Dawn et Peter vécurent heureux et eurent de beaux enfants.
Commençons par la fin pour évoquer ce très joli film. La fin, ou la décès brutal d’un père qui s’effondre au volant de sa voiture contre un arbre. Simone vit cette perte avec la maturité toute fragile d’une enfant de 8 ans. Courageuse, elle s’imagine alors que son père est rentré au sens propre dans cet arbre et que son âme habite désormais le majestueux figuier. La mère et ses autres enfants vont faire de même inconsciemment pour se consoler. L’arbre devient le gardien de la famille : puissant, masculin, indétrônable, peut-être trop…
On raconte que la réalisatrice a cherché longtemps cet arbre et a refusé qu’il soit construit comme un décor classique. Bien lui en a pris, ce figuier naturel est l’essence de l’authenticité du film qui est d’une douceur charmante. Sans mélodrame, le film dévoile un casting parfait et insuffle une grâce indicible : un regard de Simone, Morgana Davies dans la vraie vie, et on revoit la Ponette de Monsieur Doillon qui découvrait la mort. Avec elle, Charlotte Gainsbourg, belle comme une fleur, fragile et naturelle comme on l’aime, interprète une mère qui cherche comment rester femme. Les autres enfants méritent un film à eux seuls tant leurs personnages sont tranchés et différents, toujours brillamment interprétés. Ensuite un décor, l’Australie, choisit pour la production, l’australienne détenant les droits du livre dont l’histoire est tirée. L’arbre évolue alors sur des extérieurs baignés de soleil couchant. Le vent caresse les branches, c’est sublime.
Julie Bertuccelli réussi à faire passer à travers un simple récit toute la complexité des sentiments d’une famille qui implose. Pour ceux qui restent, vivre devient une épreuve. Le film démontre que c’est pourtant possible. Avec une tendresse infinie pour ses personnages, la réalisatrice nous révèle que c’est juste éminemment compliqué et douloureux. Après le délicat Depuis qu’Otar est parti, réalisé en 2003, L’arbre confirme Julie Bertuccelli comme l’une de nos auteurs les plus sensibles du cinéma français.
Alexandra Leduc pour ArtéMédia
Résumé du Film : En Australie, Dawn et Peter vivent heureux avec leurs quatre enfants à l’ombre de leur gigantesque figuier. Lorsque Peter meurt brutalement, chacun, pour continuer à vivre, réagit à sa manière. Simone, la petite fille de 8 ans, croit que son père vit à présent dans l’arbre. Un jour, elle initie Dawn à son secret… Peu à peu Dawn retrouve des forces, un travail. Peut-être un nouvel amour ? La vie reprend mais l’arbre devient envahissant : ses branches, ses racines, et même son peuple de grenouilles et de chauves-souris se lancent à l’assaut de la maison et menacent ses fondations ! Dawn n’a plus le choix : elle doit le faire abattre…
Après la mise en scène des quatre éléments lors de sa seizième édition qui s’est achevée en mai 2010, la Biennale Internationale de l’Image de Nancy sera consacrée en avril 2012 aux métiers.
LES METIERS :
La célébration du travail; les organisateurs veulent ainsi rendre hommage à l’homme ; à sa capacité de création, à son génie de transformation, à son souci du beau et de l’utile, à ses récréations vers le superbe et le superflu, à sa ténacité dans la production, la diffusion, la multiplication, à ses recherches pour l’unique et l’irremplaçable.Il y a des milliers de métiers à illustrer, à faire découvrir ; aucun n’est sot c’est sûr – même le plus ancien du monde – mais tous demandent du savoir-faire, relèvent d’habitudes, de rites, de conventions. Les objectifs vont entrer dans les sites industriels ou bien flâner dans les rues pour trouver (comme dans « Louise » opéra de Gustave Charpentier) les petits métiers de Paris ou d’ailleurs. Tous les coups de zoom sont permis ; il faudra peut-être pousser des portes secrètes pour trouver des artisans ignorés, des portails géants pour dévoiler des constructions gigantesques, franchir les battants odorants des laboratoires de toques blanches et voir suer les gâte-sauces. Honneur aux ramoneurs, aux aiguilleurs du ciel, aux ferronniers et aux graveurs, aux métiers d’hier, d’aujourd’hui et de demain, aux photographes inventeurs d’images.
Le site de la Biennale de Nancy
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Manifestation créée en 1979 par une poignée de passionnés de photographie, Jean-Pierre Puton, Michel Garnier, et Gilles-Tristan Leribault. Arrière-petit-fils d’un photographe, petit-fils d’un grand portraitiste et photographe, fils d’un photographe et lui-même professionnel de l’image, Jean-Pierre Puton est depuis toujours – exception faite de quatre années – le Président de la Biennale.
Initialement dénommée APGL-COFIN, cette association régie par la loi de 1901 a pour but d’organiser toutes manifestations à vocation culturelle ayant trait à l’image. Ainsi est née la BIENNALE INTERNATIONALE DE L’IMAGE, festival qui a acquis ses lettres de noblesse en 1983.
La Biennale Internationale de l’Image est actuellement la seule manifestation du quart nord-est de la France dans le domaine de la photographie à présenter jeunes créateurs et artistes internationalement reconnus dans une même exposition, au service de l’art contemporain. La Biennale Internationale de l’Image sert de soutien autant à la production qu’à la création, ce qui en fait un réel espace d’innovation dans le Grand Est. En 2006, la Biennale a comptabilisé 8000 entrées, et enregistré une hausse de 13% d’affluence lors de l’édition de 2008, et de 22% pour l’édition 2010, pour atteindre les 10 000 entrées.
La Biennale Internationale de l’Image n’est pas seulement à la recherche de nouveaux talents : elle à toujours été aussi à la recherche de lieux insolites pour présenter le plus large panel d’oeuvres. L’Hôtel d’Angleterre – Ambassy, le Palais des Congrès, les Galeries Poirel, l’ancien dépôt des bus du réseau de Nancy, les anciens ateliers de l’imprimerie Berger-Levrault, l’ancienne usine Alstom : autant de lieux chers au coeur des Nancéiens que la Biennale Internationale de l’Image a su faire revivre, pour la mémoire collective et la culture de tous.
Biennale Internationale de l’Image 20, rue Raymond Poincaré 54000 Nancy (France) tél :+33 (0)3 83 98 80 08
E-mail : biennale@free.fr
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