seront présentés.
Le groupe LAGONNE animera la soirée de 20h00 à 21h00 par un concert aux sonorités Funk, Rock, Pop, Soul, Jazz : http://www.myspace.com/lagonnelegroupe
Pour en savoir plus sur l’artiste : http://www.matthieu-exposito.com
Rendez-vous le 14 janvier de 19h à 22h pour le vernissage-concert au :
Centre d’Animation Reuilly
19 rue Antoine Julien Hénard
Paris 12e
M° Montgallet ou M° Dugommier
Bus n° 29 ou n° 46
Matthieu Exposito a débuté avec le graffiti et se distingue aujourd’hui par ses performances et ses nombreux dessins à l’encre de Chine.
Il aime jouer avec l’espace et la perspective. Ses œuvres témoignent d’une force interne avec une esthétique à la fois douce et violente. Il dessine des instants de vies, nous conte des histoires et invente des légendes urbaines.
Consommation, mort, amour, travail, société et rapports humain sont omniprésents dans son œuvre.
Démarche artistique :
Une approche sociale de l’art
Pour Matthieu Exposito, l’art est avant tout un acte social. En dessinant dans les bars, Matthieu a peu à peu pris conscience de la dimension humaine et sociale émanant de ces lieux et a fini par mettre en rapport les objets, l’espace et les êtres. Dans les bistros, Matthieu est à la merci du temps que lui laissent ses sujets pour les observer et les dessiner. Tout est différent lorsqu’il travaille dans son atelier : il devient maître du temps. Ainsi, s’il consacre en moyenne quatre jours à la réalisation d’une encre de Chine, un dessin de 2 x 1,50 m peut nécessiter deux mois de travail.
Le dessin en tant qu’allégorie du labeur
Issu d’un milieu ouvrier, Matthieu Exposito connaît bien la réalité du quotidien des « petites gens ». Il cherche à exprimer à travers ses créations la rudesse et l’austérité d’un monde ouvrier qui déshumanise. Il accorde une attention toute particulière au travail des détails, comme les textures des vêtements qui est le symbole ouvrier par excellence. De même, clous et fils barbelés habitent fréquemment ses oeuvres et font écho à la dureté du monde industriel. Les effets du labeur transparaissent également au travers de ses personnages qui transpirent la mélancolie et l’usure. « Je dessine l’ignorance et l’indifférence, le dédain et l’oubli », explique Matthieu.
Cette notion de labeur, Matthieu se l’impose aussi à travers les techniques qu’il utilise pour réaliser ses oeuvres : en construisant un quadrillage et en utilisant l’encre de Chine (son ingrédient de prédilection) qui demande précision, concentration, patience et technicité. Des contraintes, il s’en impose également dans ses supports : les dessins qu’il réalise sur un papier type parchemin exigent des gestes précis et minutieux, un travail lent et difficile. À l’inverse, quand il utilise un papier d’estampe, son trait doit être vif et rapide, ce papier absorbant l’encre très rapidement.
L’ambivalence du rose
Si nombre de ses dessins sont des encres de Chine en noir et blanc, Matthieu Exposito flirte depuis quelque temps avec le rose qui envahit peu à peu ses créations. L’artiste a choisi cette couleur pour son ambivalence qui incarne à ses yeux la chair, la rosée régénératrice, la séduction, mais aussi la gourmandise et l’excès.
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Une inauguration bien sympathique, un concert agréable et bien sûr des œuvres étonnantes : à la fois dérangeantes et très originales, un vrai talent de création des contours, des formes, des expressions ! On ressent à la fois le plaisir des personnages mais aussi une sorte de violence, une ambivalence orgasmique somme toute très humaine !… Bravo l’artiste !