De la Valse à l’Opérette1 Commentaire

Par rédaction
Posté le 21 jan 2010 à 4:47

affiche valse à l'operette 2009 2010

Présentation de la tournée

Un, deux, trois… Un, deux, trois…

Elle tourne, elle tourne, la valse, sur un rythme à trois temps, dans un tourbillon qui ne finit jamais. Par-dessus le temps, par-dessus les modes, elle entraîne dans son sillage des millions et des millions de couples.

Grâce à elle, à sa complicité bienveillante, la danse cesse d’être figure géométrique pour devenir étreinte, frémissement, plaisir. Pour la première fois, deux inconnus ont le droit de s’enlacer, de joindre leurs mains, de mêler leurs regards, grisés par la musique qui accompagne leurs évolutions. Libérant des effluves de tendresse pour, l’instant d’après, devenir chevauchée endiablée, la valse offre à ses pratiquants une suite d’images contrastées, véritable kaléidoscope sonore, dont la dernière vision s’achève en apothéose des corps.

Oui, en vérité, c’est une véritable libération que la valse a apportée aux danseurs d’autrefois. Comme ils étaient sévères ces menuets, comme ils étaient figés ces quadrilles, qui ne laissaient aucune liberté et n’autorisaient aucune fantaisie ! La valse est arrivée et a tout balayé sur son passage, laissant flotter dans son sillage un parfum de scandale bien agréable. En effet, comme on peut s’en douter, cette révolution dans le domaine de la danse ne va pas sans provoquer chez certains des sursauts d’indignation. Pendant des siècles, la danse a été régie par les règles d’une bienséance rigide qui ne tolérait aucune exception. Et voici que la valse bouleverse les traditions et entend donner du plaisir à ceux qui s’y livrent ! Il y a là de quoi choquer les âmes prudes. Mais les valseurs, eux, se moquent bien des interdits, et rien ne peut plus les arrêter. Sans doute est-ce à cette confusion du plaisir et de la danse que la valse doit l’épithète de “populaire” que certains lui accolent depuis sa naissance, en donnant à ce terme une connotation péjorative : populaire, c’est-à-dire tout juste bonne pour le peuple, donc appartenant à un genre musical inférieur. Heureusement, de grands musiciens – de Beethoven à Wagner – et d’éminents critiques ont fait litière de ce jugement et restitué à la valse ses lettres de noblesse. Johann Strauss père et fils ont démontré par la qualité de leurs oeuvres, par l’étendue de leur inspiration qu’une musique “dansée” pouvait prétendre à une place de choix dans le domaine de l’art, tandis que le principe même de la valse donnait naissance à d’authentiques chefs d’oeuvre. Et puis, certaines compositions de Johann Strauss II n’évoquent-elles pas, par la richesse et la diversité de leurs thèmes, par le développement de leurs images sonores, d’authentiques symphonies ? Même si, de nos jours, la valse a quitté le palais impérial de La valse Schönbrunn pour les guinguettes des bords de la Marne, elle n’a égaré en chemin aucune de ses grâces ni de ses séductions. “La musique me prend souvent comme une mer”, a écrit Baudelaire ; voilà une définition qui pourrait s’appliquer à la valse.

Elena et François

A quel moment et de quelle manière est apparue cette incitatrice à tourner en rond ? Son acte de naissance n’est pas facile à établir avec certitude. En tout cas, elle est d’origine occidentale, ce qui interdit de la faire remonter aux calendes grecques… Son aïeule est sans doute la volte, danse provençale apparentée à la gaillarde, qui évoluait sur un tempo à trois temps et faisait fureur aux XVIe et XVIIe siècles. Elle devait probablement son succès au fait qu’elle se dansait non plus en groupe, mais par couples, ce qui consituait alors une évolution sans précédent. Le rythme en était assez lent, mais les danseurs devaient se livrer à des figures sautées, presque acrobatiques, qui permettaient toutes les fantaisies et mettaient en joie les pratiquants.

On aimerait bien que la valse trouve dans la volte une ancêtre aussi souriante ; malheureusement, comme c’est souvent le cas dans les recherches de paternité, on n’est sûr de rien. Il se pourrait que la valse, au lieu d’être provençale, ait une origine germanique. Son nom même vient de l’allemand Walzer, et, au début du XIXe siècle, l’expression “à l’allemande” devint synonyme de “danse allemande”, c’est-à-dire d’un rythme 3/4 ou 3/2, qui se rapproche alors de la valse. Un autre élément plaide en faveur de la parenté germanique : vers la fin du XVIIIe siècle, dans les campagnes d’Autriche et d’Allemagne du Sud, faisait fureur une danse populaire à trois temps dont l’origine et la couleur paysannes apparaissaient nettement – d’où le nom de Ländler, de Land (“campagne”), qui lui fut accolé à partir de 1800. Les célèbres “danses allemandes” de Mozart et de Haydn sont fortement teintées de ländler. Ce nom de ländler sera d’ailleurs utilisé par Joseph Lanner pour définir ses premières valses, qu’il nommera aussi “allemandes”. Partie de province, la valse – qui ne porte pas encore cette appellation – va gagner, au tout début du XIXe siècle, les faubourgs de Vienne, interprétée par des orchestres ambulants qui vont de cabarets en cabarets, situés pour la plupart sur les bords du Danube. Un public de plus en plus nombreux, avide de faire la fête, envahit ces établissements dont l’aspect, souvent sordide, ne rebute pas une clientèle bourgeoise – heureuse, semble-t-il, de s’encanailler. Les revers subis par les armées autrichiennes contre les troupes de Napoléon n’assombrissent pas l’humeur des Viennois. Au point que les guinguettes des faubourgs sont bientôt trop petites pour contenir un public qui se livre avec délice aux joies de cette danse récemment apparue. De nouvelles salles de bal surgissent du jour au lendemain, drainant vers elles des milliers de danseurs. En février 1809 – si l’on en croit un chroniqueur du temps – ce ne sont pas moins de cinquante mille personnes qui envahissent le soir les pistes de danse de la capitale de l’Autriche. Vienne comptant alors deux cent mille habitants, c’est donc un quart de sa population qui passe ses nuits à danser ! Un chiffre éloquent, qui explique le succès des établissement comme le bal du Nouveau Monde, la brasserie Sperl ou encore l’Apollon qui, à lui seul, peut accueillir quatre mille danseurs ! La décoration de l’Apollon affiche un luxe clinquant, inspiré par une Antiquité de pacotille, mais sa clientèle ne songe qu’à s’abandonner à la frénésie de la musique. Ce véritable délire qui s’est emparé des Viennois inspire à l’auteur de l’Encyclopédie des exercices du corps ce commentaire réprobateur : “Dès l’entrée dans la salle de danse, l’homme doué du sens du rythme est incommodé par la rapidité excessive de la polonaise et, surtout, de la valse. Ces mouvements désordonnés, ces bonds sauvages proviennent, incontestablement, non du caractère spécifique de la valse, mais du vertige propre aux danseurs.” La valse I Prése ntati on de la tour née Il est vrai que le succès de la nouvelle danse procède alors pour une large part du besoin de s’étourdir qu’éprouvent de nombreux Viennois. L’avenir incertain, les difficultés financière nées de la dévaluation du florin, la menace que la comète napoléonienne fait peser sur le pays, tout cela incite les Autrichiens à essayer d’oublier les réalités de l’heure. Quel meilleur moyen d’y parvenir que de se laisser entraîner par les mouvements de la valse ? Certes, il ne faut pas se montrer trop exigeant sur la qualité des orchestres ou l’originalité des compositions ; la valse ne s’est pas encore départie de cette coloration paysanne qui caractérisait ses premiers pas, elle n’a pas encore renoncé aux flonflons. Mais patience : bientôt apparaîtra le premier des deux maîtres qui assureront à la valse son immortalité.

Les Artistes :

Lajos Blàzy est né à Budapest le 25 juin 1962 où il vit avec sa femme et ses trois enfants. Sensibilisé par la musique dès l’age de 6 ans, il suit des études de piano, orgue, de théorie musicale et de direction de choeur. Il obtient son diplôme orgue et piano à l’âge de 23 ans et à 29 ans celui de chef d’orchestre à l’Académie de Musique de Ferenc Liszt, dans la classe du professeur Ervin Lukàcs. Depuis 1991, Lajos Blàzy dirige les plus grands orchestres des plus grands théâtres de Hongrie. En 1992, il devient dirigeant du choeur de l’opéra de Debrecen et en 1993 directeur musical du Théâtre National de Pecs. Lajos Blàzy est régulièrement l’invité des grands orchestres de Weimar, Berlin, Leipzig… En janvier 2000, il reprend la direction administrative et musicale du Budapest Strauss Symphony Orchestra. Jeune chef d’orchestre enthousiaste et très sensible à la musique, il sait faire preuve d’une grande exigence tout en sachant allier l’humour à la virtuosité. Lajos Blàzy

Michael KROPF est né le 15 Janvier 1965 à VIENNE en AUTRICHE, sorti diplômé en 1980 de l’Ecole Nationale de Ballet Autrichien. Il est entré à l’Institut National de Danses Hongroises où il a obtenu son diplôme en 1982. Michael KROPF a été 2 ans soliste à l’Opéra de MUNICH, dans les plus grands Ballets du Monde CALGARY au CANADA, SALZBOURG, BAYREUTH, SAN REMO, ISTAMBUL, LINZ , BERLIN, LOTZ… Michael KROPF est devenu maître de Ballet du Théâtre Musical Hongrois Madách en 1991/1992 et soliste principal de l’Opéra de BUDAPEST en 1993. Après un 2ème accident au genou, Michael KROPF arrêta de danser et commença à enseigner et à monter des chorégraphies. En 1994, il a créé sa propre compagnie qui est devenue célèbre dans toute la Hongrie, dans des shows TV, des comédies musicales, des défilés de mode, des productions théâtrales. Sa compagnie participe en collaboration, avec le ballet d’Etat Hongrois aux Ballets de l’Opéra de BUDAPEST. Michael KROPF s’est illustré dans la chorégraphie des célèbres comédies musicales : Cabaret, Chicago, Jésus Christ Super Star. Michael KROPF a réalisé différents ballets pour la télévision nationale autour de célèbres artistes comme Gloria GAYNO R… En 2002, il a créé la chorégraphie d’Othello au Festival de St Margareten en AUTRICHE. Michael KROPF rentre d’une tournée Carmen au JAPON avec l’Opéra de BUDAPEST. Aujourd’hui iL est directeur artistique du VOLKSOPER de Vienne (Autriche).

François Soulet : Né à Sète dans le midi de la France, il a participé dès son plus jeune âge à de nombreux concerts. Il rentre au conservatoire de Sète ou il obtient un premier prix, plusieurs fois primé dans divers concours de chant dans toute la France, il rentre dans les choeurs de l’Opéra de Paris qu’il quittera pour chanter sa première Traviata en Sardaigne à Sassari. Depuis, on le retrouve sur des scènes françaises et étrangères. Telles que le Grand Théâtre “Lorca” de La Havane à Cuba, ou au Grand Auditorium à Hong-Kong pour interpréter Don José dans Carmen, à la salle Pleyel, au grand auditorium de la Sorbonne et à l’Ile de la Réunion pour le “Requiem” de Verdi. – Répertoire – Son timbre de voix, sa générosité vocale ainsi que son instinct lui permettent d’aborder des rôles de compositeurs totalement opposés, allant de la tendresse à la violence. Il peut être un Don José fougueux, comme l’amant fragile dans “Aurélie va au bal” de Menodti, le Faust sensible de Gonnal, comme le Faust romantique de la damnation de Berlioz, ou Macduff libérateur dans Macbeth, ou cet Alfredo transis dans Traviata. Un grand ténor à découvrir…

Francois Soulet

Née dans l’Oural, Eléna Voznesenskaya suit ses études musicales au conservatoire de région de Magnitogorsk en obtenant un diplôme de pianiste concertiste. En 1998 elle termine et obtient un doctorat d’état en musicologie et art lyrique à “L’Oural Music Académie”. Depuis 1996, elle a pour professeur et maître de chant, la célèbre soprano, Mady Mesplé. • 1er prix au “Concours de Toute la Russie de Chant et de Romance”. • Lauréate du premier “Concours d’Opéra Yury Guliaev”. • Finaliste du “Concours du Chant de Toulouse” en 1996. • En 1997, diplôme et trois prix spéciaux au “Concours International du Belvédère” à Vienne en Autriche. • De 1995 à 1997 elle est soliste de l’Opéra Ballet Théâtre de Russie à Ekaterinbourg. • C’est toujours en 1997, qu’elle fait son entrée sur la scène du Bolchoï, en interprétant le rôle titre “Violetta” de la Traviata, tout en faisant ses débuts au Théâtre Lyrique de Moscou, Hélikon-Opéra. • Depuis, elle se produit sur les plus grandes scènes mondiales, aux USA, Atlanta, New-York, au Canada à Toronto, en Espagne, en Allemagne, en Finlande, en Grande-Bretagne, en Irlande, en Autriche à Salzbourg, et à Paris notamment au Théâtre des Champs-Elysées. – Répertoire – Sa voix de soprano lyrique dotée d’un timbre exceptionnel, et d’une souplesse extrême, dans les forte comme dans les piani, lui permet d’aborder un très grand nombre de rôles, dans un répertoire des plus variés qui s’étend de Verdi à Menotti, de Mozart à Poulenc, de Tchaikovsky à Prokofiev. Actuellement, sa voix fait l’objet du plus grand intérêt de la part du compositeur russe Vyacheslav Artyomov. Une voix unique et exceptionnelle à ne manquer sous aucun prétexte.

Eléna Voznesenskaya

Né le 14 Février 1961, à St-Laurent sur Sèvre en Vendée, Didier Ouvrard a tout petit le sens inné de la scène et le goût du contact avec le public. Touche-à-tout passionné – Chroniqueur pour les revues “Accordéons Magazine” et “Accordéon & Accordéonistes” – mais aussi Auteur/Compositeur, membre de la Sacem, c’est plus de 150 titres que Didier a écrit pour les autres (Patrick FIORI…). Ce grand défenseur de la Chanson Française et de l’Accordéon Populaire (que ses parents lui ont appris à aimer ) ne joue pas de l’Accordéon… “Je le sers sans le desservir”… et “J’arrange sans déranger” sont ses devises ! Animateur, chanteur, programmateur de bals, festivals et festibals, les dix années de radio et dix années de télé avec Pascal Sevran ont donné à Didier OUVRARD vingt ans… pour l’Accordéon, la Chanson et la Valse ! Aujourd’hui Didier pour notre plus grand plaisir est le fil conducteur de ce spectacle.

Didier Ouvrard

L’orchestre

Le Budapest Strauss Symphony Orchestra a été créé en 1986. Istvan BOGAR en fut le premier chef d’orchestre. Le Budapest Strauss Symphony Orchestra contribue au renouveau légendaire des STRAUSS. Les membres de l’orchestre se recrutent parmi les meilleurs orchestres symphoniques hongrois. Cet orchestre s’est produit en tournée dans le monde entier. Sous la baguette de Lájos Blázy, les musiciens présentent un programme léger, vif, gai, digne des plus célèbres concerts du Nouvel An.

Orchestre

Les Danseurs

La Hongrie compte une multitude de Ballets de très haut niveau technique, répartis dans les plus grands théâtres du pays : Gyor, Pecs, Budapest. Parmi eux, les Ballets Viennois Pannonia, font maintenant partie intégrante de Musique et Danse Valses de Vienne et du Bal de l’Empereur. Les danseurs des Ballets Viennois Pannonia sont tous issus de la Compagnie des Ballets de Budapest. Cette compagnie, créée en 1992, est sans aucun doute composée des meilleurs danseurs de la Hongrie. Grâce à beaucoup de travail, à de fantastiques idées et à un souci incessant de créativité, cette compagnie est devenue l’une des plus célèbre et prestigieuse de Ballets Viennois Pannonia Hongrie et de toutes les scènes internationales. Cette compagnie se produit régulièrement en France, Allemagne, Autriche, Corée du Sud, Italie, Mexique et Etats-Unis et bien entendu en Hongrie où sont assurées la majeure partie de leurs prestations.

danseurs

JANVIER 2010

Samedi 23 Janvier : TOULOUSE – le Zénith – 15 H – 20 H 30
Dimanche 24 Janvier : LIMOGES – le Zénith – 15 H 30
Lundi 25 Janvier : relâche
Mardi 26 Janvier : LE MANS – Palais des Congrès – 15 H – 20 H 30
Mercredi 27 Janvier : CAEN – le ZENITH – 15 H – 20 H 30
Jeudi 28 Janvier : CHATEAUROUX – Le Tarmac – 15 H – 20 H 30
Vendredi 29 Janvier : TOURS – le Vinci – 15 H – 20 H 30
Samedi 30 Janvier : VALENCE – Parc des Expositions – 15 H – 20 H 30
Dimanche 31 Janvier : MARSEILLE – le Dôme – 15 H 30

Février 2010

Lundi 1er Février : relâche
Mardi 2 Février : NICE – Nice-Acropolis – 15 H – 20 H 30
Mercredi 3 Février : TOULON – le Zénith – 15 H – 20 H 30

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