DIRE NON ! aux horreurs qui sont le quotidien de la politique menée contre les étrangers par Besson et Sarkozy.
Le dire autrement, et amplifier le nombre et la voix de ceux qui ont déjà dit Assez !
C’est l’initiative d’un collectif d’artistes qui lancent :
Avec les artistes, syndicats et organisations s’engagent : RESF, LDH, Cimade, AutreMonde, CFDT, FSU, CGT, Solidaires, UNSA.
« Nous, artistes, musiciens, comédiens, réalisateurs, écrivains, plasticiens, professionnels de la musique, du spectacle, du cinéma, de l’information, de la culture, avec la majorité des citoyens français, nous déclarons solidaires des milliers de sans-papiers qui grandissent, étudient, et vivent à nos côtés dans notre pays (…) » Texte complet / Signer l’appel / Signataires
3 scènes, 4 heures de fête, 20 artistes en live, des vidéos, des témoignages, pour défendre les travailleurs et familles sans papiers qui vivent, travaillent et grandissent dans notre pays.
Pour assurer la réussite du concert et en faire un évènement politique fort de la rentrée, c’est à nous de :
Signez et faites signer l’Appel du 18 septembre
Réservez vos places dès maintenant (actuellement à 25 € au lieu de 29 € !)
Il était — et il est — une fois une association spécialiste du droit des étrangers, le GISTI. Pour mettre son savoir à la disposition de ceux qui en ont besoin, il tient des permanences juridiques gratuites, édite des publications et organise des formations. A chaque compétence du GISTI correspond un contact particulier. En dépit de son activité multiforme, le GISTI est une petite structure fragile, très sollicitée par un public souvent sans grands moyens financiers. De ce fait, il a besoin de l’aide de ceux qui l’estiment utile. Naturellement, le GISTI travaille en relation et en collaboration avec d’autres organisations amies.
Ne vous fiez pas à l’âpreté du titre. D’abord parce que sa poésie est inspirée de Serge Gainsbourg. Ensuite parce le Prix Jean Vigo récompense depuis 60 ans des réalisateurs dont la mise en scène est avant tout humaine. Primé cette année, Un poison violent mérite réellement d’être découvert, plutôt que de s’empiffrer de blockbusters américains qui prétendent nous faire rêver en nous gavant de scénarios indigestes…
Le film raconte un été qui bouleverse la paisible vie de Anna, jeune adolescente de 14 ans. Comme Camille ou Madeleine, les petites filles modèles de La Comtesse de Ségur, Anna est d’une douceur remarquable. Aux côtés du prêtre du village, elle prépare sa confirmation. Mais à l’aube de son engagement religieux, elle va s’interroger, fronder, aimer, le tout en une heure et demie.
Si la forme est un peu scolaire, le propos de ce premier long-métrage de Katell Quillévéré est délicieux. Il nous plonge délicatement dans la passion humaine que découvre l’œil encore innocent de l’adolescente. La lumineuse Clara Augarde, quasiment de toutes les scènes, endosse le rôle à la perfection. Autour d’elle, rodent mort et déchirement. Ils sont brillamment personnifiés par Lio, très convaincante en femme bafouée. On se régale de Michel Galabru en vieillard irrascible qui déborde de tendresse. Enfin, le père de famille qui a abandonné le domicile conjugal n’est pas le portrait d’un homme mauvais ou déviant, mais de celui qui souffre. Avec sa galerie complète de personnages (notez la malicieuse performance de Youen Leboulanger Gourvil qui interprète le jouvenceau Pierre !), le film met en lumière le désir naissant de l’autre. Il évoque ainsi très gracieusement la conscience du corps et les premiers tourments de l’âme de la jeune fille (en fleur).
Peu exprimés au cinéma, les croyances spirituelles et leur héritage souvent pesants sont pourtant un bel écrin de réflexion. Les questionnements de Anna révèlent la construction de chacun et le film est un petit bijou.
Alexandra Leduc pour ArtéMédia
Résumé du Film : Cet été-là, tout change pour Anna. A son retour de l’internat, elle découvre que son père a quitté la maison. Sa mère, effondrée par cet abandon, trouve refuge auprès du jeune prêtre du village. Anna se raccroche à son grand-père, tendre et fantaisiste. Elle prépare aussi sa confirmation, dernière étape dans sa vie de croyante. Mais la naissance de son désir pour Pierre, un garçon libre et solaire, la fait vaciller. Une part secrète d’elle même
Bruno Cremer est décédé samedi à l’âge de 80 ans, il restera un inoubliable Maigret. L’acteur est né le 6 octobre 1929 à Saint-Mandé, près de Paris, d’une mère d’origine belge…
Au sortir de ses études secondaires, Bruno Crémer prend des cours de théâtre au Conservatoire et se consacre pendant dix ans à la scène. Il joue Sakespeare, Oscar Wilde, Jean Anouilh et ne se fait connaître au cinéma qu’en 1964, dans la ’317e Section’ de Pierre Schoendoerffer. Il devient dès lors un acteur populaire et se lance dans une carrière qui comprend près de soixante-dix films. Il tourne beaucoup avec Yves Boisset et Jean-Claude Brisseau et joue, pour n’en citer que quelques uns, dans ‘Le Bon et le méchant’ de Claude Lelouch, ‘L’ Etranger’ de Luchino Visconti ou ‘Le Convoi de la peur’ de William Friedkin. Mais il se fait surtout connaître du grand public grâce au commissaire Maigret, qu’il interprète à partir de 1991. Mettant de côté les tournages pour le cinéma, Bruno Crémer se consacre à son rôle télévisé. Il ne renoue avec le long métrage qu’en 2000, avec le film ‘Sous le sable’ de François Ozon et ‘Mon père, il m’a sauvé la vie’ de José Giovanni. En 2002, il retrouve celui qui l’a lancé, Pierre Schoendoerffer, dans ‘Là-haut, un roi au-dessus des nuages’. Il publie en 2003 son autobiographie, intitulée ‘Un certain jeune homme’, qui retrace sa jeunesse, ses débuts de comédien et sa vie jusqu’au décès de son père et permet à l’acteur de se livrer avec sincérité dans un portrait sans complaisance. Bruno Crémer fait partie de ces acteurs qui, en interprétant un rôle mythique, ont une place privilégiée dans le coeur des Français.
Avec de près de soixante-dix films, Bruno Cremer a beaucoup tourné avec Yves Boisset et en particulier Jean-Claude Brisseau – respectivement cinq et trois films – mais également avec Costa-Gavras (Un homme de trop, 1966 ; Section spéciale, 1974), Claude Lelouch (Le Bon et les méchants, 1975), Michel Deville (Bye bye, Barbara, 1968), Patrice Chéreau (La Chair de l’orchidée, 1974), Claude Sautet (Une histoire simple, 1978), Luchino Visconti (L’Etranger, 1967), ou encore William Friedkin (Le Convoi de la peur, 1977). Durant les années 1990, il travaille essentiellement à la télévision, ne revenant qu’épisodiquement au cinéma – dans Un vampire au paradis (1991) Taxi de nuit (1992). Sous le sable, qu’il tourne en 2000, est son premier long métrage depuis huit ans. Il est suivi, l’année suivante, par Mon père, il m’a sauvé la vie de José Giovanni. En 2002, Bruno Cremer retrouve pour la troisième fois Pierre Schoendoerffer dans Là-haut, un roi au-dessus des nuages, en donnant la réplique à son « vieux » complice Jacques Perrin.
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