FLOTTEMENT CELLULAIRE
Images numériques d’une langue, imprimées sur bâche, contrecollées sur liège, ancrées au sol, flottant sur l’eau.
Une multitude d’images flotte au sein du “poumon vert” de Paris. Bien qu’issues de mon corps, elles font échos aux roches irrégulières qui émergent du lac, aux feuillages complexes qui se reflètent à sa surface, à l’animation des oiseaux qui s’y baignent, à l’accumulation des pierres visibles à travers l’eau. Plus loin encore, elles évoquent la “soupe primitive” d’où la première cellule serait née avant de se déployer en une multiplicité d’êtres vivants. Par ces résonnances, la nature de ce corps devient incertaine, “flottante”, entre fluide et solide, végétal, animal et minéral. Il redevient cette cellule qui contenait virtuellement en elle tout l’univers vivant. Comme ce chaos à l’origine du monde, qui selon Ovide, confondait terre et mer, et d’où serait né le premier homme. Et, remplissant l’intervalle qui sépare ces corps, l’eau fluctuante est comme un liant, qui matérialise leur lien, qui éloigne ou rapproche selon le courant, rendant visible une dynamique relationnelle. Celle du réseau humain, qui forme le corps urbain, rappelé ici à des fonds originels. Et, ce, par les nouvelles technologies, dont les pixels et les réseaux virtuels sont détournés ou retournés vers une dimension charnelle et humaine. Interrogation sur l’être-au-monde et l’être-ensemble au sein d’une grande ville, envahie par les nouveaux médias, en apparence loin de ses racines naturelles. Par l’acte d’installation, je les retrouve, et j’y habite enfin, au sens de s’y “sentir chez soi”, de s’y étendre et d’y recréer son “nid”. Un geste d’immersion.
FLOTTEMENT CELLULAIRE.
Installation artistique d’Anaïs Lelièvre, sur le Lac des Buttes Chaumont
VERNISSAGE le samedi 4 SEPTEMBRE à 18h, au bord du lac. Ouvert à tous.
Exposition du 5 au 15 septembre de 7h à 22h. Accès libre.
Visibilité idéale : lorsque l’installation est baignée de soleil.
Le site de l’artiste : http://www.anaislelievre.com/
















A NE PAS MANQUER : LA VUE DEPUIS LE BELVÉDÈRE EST INDISPENSABLE ; ET UN TEMPS ENSOLEILLÉ PRÉFÉRABLE.
Installation d’images numériques (créées à partir d’une photographie des papilles de ma langue), imprimées sur bâche, contrecollées sur liège brut, ancrées par des poids en béton.
Image centrale : 2 mètres de diamètre. Entre 1300 et 1400 images.
Jardin des Buttes Chaumont. Paris 19e. 7h-21h. Accès libre.
Métro : 7bis Buttes Chaumont ou 5 Laumière.
Des photos, qui seront plus nombreuses au fil des jours, et bientôt aussi des vidéos… http://flottementcellulaire.over-blog.com