FESTIVAL DU CINÉMA CHINOIS DE PARIS
5e édition
du 21 septembre au 5 octobre 2010
Pour découvrir ou redécouvrir les chefs-d’oeuvre du cinéma chinois de 1932 à aujourd’hui !
| du 21 au 28 septembreCinéma Gaumont Opéra Capucines
2 bd des Capucines, 75009 Paris |
du 29 septembre au 5 octobreCinéma La Pagode
57 rue de Babylone, 75007 Paris |
Soirée d’ouverture le 21 septembre au Gaumont Opéra Capucines
Soirée de clôture le 5 octobre à la Pagode
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L’année 2010 marque une présence particulière de la Chine dans le monde, avec l’exposition universelle à Shanghai. Pour la cinquième année, le Festival du Cinéma Chinois de Paris permet de découvrir pendant deux semaines une trentaine de films chinois exceptionnels dans deux des plus prestigieuses salles de cinéma de Paris, le Gaumont Opéra Capucines et La Pagode. Le Festival du Cinéma Chinois de Paris, fondé et présidé par Deanna Gao, artiste née à Shanghai et dont les oeuvres sont exposées régulièrement depuis 1975, montre la diversité du cinéma et de la culture chinoise. Il invite le public francilien à apprécier la beauté du cinéma chinois et à découvrir la vie et les coutumes des différentes ethnies de cet immense pays. Et il permet également à la communauté chinoise de découvrir ou se replonger dans leur pays d’origine grâce au cinéma. Le festival contribue à développer les échanges et la collaboration cinématographique entre la Chine et la France, deux grands pays du 7e Art. Pendant cette quinzaine, des rencontres, des débats avec réalisateurs et acteurs, des conférences, des tables rondes pour les professionnels et le public sont organisés. |
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Comme chaque année, la programmation comporte quatre parties :
Des stars et des réalisateurs viennent spécialement de Chine pour rencontrer le public et lui faire mieux connaître le cinéma chinois d’hier et d’aujourd’hui. |
FILMS RÉCENTSChow Yun Fat dans Confucius MEI LANFANG de Chen Kaige (2008) film sélectionné en compétition au Festival de Berlin RETROUVAILLES de Wang Quan-an (2010) Ours d’argent au Festival de Berlin 2010 – meilleur scénario LAN de Jiang Wenli (2009) Prix du public au Festival de Pusan IFF 2009 LE JUGE de Liu Jie (2010) Lotus d’or du meilleur film au Festival du film asiatique de Deauville RIZHAO CHONGQING de Wang Xiaoshuai (2010) Film sélectionné en compétition au dernier Festival de Cannes LA PROMOTION DE LALA de Xu Jinglei (2010) Succès gigantesque en Chine CONFUCIUS de Hu Mei (2010) avec Chow Yun-fat, Zhou Xun NANKIN LES BRUITS DU VENT de Chen Kuo-fu et Gao Qunshu (2009) immense succès en Chine HUA MULAN de Ma Chucheng (2009) L’EXAMEN DE 1977 de Jiang Haiyang (2009) UN PONT POUR L’ECOLE de Peng Jiahuang et Peng Chen (2009) SI PRES DU SOLEIL de Chou Chou (2010) Film sélectionné au Festival de Shanghai juin 2010 RETOUR A SHANRI-LA de Guo Qing (2010) |
HOMMAGE À CHOW HSUAN (Zhou Xuan)1920 (?) – 1957 Chow Hsuan est la plus grande vedette-chanteuse du cinéma chinois, une légende, avec sa beauté raffinée et sa voix très douce et subtile. Elle représente aussi un lien emblématique entre la Chine et la France dans le domaine du disque et du cinéma. Renommée comme « voix d’or », elle a enregistré plus de deux cents de ses chansons chez Pathé à Shanghai dans les années 30-40. Elle a joué dans 43 films entre 1936 et 1950 dont les nombreuses chansons ont toutes été éditées par Pathé/EMI. Elle excellait non seulement dans les chansons modernes – jazz et variétés -, mais aussi dans les chants de l’Opéra de Pékin. En 1937, elle devient une star avec l’immense succès des Anges du boulevard. Célébrer la mémoire de Chow Hsuan en 2010 s’avère particulièrement pertinent : véritable icône shanghaïenne, Chow Hsuan est déjà l’invitée d’honneur de l’exposition universelle Shanghai 2010. Ainsi, le Grand Opéra de Shanghai présente le spectacle Zhou Xuan, destiné à une tournée nord-américaine en août. Plus généralement, la voix et l’image de Chow Hsuan restent d’actualité et sont constamment honorées par les plus grands cinéastes contemporains qui connaissent une carrière internationale : - Wong Kar Wai, pour son plus grand succès international, emprunte le titre d’une célèbre chanson de Chow Hsuan : Hua Yang de Nian Hua – L’âge de la fleur, devenu In the Mood for Love; - Johnnie To, auquel la cinémathèque française a consacré récemment une importante rétrospective, utilise volontiers le chant de Chow Hsuan pour enrichir l’arrière-plan culturel de son Election; - Ang Lee, dans Lust, Caution, fait réinterpréter par Tang Wei, dans une longue scène-clef, Tian Ya Ge Nü, La chanteuse des confins du ciel, l’une des plus importantes chansons de Chow Hsuan; - Jia Zhangke, au Festival de Cannes 2010, introduit Hai shang chuan qi, produit pour l’Exposition Universelle Shanghai 2010 et présenté dans la sélection officielle « Un Certain Regard », par la chanson légendaire de Chow Hsuan. Sont projetés pendant le festival : DANS L’ATTENTE DE SON AMOUR de He Zhaozhang (1947, Hong Kong) Chou Xuan interpréte six chansons dans ce film, dont la légendaire L’Âge de la fleur devenue In The Mood for Love chez Wong Kar-wai. LES ANGES DU BOULEVARD de Yuan Muzhi (1937, Shanghai) Ce grand classique a lancé la carrière de Zhou Xuan dans le cinéma avec un immense succès. Elle y interprète deux chansons mythiques : La Chanson des quatre saisons (Si Ji Ge) et La Chanteuse des confins du Ciel (Tian Ya Ge Nü). L’HISTOIRE SECRÈTE DE LA COUR DES QING de Zhu Shilin (1948, Hong Kong) Ce film relate une histoire d’amour entre l’empereur Guangxu et la favorite Zhen combattue par l’impératrice douairière Cixi à la fin de la dynastie mandchoue des Qing. Il retrace les grands événements historiques de cette période chaotique entre 1889 et 1900. MEI FEI de Zhang Shichuan (1941, Shanghai) C’est l’histoire de Mei Fei qui a été la favorite de l’Empereur Tang Minghuang au VIIIe siècle, remplacée par Yang Guifei, immortalisée par le poème de Bei Juyi (772 – 846). LA NUIT PROFONDE de Zhanf Shichuan (1941, Shanghai) Ce film est à l’origine le titre d’un chant de l’Opéra de Pékin. Zhou Xuan interprète notamment des airs d’opéra. L’HISTOIRE DE LA CHAMBRE DE L’OUEST de Zhang Shichuan (1940, Shanghai) Une légende d’amour, chef-d’œuvre de la littérature chinoise issu de la dynastie Tang, portée à l’écran pendant l’occupation japonaise à Shanghai, dans cette période nommée « l’île isolée ». QUIPROQUO de Fang Peilin (1947, Hong Kong) Une comédie dans laquelle Zhou Xuan séduit le public de sa voix douce et subtile, avec la fraîcheur d’une jeune fille espiègle. ASHIOU OU LA DEESSE DE L’AMOUR de Wu Zuguang (1947, Hong Kong) D’après les Contes étranges du pavillon du loisir (les contes de la femme-renarde) de Pu Songling L’AIR D’UNE CHANTEUSE de Fang Peilin (1948, Hong Kong) Un drame musical, qui associe tragédie, atmosphère jazzy, action et quelques-unes des plus belles chansons de Chow Hsuan, dont Ye Shanghai -Shanghai la nuit |
LES FILMS D’ANIMATION
Ces films d’animation sont des chefs-d’œuvre à ne manquer sous aucun prétexte, qu’on soit petit ou grand, seul ou en famille. Toutes ces oeuvres de Zhang Zhiyi (Institut d’Automation de Pékin) sont une merveilleuse illustration de la culture chinoise et de ses arts traditionnels, dont le papier découpé animé : LE TOUT PREMIER JOUR (2005) - 5 min Au premier jour du monde, le principe masculin Yang et le principe féminin Yin s’unissent pour la première fois. QUÊTE (2006) – 5 min Des bancs de poissons tournent en tout sens comme s’ils cherchaient à retrouver quelque chose… LE CHANT DU COQ (2005) - 32 min Un poussin part à la recherche de nourriture pour aider son papa, le coq, à garder la forme. Celui-ci, en effet, a l’importante mission de chanter au petit matin pour réveiller les villageois. LES FENÊTRES DU NOUVEL AN (2006) – 21 min En Chine, au moment du nouvel an, la coutume est de coller des figurines en papier découpé sur les fenêtres pour le décorer. Ces figurines représentent souvent des animAux familiers : chien, poule, poussins… |
LES DOCUMENTAIRESLa présidente du festival, Deanna Gao, artiste-peintre proposera des rencontres à l’issue des projections. Certains documentaires nous montrent les oeuvres impressionnantes réalisées par des enfants dont certains âgés d’à peine 4 ans. CHANG-HAI production ECLAIR (1913, 35mm, nb, 4 min) Chang-Hai et ses aspects typiquement chinois : les pousse-pousse, les pagodes, les jardins de plantes exotiques, les métiers de cordonnier et de tisserand exercés par des enfants. PROMENADE EN CHINE de Titaÿna (1932, 35mm, nb, 75 min) En 1931, Titaÿna, accompagnée de Robert Lugeon, part en Chine faire un reportage sur le Yang Tsé. MANCHOURIE - Jacques Berr, production La France en Marche – Danielle Joudioux, (1945, 35 mm, nb, 12 min) SHANGHAI, LES ANNÉES FOLLES (2008), d’Anne Riegel et Olivier Horn REVOIR MEI LANFANG (2006), de Guo Lanbing et Ye Jing Des films documentaires très originaux, notamment sur les grands maîtres de la peinture chinoise qui ont fait leurs études à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts à Paris dans leur jeunesse et sur les prodigieux enfants peintres de Guilin. LA PEINTURE CHINOISE TRADITIONNELLE (1987) , de Ma Siji (Qi Baishi, Xu Beihong, Fan Zeng, Wu Zuoren, …) LIU HAISHU, GRAND MAITRE DE PEINTURE (1983), de Zhang Jingtai Huangshan (Montagne jeune) YANI, L’ENFANT PRODIGE DE LA PEINTURE (1986), de Wang Changhe LES ENFANTS PEINTRES DE LIJIANG (1979), de Chen Zeren (Yani avait 4 ans dans ce film) LA VOIE DU TAO (2010), d’Yves de Peretti |
Le site officiel
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La 6e édition du festival des Muzik’elles se tiendra les 25 et 26 Septembre à Meaux. Le festival Muzik’Elles de Meaux, depuis sa création en 2005, se distingue des autres festivals grâce à ses créations et ses cartes blanches. Le principe ? Donner du temps et des moyens aux artistes, des salles de répétition, mobiliser des équipes techniques pour préparer un spectacle unique. Ce sont des journées de travail pour organiser des rencontres fantasmées, improbables parfois : Jane Birkin avec Vincent Delerm – Cali, Arthur H, Abd Al Malik et Rufus Wainwrig – Julien Doré avec Virginie Effira, Juliette, Cindy Sanders, Camelia Jordan – Luz Casal ou Richard Bona avec Maurane – Dee Dee Bridgewater avec Victoria Abril, Bernard Lavilliers ou Brigitte Fontaine avec Olivia Ruiz, Jacques Higelin, Melingo et le tango avec Juliette et Renan Luce… Comme l’an dernier avec Julien Doré et IAM, ce sont à nouveaux des hommes qui vont rendre un hommage à ces dames… Parce qu’aux Muzik’elles, si les femmes font ce qu’elles veulent, les hommes se doivent d’inviter exclusivement des femmes. |
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PROGRAMME |
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| Programmation du samedi 25 septembre
17h30 > 23h45 20 € tarif réduit* : 16 € DIVING WITH ANDY INNA MODJA NOLWENN LEROY Carte blanche à RENAN LUCE avec ses invitées Carte blanche à CHRISTOPHE WILLEM avec ses invitées |
Programmation du dimanche 26 septembre
16h00 > 22h30 20 € tarif réduit* : 16 € PAMELA HUTE HINDI ZAHRA LES PLASTICINES Carte blanche à GAËTAN ROUSSEL avec ses invitées Carte blanche aux BB BRUNES avec leurs invitées |
INFOS + |
Venir à Meaux |
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| les 25 et 26 septembre 2009
Stade Tauziet – Meaux Réservations : 01 64 36 40 12 Tarifs : 20€* / 16€* *frais de location compris Réseau FNAC, Carrefour, Géant |
30 mn en train de Gare de l’Est vers la Gare de Meaux
40 mn en voiture de Paris via l’A4 Navettes gratuites toutes les 15 minutes : Gare de Meaux Champ de Foire Stade Tauziet |
Du 11 septembre au 30 octobre 2010, la 3E RUE GALERIE-Marseille présente
Après avoir passé quatre ans à Londres, trois ans à Berlin, six mois en Islande, puis quatorze ans à Marseille, Simone Stoll vit aujourd’hui entre Francfort, sa ville d’origine, et New York, sa nouvelle ville d’adoption. Dans cet entre-deux géographique, elle continue à étayer une œuvre dont le questionnement principal porte sur les ressorts intimes et les lieux corporels de l’identité. Ses expériences à l’étranger (simultanément expériences de l’étrangeté), la nécessité de s’ouvrir mentalement mais aussi physiquement à de nouveaux langages et de nouveaux codes afin de permettre l’échange entre soi et les autres, composent le vécu émotionnel, sensoriel et intellectuel auquel Simone Stoll se connecte pour « créer les images d’un état réceptif »1 de l’être, de l’être au féminin. Car, précise-t-elle, « ma compréhension de l’intime ne peut être que celle d’une femme »1. L’aveu est fait mais il doit être bien compris. Pour Simone Stoll, l’identité féminine n’est pas un combat des genres, c’est un constat, une réalité physique, constitutive, qu’il s’agit d’explorer au plus loin et au plus sensible pour se connaître soi-même. Le corps est pour elle une donnée inévitable, il est un médium intense d’expérimentation et de découverte du monde intérieur. Le monde extérieur, quant à lui, est soit aseptisé, soit considéré comme un ensemble archétypal de stimuli. C’est la pluie, le béton et le ciel gris dans la vidéo Rain, c’est un couloir d’hôtel, une plage de sable, ou un désert caillouteux dans la série des Walking, c’est un bruit d’eau dans Swim. Dans les séries de dessins intitulées Softbodies ou Vulnerables, c’est cette enveloppe de vide nécessaire à toute présence. Des présences organiques, fluides et fragiles, glabres et poilues, aux membranes délicatement tracées à l’encre et à l’aquarelle rouge, qui flottent sur un fond de papier laissé vierge. Des présences qui évoquent, sans pour autant les représenter, les organes génitaux de la femme. Lieu frontière où se sont déroulées les unions et les séparations principielles, lieu de l’échange et de l’identité en construction s’il en est. Même lorsque dans ses Loveletters, Simone Stoll réduit son geste artistique à produire une empreinte – celle des lèvres sexuelles – excluant par ce biais toute interprétation préalable et simulant le don de chair et de sang, ce qu’elle offre à notre vue, c’est un monde secret de plus, une confidence hermétique, apte à produire en chacun des images mentales de son soi profond, son soi singulier. A. K-C.
(1) Simone Stoll, Softbodies-extra, éditions la fabrique sensible, 2006
WWW.3EMERUEGALERIE.COM 3EMERUEGALERIE@ORANGE.FR +33 (0) 612 495 660
MARSEILLE (8e) – Le Corbusier, 280 bd Michelet Ouvert du mercredi au samedi 10H-13H /15H30-19H30
Festival International du Photojournalisme de Perpignan, Visa pour l’Image est considéré, une fois par an, comme « le plus grand magazine du monde ». Depuis 21 ans, pendant 2 semaines en septembre, le festival revient sur l’actualité de l’année au travers de 27 expositions gratuites, des soirées de projections et une table ronde réunissant photographes, responsables éditoriaux et commerciaux, chercheurs, universitaires.
Entrée gratuite de 10h à 20h, tous les jours, du 28 août au 12 septembre 2010.
Visa en Image :
Au secours ! Ils deviennent fous ! crie Jean François Leroy le directeur général de Visa pour l’image qui ouvrira ses portes demain 28 août à Perpignan et cela pour sa 22 ème année. Le photo journalisme va mal, la photographie ne va plus très bien non plus. L’arrivé du numérique à changé la donne en moins de temps qu’il a fallu pour l’inventer. La vie des photographes c’est transformé dans une véritable folie du toujours plus vite pour toujours moins de revenu. A l’heure où des millions de photographes amateurs veulent eux aussi une part du gâteau, où photoshop est devenu le maître à changer les couleurs et les formes sans que cela ne choque plus personne ou presque, où la presse ne diffuse plus ou ne commande plus de reportages, nous vous proposons de lire l’interview très intéressant de Jean Francois Leroy , recueillis par Lucas Menget au mois de mai de cette année .
L’année dernière, c’était l’année de la crise de la photographie, l’année d’avant aussi. Et si on arrêtait de parler de crise de la photographie ?
C’est difficile d’arrêter de parler de crise de la photographie parce qu’il est vrai qu’aujourd’hui on nous parle beaucoup des nouveaux modèles de tablettes de lecture, de journaux électroniques, etc. mais ce n’est pas pour ça que les journaux produisent à nouveau de la photo. La production est en chute libre, elle est quasi inexistante, c’est vraiment effrayant.
Alors par exemple, sur un événement énorme comme Haïti, qu’est-ce qui s’est passé ?
Haïti, c’est un peu différent, parce qu’il y a plein de gens qui sont partis sans commande, pour y aller, pour voir. La production a donc été colossale.
Trop ?
Toutes les images étaient fortes les premières semaines. Il nous a même été impossible, à Visa pour l’Image, de déterminer qui, des photographes, a été le meilleur, si bien que nous avons décidé de faire une projection collective. Sur Haïti, il y a deux faits majeurs à indiquer : un, les grands journaux américains n’ont pas envoyé de photographes, à part le quotidien le New York Times, et le Washington Post. Deux, les hebdos ont mis huit jours à envoyer leurs photographes. Mais il est vrai que CNN.com a envoyé cinq photographes sous garantie !
C’est une grande première quand même, que ce soit une chaîne de télé qui ait envoyé en commande des photographes. Dans cette ampleur-là en tout cas.
Ce qui est passionnant avec le phénomène Haïti, c’est que les photographes étaient théoriquement en alignement pour le Web de la chaîne, et que très vite, au bout de 24 ou 48 heures, CNN a utilisé et diffusé des images fixes pour leurs reportages TV. Il est vrai que la photo d’un corps qu’on sort des décombres, surtout si c’est un survivant, est plus forte puisque c’est un instant figé, alors qu’en vidéo c’est fugitif. Il y a donc là, un nouveau créneau à creuser.Je pense que sur des événements comme ça, la télé peut être l’une des voies pour les photographes. Il y a plein de photographes capables de faire de la vidéo, mais peu de cameramen capables de faire de la photo. C’est une réalité, et ça ne veut pas dire que tous les photographes sont de bons cameramen, mais il y en a quand même plus dans ce sens-là que dans l’autre. Je pense que l’aspect pérenne d’une image fixe peut intéresser les télés. Haïti en a été un exemple. On a vu un grand magazine américain donner une garantie internationale à un photographe pour garder l’exclusivité de ses images sur le Web. C’est une des premières fois que cela arrive. C’est-à-dire que le photographe qui vendait à un magazine américain pouvait vendre, dans la même semaine, à un magazine allemand, français, italien, anglais. Là, on lui dit : « On garde vos photos pour une diffusion internationale pour un mois. » C’est assez nouveau.
L’année dernière, se lançait le premier prix Visa pour l’Image-France 24-RFI du webdocumentaire, est-ce que vous allez continuer le prix ?
Oui, le prix va continuer parce qu’on s’est rendu compte qu’il y avait une vraie demande et que ça a été un grand succès. (C’est l’un de mes collaborateurs, Lucas Menget, qui m’avait soufflé cette idée). Ce prix a toute sa raison d’être. Maintenant, je redis ce que j’ai dit l’année dernière : c’est vrai qu’on a vu, dans la présélection de ce prix, beaucoup de diaporamas qui n’étaient pas vraiment du webdocumentaire. Samuel Bollendorff, l’autre jour à un colloque au Sénat, a eu cette réflexion que j’ai trouvée géniale : «Normalement, dans un diaporama sur Internet, vous n’avez qu’un bouton. Moi, pour montrer que je respecte le spectateur, je mets deux boutons. Et comme ça, il n’a pas l’impression d’être pris pour un con.» C’est résumé de façon un peu réductrice, mais en même temps ça veut dire qu’il donne l’impression au spectateur d’aller un peu là où il veut. Et en même temps, c’est Samuel qui l’emmène.
Justement, Bollendorff, mais aussi les autres, vendent aujourd’hui principalement à des sites Internet appartenant à des chaînes de télé. Le principal acheteur de webdocumentaires en France pour le moment reste la télévision. Est-ce qu’il n’y a pas une sorte de paradoxe à ce que ce soit les chaînes de télé ? France 5 vient d’en commander une quarantaine, Canal + en finance plusieurs en ce moment, France 24 aussi dans une moindre mesure.
Le problème du financement n’est pas réglé. La postproduction d’un webdocumentaire reste très chère. Donc pour le moment on a la chance que CNC soutienne pas mal les projets, mais combien de temps ça va durer ? Par ailleurs, Samuel Bollendorff vient de recevoir une lettre de la Commission de la Carte de Presse. Il fait du webdocumentaire, et n’est donc plus considéré comme un journaliste… Il va quand même falloir que les pouvoirs publics remettent en cause les conditions d’attribution de cette carte en France !
Mais quand même, est-ce que vous pensez qu’il y a une économie viable pour ce genre de choses ? Sachant qu’aujourd’hui tous les photographes sont en train de s’intéresser au webdocumentaire parce qu’ils n’ont pas de commandes de la presse. Est-ce qu’il est imaginable que, d’ici deux ou trois ans, des photographes vivent de ça ?
J’espère. De toute façon c’est vrai qu’il y a une demande et que c’est sur le Web que l’économie va se diriger. Aujourd’hui, le monde entier parle de l’arrivée de la tablette d’Apple, en disant que c’est l’avenir de la presse, que le magazine papier va disparaître à moyen terme ; je ne pense pas que ce soit dans les deux ans qui viennent. Aujourd’hui les journaux – parce qu’il faut parler de la réalité économique – font une offre aux agences photo en disant : « On vous paie tant, c’est pour le papier, pour l’iPhone, pour le Smartphone, pour le BlackBerry, pour l’iPad, pour le Web et pour tout ça. » Donc on augmente les prix de 5 %, mais on multiplie les utilisations par quatre ou cinq. Il y a quand même un vrai problème.
Oui, mais qui est aussi en train de sauver les photographes.
On verra. On est obligé d’en parler : National Geographic continue à produire de longues histoires avec ses photographes. Mais aujourd’hui, on m’envoie énormément de sujets de 18, 20, 22 photos. C’est-à-dire que c’est très bien pour faire un six pages, un huit pages, mais à Perpignan, on ne peut en faire ni une exposition ni une projection.
L’un des problèmes que soulèvent Internet et la téléphonie, c’est aussi la propriété des photos. On a vu dans les 24 premières heures du séisme en Haïti, une histoire assez abracadabrante de reprise d’une photo via Twitter d’un photographe qui avait mal protégé sa photo au départ, et qui a circulé sous différents noms et différentes agences dans différents titres. Est-ce qu’aujourd’hui ça ne pose pas la question aussi pour que les photographes apprennent à maîtriser ces nouveaux outils ? C’est-à-dire qu’ils soient conscients que leurs photos circulent via les téléphones portables.
À partir du moment où tu mets une photo sur Twitter ou sur Facebook, tu la donnes en pâture au monde entier. C’est ce qui s’est passé sur Haïti. Le photographe en question a mis sa photo sur Twitter ; cette photo a été aspirée par les utilisateurs, qui se la sont appropriée. Elle appartenait à tout le monde. C’est vrai que ça pose un problème de droits d’auteur, évidemment. Et c’est un problème qui va s’accentuer. Ce matin encore, j’ai reçu, d’une grande agence américaine, une photo d’Haïti. Cette agence me demande de la retirer des projections ou des expositions parce qu’ils ont un problème de copyright non résolu. Donc un procès, etc. C’est vrai que tous ces outils sont très intéressants, on s’en est aperçu l’année dernière : s’il n’y avait pas eu Twitter sur les événements en Iran, on n’aurait pas eu d’information du tout. Maintenant – désolé, je fais peut-être un peu réactionnaire en disant ça – se pose quand même la question de la crédibilité des sources. Moi, quand je vois une photo signée AFP, AP, Reuters ou Getty, je ne me pose jamais la question, a priori, de savoir si cette photo est volée ou pas. Alors qu’il y a des sites où on ne voit pas de crédit, on ne sait pas d’où vient cette image. Dans un prix de photojournalisme, quand on donne un prix à une photo prise sur Twitter, je trouve que c’est un mauvais exemple, un mauvais signal à faire passer, parce que ça veut dire qu’on met la photo d’amateur, nécessaire parfois, au rang de la photo d’un professionnel. Donc on dévalorise l’information. Je le dis depuis des années, je voudrais qu’on réussisse à faire ce qu’Apple a réussi à faire dans le monde de la musique. Il y a dix ans, tout le monde piratait de la musique. Aujourd’hui, plus personne ne pirate de la musique parce que c’est beaucoup plus facile et ça prend beaucoup moins de temps d’aller sur iTunes, de chercher son morceau et de le payer 99 centimes d’euro. Pourquoi ça n’existerait pas en photo ?
Est-ce que vous n’inviteriez pas à Perpignan tous ces gens et ces entreprises que l’on a considérés peut-être à tort comme des ennemis, mais qui sont pour certains peut-être des outils et peut-être une partie de l’avenir de la photographie ? Est-ce que vous invitez CNN, Yahoo, Google, Twitter, Facebook à Perpignan ?
Je rêverais qu’ils viennent. J’en rêverais, forcément.
Est-ce qu’il ne faut pas parler avec eux ?
Il faut qu’on parle avec eux, mais le problème de ces boîtes gigantesques, je le dis très honnêtement, c’est que je ne sais pas à qui m’adresser pour avoir le bon interlocuteur, celui qui peut décider. Prenons l’exemple de Google en France : la législation française fait que Google perd à peu près tous ses procès d’utilisation de photo. Ce qui n’est pas le cas aux États-Unis, ni en Angleterre, ni en Italie. En conséquence, mes interlocuteurs de Google France ne vont pas du tout avoir le même discours que les interlocuteurs de Google de la maison mère. Mais pour répondre honnêtement à votre question, oui, j’adorerais que Google, Yahoo, Twitter, Facebook viennent à Perpignan. Même si, aujourd’hui, leur modèle économique n’est pas très simple, je pense que l’avenir de la photo passe par eux.
Puisqu’on parle d’avenir de la photo et de technologie, Adobe sort dans les semaines qui viennent la nouvelle version de Photoshop, qui est d’après ce qu’on sait une version visiblement révolutionnaire. Qu’est-ce que vous envisagez à Perpignan pour parler de cette question, qui n’est pas forcément un problème, mais qui est une question importante de l’utilisation de Photoshop ? Et qu’est-ce que vous en avez retiré de l’édition 2009 ?
C’est vrai qu’on voit, et le problème s’intensifie, de plus en plus de photos qui sont tellement retouchées et manipulées sur Photoshop qu’on ne sait plus où est la vérité. Sur Haïti, j’ai reçu une photo faite par un photographe de AP où l’on voit cinq photographes en train de prendre une photo. On identifie clairement un soldat, on voit la situation : un ciel gris, des gravats gris et un policier avec un pantalon bleu marine. Sur les cinq photographes qui sont en train de prendre une photo derrière ce soldat, il y a trois photographes que j’identifie, deux dont j’ai vu les photos : leurs gravats sont d’un blanc éclatant, l’uniforme du policier devient bleu roi et le ciel est violet avec des nuages roses. On peut me dire que c’est une question d’interprétation, mais est-ce que ce n’est pas une réécriture ? On a vu, l’année dernière, des images sur le Congo, où des Noirs devenaient gris, le sang devenait écarlate. C’est un problème sur lequel je n’ai pas tranché, car regarder les fichiers RAW, ça ne sert à rien.
Mais vous avez envisagé à un moment d’exiger tous les fichiers RAW, en tout cas pour les expositions.
Oui, j’ai envisagé de demander tous les fichiers RAW, mais ce n’est pas simple. D’accord, le fichier RAW est inutilisable tel quel. Mais après, vous avez de telles manipulations que quand vous arrivez dans un labo, le labo ne peut plus faire de tirage de ces fichiers, parce que ce que vous demandez, il n’y a aucun papier au monde qui peut l’encaisser. C’est peut-être faisable sur un écran d’ordinateur, mais ce n’est plus imprimable. Il y a donc un vrai problème. La latitude de pose du papier fait que vous ne pouvez pas tirer des ciels fluo. Ça n’existe pas. Cette année, ça devient un problème majeur.
Et comment les photographes réagissent au fait que vous demandiez les fichiers bruts ?
Ils réagissent mal. Parce qu’ils me disent que c’est leur interprétation et leur vision des choses. C’est vrai qu’il y a quinze ou vingt ans, un photographe qui mettait un film noir et blanc dans son appareil faisait le choix du noir et blanc. Après, la manière dont il tirait son noir et blanc, sur un grade dur ou sur un grade doux, du très contrasté ou du moins contrasté, c’était déjà une interprétation. On se souvient du portrait du docteur Schweitzer à Lambaréné : Smith disait toujours qu’il avait travaillé plus de quinze jours pour avoir les noirs qu’il voulait. Maintenant, sur un écran avec Lightroom ou Photoshop, on fait ça en trois minutes…
Mais en quoi Photoshop est-il un problème si finalement les photographes ont toujours manipulé la réalité de leur négatif ?
Le problème de Photoshop dans sa nouvelle version aujourd’hui, c’est qu’il vous permet de redresser quelque chose qui est tordu en deux clics. Il vous permet d’enlever un lampadaire, un fil électrique qui vous gêne sans que ce soit visible. Ça a toujours été un grand débat : c’est quoi une photo manipulée ? Au début, on disait : « C’est ajouter ou retirer une kalachnikov sur une image. » Là c’était simple, et il y a eu des exemples célèbres. Maintenant, si ça devient si facile de redresser un bras, beaucoup de gens vont être tentés de faire une photo parfaite. Ce que je veux dire par là, et là où le danger me semble terrible, c’est que dans des grandes agences comme AP, AFP, Getty, Reuters, ils ont des limites bien définies, des cadres à ne pas dépasser, des modifications à ne pas dépasser : quand tu ne dépasses plus ces limites, tes photos font ternes.
Qu’est-ce qu’il faut alors ? Il faut que Visa pour l’Image soit une sorte d’autorité morale ? Est-ce qu’il faut instaurer une sorte de CSA de la photographie ? Qui va contrôler tout ça ?
Je n’ai aucune intention ou désir de devenir le CSA de la photo. Je dis simplement qu’il faut qu’on soit très vigilant car, oui, on peut ajouter des contrastes, faire une saturation, etc. mais il va falloir qu’on soit de plus en plus vigilant. Et la nouvelle génération de photographes, qui n’est jamais passée par l’argentique, n’a aucune notion des limites.
Sous quelle forme, à Perpignan cette année, vous allez essayer d’évoquer cette question et d’en débattre ?
On va essayer d’en débattre. On réfléchit à une grande projection pour parler de ces problèmes. Maintenant, je ne sais pas si on peut se permettre, nous, au nom de quoi, de dire des photos : « Celle-là est too much ». On n’est pas non plus des censeurs.
Mais c’est aussi à Visa pour l’Image de se poser cette question.
C’est vrai. Mais je pense à certains photographes qui, pour moi, sont beaucoup trop manipulateurs et font, comme on dit, de l’« over Photoshop ». Est-ce que ces photographes accepteront que l’on montre leurs photos, en disant : « Voilà, pour nous, c’est la limite dépassée de la manipulation ». Le photojournalisme, même si c’est une notion arbitraire, c’est quand même témoigner de la réalité. Il y a cinquante ans que les photographes, en tirage, font monter leurs ciels pour avoir des ciels plus denses. On fait monter des nuages, après on ajoute du violet dans le ciel, puis un nuage parce que c’est plus joli, on enlève un fil électrique parce que ça coupe la photo en deux, etc. Et on se retrouve avec quelque chose qui est une interprétation du monde. Donc ce n’est plus du journalisme. À ce moment-là, est-ce qu’il faut que Visa pour l’Image devienne un repaire d’artistes peintres Photoshop ? Je n’en sais rien.
En tout cas vous avez la conviction qu’il faut en débattre et en discuter à Perpignan en septembre prochain.
C’est évident.
Sous quelle forme ?
Je ne sais pas encore, mais je pense qu’il faut faire intervenir des photographes qui manipulent, qu’ils nous expliquent pourquoi, quelles sont leurs limites. Je pense que cette profession se met en péril. Elle se met en péril elle-même par des abus de manipulations.
Elle perd sa crédibilité ?
À un moment, on verra une photo et on dira : « Ce n’est pas vrai. »
Et qui pourra dire que cette photo était vraie ou pas ?
Cette rapidité de diffusion, cette capacité à envoyer des photos à l’autre bout du monde en vingt secondes, c’est très bien, mais paradoxalement, c’est beaucoup plus facile de se faire confondre. Parce que si vous êtes à Haïti, que vous avez vu une scène et que vous la comparez à une photo qui a été prise à trente centimètres sur la gauche et qui a été manipulée, vous vous prenez le manipulateur la main dans le sac.
C’était le cas, il y a quatre ans maintenant, pendant la guerre du Liban, Hezbollah–Israël, d’un photographe qui avait rajouté une colonne de fumée.
Et sur laquelle, il faut le rappeler, la direction de Reuters (c’était un photographe de Reuters) a été exemplaire car le photographe a été remercié dans les dix minutes. Et à juste raison. Parce qu’elle commence où, la manipulation ? On parlait tout à l’heure d’ajouter ou de retirer une arme sur une image. Je me souviens, c’était à Haïti déjà, longtemps avant le tremblement de terre, en 2003 ou en 2004 : un cadavre vu par deux photographes. Sur une photo, il y avait une arme à côté de lui, et sur l’autre photo, l’arme avait disparu. Est-ce qu’un des photographes avait amené l’arme, ou est-ce que l’arme avait été volée ? Je n’en sais rien, mais ça m’avait posé de lourds problèmes.
Alors justement, comme Visa pour l’Image a plus de vingt ans d’existence maintenant, vous avez décidé aussi que Perpignan devait être le lieu d’une forme de transmission d’un certain nombre de valeurs que le festival défend depuis vingt-deux ans. Et que ces valeurs, vous avez envie de les transmettre à des générations, partant du constat qu’une immense partie des visiteurs accrédités de Visa pour l’Image sont des gens jeunes, qui n’étaient jamais venus à Perpignan.
C’est vrai que Perpignan est aujourd’hui devenu le point de ralliement de toute cette profession et on se dit qu’on a envie de transmettre. C’est ce qu’on fait, depuis des années, avec les scolaires la troisième semaine du Festival. Maintenant on se rend compte qu’une troisième ou quatrième génération de photographes arrive à Perpignan, c’est peut-être à nous de dire : « Voilà comment, nous, on envisage… »
Ce à quoi on croit ? C’est ça que vous voulez dire ?
Oui, les valeurs auxquelles on croit. C’est vrai que des photographes comme Stanley Greene, Pascal Maître, Eugene Richards sont des gens qu’on a envie de mettre en avant. Qui ont souvent été exposés à Perpignan, c’est vrai, mais qui ont été exposés parce qu’ils représentent l’intégrité, le travail en profondeur, et qu’ils savent comment raconter une histoire et comment la présenter.
Ce sont les valeurs du reportage au fond que vous voulez mettre en avant et transmettre ? Ces valeurs-là, ce sont des valeurs journalistiques. Lesquelles ?
Ce sont des valeurs de rigueur, des valeurs d’engagement pour un sujet, des valeurs de crédibilité de l’information. Des photographes, comme ceux dont je parlais tout à l’heure, quand ils m’apportent une photo, je ne me pose jamais la question de savoir si elle est truquée. J’ai une confiance aveugle en eux, et nous devons montrer que nous partageons les mêmes valeurs et qu’on a envie de les transmettre.
Sous quelle forme envisagez-vous cette transmission des valeurs ?
On va essayer de faire, je ne veux pas dire des workshops parce que ça ne sera en aucun cas une revue de portfolio ou un exercice de prise de vues ; je pense que cela passera plus par des rencontres avec des photographes, qui vont leur expliquer comment, pourquoi ils travaillent comme ça, et leur donner envie. J’ai toujours respecté des gens comme Marc Riboud, Jean-Pierre Laffont, Jacques Pavlovsky, etc. Aujourd’hui des Stanley Greene et Pascal Maître, Eugene Richards – pour n’en citer que quelques-uns – sont devenus les références des jeunes générations, je trouve que c’est à nous de les mettre en relation. Ça ne sera pas l’école Visa pour l’Image ou les workshops Visa pour l’Image, mais ce sera une manière de transmettre des notions que nous avons envie de mettre en avant, et que nous avons envie de défendre, et que l’on défend, à Perpignan, depuis vingt-deux ans.
En clair, c’est parler de ces valeurs-là autrement que le soir dans les bars de Perpignan.
C’est officialiser ce qui se passe dans les bars de Perpignan. C’est vrai que j’ai été frappé de voir des jeunes, très jeunes photographes à Perpignan se pousser du coude en disant : « Tu as vu, c’est Stanley Greene, c’est Pascal Maître », et ne pas forcément aller vers eux, alors que ce sont tous des types totalement accessibles. C’est de leur dire : « On vous donne la possibilité de rencontrer ces gens-là, de façon tout à fait officielle, et de pouvoir vous imbiber de leur expérience. Qu’ils vous fassent partager ce en quoi ils croient et qui a fait qu‘ils sont devenus les photographes qu’ils sont aujourd’hui. »
On a quand même l’impression que, pour une fois, vous avez l’air d’être un peu optimiste, vous qui êtes souvent assez pessimiste. Qu’il y a des solutions et que vous essayez de les trouver. En tout cas de ne pas fermer les portes.
Je crois que soit on baisse les bras et on dit : « Les solutions, il n’y en a pas, donc on arrête et on ferme. » Soit on se dit : « Il y a des modèles qui restent à inventer. » Et je suis convaincu que toute cette révolution à laquelle on assiste, avec l’excitation de tous les journaux sur la tablette Apple, qui sortent des formules spéciales pour l’iPad avant même que l’iPad soit disponible, etc. va apporter de nouveaux modèles, de nouvelles voies. Il y a eu un sondage la semaine dernière qui dit que 80 % des gens ne sont pas prêts à payer pour de l’information sur Internet. Or, l’information de qualité coûte cher. Elle coûte cher à produire, et donc elle ne peut pas être gratuite. Parce que, à moins d’avoir des mécènes qui décident de financer des projets qu’ils mettront gracieusement à la disposition du monde entier, les journaux et les entreprises de presse doivent encore gagner leur vie. Pour moi, c’est le pire danger : à force de ne plus produire et d’aller chercher des photos uniquement sur Twitter, Flickr, Facebook, etc., on perd cette exigence sur la qualité de l’information.
Je vous parlais d’optimisme et là, une fois de plus, vous êtes en train de me dresser un tableau noir.
Non, parce que je suis complètement persuadé qu’il y a des modèles à inventer, et que c’est vrai que Perpignan doit être le laboratoire où l’on cherche, où l’on creuse, où l’on essaie de trouver des solutions. Je le redis, même si j’ai parfois l’air pessimiste, si je n’avais pas un peu d’optimisme, j’arrêterais. Je me dirais : « C’est foutu, on change de métier. » Or, justement, je suis persuadé qu’il y a des solutions à trouver. C’est vrai qu’en ce moment on est au creux de la vague parce que plus personne ne produit rien. Je ne me satisferai jamais de la petite information que je peux trouver sur Internet. J’ai envie d’avoir des types qui vont sur le terrain, qui enquêtent, qui me rapportent des histoires, des témoignages crédibles. Je ne veux pas être informé par des tweets qui n’ont plus d’analyse, pas de racines, de connaissances de ce qui s’est passé avant.
Justement, est-ce que Visa pour l’Image va bien ? Est-ce que vous pouvez continuer ?
C’est l’un des paradoxes de cette crise : Visa pour l’Image peut continuer. On a signé des contrats avec Canon, avec la ville de Perpignan jusqu’en 2013, et donc pour quatre ans encore on est assuré de pouvoir remplir notre mission. Maintenant, c’est vrai que l’on fait cette conversation un peu plus tôt que nous l’avions fait l’an dernier, mais je suis assez inquiet de voir la médiocrité de la production qu’on m’envoie.
Mais tout n’est pas encore arrivé.
Non, mais la deadline du 2 avril clôt un peu nos sujets magazine ; on voit arriver des sujets sans aucune construction. Encore une fois, le problème du numérique, c’est qu’avec la facilité avec laquelle on fait une photo aujourd’hui, tout le monde se dit photographe. Je vais prendre un exemple qui peut vous paraître stupide : on doit vendre plusieurs dizaines de millions de stylos-billes par jour dans le monde ; ce n’est pas pour autant que vous avez des Proust et des Shakespeare partout. C’est un peu pareil pour l’appareil photo. Je trouve qu’on est dans une période de manque d’exigence. Pourquoi un service photo continuerait à produire alors qu’il peut trouver des sujets pas chers sur le Net, des gens qui sont prêts à brader leurs photos simplement pour avoir le plaisir de trouver leur nom dans un journal. Vous savez très bien, comme moi, qu’un vrai reportage, une vraie investigation, c’est des semaines de préparation, des jours et des jours sur le terrain ; et après, c’est une analyse, un montage en vidéo, un édit en photo, une rédaction en texte. Ça ne se fait pas comme ça. C’est un métier. Le problème, c’est qu’aujourd’hui on voit arriver plein de gens qui disent « je suis photographe » parce qu’ils sortent des photos nettes, bien exposées, superbement retouchées grâce aux outils dont on a parlé tout à l’heure, mais il n’y a aucun fond.
Dans ce qui a du fond, j’imagine que vous pouvez déjà nous annoncer un petit peu ce qu’il va y avoir dans les expositions. Au moins quelques-unes.
Il y aura des choses aussi variées qu’une rétrospective de Bill Allard sur cinquante ans de travail en couleur au National Geographic, une superbe rétrospective sur dix ans d’Afghanistan par Stephen Dupont, un photographe qui a fait son premier séjour en Afghanistan en 2001 et qui y est retourné régulièrement : c’est époustouflant. Une des découvertes de l’année, c’est une photographe américaine, Star Reese, qui a fait un travail sur les gens qui vivent dans les tunnels du métro à New York, qui est absolument extraordinaire. Mais voilà, c’est typiquement un sujet qu’elle a travaillé pendant des mois, des années. Du coup, il y a une âme, une consistance, une proximité avec les gens qu’elle photographie que, ni toi ni moi, ne serions capables d’avoir si on y reste trois jours. Autre exposition : Nick Nichols sur les séquoias en Californie.
Enfin, il y a une rumeur, est-ce que vous pouvez la confirmer ou l’infirmer : il paraît que Visa pour l’Image se lance dans l’édition ?
Ce n’est pas une rumeur. On ne se lance pas dans l’édition. L’année dernière, une de nos expositions-phares avait été le travail tout à fait remarquable de Eugene Richards, « War is Personnal ». On pensait que ce travail trouverait un éditeur sans aucun problème. À notre grande surprise, douze éditeurs internationaux ont refusé ce travail, parce que montrer, qu’en Irak, ce n’est pas gagné, que des gens se battent et qu’ils peuvent revenir infirmes, c’était trop dur et ça pouvait atteindre le moral des Américains. Donc, quand Eugene Richards m’a dit en janvier qu’il ne trouvait pas d’éditeur, on a décidé de coproduire le livre. C’est une coproduction que l’on fait avec Getty. Ça va être un bouquin formidable. Je n’ai pas encore vu l’impression, mais j’ai eu Eugene hier soir et il est très content de ce qu’il a vu. On aura quelques centaines d’exemplaires à Perpignan qui vont, à mon avis, devenir très vite des collectors.
Le Festival International du Photojournalisme est organisé à l’initiative de l’association « Visa pour l’Image – Perpignan », regroupant la Ville de Perpignan, le Conseil Régional du Languedoc-Roussillon, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Perpignan et des Pyrénées-Orientales, la Chambre de Métiers et de l’Artisanat et l’Union Pour les Entreprises 66. Sous le haut patronage et avec le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication, ainsi que de la D.R.A.C. Languedoc-Roussillon et du Consulat Général des États-Unis d’Amérique à Marseille.
Hôtel Pams, 18, rue Émile Zola 66000 Perpignan Tél : 04 68 62 38 00 – Fax : 04 68 62 38 01 email : contact@visapourlimage.com Le site : www.visapourlimage.com
dans les nuages
Galerie Maria Lund
du 2. 09.201 au 16. 10. 2010
Entre ciel et terre, ou plus précisément entre nuages et boue, Bente Skjøttgaard oeuvre depuis un moment au-dessus de nos têtes et sous nos pieds.
Dans les nuages est la quatrième exposition de l’artiste à Paris. Elle est le fruit d’une recherche quasi-contradictoire pour fixer dans la terre cuite les qualités légères et éphémères des nuages. Coïncidence plutôt drôle, ce travail s’est développé parallèlement à la commande publique d’une oeuvre monumentale, Traces, où elle s’inspire des empreintes de sabots bovins que l’on peut encore observer dans le sol de l’axe historique Hærvejen, qui reliait autrefois les éleveurs danois aux marchés allemands.
L’intérêt de Bente Skjøttgaard pour les « hautes sphères » a débuté il y a deux ans, lors de sa première visite en Corée du Sud où elle découvre la tradition céramique du pays, notamment les céladons et les jarres de lune. Peu après, ses premiers nuages voient le jour, sortes de croissances où des structures de colombins s’entrelacent et s’élèvent au sommet de « troncs » très fins. La palette combine des blancs immaculés et des bleus de cobalt, rappelant la tradition porcelaine du bleu/blanc. Puis, rapidement, les nuages vont s’étaler horizontalement ou, au contraire, prendre des formes plus dynamiques, tournantes, sur le point de s’étendre et de poursuivre un flottement paresseux, ou parfois vif.
Un deuxième voyage au « pays du matin calme », en 2009, lui offre une étrange vision : des sphères à peine perceptibles semblent remplir l’air d’une soirée très brumeuse. Ces formes circulaires, tridimensionnelles et graphiques intègrent désormais ses constructions de nuages ; dans certaines sculptures, elles vont jusqu’à créer des structures organiques très libres, dans un enchaînement de rondeurs et de cavités. La recherche chromatique tend vers le psychédélique : Lucy in the sky n’en est pas si loin quand on contemple les bleus turquoises, les mauves et les variations de rose, les jaunes clairs et les verts acidulés qui se sont emparés des nuages. Tout le spectre céleste dans son incroyable diversité est représenté ici, par le jeu d’harmonies ou de contrastes forts créés par l’emploi d’oxydes de cuivre, de chrome et de stains.
Dans ces oeuvres, si les couleurs sont une réjouissance pour la rétine, les glaçures invitent aussi à toucher, voire à savourer. denses et mates, soyeuses, parfois écumeuses, elles recréent la matière dodue des nuages.
Tantôt de petites dimensions, accrochées ensemble pour former des champs de nuages (Cloud field), tantôt grandes solitaires, posées ou suspendues, ces sculptures reflètent le mélange de poésie, de démesure et d’humour qui caractérise l’univers de l’artiste. Bente Skjøttgaard est bien partie pour remplir l’espace de nuages, ces masses vaporeuses qui peuvent transporter loin le spectateur immobile.
La Galerie Maria Lund a présenté trois expositions (2004, 2006 et 2008) de Bente Skjøttgaard (née au Danemark en 1961) qui ont reçu un excellent accueil – autant par le public que par la presse (entre autres Art Press, Le Figaro, La Revue de la Céramique et du Verre) et les institutions.
Les deux premières expositions rendaient compte de l’évolution de son oeuvre : de l’interrogation systématique des objets utilitaires traditionnels en grès à l’élaboration de formes où la fonction se perd totalement avec des références à l’organique, au végétal et à l’aquatique. La série Elements in white de 2008 a été un véritable tour de force qui a fait naître une vingtaine de sculptures de grande taille. Partant d’une recherche sur les origines géologiques de la céramique et d’une expérimentation sur la couleur blanche et les variations de textures, Bente Skjøttgaard a créé des fragments de paysages et de mouvements de masses. Deux de ces sculptures ont rejoint le Fond national d’art contemporain, Paris et le V&A, Londres.
L’oeuvre de l’artiste est également représentée au Musée National de la Céramique, Sèvres, ainsi que dans nombre de collections publiques dans le nord de l’Europe.
Bente Skjøttgaard expose régulièrement en Europe, aux Etats-Unis ainsi qu’en Corée du Sud (Adventures of the Fire- World Contemporary Ceramics, 5ème Biennale de céramique, KIAF 2008, 2009 et 2010). En 2009, elle a participé à la Biennale de Chateauroux et en 2010, elle a été sélectionnée à la Biennale de Vallauris dans la section sculpture.
VERNISSAGE : jeudi 2 septembre 2010 de 18h à 21h en présence de l’artiste.
NOCTURNE : autour d’un verre – vendredi 17 septembre 2010 de 18h à 21h dans le cadre des Rencontres AIC à Paris
(The International Academy of Ceramics – www.aic2010.com) en présence de l’artiste.
L’exposition se termine le samedi 16 octobre 2010.
GALERIE MARIA LUND 48 rue de Turenne – 75003 Paris – France
Dans des lieux inattendus de la capitale, des oeuvres inédites proposent aux passants d’appréhender autrement le sujet de la biodiversité, entre éthique, poésie, humour critique et engagement.
Un parcours initiatique le long duquel le visiteur prend plaisir à flâner, du Parc des Buttes-Chaumont au Jardin de Bagatelle, en faisant quelques détours par la Place de la Bourse, le quartier du Marais et d’autres sites à découvrir dès Septembre.
Une multiplicité d’artistes, un seul thème : les services rendus par la nature.
La biodiversité, quasi synonyme de « vie sur terre », désigne la variété du monde vivant. Des plantes aux hommes, des bactéries aux plus grands mammifères mais aussi la diversité des paysages et des cultures, tout cela forme la grande toile du vivant qui palpite sur notre planète au travers de ses multiples interactions.
Montrer la biodiversité autrement
Mécanique aussi ingénieuse que complexe, la nature distribue, ici et là, sans compter. Notre survie dépend de ses bienfaits, présents multiples et variés. Naturel Brut, parcours artistique atypique, rend hommage à cette biodiversité ordinaire mais néanmoins indispensable.
Les révolutions culturelles précèdent toujours les mutations sociales. L’écologie qui souhaite se faire mieux entendre a donc sollicité le monde artistique pour qu’il rende son combat visible en privilégiant le sensible, l’esthétique et le symbolique. L’ambition de cette confrontation de regards est de nous aider à construire de nouvelles perceptions en s’affranchissant des idées reçues.
Comme la chaîne du vivant, constituée de maillons interdépendants,, les œuvres se côtoient et se répondent tout au long de ce parcours initiatique, du Parc des Buttes-Chaumont au Jardin de Bagatelle, en faisant quelques détours par la Place de la Bourse et le quartier du Marais…
Chacune des pièces artistiques nous confronte à nos comportements schizophrènes et souligne nos contradictions, entre l’envie d’une cohabitation pacifique avec la nature et notre obstination à la maltraiter. Pourtant cette même nature satisfait nos besoins élémentaires comme nos aspirations. Banque du vital, elle nous nourrit et nous fait vivre, au sens large.
Si aujourd’hui le monde semble avoir pris conscience de l’érosion de la biodiversité, l’extinction accélérée des espèces due aux activités de l’homme, reste à comprendre les enjeux de ce désastre écologique, à court et à long terme, pour l’humanité. Puisse cette exposition remplir cette ambitieuse mission et jouer pleinement son rôle d’alerte en révélant à ses visiteurs la valeur de la biodiversité.
La biodiversité en danger
La biodiversité, néologisme composé à partir des mots biologie et diversité, inventé par Edward O. Wilson, est depuis lors reconnue comme un héritage commun de l’humanité. Lors du sommet mondial sur le développement durable de Johannesburg de 2002, l’engagement a d’ailleurs été pris de stopper son érosion car les espèces disparaissent à un rythme effréné.
Alors qu’en 3 siècles la population et l’urbanisation ont été multipliées par 10, les scientifiques estiment que notre mode de développement actuel entraînera une perte des espèces de 50% avant la fin du siècle. De fait, les chiffres décrivant l’état de la biodiversité sont alarmants.Parmi les 41 000 espèces surveillées par l’Union Internationale de Conservation de la Nature (UICN), plus de 16 000 sont placées sur liste rouge.
Extinction des espèces, diminution des ressources, la planète va mal. L’érosion de la biodiversité est telle qu’il est urgent d’éveiller les consciences. Protéger la biodiversité, c’est agir pour le tissu vivant de la Terre.
La biodiversité, notre assurance-vie
La biodiversité remplit des fonctions indispensables aux sociétés humaines (oxygène, nourriture, médicaments, vêtements…). 60% des services clés que la Nature fournit à l’Homme sont pourtant compromis en raison de notre consommation et de nos modes de vie.
Parc des Buttes Chaumont
Dans des lieux inattendus de la capitale, des oeuvres inédites proposent aux passants d’appréhender autrement le sujet de la biodiversité, entre éthique, poésie, humour critique et engagement. Un parcours initiatique le long duquel le visiteur prend plaisir à flâner, du Parc des Buttes-Chaumont au Jardin de Bagatelle, en faisant quelques détours par la Place de la Bourse, le quartier du Marais et d’autres sites à découvrir dès Septembre. Une multiplicité d’artistes, un seul thème : les services rendus par la nature.Il est temps de reconnaître le rôle que la Nature joue dans nos vies, mais également les dommages que nous lui infligeons. Du 18 au 29 octobre 2010 se tiendra la 10ème Conférence des Nations Unies sur la biodiversité à Nagoya au Japon.
En attendant ce rendez vous historique, Naturel Brut s’invite dans la capitale durant tout l’été. Vivez l’expérience d’un parcours insolite et laissez vous surprendre par la rencontre de l’Art et de la Biodiversité.
Naturel Brut #2 / Un parcours dans Paris envoyé par WWF_France.
Un parcours initiatique le long duquel le visiteur prend plaisir à flâner, du Parc des Buttes-Chaumont au Jardin de Bagatelle, en faisant quelques détours par la Place de la Bourse, le quartier du Marais et d’autres sites à découvrir dès Septembre. Une multiplicité d’artistes, un seul thème : les services rendus par la nature.
Plus d’infos sur www.naturel-brut.fr Le site est également accessible sur smartphone
DU 4 SEPTEMBRE AU 1er OCTOBRE 2010 à la Bubble factory …
le 4 septembre à 19h Projections vidéos + Les trente glorieuses happening : lie to me starring : Stan Briche, Miss Ophélia, Raphaël & Thms Smthng + mini set « carte blanche à Thms smthng & Raphaël http://www.facebook.com/pa ges/Les-Trente-Glorieuses- happenings/133737103336856
« Love under control » les sentiments sous l’emprise des sens, est une série teintée d’idéologie singulière et de bi-sexualité latente. Un happening se jouera le jour du vernissage pour donner vie à ces natures mortes. Take an eye at : http://www.myspace.com/la_ ramos
« S’emparer de l’instant présent. Capturer la beauté de l’existence, la volupté de la vie, à travers un regard, un geste. Saisir une myriade d’émotions, parfois si brève. Pouvoir les toucher du doigt. Les couleurs ne font plus qu’un avec les chimères et l’imagination. Et pourtant, perdu dans ce monde vaniteux, les photographies sont les seules choses qui ne trahissent pas. » See there : http://www.myspace.com/las t-day-of-magic
Eminemment reconnu dont la réputation dépasse allégrement les frontières de son arrondissement Parisien, Geoffrey Beloeil (puisque c’est de lui qu’il s’agit évidemment) fait partie du collectif croc-en-jambe avec qui il a auto publié une bande dessinée et avec qui il parcours les festivals BD. Epuisé par ces frénétiques séances de dédicaces pendant lesquelles certaines personnes lui demandent de dessiner des choses qu’il ne sait pas faire et parfois même qu’il n’a jamais vu,il travaille un peu pour la publicité et se concentre depuis peu sur l’illustration rock’n'roll après avoir compris (un peu tardivement il est vrai) que deux passions peuvent s’acoquiner à merveille.(…) http://www.myspace.com/geo ffreybeloeil
The bubble factory : Hair Tattoo Expo 224 rue de Charenton, Paris 12 ème Métro Dugommier du mardi au samedi de 12h à 20h
11 mars – 29 août 2010
Le Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, clôture la rétrospective YSL par une nocturne exceptionnelle le samedi 28 août jusqu’à minuit.
L’exposition se terminera définitivement le dimanche 29 août à 18 h.
Depuis son ouverture le 11 mars dernier, l’exposition hommage à Yves Saint Laurent a accueilli plus de 250 000 visiteurs.
Cette première rétrospective présentant l’oeuvre d’ Yves Saint Laurent est à découvrir jusqu’au 29 août 2010.
« J’ai toujours placé au-dessus » de tout le respect de ce métier, qui n’est pas tout à fait un art mais qui a besoin d’un artiste pour exister. »
La Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent et le Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, présentent la première rétrospective sur l’oeuvre d’Yves Saint Laurent. 307 modèles de haute couture et prêt-à-porter sont exposés depuis les débuts du couturier chez Dior en 1958, avec la fameuse collection « Trapèze », jusqu’à la splendeur des robes du soir de 2002.
De nombreuses photographies et films illustrent le contexte historique, la construction du style Yves Saint Laurent et les fondements de son oeuvre.
En 40 ans de création, Yves Saint Laurent a révolutionné la garde-robe de la femme en empruntant au vestiaire masculin le smoking, le tailleur pantalon et la saharienne pour en vêtir les femmes : il fit ainsi passer les attributs du pouvoir d’un sexe à l’autre.
S’inspirant de la rue (collection scandale 1971), de ses voyages imaginaires (Russie, Chine, Inde, Espagne, Japon, Afrique et Maroc) et de son dialogue avec l’Art (Mondrian, Picasso, Matisse, Van Gogh), Yves Saint Laurent n’a cessé « de faire de la mode une fête »
Visitez le site internet de l’exposition
Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris Avenue Winston Churchill 75008 Paris Tél. : + 33 (0)1 53 43 40 00 Ouvert tous les jours, de 10h à 18h sauf les lundis et jours fériés. Nocturne le jeudi jusqu’à 20h
Tarif : 11 euros
Henri rêve de devenir un poète. Au lieu de ça, il est comptable, il n’a pas d’ami et mène une existence insignifiante. Pourtant, ce jour-là, un mystérieux homme lui propose d’exaucer son souhait : écrire un grand et un beau livre… Il découvre une machine à écrire. Mais une poupée à moitié humaine surgit alors de nulle part. Henri entreprend son éducation et l’humanise, jusqu’à faire d’elle un début de femme qui apprend à rire, à pleurer, à crier, à danser, à aimer.
Mélissa Prat est auteur et comédienne. Elle est formée dans un premier temps à l’art dramatique au Conservatoire National de Région de Nice, entre 2006 et 2009. Durant sa première année d’étude, elle écrit les prémices d’une pièce de théâtre, «Plastique». Il lui faudra attendre un an de plus pour songer à la mettre en scène, et c’est Paul Pinceloup qui va lui suggérer en 2008. Avec lui, elle procède à la réécriture du texte pour la scène et achève ainsi sa première pièce de théâtre. Lorsque ses études arrivent à leur terme, Mélissa Prat part s’installer à Paris où elle complète sa formation de comédienne en intégrant l’Ecole Supérieure d’Art Dramatique et fonde, aux côtés de Paul Pinceloup, le collectif l’Attrape Rêve. Passionnée par l’écriture dramatique, elle écrit actuellement une seconde pièce de théâtre.
Mélissa Prat travaille avec plusieurs metteurs en scène, notamment Paulo Correia et Gaële Boghossian dans «L’ombre et le Pinceau» de A.J.Rudefoucault, «Le serpent qui rit» de G.Avram, «Sept secondes», de F.Richter, Claudine Hunault dans «Les lettres de la religieuse portugaise», «Baal» de B.Brecht…
Mélissa Prat est auteur et comédienne. Elle est formée dans un premier temps à l’art dramatique au Conservatoire National de Région de Nice, entre 2006 et 2009. Durant sa première année d’étude, elle écrit les prémices d’une pièce de théâtre, «Plastique». Il lui faudra attendre un an de plus pour songer à la mettre en scène, et c’est Paul Pinceloup qui va lui suggérer en 2008. Avec lui, elle procède à la réécriture du texte pour la scène et achève ainsi sa première pièce de théâtre. Lorsque ses études arrivent à leur terme, Mélissa Prat part s’installer à Paris où elle complète sa formation de comédienne en intégrant l’Ecole Supérieure d’Art Dramatique et fonde, aux côtés de Paul Pinceloup, le collectif l’Attrape Rêve. Passionnée par l’écriture dramatique, elle écrit actuellement une seconde pièce de théâtre.
Mélissa Prat travaille avec plusieurs metteurs en scène, notamment Paulo Correia et Gaële Boghossian dans «L’ombre et le Pinceau» de A.J.Rudefoucault, «Le serpent qui rit» de G.Avram, «Sept secondes», de F.Richter, Claudine Hunault dans «Les lettres de la religieuse portugaise», «Baal» de B.Brecht…
Valentin Papoudof commence le théâtre dans le cadre du cours privé de Jean-Laurent Cochet entre 2006 et 2008. Acteur de formation classique et faisant ses premiers pas sur les scènes des cafés théâtre, il découvre en intégrant le collectif l’Attrape Rêve la création théâtrale contemporaine. Il est dirigé par Paul Pinceloup dans «Plastique» de M.Prat.
Valentin Papoudof travaille avec Marjolaine Humbert dans «Les circonstances atténuantes» d’E.Labiche, «Les Boulingrins et autres pièces» de G.Courteline, Jean-Laurent Silvi dans «Monsieur de Pourceaugnac» de Molière, Christophe Truchi «Dialogues de sourds» de C.Truchi.
Le personnage Henri :
Henri est un homme rempli de regrets. Après une carrière ratée, et une vie de solitude, il décide, un jour, d’entreprendre la réalisation de son but le plus ultime: écrire. Obsédé par la peur de disparaître, et ne supportant plus le jugement des autres, Henri rencontre Lola, dernière personne capable de lui donner l’envie de vivre.
Formé au Conservatoire National de Région de Nice entre 2007 et 2009, Guillaume Geoffroy intègre ensuite l’Ecole Supérieure d’Art Dramatique de la ville de Paris. Artiste polyvalent, il est également musicien, compositeur et interprète.
Il travaille notamment avec les metteurs en scène suivants : Paulo Correia «Sept secondes» de F.Richter, Mélissa Prat «Baal» de B.Brecht, Sophie Demongolfier «Boulimiro» de F.Melquiot, Raymonde Morff «Un air de famille» d’A.Jaoui et J.P.Bacri…
Le personnage de l’homme :
L’homme est un personnage mystérieux, qui n’apparaît que de temps en temps entre Henri et Lola pour leur souffler quelques mots à l’oreille. Présent au début et à la fin de l’histoire, c’est un peu le témoin de cette expérience humaine. Son identité est dévoilée à la fin de la pièce.
Né à Paris, Paul Pinceloup quitte la capitale à vingt ans pour commencer des études d’art dramatique en Province. Il est formé au Conservatoire National de Région de Nice entre 2007 et 2009, formation marquée d’un fort intérêt pour la mise en scène. Il met en scène en 2008 sa première création théâtrale «Plastique», écrit par Mélissa Prat. La pièce de théâtre est donnée en représentations au théâtre de la Traverse à Nice en janvier 2009. Il est ensuite engagé par Paulo Correia, comédien et metteur en scène permanent du Théâtre National de Nice, directeur du Collectif 8, sur trois de ses créations personelles au poste d’assistant mise en scène et créateur vidéos «Sept secondes» de F.Richter , «Les mots perdus d’Aimée» de R.Devinant, et «Choc des civilisations pour un ascenseur Piazza Vittorio» d’A.Lakhous. Il fonde, en 2009, son collectif artistique, l’Attrape Rêve, aux côtés de Mélissa Prat. Passionné par l’art cinématographique, Paul Pinceloup comprend tôt que le théâtre et le cinéma ne s’excluent pas, et que l’avenir du spectacle vivant se trouve peut-être dans cette alliance. Egalement formé aux arts plastiques et à la réalisation vidéo, il s’engage alors complètement dans une forme théâtrale contemporaine, baignée d’images et de musique. Il défend un théâtre qu’il désire jeune, inventif, et actuel, adressé à toutes les générations.
Paul Pinceloup est également comédien. Il est dirigé au théâtre par Paulo Correia et Gaële Boghossian dans «Le serpent qui rit» de G.Avram, «Sept secondes» de F.Richter, Mélissa Prat et Claudine Hunault dans «Baal» de B.Brecht, Jean-Louis Châles «Andromaque» de Racine. Il tourne dans plusieurs courts-métrages et publicités entre Paris et Nice.
Créée en 2006, la Manufacture des Abbesses est un théâtre dédié aux auteurs d’aujourd’hui qui nous parlent de nous, du monde dans le lequel nous vivons, de notre société, de nos rêves, de nos ambitions et déceptions, de nos espoirs, de nos ratages, nos erreurs, nos réussites, notre intimité, nos peurs, nos terreurs, notre beauté, notre fragilité, nos colères, nos colères grecques (les meilleures), nos coups de coeur, nos coups de sang, nos amours, nos passions. Bref, qui nous rappellent à nous-mêmes.
Horaires :
Réservation : Cliquez ici
7 rue Véron, 75018 Paris – 01 42 33 42 03
A l’occasion des Journées européennes du Patrimoine 2010, le Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris propose à ses visiteurs d’embarquer pour une traversée de l’histoire de la peinture. Une quarantaine de vidéos numériques réalisées pour l’évènement guident nos regards vers de nouveaux horizons. D’une rive à l’autre, le public est invité à mieux connaître le langage de l’Art.
Cette odyssée numérique au sein des tableaux se pense comme un véritable voyage, où chacune des 40 oeuvres évoquées dans le parcours, se raconte grâce à l’imagerie numérique. Les effets spéciaux sont ici conviés à révéler les questionnements qui traversent l’histoire de l’art. Lors d’ «escales» petits et grands pourront ainsi redécouvrir la peinture au travers des 7 thématiques retenues : matières, instants, perspectives, ombres et lumières, dessin ou couleurs.
Numérique, cette épopée est aussi l’occasion de regrouper virtuellement une quarantaine de chefs-d’oeuvre reprenant ainsi le concept du musée imaginaire de Malraux en l’actualisant grâce aux nouvelles technologies. Les plus grands maîtres tels que Véronèse, Rembrandt, David, Delacroix, Courbet ou Van Gogh se trouvent ici réunis dans un panthéon digital bien au-delà des frontières du Petit Palais !
A côté de reproductions des toiles les plus célèbres, des films, dont certains sont réalisés en 3 dimensions, nous font pénétrer au sein même de l’image pour mieux la comprendre et l’apprécier. Une contextualisation sonore vient renforcer cette expérience immersive d’un genre nouveau. Cette installation offre également l’opportunité de réfléchir sur les questions liées aux notions d’original et de reproduction.
Le titre de cette manifestation se veut un hommage à la curiosité humaine, d’Homère à Stanley Kubrick, qui pousse les artistes à toujours découvrir de nouveaux territoires que nous parcourons à leur suite…
Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris Avenue Winston Churchill 75008 Paris Tél : 01 53 43 40 00
Les chatrooms sont les salles de forums de discussion virtuels où se rencontrent pour la plupart les jeunes adeptes d’une vie cybernétique, les curieux, les timides, les complexés, etc. Jusqu’ici tout va bien…
Eva, Emily, Mo, Jim et William font alors connaissance et se retrouvent régulièrement dans une chatroom. Rapidement, les discussions privées deviennent intimes, les pseudos deviennent des confidents et la confiance opère. Les âmes les plus fragiles tombent alors dans le piège de William, le plus déséquilibré d’entres eux qui se révèle être surtout le plus dangereux.
Hideo Nakata est un spécialiste des films qui font quand même un peu peur (Ring, Dark Water…). Le réalisateur japonais revient ici avec un thème d’actualité – dépressifs s’abstenir – mais presque aussi fantasmagorique. La réussite de ce film tient principalement en sa mise en scène qui est d’une originalité et d’une efficacité redoutable. Chatroom nous offre une plongée vertigineuse dans les mondes virtuels des forums de discussion ; Les salles, parallèles de la vie rêvée des adolescents ? sont transposées sur la toile avec vivacité et intelligence, jusqu’aux mots de passe… C’est facile, attirant et extrêmement ludique.
A l’image de la toile mondiale, le film va vite, la tension est palpable et grandissante. Le passage du virtuel à la réalité est très fluide. Brillamment interprété par Aaron Johnson, l’un des supers héros du récent Kick-Ass (et futur jeune John Lennon en décembre dans Nowhere Boy !), le protagoniste le plus sombre de Chatroom est aussi l’un des plus convaincants.
Reste que le fond n’est peut-être pas suffisamment exploité pour que l’on s’accorde un vrai temps de réflexion sur le sujet. Les personnages sont à voir certainement comme des miroirs grossissants ; Ils reflètent néanmoins une réalité sinistre sur l’état psychique de nos chères têtes blondes et leurs tendances suicidaires. Mais en tombant dans certains clichés et sans vraiment approfondir son thème principal, Nakata nous livre une intrigue qui manque de nœuds intéressants et un dénouement à l’emporte-pièce nettement moins à la hauteur que la mise en scène, jubilatoire.
Alexandra Leduc pour ArtéMédia
Interdit aux moins de 12 ans
Réalisé par : Silvio Soldini
Avec : Alba Rohrwacher, Pierfrancesco Favino, Teresa Saponangelo, Giuseppe Battiston, Fabio Troiano, Monica Nappo, Tatiana Lepore, Sergio Solli, Gisella Burinato…
Synopsis : Anna a toujours fait ce que l’on attendait d’elle. Son métier de comptable lui garantit une sécurité de l’emploi. Son quotidien se résume à son lieu de travail, un train de banlieue, une relation rassurante avec Alessio dont elle espère un enfant, sa famille et ses amis pour qui Anna déborde d’attention et d’énergie. Lorsque Domenico entre dans sa vie, tous ses repères vacillent. Pour la première fois, sous l’emprise de l’amour, Anna va connaître le désir et la passion charnelle. Mais, Domenico est marié et père de deux enfants. Leur histoire d’amour, comme leur vie, repose dès lors sur un équilibre précaire fait de rendez-vous furtifs et clandestins à la pause déjeuner, d’étreintes passionnées dans un hôtel, de mensonges au quotidien. Et à chaque jour qui passe, Anna et Domenico en demandent un peu plus .
| Distributeur : |
Pyramide Distribution |
| Genre : |
Drame |
| Pays : |
Italie |
| Durée : |
2h06 |
| Titre original : |
Cosa voglio di più |
| Programmé dans… : | 46 cinémas en France |
Bande Annonce de Ce que je veux de plus
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Du mardi 12 au dimanche 17 Octobre 2010 !
Organisé par l’Office du Tourisme, en collaboration avec l’Association pour l’Organisation des Festivals, présidée par M. Bernard Marie, le Festival International des Jeunes Réalisateurs de Saint-Jean-de-Luz permet depuis 15 ans de découvrir et apprécier les nouveaux talents du cinéma, des coups de coeur salués par un jury de personnalités et un public toujours plus nombreux.
La sélection comporte des premiers ou seconds longs-métrages français et internationaux. Depuis 2007, elle accueille également une dizaine de courts métrages en compétition.
Des avant-premières de films attendus sont organisées pendant ces 5 jours, en présence des réalisateurs et comédiens.
Les prix remis à l’issue du festival se nomment les Chisteras Le Palmarès 2009 a couronné :
Le cinéma Le Select, récemment inauguré à Saint-Jean-de-Luz, accueillera pour la première fois les projections du festival. La programmation de cette 15ème édition, élaborée par Patrick Fabre, délégué artistique depuis 2009, sera dévoilée prochainement.
Festival International des Jeunes Réalisateurs de Saint Jean de Luz from Tourisme st jean de luz
Le site du Festival : http://www.fijr-sj.com/
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Le Vase Métro Ce 20e volume de la collection « Les Cahiers » présente une des dernières créations du designer Naoto Fukasawa : le Vase Métro. Après avoir choisi une forme de vase dans le répertoire de la Manufacture de Sèvres, Naoto Fukasawa, adepte des objets du quotidien, s’est inspiré des carreaux de faïence présents sur les murs du métro parisien. Le dessin de ce vase prend sens au sein de l’oeuvre de l’artiste nippon et de l’importance qu’il accorde aux objets d’usage courant. Mais, il crée aussi l’insolite en s’intégrant dans la production de Sèvres, attachée à perpétuer les traditions de processus de fabrication datant du XVIIIe siècle. En effet, l’utilisation d’un détail aussi prosaïque qu’un carreau de faïence du métro parisien issu de l’industrie vient se heurter au savoir-faire méticuleux et précis des artisans de la Manufacture de Sèvres. Une douce provocation en guise d’invitation à la réflexion… Naoto Fukasawa Né en 1956 au Japon, Naoto Fukasawa est diplômé de l’université d’art de Tama. Designer industriel chez Seiko Epson jusqu’en 1988, il quitte le Japon pour les États-Unis où il collabore avec la société Ideo et fonde un bureau au Japon. En 2003, il créé « Design Naoto Fukasawa ». Ses oeuvres les plus représentatives comprennent Muji’s lecteur de CD, les téléphones mobiles Infobar, Néon et la marque ± 0 d’électroménager et articles divers. Il a remporté énormément de prix, dont le prix américain Idea Or, l’Allemand iF Gold Award, le D&AD Colombie Gold Award, le Mainichi Design Award. Ces dernières années, il a publié une série de nouvelles oeuvres avec des entreprises italiennes B & B Italia, Driade, Magis, Artemide, Danese et Boffi, ainsi qu’en Allemagne et en Europe du Nord. Il enseigne le design dans deux universités japonaises. |
| Naoto Fukasawa – Le Vase Métro
Edition courante Prix : 17 € TTC |
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du mercredi 25 aout au mardi 31 aout 2010
18H30 – Brel comme moi
Du 18 juillet au 5 septembre
Les dimanches à 18h30
Tarif : 15 euros
Tout pour plaire… Les fils de novembre ne reprennent pas Brel, ils le repensent, le dépensent… sans compter. Pourquoi ? Pour trouver au sein de l’œuvre des réponses à nos questions de simples mortels.
Semaine du mercredi 25 aout au mardi 31 aout 2010
NOUVEAUTE :
PARADIS
18h30 – De profundis – 1h10
Le De Profundis est une longue lettre que Wilde écrivit lors de son incarcération. Il y relate les circonstances qui ont précédé sa chute, ses conditions de détention, et les espoirs qu’il nourrit pour sa libération. C’est le cri d’amour et de tolérance qu’il lance dans le silence pour rester un homme.
—————————– 20H – Une Paire de gifles, Un type dans le genre de Napoléon, Le renard et la grenouille, On passe dans huit jours
Une femme, deux hommes. Un homme, deux femmes… A chaque pièce son trio, qui dans la langue irrésistible de Sacha Guitry, se plaît à se séduire avec fantaisie, s’aimer avec légèreté, se tromper avec esprit et rompre avec élégance.
—————————– 21H30 – les fourmidiables– 1h20
Ils sont deux, tels l’Auguste et le clown blanc de la Tradition, aux prises avec un quotidien qui dérape sur l’asphalte hilarant de leur roadmovie intérieur… et portés par le souffle unique de Roland Dubillard.
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18H30 – La cuisine d’elvis – 1h10
Il y a Dad, le père réduit à l’état de légume qui se rêve en Elvis crépusculaire. Il y a Mam, la quarantaine feu aux fesses qui refuse de vieillir. Et il y a Jill, la fille boulimique qui écrit son journal intime à la Bridget Jones pour nous raconter comment l’arrivée de Stuart, l’idiot sexuel, va tout faire exploser !
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20H – la leÇon – 1h10
Nouvelle production pour le centième anniversaire de Ionesco. « La leçon » est un « drame comique », classique du théâtre de l’absurde.
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21H30 – tartuffe -2h
Un étranger s’est introduit dans une maison bourgeoise, il est à deux doigts d’obtenir du père la donation de tous ses biens et la main de sa fille. Il en profite pour tenter de séduire sa femme… Molière à travers Tartuffe eut l’obsession de la sincérité, pour découvrir sans doute qu’elle n’existe pas, ni au théâtre, ni dans la vie.
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19H – NUNZIO -1h10
Nunzio est une partition pour deux caractères, deux voix qui ne sont pas sans évoquer Pinter ou Beckett. Deux équilibristes maladroits sur le fil de la vie, qui se tiennent la main pour ne pas tomber et surtout ne plus être seuls. Un face à face tendre, comique, touchant et uni jusqu’à la fin.
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21H – 5 CLES – 1H10
Quatre moments initiatiques d’une vie d’homme où tout peut basculer à tout instant, où la vie peut soudain prendre un tout autre virage… Les combats de l’enfance, les désordres amoureux, les troubles d’identité, les écarts, les fuites, et cette rencontre si douce du désir et de la mort.
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Les documents présentés pour cette exposition explorent l’idée du temps nécessaire à l’observation d’un environnement. La photographie offre au regard la vision synthétisée d’un paysage, elle raccourcit le temps, contrairement à la durée nécessaire à l’individu pour percevoir tous les détails en conditions réelles.
Tout ce joue donc sur le détournement et le rapport sensoriel que nous avons avec notre environnement. L’étude photographique essaie d’articuler ces deux temps, cette double vitesse. La prise de vue, très rapide, crée paradoxalement une image propre à la contemplation, à une observation plus lente.
53 rue Notre-Dame des champs, 75006 Paris. Standard : 01 42 22 26 50 Fax : 01 45 44 86 92
Denise Bellon – Regards d’artistes est une exposition de photographies de Denise Bellon (1902-1999), qui fut une pionnière de la photographie française et nous a laissé, de 1935 à 1975, une oeuvre riche de 22.000 clichés. A Paris, sur les quais de la la station de métro Saint-Germaindes- Prés, l’exposition Denise Bellon – Regards d’artistes présente une centaine de portraits d’artistes que la photographe a réalisés dans le Paris intellectuel et artistique d’avant et après-guerre. Les regards de Dali et Prévert croisent ceux de Miro, Giono, Miller, Breton, Beauvoir, Bousquet et beaucoup d’autres, à travers l’oeil et la sensibilité de la photographe. A partir du 1er août 2010 et pendant près de trois mois, Les Arts Associés proposent cette exposition inédite, en association avec le Fonds photographique Denise Bellon, et en partenariat avec les Laboratoires DUPON, ARTE Actions Culturelles, l’Institut d’Etudes Supérieures des Arts (IESA) et la RATP.
Du 1er août à fin octobre 2010, REGARDS D’ARTISTES est une grande exposition de photographies de DENISE BELLON sur les quais du métro Saint-Germain-des-Prés. Une centaine de portraits d’artistes du Paris intellectuel et artistique des années 1930 à 1950. Les regards de Dali et Prévert croisent ceux de Miro, Giono, Miller, Breton, Beauvoir, Picasso et beaucoup d’autres. L’événement est proposé par Les Arts Associés (Olivier Dougou…d), en association avec le Fonds photographique Denise Bellon, et en partenariat avec les laboratoires DUPON, ARTE Actions Culturelles, l’Institut d’Etudes Supérieures des Arts (IESA) et la RATP. Les images sont accompagnées de courts textes en français et en anglais. Le site de la photographe, produit à cette occasion, est le suivant : www.denise-bellon.fr
La station de métro Saint-Germain-des-Prés accueille, pour la première fois dans un espace public, une exposition de photographies de Denise Bellon (1902-1999), qui fut une pionnière de la photographie française. Sa carrière, de 1935 à 1975, nous a laissé une oeuvre riche de 22.000 clichés. Pendant près de trois mois, Les Arts Associés proposent cette exposition inédite, en association avec le Fonds photographique Denise Bellon et en partenariat avec les Laboratoires DUPON, ARTE Actions Culturelles, l’Institut d’Etudes Supérieures des Arts (IESA) et la RATP.
L’exposition Denise Bellon – Regards d’artistes présente une centaine de portraits d’artistes que la photographe a réalisés dans le Paris artistique d’avant et après guerre. Les regards de Dali et Prévert croisent ceux de Miro, Giono, Miller, Breton, Beauvoir, Bousquet et beaucoup d’autres, à travers l’oeil et la sensibilité de la photographe. Denise Bellon découvre la photographie au début des années 1930. Les années de liesse du Front Populaire vont favoriser une liberté de vie et de création, une vraie source d’inspiration pour la Nouvelle photographie française, notamment le Mouvement humaniste dont font partie Doisneau et Cartier-Bresson. En 1934, Maria Eisner fonde l’agence photographique Alliance Photo avec, entre autres, Pierre Boucher, Robert Capa et Denise Bellon. La jeune photographe voyage beaucoup, et publie dans Match, Regards et Vu. Elle réalise de nombreux reportages en France, sillonne le Maroc, l’Albanie, la Finlande, l’Afrique puis la Tunisie et l’Espagne. Dans son parcours de photographe, Denise Bellon est restée indépendante et singulière. Proche du mouvement surréaliste, elle ne s’est liée à aucun groupe et ne s’est préoccupée ni de sa carrière ni de la reconnaissance. Depuis sa disparition en 1999, des écrits, des films et des expositions ont permis, en France et à l’étranger, de découvrir ou revisiter son oeuvre.
Exposer ces oeuvres à Saint-Germain-des-Prés, coeur de la vie intellectuelle et culturelle, est un clin d’oeil à tous les artistes photographiés. Denise Bellon – Regards d’artistes est aussi, pour les partenaires de l’exposition, un hommage rendu à une grande photographe du XXème siècle, Denise Bellon.
Olivier Dougoud – Les Arts Associés
http://www.les-arts-associes.fr/
Une série de rencontres-débats avec des personnalités de la photographie
Pont entre une nouvelle génération de collectionneurs et de nouveaux photographes, l’objectif de PHOTOCOLLECTION est de faciliter l’achat et la vente de photographies. Concentrée au Centre Iris pour la photographie, présentée en deux temps, PHOTOCOLLECTION permet aux amateurs de photographie de rencontrer 16 auteurs et de dialoguer avec eux de leurs démarches personnelles.
Les photographes, présents sur place, sont au contact du public et des collectionneurs, et peuvent ainsi vendre «en direct» les travaux exposés. Pour optimiser la qualité de ces rencontres, PHOTOCOLLECTION assure en amont une sélection exigeante des auteurs, les accompagnant dans leur editing et dans la production de leurs tirages, dans le respect des normes de conservation et de présentation, et en conformité avec la législation du marché de l’art. Durant la manifestation, PHOTOCOLLECTION conseille les collectionneurs, qu’ils soient débutants ou confirmés.
Les photographes exposés PHOTOCOLLECTION #2 «Part. 1» 16 – 28 septembre 2010 vernissage le 15 septembre 2010, à partir de 18h30 Jean-Marc Boucheret – Stéphane Houari – Marthe Lemelle – Olivier Löser Eva Mayer – Gilles Picarel – Romann Ramshorn («hors les murs») – Sylvie Valem
PHOTOCOLLECTION #2 «Part. 2» 1er – 16 octobre 2010 vernissage le 30 septembre 2010, à partir de 18h30 Francesco Acerbis – Marc Chatelard – Irène Jonas – Isabelle Levistre Marc Meininger – Patrice Terraz – René Tanguy – Alexandra Wolf
Né en 1969 à Bergame, en Italie, Francesco Acerbis vit à Paris. Ses études de philosophie l’ont conduit depuis 1993 à allier sa réflexion à un travail photographique sur des faits de société. Son travail sur la situation des réfugiés dans les Balkans (Slovénie, Bosnie, Albanie, Kosovo et Serbie) est exposé plusieurs fois en Italie. Il s’engage pour l’Hôpital Kocevo à Sarajevo en publiant en 1997 La sospensione dell’anima, livre sur la situation d’après-guerre en Bosnie. Francesco Acerbis rejoint l’agence Editing à Paris en 2002. En 2007, il participe au lancement de la maison de photographes Signatures.
Dans la série «Les Villes invisibles», Francesco Acerbis croise littérature et photographie sur les traces du roman éponyme d’Italo Calvino qui nous fait voyager à travers cinquante cinq villes imaginaires aux prénoms féminins, regroupées par thèmes. D’origine italienne, Francesco a reconnu et photographié dans Paris, sa ville d’adoption, onze des villes décrites par l’écrivain.
Jean-Marc Boucheret a commencé son activité photographique en Australie. Après y avoir vécu deux ans, et parcouru 50 000 km pour son travail d’ingénieur commercial dans les mines de charbon, il décide de partager par le biais de la photographie cet imaginaire des antipodes. De retour en France, il réalise ses premières expositions photographiques à la suite de ce séjour et d’autres voyages aux USA, à Cuba ou au Maroc.
Ephémères et inattendues, les images de la série «L’Envers des Choses» pésentent des panneaux publicitaires déroulants lumineux tous «déglingués», apparitions furtives dans notre monde citadin fort ordonné. Les rares passants à ces heures tardives de la nuit sont observés par ces étranges portails qui laissent envisager l’envers du décor architectural des villes, comme dans les films «The Truman Show» ou «Dans la peau de John Malkovich».
Diplômé de l’Ecole nationale supérieurs des Arts et Métiers (Paris), Jean-Marc Boucheret vit et travaille à Lyon.
Dans la série « Summer Memories », Marc Chatelard joue avec le temps et la mémoire. Plages et vacanciers sont révélés par le prisme d’une vision aveuglée par le soleil, par celui du premier regard après un lourd sommeil. Les personnages se transforment en sculptures, en formes colorées, fantômes éclatants de lumière… Après avoir délaissé la photographie pendant plus de vingt ans et après une carrière dans l’audiovisuel, Marc Chatelard retrouve la photographie et toutes les joies qui en émanent. Il vit et travaille à Paris. Série «Summer Memories», 2009 © Marc Chatelard Stéphane Houari
La série « Pour Ne Pas Vivre Seul », n’est qu’une approche lointaine de la solitude. Elle aborde les solutions pour la fuir. Cette série ne s’envisage pas comme un reportage, ni une étude sociologique. Elle aborde le sujet avec légèreté et humour. Les photos sont traitées comme des tableaux. Tel est le souhait de l’auteur : travailler sur des mises en scène, jouer avec ses modèles, sculpter la lumière et enfin les transformer en mannequins ou poupées de cires. Le thème n’est que prétexte et fil conducteur de cette série. Chaque tableau est un jeu, où les références, les influences et les passions de l’auteur sont retranscrites. Graphiste et photographe, Stéphane Houari vit et travaille à Paris.
La série «Perspectives Insolites» est un travail photographique en noir et blanc dont les tirages sont travaillés à la peinture à l’huile. La peinture, parfois déposée de façon diluée, laisse distinguer l’ensemble de la photographie, à l’image des anciennes cartes postales colorisées et des portraits de famille transformés en « peintures photographiques ». Dans un second temps, elle est également appliquée par touches plus épaisses masquant progressivement le cliché pour ne plus laisser apparaître que par endroit des traces de la photographie noir et blanc originale. Les travaux d’Irène Jonas jouent non seulement sur la colorisation mais également sur le montage d’images. Parfois découpées, parfois assemblées, ces images se correspondent sans vraiment se compléter. Panoramiques disloqués, perspectives improbables, elles se transforment en clichés quelque peu perturbants. Sous les traits du pinceau, la photographie initiale se métamorphose en une image onirique. Le rêve n’est pas si loin de la réalité. Sociologue et photographe, Irène Jonas vit et travaille à Paris.
Photographier signifie «écrire avec la lumière».
Cette série « Nocturnes » en est une illustration. L’appareil photographique est sur pied, l’obturateur sur pose longue. Dans l’obscurité, libre de circuler dans l’espace avec des pinceaux lumineux, quelque chose se joue dans un battement, entre l’apparition et la disparition. Une poésie entre réalité et fiction se dessine ainsi au gré des errances de la nuit. Portraitiste, photographe de presse et de publicité, Marthe Lemelle vit et travaille à Paris. Série «Nocturnes», 2007-2008 © Marthe Lemelle
Isabelle Levistre La série «Anamnèse» est le reflet du regard qu’Isabelle Levistre porte sur le monde de l’enfance. Un regard précis et personnel où pourtant chacun peut retrouver ses images reliées à son propre inconscient. Isabelle Levistre retranscrit avec poésie une enfance rêvée, magique et aussi mystérieuse dont les traces sont rares. Un vrai moment d’innocence, situé entre la petite enfance et la pré-adolescence et proche de la magie d’un livre de contes. Isabelle Levistre est mère de jumelles à qui elle a consacré cette série. Elle est née en 1966 au Havre.
Olivier Löser est né en 1983. Il vit et travaille à Paris. Graphiste, il est autodicacte en photographie. Dans la série «Chorégraphie Hors Gel», il capture au coeur de la Mongolie les architectures sommaires et colorées, vestiges d’un nomadisme menacé par la modernité. L’omniprésence de l’homme est évoquée dans ces différentes constructions, photographiées de manière frontale. Les images de la série d’Olivier Löser sont à la fois un témoignage d’un monde en transformation en même temps qu’un constat plastique.
Les images d’Eva Mayer sont pour la plupart en noir et blanc et de très petites tailles. Colorisées, coupées, poncées, pliées, etc., elles simulent les marques d’un passé imaginaire. Dans l’espace, elles se déploient sous forme de collage, d’installation. Le temps n’y est plus linéaire. Sans aucun ordre logique. C’est pour cette auteure une manière d’explorer le temps, la mémoire et la liaison entre les souvenirs, les expériences retenues et les perceptions reconstruites. Il s’agit d’une poésie du quotidien, mince et fragile, marquée par le goût de l’infime et par une véritable nécessité d’explorer les frontières entre le visible et l’invisible, entre le réel et l’imaginaire. Métaphore de l’existence humaine, ces photographies soulignent la fragilité de toutes choses. Née en 1975, Eva Mayer vit et travaille à Paris.
Baoji : «petite» ville chinoise de 3,6 millions d’habitants, ancien complexe militaro industriel, reconverti dans l’industrie et l’aviation. à peine indiquée sur les cartes, aucun chapitre dans les guides touristiques. Pourtant en décembre 2007, Marc Meininger y a posé ses valises. Il voulait découvrir une ville anonyme de la Chine d’aujourd’hui. Il y a croisé des usines, de la pollution, des embouteillages, des Mac-Do, des Starbuck, des dizaines de «malls» commerciaux, et des milliers de chinois. Mais il y a aussi vu de la poésie… Selon Zenghou Cheng, la Chine est depuis toujours une terre poétique. Ce pays en pleine mutation, révolutionnant le communisme, nouveau temple de la consommation, de la pollution, nouvelle terre de prospérité, lieu de milles et un paradoxes, est encore une terre de Poésie. Marc Meininger est né au début des années 60. Après une carrière de cadre, il a décidé de prendre le temps de se consacrer à la photographie, qu’il pratique depuis l’âge de 8 ans, et essaie de «faire voir, pour mieux réfléchir.»
« Costa Obscura » est une série initiée en mai 2010. Dialogue intime, elle aborde les thèmes de l’emprise, du sexe, du cloisonnement, face à une renaissance, une libération. Ces images donnent à ressentir les émotions, non à les voir. Gilles Picarel recherche un contact quasiment physique avec la surface sensible du film, le parti pris de la nudité venant renforcer cette démarche. La part de l’accident dans le dénuement du processus photographique rend possible l’émergence de sensations et de postures troublantes. Révéler une part d’ombre, la face obscure par laquelle le détachement est rendu possible et la beauté du jour réveillée. Gilles Picarel vit et travaille à Paris. Il se consacre à la photographie après avoir exploré la peinture.
Chacun son Eldorado. Le mien se situe en Espagne. Je me métamorphose en «deconquistador», ou conquistador à l’envers. Des visions, puissantes, directes, jaillissent en panoramique de ces vastes terres pleines de silences et de matières. Voilà le décor de ce «Far West» imaginaire : l’Espagne de la poussière, du soleil et du vent. L’Espagne de Sergio Leone, immense, brute, filmique. « Ne pensez pas à ce que vous voyez, voyez ce que vous pensez. » Romann Ramshorn Né en 1977 à Brive-la-Gaillarde, Romann Ramshorn vit à Bordeaux. Auteur photographe voyageur depuis l’an 2000, il se définit dans un courant « post-humaniste » et « subjectif » de la photographie, sur la route comme à travers les rues.
«Il y a quarante ans, nous quittions les brumes gelées de Longwy. C’était une habitude familiale de changer d’horizon, suivre mon père de chantier en chantier, de cité ouvrière en trou perdu. Celui-ci avait l’avantage de l’exotisme : Moanda. Quelque part en Afrique, près de l’équateur. De nouvelles mines de manganèse et d’uranium, un téléphérique à construire. Deux années de brousse, de chaleur et de beauté. J’y reviens aujourd’hui solitaire. Je ne sais ce qui m’attire dans cette obsession de remonter le temps : arpenter l’illusion de ma propre histoire ou affronter la nostalgie d’un rêve essoufflé ?» René Tanguy. Il est question de retourner sur les lieux de l’enfance, ceux de ce village d’Afrique, au Gabon où René Tanguy a vécu il y a plus de quarante ans. C’est là que sont nées ses premières émotions, où se sont initiés ses premiers rêves d’avenir, avant que ceux-ci, au fil du temps, ne soient remplacés par les souvenirs d’adulte. La mémoire se confronte aussi à l’histoire, la sienne et celle collective de ce pays d’accueil. Il y est question de disparition, celle de son enfance, mais aussi de puissance, celle de la vie qui s’écrit dans la permanence du temps. René Tanguy partage la pratique de sa photographie entre commandes institutionnelles, collaborations avec la presse et recherches personnelles tournées vers la mémoire et l’ailleurs, voyage éthique et voyage intérieur, en y associant une réflexion sur sa propre histoire. Son dernier ouvrage, Le Chemin de Cécité, a été publié par les éditions Filigranes.
«Patrice Terraz photographie deux choses invisibles. D’abord la lumière, car celle qu’il traque ne se distingue pas à l’oeil nu. C’est un filet de lumière, comme une respiration que l’on entend à peine. Le temps ensuite, celui avec lequel on doit faire preuve de patience afin que se révèle à nous la face cachée des êtres et des choses. Celui dont la clé est aussi l’attente. C’est pourquoi Patrice Terraz a choisi des nuits sans lune sur la côte d’une île bretonne pour guetter cette lumière et attendre le passage du temps. Il en résulte «Le Phare», une série d’images qui sont un pur moment de magie photographique.» Daphné Angles Patrice Terraz vit et travaille à Marseille. Il collabore avec la presse nationale, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et le monde de la communication. Ses travaux personnels montrent une prédilection pour le milieu maritime et ont fait l’objet de nombreuses expositions en France et à l’étranger. Il a publié différents livres dont en 2009 Les 100 visages du vaste monde, portraits noir et blanc de 100 marins de 57 nationalités travaillant sur des navires de croisière, publié par Transphotographic Press. Patrice est membre de la maison de photographes Signatures depuis sa création.
Le cirque par ses prouesses physiques, son foisonnement créatif, ses jeux riches en rebondissements, dégage une histoire, une poésie qui éveille chez Sylvie Valem des sentiments complexes et puissants. Les numéros s’y succédant avec rythme l’étonnent toujours. Lorsqu’elle voyait un spectacle, Sylvie Valem rêvait souvent d’entrer dans cet univers et de partager des moments avec les différentes troupes, souvent familiales. Elle est allée à la rencontre de la troupe du cirque Muller, avec ses lions, et a pu la suivre au fil d’une tournée durant quatre mois. Elle a également réalisé des photographies du cirque Plume et du cirque tzigane Romanes. Sylvie Valem vit et travaille en région parisienne.
Dans cette série de photographies réalisées à la chambre 4×5 inch, Alexandra Wolf nous questionne sur les critères de beauté. Dans un monde où l’on recherche sans cesse la perfection, le lisse et le superficiel, ces images montrent une autre forme de somptuosité, celle du temps qui passe et qui transforme. Ici, c’est à travers leur dégradation que ces quelques fruits et légumes dévoilent leur grâce, prenant alors une allure sculpturale et poétique, leur identité première se brouille. De ce travail résulte une ode à la décomposition. Née en 1984, Alexandra Wolf vit et travaille à Paris.
Depuis 9 ans, la galerie du Centre Iris propose une programmation liée aux expressions photographiques les plus variées. Chaque exposition s’engage à montrer des travaux d’auteurs aux démarches positives et constructives. Sans doute par une déformation pédagogique liée au centre de formation, le choix est clairement défini de ne présenter que des productions sereines, qu’elles soient intimes, sociales ou collectives.
L’école : un centre supérieur d’arts, techniques & métiers Chaque passionné peut y trouver les formations qu’il désire : des stages professionnalisant à temps plein aux stages de fin de semaine, des ateliers du samedi aux nouveaux stages très courts. Des formations « sur-mesure » peuvent aussi être construites à la demande. Ces formations concernent le numérique, l’argentique ou les procédés alternatifs. Si vous venez visiter la galerie, vous pourrez sûrement rencontrer des stagiaires, écouter furtivement ce qui se passe en cours, voir des projections…
www.centre-iris.fr Centre Iris … pour la photographie la galerie, l’école 238, rue Saint Martin 75003 Paris +33 (0)1 48 87 06 09
Étage +3 / Collection permanente
Du 8 septembre au 31 octobre, la Maison Européenne de la Photographie accueille l’univers onirique et poétique de Fabien Chalon, artiste plasticien, pour sa première grande exposition. Fabien Chalon présente quatre machines-sculptures : T’es fou, 2004; Prends le temps, 2006; Le monde en marche, 2008 et L’enchaînement, 2010. Le monde en marche est une réplique de l’installation monumentale de la Gare du Nord fonctionnant toutes les heures (entre 7h et 23h) depuis juin 2008.
Pour les espaces de la MEP, Fabien Chalon a également conçu spécialement, en collaboration avec un magicien, une nouvelle installation, L’abandon. Une bande-son composée de bruits métalliques, mais aussi de sons plus doux tels que le bruit du vent et de l’eau qui ruisselle, accueille le visiteur en l’immergeant dans une ambiance étrange et féerique. Des centaines de plumes volent en permanence dans la salle et à l’intérieur d’un grand cube en verre quand soudain une femme apparait et prend son envol dans la pièce. Comme dans la plupart des sculptures de Fabien Chalon, l’instant où l’émerveillement entre en scène est parfaitement calculé. Assis dans des transats mis à disposition du public, chacun peut s’abandonner à rêver l’impossible. Les mécanismes des installations de Fabien Chalon sont plus sophistiqués qu’ils n’y paraissent. Certes une simple boule déclenche une succession d’actions comme dans un jeu d’enfants mais l’artiste y ajoute des images qui défilent sur des écrans plasma et une bande-son rythmant les différentes séquences. Ces sculptures se conçoivent ainsi comme une expérience de la durée au pouvoir véritablement hypnotique.
L’univers de Fabien Chalon ne cède pas à la tentation de la prouesse technologique qui se met au service du détournement poétique de l’objet. Pour captiver notre attention, l’artiste déploie des trésors d’ingéniosité. Les tours de magie s’enchaînent comme pour mieux tenter de retenir la fraîcheur de l’instant qui s’éloigne peu à peu et se transforme déjà, sous l’effet du temps, en souvenirs nostalgiques.
Étage +3 / Collection permanente
Du 8 septembre au 31 octobre 2010, la Maison Européenne de la Photographie présente la première grande exposition de Koos Breukel à Paris. De 1982 à 1986, Koos Breukel étudie à l’école des beaux-arts de La Haye, puis il commence à travailler comme photographe pigiste basé à Amsterdam. Il se spécialise dans la photographie de portrait et son travail est publié dans des magazines tels que OOR (presse musicale) ou Quote (presse économique).
En 1992, il est victime d’un grave accident de voiture, un événement décisif dans son approche de la photographie et tout particulièrement du portrait comme révélation de l’intime et de ses blessures.
Il enseigne ensuite à la Rietveld Académie, ce qui lui permet d’aborder son travail sous un nouvel angle : « J’ai abandonné toute forme d’ambition et de prétention. Je suis revenu à l’essentiel, au moment où l’on voit pour la première fois apparaître une photo dans le bac de développement et que l’on ressent la magie de ce qu’est vraiment la photographie ». En 1994, il publie sa première monographie Wretched Skin (La peau à vif), suivi en 1996 de Hyde rassemblant les photographies de son ami Michael Matthews, poète-performer atteint du sida qu’il photographiera jusqu’à sa mort. Breukel accompagne également dans la maladie un autre de ses amis de jeunesse, Eric Hamelink, indissociable de son oeuvre.
« La réalité est toujours plus dure que la photo, plus éphémère aussi. J’essaie de domestiquer cette dureté, l’image devient alors une interprétation. L’esthétique inhérente à tout art permet de représenter des scènes en fait atroces. On pourrait dire que l’art tente de traduire l’insoutenable, l’horreur de l’existence humaine, en une forme ou une autre de beauté ». Les séries suivantes sont consacrées aux survivants de l’accident d’avion de Faro au Portugal, aux paysans touchés par la crise de la fièvre aphteuse ou encore aux aveugles porteurs de prothèse oculaire (“Cosmetic View”), portraits de victimes d’événements particulièrement traumatisants.
Ses dernières images voient se croiser photographes et artistes, Sally Mann, Rineke Dikjstra, Lucian Freud, en pieds, de dos ou juste évoqués par un détail. La tension dramatique est tout aussi forte dans ces portraits de personnalités se dévoilant sans détour.
Commissaires : Elisabeth Nora et Willem Van Zoetendaal
Étage O bas / La Vitrine
Après avoir étudié l’histoire de l’art, la sculpture et l’architecture, Ernestine Ruben se consacre à la photographie, et ce depuis trente ans. Son travail s’articule autour des relations qu’entretient la photographie avec d’autres formes d’expression artistique : la danse, la sculpture ou même l’artisanat du verre et du papier. Aujourd’hui, elle mêle les techniques numériques aux procédés les plus traditionnels (platine, gomme bichromatée, encaustique).
Le corps humain est au coeur de sa pratique artistique, en particulier le nu, «Je recherche constamment le sens de la vie, physiquement et spirituellement. Mon oeuvre est une quête perpétuelle de la forme physique qui corresponde le mieux à mes idées visuelles. L’image photographique peut-elle aller au-delà de ce qu’on voit? Je cherche à rendre visible le caractère voluptueux du corps, de l’esprit, de la nature et de l’espace».
Pour son exposition à la Maison Européenne de la Photographie, Ernestine Ruben s’est associée à Mi Jong Lee, créatrice de mode américaine. Les deux artistes présentent un travail commun inédit où l’usage traditionnel des images est détourné au profit du vêtement. Comme une évidence, les photographies se révèlent sur nouveau support vivant et sensuel, le tissu. Les images en deux dimensions deviennent tridimensionnelles, dans une série de six robes aux lignes souples et fluides intitulées Air, Water (l’eau), Moss (la mousse), Fire (le feu), Upside Down Body (le corps à l’envers) et Black Swirl (le tourbillon noir). S’inspirant de la force des énergies naturelles et humaines, les motifs photographiques sont imprimés numériquement sur des matières uniques, créées spécifiquement pour cette collaboration. Alors que les relations entre mode et photographie sont souvent de l’ordre de la commande et de l’illustration, le dialogue entrepris ici entre Ernestine Ruben et Mi Jong Lee est source de nouvelles expérimentations visuelles et sensorielles. Libérée des contraintes du mur, la photographie emprunte le souffle de la vie en habillant les corps.
Air (l’Air) Cette robe vaporeuse, doublée en organza de soie, explore la notion de transparence, de lumière et d’ombre, grâce à la juxtaposition d’un corset noir opaque et d’une ample jupe blanche. Des fils scintillants, insérés dans le tissu de la jupe, accentuent les reflets de lumière pour créer des effets célestes et aériens.
Water (l’Eau) Noire, bleue et grise, cette robe de sirène, fabriquée en satine de soie, est conçue comme une cascade de tissu sinueux, drapée sur le corps. Une simple rayure de soie guide l’oeil sur le bas de la jupe en queue-de-poisson.
Moss (la Mousse) Faite de trois couches de crêpe de soie, cette robe longue est accompagnée d’un manteau serré contre le corps tel un cocon vert et épais dont la douceur évoque la mousse végétale.
Fire (le Feu) Cette robe satinée représente le feu intérieur. Le manteau ample est doublé d’un tissu imprimé rouge vif et orange. Elle évoque une flamme cachée puis subitement libérée.
Upside Down Body (le Corps à l’Envers) En satine de soie noire, cette robe s’apparente à l’image inversée d’une femme nue. Avec son dessin sensuel, elle met en valeur l’harmonie et la beauté du corps humain.
Black Swirl (le Tourbillon Noir) En soie texturée et en lin, cette création est presque théâtrale et dégage une puissance palpable. La robe agit sur le corps comme un maelström d’énergie sans fin.
Étage -1 bas / Les Ateliers, La Cimaise
Du 8 septembre au 31 octobre 2010, la Maison Européenne de la Photographie présente une rétrospective des autoportraits de Kimiko Yoshida, des premières Mariées (série débutée en 2000) aux derniers travaux, inédits en France, intitulés Peintures.
La série des « Mariées célibataires » trouve son point de départ dans l’enfance de Kimiko Yoshida au Japon. Elle reflète la hantise de la petite fille qui découvre le destin humilié de sa mère, soumise à un mariage arrangé. En une succession de figures sans doute conjuratoires, Kimiko Yoshida incarne une « Mariée intangible » aux identités simultanément fictives, mythologiques et contradictoires. Elle crée des dizaines d’autoportraits quasi monochromes pour mettre en scène le mariage virtuel de la « Mariée célibataire », tour à tour veuve, cosmonaute, chinoise, manga, égyptienne…
La nouvelle série Peintures procède, elle, de la pratique du détournement. Pour Kimiko Yoshida, il s’agit de détourner de leurs usages les objets de la vie quotidienne ou de la mode ; les chefs d’oeuvre de l’histoire de la peinture; ses précédentes Mariées ; et la pratique photographique elle-même. Ancienne créatrice de mode, Kimiko Yoshida s’approprie, dans une riche série de 80 oeuvres, les créations haute couture de Paco Rabanne. Elle transforme robes, jupes, accessoires, pantalons et chaussures, en coiffes Grand Siècle, parures antiques et autres costumes historiques.
A l’issue de ces mises en scène, ce sont les grands maîtres de l’histoire de l’art qui sont convoqués : Picasso, Matisse, Gauguin, Rembrandt, Rubens, Delacroix, Tiepolo, Watteau… Cette évocation des chefs d’oeuvre, loin d’être une citation ou une imitation, est une allusion au trait unaire, c’est-à-dire ce que le souvenir retient arbitrairement d’une peinture (un marqueur discret, parcellaire et métonymique). De l’oeuvre ne demeure donc plus que le petit détail élémentaire prélevé en éludant le reste du tableau et c’est cette réduction qui conditionne l’identification partielle de l’autoportrait à une peinture du passé. Peinture.
L’histoire de l’art n’est pas la seule référence de ces Peintures, l’artiste revisite également ses propres autoportraits antérieurs. Au moyen d’objets quotidiens, elle recrée telle coiffe ou tel masque ancien provenant de collections muséales et derrière lesquels elle avait déjà mis en scène sa propre disparition. Enfin, comme ses précédents autoportraits, les Peintures se présentent comme une tentative (inachevée) de monochrome : Kimiko Yoshida voit dans le monochrome une métaphore de l’infini, où la figure de l’artiste tend à disparaître.
Peintures, ce simple titre détourne la réalité matérielle de la photographie. En tirant, à partir de ses originaux analogiques (prises de vue Hasselblad) ou numériques (prises de vue Olympus, pour la série Paco Rabanne), des impressions digitales sur de grandes toiles (142 x 142 cm), l’artiste réalise des Peintures sans peinture, des photographies sur toile. Depuis qu’elle a quitté son pays natal, Kimiko Yoshida affine une forme de contestation féministe, cultivée et distanciée de l’« état des choses »: contre les clichés contemporains de la séduction, contre la servitude volontaire des femmes, contre les identités communautaristes et contre les déterminismes de l’hérédité.
Commissaire : Jean-Michel Ribettes
Étage +2 / Galerie contemporaine
Cette exposition regroupe, pour la première fois, un ensemble important de photographies de Karl Lagerfeld. Grand passionné de l’image, Karl Lagerfeld pratique la photographie depuis 1987, accumulant les séances photo pour la publicité et les plus grands magazines à travers le monde, il collecte également des clichés plus personnels lors de ses voyages et balades parisiennes. L’exposition s’organise en deux parties, la première consacrée à des thématiques fortes dans le parcours du photographe, telles que le portrait, la mode, le paysage ou l’architecture, la deuxième donne à voir son travail plus expérimental autour du tirage.
Du 15 septembre au 31 octobre 2010
Extrêmes, un choix dans les collections de la MEP (dans le cadre du Mois de la Photo)
Entrée visiteurs 5/7 rue de Fourcy – 75004 Paris
Téléphone: (33) 1 44 78 75 00 Fax: (33) 1 44 78 75 15
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