aksie (discrimination positive), visant à promouvoir une meilleure représentation de la majorité noire dans les différents secteurs du pays (administration, services publics et parapublics, sociétés nationalisées et privées). Ainsi, dans de nombreux secteurs, des Blancs ont été invités à faire valoir leurs droits à la retraite ou à accepter des licenciements, moyennant une indemnité de départ. Un des résultats fut l’appauvrissement d’une partie de cette minorité blanche (10 % de ses membres vivent aujourd’hui avec 1 000 euros par an).
Ce programme a cependant contribué au développement d’une classe moyenne noire. Les black diamonds, qui gagnent plus de 6 000 rands par mois (520 euros), représentent environ 10 % de la population noire, mais ceux-ci sont en général très endettés et souffrent de l’augmentation régulière des taux d’intérêt. Il est également reproché à cette politique de discrimination positive de ne favoriser qu’une toute petite partie de la population des noirs, ceux qui sont diplômés, vivant dans des centres urbains Par ailleurs, une étude rendue publique en 2006, et portant sur la période 1995-2005, montre que les blancs qualifiés émigrent en masse: en dix ans, 16,1 % des Sud-africains blancs auraient quitté le pays. Suite aux critiques des partis d’opposition, le gouvernement sud-africain redéfinit sa politique de discrimination positive en cherchant à favoriser le retour au pays de ces trop nombreux et trop qualifiés expatriés. C’est la vice-présidente Phumzile Mlambo-Ngcuka qui est chargée de mettre cette réforme en oeuvre en promouvant des salaires incitatifs à ceux qui reviendraient au pays.
En juillet 2008, l’écrivain sud-africain André Brink s’en prend à la mise en oeuvre de la politique de discrimination positive constatant que l’application de celle-ci a « atteint des extrêmes ridicules qui ont conduit à l’exil bon nombre des personnes les plus qualifiées et les plus habiles du pays, tandis que le gouvernement et ses officines remplacent avec constance la compétence réelle par la médiocrité et l’infériorité .
En août 2008, des membres de la nouvelle direction de l’ANC, mise en place par Jacob Zuma, reconnaissaient, auprès des entrepreneurs et des représentants de la minorité blanche, les errements pratiqués dans le domaine de la discrimination positive et promettaient d’infléchir la politique du prochain gouvernement qui succéderait à celui de Thabo Mbek. Ainsi, Mathews Phosa, trésorier général de l’ANC, reconnaissait le « déficit de compétences dans des secteurs comme la gestion financière, les technologies de l’information, la gestion du système judiciaire et des questions sécuritaires » causé par la pratique de la discrimination positive. Il indiquait par ailleurs que le « personnel Blanc qualifié serait bien accueilli par la prochaine administration » en 2009
Si j’ai pu pardonner aux Blancs, ne devrais-je pas arriver à pardonner à mon frère ?
A l’époque de la Commission Vérité et Réconciliation cette histoire met en lumières ceux qui luttèrent contre l’apartheid de l’intérieur. SIPHO MAKHAYA travaille à la Bibliothèque Centrale de Port Elisabeth. Il en est le directeur adjoint et espère, après 43 ans de bons et loyaux services, d’humiliations et de souffrances endurées pendant l’apartheid (dont le meurtre de son fils), pouvoir enfin en prendre la direction alors que la politique de la nouvelle Afrique du Sud vise à la promotion des Noirs. Sipho vit seul avec sa fille, THANDO, qui suit les débats de la Commission Vérité et Réconciliation dans l’espoir de connaître enfin la vérité sur le meurtre de son frère. La nièce de Sipho, MANDISA, la fille du frère du frère, célèbre résistant en exil à Londres, annonce la mort de son père et sa venue avec le corps du héros pour des funérailles nationales.
NOTHING BUT THE TRUTH
- qui parle de la Commission Vérité et Réconciliation qui a permis à l’Afrique du Sud de surmonter les blessures de l’apartheid, et en fait comprendre les enjeux
- qui parle des héros de la lutte qui ne furent pas tous forcément héroïques
- qui montre avec humour l’adaptation des traditions africaines au monde moderne
- qui décrit la vie des townships loin des clichés de la violence et des gangs
- qui raconte une vie de blessures, de courage, d’espoirs déçus et de sagesse d’un homme attachant
- qui fait une description fine et critique de la nouvelle Afrique du Sud.
Le film a reçu de nombreuses distinctions dans différents festivals, notamment :
- l’Etalon d’Argent au FESPACO 2009
- le Prix du Meilleur Film Africain au Festival de Milan 2009
- le Grand Prix au Festival Ecrans Noirs de Yaoundé 2009
La vie en salle de ce film dépend de la venue des spectateurs dès la première semaine, dès les premiers jours.
Vous pouvez soutenir ce film en venant le voir dès mercredi 5 mai
et en faisant circuler cette information.
- Première Mercredi à 20h45. Suivie d’un débat avec Olivier Delahaye et Penda Traoré.
- Les horaires de la semaine : Tlj 14h20/ 15h50 / 20h45 / 22h10
Lien vers JOHN KANI sur Wikipedia : http://en.wikipedia.org/wiki/John_Kani
Mercredi 5 Mai sort dans 1 salle à Paris,
à l’ESPACE SAINT MICHEL,
7 place Saint Michel
75005 PARIS
- Et si on vivait tous ensemble? de Stéphane Robelin en DVD le 23 mai
- Sortie de "GAZELLE" un film de Jean François Pignon
- Sortie le 17 avril du DVD de, Les tribulations d’une caissière
- Michel Hazanavicius et Thomas Langmann en dédicace le 20 mars à la Fnac Saint-Lazare
- The Artist, Oscar et César 2012 du Meilleur Film et du Meilleur Réalisateur en Blue Ray et DVD














