Denise Bellon – Regards d’artistes est une exposition de photographies de Denise Bellon (1902-1999), qui fut une pionnière de la photographie française et nous a laissé, de 1935 à 1975, une oeuvre riche de 22.000 clichés. A Paris, sur les quais de la la station de métro Saint-Germaindes- Prés, l’exposition Denise Bellon – Regards d’artistes présente une centaine de portraits d’artistes que la photographe a réalisés dans le Paris intellectuel et artistique d’avant et après-guerre. Les regards de Dali et Prévert croisent ceux de Miro, Giono, Miller, Breton, Beauvoir, Bousquet et beaucoup d’autres, à travers l’oeil et la sensibilité de la photographe. A partir du 1er août 2010 et pendant près de trois mois, Les Arts Associés proposent cette exposition inédite, en association avec le Fonds photographique Denise Bellon, et en partenariat avec les Laboratoires DUPON, ARTE Actions Culturelles, l’Institut d’Etudes Supérieures des Arts (IESA) et la RATP.
Du 1er août à fin octobre 2010, REGARDS D’ARTISTES est une grande exposition de photographies de DENISE BELLON sur les quais du métro Saint-Germain-des-Prés. Une centaine de portraits d’artistes du Paris intellectuel et artistique des années 1930 à 1950. Les regards de Dali et Prévert croisent ceux de Miro, Giono, Miller, Breton, Beauvoir, Picasso et beaucoup d’autres. L’événement est proposé par Les Arts Associés (Olivier Dougou…d), en association avec le Fonds photographique Denise Bellon, et en partenariat avec les laboratoires DUPON, ARTE Actions Culturelles, l’Institut d’Etudes Supérieures des Arts (IESA) et la RATP. Les images sont accompagnées de courts textes en français et en anglais. Le site de la photographe, produit à cette occasion, est le suivant : www.denise-bellon.fr
La station de métro Saint-Germain-des-Prés accueille, pour la première fois dans un espace public, une exposition de photographies de Denise Bellon (1902-1999), qui fut une pionnière de la photographie française. Sa carrière, de 1935 à 1975, nous a laissé une oeuvre riche de 22.000 clichés. Pendant près de trois mois, Les Arts Associés proposent cette exposition inédite, en association avec le Fonds photographique Denise Bellon et en partenariat avec les Laboratoires DUPON, ARTE Actions Culturelles, l’Institut d’Etudes Supérieures des Arts (IESA) et la RATP.
L’exposition Denise Bellon – Regards d’artistes présente une centaine de portraits d’artistes que la photographe a réalisés dans le Paris artistique d’avant et après guerre. Les regards de Dali et Prévert croisent ceux de Miro, Giono, Miller, Breton, Beauvoir, Bousquet et beaucoup d’autres, à travers l’oeil et la sensibilité de la photographe. Denise Bellon découvre la photographie au début des années 1930. Les années de liesse du Front Populaire vont favoriser une liberté de vie et de création, une vraie source d’inspiration pour la Nouvelle photographie française, notamment le Mouvement humaniste dont font partie Doisneau et Cartier-Bresson. En 1934, Maria Eisner fonde l’agence photographique Alliance Photo avec, entre autres, Pierre Boucher, Robert Capa et Denise Bellon. La jeune photographe voyage beaucoup, et publie dans Match, Regards et Vu. Elle réalise de nombreux reportages en France, sillonne le Maroc, l’Albanie, la Finlande, l’Afrique puis la Tunisie et l’Espagne. Dans son parcours de photographe, Denise Bellon est restée indépendante et singulière. Proche du mouvement surréaliste, elle ne s’est liée à aucun groupe et ne s’est préoccupée ni de sa carrière ni de la reconnaissance. Depuis sa disparition en 1999, des écrits, des films et des expositions ont permis, en France et à l’étranger, de découvrir ou revisiter son oeuvre.
Exposer ces oeuvres à Saint-Germain-des-Prés, coeur de la vie intellectuelle et culturelle, est un clin d’oeil à tous les artistes photographiés. Denise Bellon – Regards d’artistes est aussi, pour les partenaires de l’exposition, un hommage rendu à une grande photographe du XXème siècle, Denise Bellon.
Olivier Dougoud – Les Arts Associés
http://www.les-arts-associes.fr/
Une série de rencontres-débats avec des personnalités de la photographie
Pont entre une nouvelle génération de collectionneurs et de nouveaux photographes, l’objectif de PHOTOCOLLECTION est de faciliter l’achat et la vente de photographies. Concentrée au Centre Iris pour la photographie, présentée en deux temps, PHOTOCOLLECTION permet aux amateurs de photographie de rencontrer 16 auteurs et de dialoguer avec eux de leurs démarches personnelles.
Les photographes, présents sur place, sont au contact du public et des collectionneurs, et peuvent ainsi vendre «en direct» les travaux exposés. Pour optimiser la qualité de ces rencontres, PHOTOCOLLECTION assure en amont une sélection exigeante des auteurs, les accompagnant dans leur editing et dans la production de leurs tirages, dans le respect des normes de conservation et de présentation, et en conformité avec la législation du marché de l’art. Durant la manifestation, PHOTOCOLLECTION conseille les collectionneurs, qu’ils soient débutants ou confirmés.
Les photographes exposés PHOTOCOLLECTION #2 «Part. 1» 16 – 28 septembre 2010 vernissage le 15 septembre 2010, à partir de 18h30 Jean-Marc Boucheret – Stéphane Houari – Marthe Lemelle – Olivier Löser Eva Mayer – Gilles Picarel – Romann Ramshorn («hors les murs») – Sylvie Valem
PHOTOCOLLECTION #2 «Part. 2» 1er – 16 octobre 2010 vernissage le 30 septembre 2010, à partir de 18h30 Francesco Acerbis – Marc Chatelard – Irène Jonas – Isabelle Levistre Marc Meininger – Patrice Terraz – René Tanguy – Alexandra Wolf
Né en 1969 à Bergame, en Italie, Francesco Acerbis vit à Paris. Ses études de philosophie l’ont conduit depuis 1993 à allier sa réflexion à un travail photographique sur des faits de société. Son travail sur la situation des réfugiés dans les Balkans (Slovénie, Bosnie, Albanie, Kosovo et Serbie) est exposé plusieurs fois en Italie. Il s’engage pour l’Hôpital Kocevo à Sarajevo en publiant en 1997 La sospensione dell’anima, livre sur la situation d’après-guerre en Bosnie. Francesco Acerbis rejoint l’agence Editing à Paris en 2002. En 2007, il participe au lancement de la maison de photographes Signatures.
Dans la série «Les Villes invisibles», Francesco Acerbis croise littérature et photographie sur les traces du roman éponyme d’Italo Calvino qui nous fait voyager à travers cinquante cinq villes imaginaires aux prénoms féminins, regroupées par thèmes. D’origine italienne, Francesco a reconnu et photographié dans Paris, sa ville d’adoption, onze des villes décrites par l’écrivain.
Jean-Marc Boucheret a commencé son activité photographique en Australie. Après y avoir vécu deux ans, et parcouru 50 000 km pour son travail d’ingénieur commercial dans les mines de charbon, il décide de partager par le biais de la photographie cet imaginaire des antipodes. De retour en France, il réalise ses premières expositions photographiques à la suite de ce séjour et d’autres voyages aux USA, à Cuba ou au Maroc.
Ephémères et inattendues, les images de la série «L’Envers des Choses» pésentent des panneaux publicitaires déroulants lumineux tous «déglingués», apparitions furtives dans notre monde citadin fort ordonné. Les rares passants à ces heures tardives de la nuit sont observés par ces étranges portails qui laissent envisager l’envers du décor architectural des villes, comme dans les films «The Truman Show» ou «Dans la peau de John Malkovich».
Diplômé de l’Ecole nationale supérieurs des Arts et Métiers (Paris), Jean-Marc Boucheret vit et travaille à Lyon.
Dans la série « Summer Memories », Marc Chatelard joue avec le temps et la mémoire. Plages et vacanciers sont révélés par le prisme d’une vision aveuglée par le soleil, par celui du premier regard après un lourd sommeil. Les personnages se transforment en sculptures, en formes colorées, fantômes éclatants de lumière… Après avoir délaissé la photographie pendant plus de vingt ans et après une carrière dans l’audiovisuel, Marc Chatelard retrouve la photographie et toutes les joies qui en émanent. Il vit et travaille à Paris. Série «Summer Memories», 2009 © Marc Chatelard Stéphane Houari
La série « Pour Ne Pas Vivre Seul », n’est qu’une approche lointaine de la solitude. Elle aborde les solutions pour la fuir. Cette série ne s’envisage pas comme un reportage, ni une étude sociologique. Elle aborde le sujet avec légèreté et humour. Les photos sont traitées comme des tableaux. Tel est le souhait de l’auteur : travailler sur des mises en scène, jouer avec ses modèles, sculpter la lumière et enfin les transformer en mannequins ou poupées de cires. Le thème n’est que prétexte et fil conducteur de cette série. Chaque tableau est un jeu, où les références, les influences et les passions de l’auteur sont retranscrites. Graphiste et photographe, Stéphane Houari vit et travaille à Paris.
La série «Perspectives Insolites» est un travail photographique en noir et blanc dont les tirages sont travaillés à la peinture à l’huile. La peinture, parfois déposée de façon diluée, laisse distinguer l’ensemble de la photographie, à l’image des anciennes cartes postales colorisées et des portraits de famille transformés en « peintures photographiques ». Dans un second temps, elle est également appliquée par touches plus épaisses masquant progressivement le cliché pour ne plus laisser apparaître que par endroit des traces de la photographie noir et blanc originale. Les travaux d’Irène Jonas jouent non seulement sur la colorisation mais également sur le montage d’images. Parfois découpées, parfois assemblées, ces images se correspondent sans vraiment se compléter. Panoramiques disloqués, perspectives improbables, elles se transforment en clichés quelque peu perturbants. Sous les traits du pinceau, la photographie initiale se métamorphose en une image onirique. Le rêve n’est pas si loin de la réalité. Sociologue et photographe, Irène Jonas vit et travaille à Paris.
Photographier signifie «écrire avec la lumière».
Cette série « Nocturnes » en est une illustration. L’appareil photographique est sur pied, l’obturateur sur pose longue. Dans l’obscurité, libre de circuler dans l’espace avec des pinceaux lumineux, quelque chose se joue dans un battement, entre l’apparition et la disparition. Une poésie entre réalité et fiction se dessine ainsi au gré des errances de la nuit. Portraitiste, photographe de presse et de publicité, Marthe Lemelle vit et travaille à Paris. Série «Nocturnes», 2007-2008 © Marthe Lemelle
Isabelle Levistre La série «Anamnèse» est le reflet du regard qu’Isabelle Levistre porte sur le monde de l’enfance. Un regard précis et personnel où pourtant chacun peut retrouver ses images reliées à son propre inconscient. Isabelle Levistre retranscrit avec poésie une enfance rêvée, magique et aussi mystérieuse dont les traces sont rares. Un vrai moment d’innocence, situé entre la petite enfance et la pré-adolescence et proche de la magie d’un livre de contes. Isabelle Levistre est mère de jumelles à qui elle a consacré cette série. Elle est née en 1966 au Havre.
Olivier Löser est né en 1983. Il vit et travaille à Paris. Graphiste, il est autodicacte en photographie. Dans la série «Chorégraphie Hors Gel», il capture au coeur de la Mongolie les architectures sommaires et colorées, vestiges d’un nomadisme menacé par la modernité. L’omniprésence de l’homme est évoquée dans ces différentes constructions, photographiées de manière frontale. Les images de la série d’Olivier Löser sont à la fois un témoignage d’un monde en transformation en même temps qu’un constat plastique.
Les images d’Eva Mayer sont pour la plupart en noir et blanc et de très petites tailles. Colorisées, coupées, poncées, pliées, etc., elles simulent les marques d’un passé imaginaire. Dans l’espace, elles se déploient sous forme de collage, d’installation. Le temps n’y est plus linéaire. Sans aucun ordre logique. C’est pour cette auteure une manière d’explorer le temps, la mémoire et la liaison entre les souvenirs, les expériences retenues et les perceptions reconstruites. Il s’agit d’une poésie du quotidien, mince et fragile, marquée par le goût de l’infime et par une véritable nécessité d’explorer les frontières entre le visible et l’invisible, entre le réel et l’imaginaire. Métaphore de l’existence humaine, ces photographies soulignent la fragilité de toutes choses. Née en 1975, Eva Mayer vit et travaille à Paris.
Baoji : «petite» ville chinoise de 3,6 millions d’habitants, ancien complexe militaro industriel, reconverti dans l’industrie et l’aviation. à peine indiquée sur les cartes, aucun chapitre dans les guides touristiques. Pourtant en décembre 2007, Marc Meininger y a posé ses valises. Il voulait découvrir une ville anonyme de la Chine d’aujourd’hui. Il y a croisé des usines, de la pollution, des embouteillages, des Mac-Do, des Starbuck, des dizaines de «malls» commerciaux, et des milliers de chinois. Mais il y a aussi vu de la poésie… Selon Zenghou Cheng, la Chine est depuis toujours une terre poétique. Ce pays en pleine mutation, révolutionnant le communisme, nouveau temple de la consommation, de la pollution, nouvelle terre de prospérité, lieu de milles et un paradoxes, est encore une terre de Poésie. Marc Meininger est né au début des années 60. Après une carrière de cadre, il a décidé de prendre le temps de se consacrer à la photographie, qu’il pratique depuis l’âge de 8 ans, et essaie de «faire voir, pour mieux réfléchir.»
« Costa Obscura » est une série initiée en mai 2010. Dialogue intime, elle aborde les thèmes de l’emprise, du sexe, du cloisonnement, face à une renaissance, une libération. Ces images donnent à ressentir les émotions, non à les voir. Gilles Picarel recherche un contact quasiment physique avec la surface sensible du film, le parti pris de la nudité venant renforcer cette démarche. La part de l’accident dans le dénuement du processus photographique rend possible l’émergence de sensations et de postures troublantes. Révéler une part d’ombre, la face obscure par laquelle le détachement est rendu possible et la beauté du jour réveillée. Gilles Picarel vit et travaille à Paris. Il se consacre à la photographie après avoir exploré la peinture.
Chacun son Eldorado. Le mien se situe en Espagne. Je me métamorphose en «deconquistador», ou conquistador à l’envers. Des visions, puissantes, directes, jaillissent en panoramique de ces vastes terres pleines de silences et de matières. Voilà le décor de ce «Far West» imaginaire : l’Espagne de la poussière, du soleil et du vent. L’Espagne de Sergio Leone, immense, brute, filmique. « Ne pensez pas à ce que vous voyez, voyez ce que vous pensez. » Romann Ramshorn Né en 1977 à Brive-la-Gaillarde, Romann Ramshorn vit à Bordeaux. Auteur photographe voyageur depuis l’an 2000, il se définit dans un courant « post-humaniste » et « subjectif » de la photographie, sur la route comme à travers les rues.
«Il y a quarante ans, nous quittions les brumes gelées de Longwy. C’était une habitude familiale de changer d’horizon, suivre mon père de chantier en chantier, de cité ouvrière en trou perdu. Celui-ci avait l’avantage de l’exotisme : Moanda. Quelque part en Afrique, près de l’équateur. De nouvelles mines de manganèse et d’uranium, un téléphérique à construire. Deux années de brousse, de chaleur et de beauté. J’y reviens aujourd’hui solitaire. Je ne sais ce qui m’attire dans cette obsession de remonter le temps : arpenter l’illusion de ma propre histoire ou affronter la nostalgie d’un rêve essoufflé ?» René Tanguy. Il est question de retourner sur les lieux de l’enfance, ceux de ce village d’Afrique, au Gabon où René Tanguy a vécu il y a plus de quarante ans. C’est là que sont nées ses premières émotions, où se sont initiés ses premiers rêves d’avenir, avant que ceux-ci, au fil du temps, ne soient remplacés par les souvenirs d’adulte. La mémoire se confronte aussi à l’histoire, la sienne et celle collective de ce pays d’accueil. Il y est question de disparition, celle de son enfance, mais aussi de puissance, celle de la vie qui s’écrit dans la permanence du temps. René Tanguy partage la pratique de sa photographie entre commandes institutionnelles, collaborations avec la presse et recherches personnelles tournées vers la mémoire et l’ailleurs, voyage éthique et voyage intérieur, en y associant une réflexion sur sa propre histoire. Son dernier ouvrage, Le Chemin de Cécité, a été publié par les éditions Filigranes.
«Patrice Terraz photographie deux choses invisibles. D’abord la lumière, car celle qu’il traque ne se distingue pas à l’oeil nu. C’est un filet de lumière, comme une respiration que l’on entend à peine. Le temps ensuite, celui avec lequel on doit faire preuve de patience afin que se révèle à nous la face cachée des êtres et des choses. Celui dont la clé est aussi l’attente. C’est pourquoi Patrice Terraz a choisi des nuits sans lune sur la côte d’une île bretonne pour guetter cette lumière et attendre le passage du temps. Il en résulte «Le Phare», une série d’images qui sont un pur moment de magie photographique.» Daphné Angles Patrice Terraz vit et travaille à Marseille. Il collabore avec la presse nationale, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et le monde de la communication. Ses travaux personnels montrent une prédilection pour le milieu maritime et ont fait l’objet de nombreuses expositions en France et à l’étranger. Il a publié différents livres dont en 2009 Les 100 visages du vaste monde, portraits noir et blanc de 100 marins de 57 nationalités travaillant sur des navires de croisière, publié par Transphotographic Press. Patrice est membre de la maison de photographes Signatures depuis sa création.
Le cirque par ses prouesses physiques, son foisonnement créatif, ses jeux riches en rebondissements, dégage une histoire, une poésie qui éveille chez Sylvie Valem des sentiments complexes et puissants. Les numéros s’y succédant avec rythme l’étonnent toujours. Lorsqu’elle voyait un spectacle, Sylvie Valem rêvait souvent d’entrer dans cet univers et de partager des moments avec les différentes troupes, souvent familiales. Elle est allée à la rencontre de la troupe du cirque Muller, avec ses lions, et a pu la suivre au fil d’une tournée durant quatre mois. Elle a également réalisé des photographies du cirque Plume et du cirque tzigane Romanes. Sylvie Valem vit et travaille en région parisienne.
Dans cette série de photographies réalisées à la chambre 4×5 inch, Alexandra Wolf nous questionne sur les critères de beauté. Dans un monde où l’on recherche sans cesse la perfection, le lisse et le superficiel, ces images montrent une autre forme de somptuosité, celle du temps qui passe et qui transforme. Ici, c’est à travers leur dégradation que ces quelques fruits et légumes dévoilent leur grâce, prenant alors une allure sculpturale et poétique, leur identité première se brouille. De ce travail résulte une ode à la décomposition. Née en 1984, Alexandra Wolf vit et travaille à Paris.
Depuis 9 ans, la galerie du Centre Iris propose une programmation liée aux expressions photographiques les plus variées. Chaque exposition s’engage à montrer des travaux d’auteurs aux démarches positives et constructives. Sans doute par une déformation pédagogique liée au centre de formation, le choix est clairement défini de ne présenter que des productions sereines, qu’elles soient intimes, sociales ou collectives.
L’école : un centre supérieur d’arts, techniques & métiers Chaque passionné peut y trouver les formations qu’il désire : des stages professionnalisant à temps plein aux stages de fin de semaine, des ateliers du samedi aux nouveaux stages très courts. Des formations « sur-mesure » peuvent aussi être construites à la demande. Ces formations concernent le numérique, l’argentique ou les procédés alternatifs. Si vous venez visiter la galerie, vous pourrez sûrement rencontrer des stagiaires, écouter furtivement ce qui se passe en cours, voir des projections…
www.centre-iris.fr Centre Iris … pour la photographie la galerie, l’école 238, rue Saint Martin 75003 Paris +33 (0)1 48 87 06 09
Étage +3 / Collection permanente
Du 8 septembre au 31 octobre, la Maison Européenne de la Photographie accueille l’univers onirique et poétique de Fabien Chalon, artiste plasticien, pour sa première grande exposition. Fabien Chalon présente quatre machines-sculptures : T’es fou, 2004; Prends le temps, 2006; Le monde en marche, 2008 et L’enchaînement, 2010. Le monde en marche est une réplique de l’installation monumentale de la Gare du Nord fonctionnant toutes les heures (entre 7h et 23h) depuis juin 2008.
Pour les espaces de la MEP, Fabien Chalon a également conçu spécialement, en collaboration avec un magicien, une nouvelle installation, L’abandon. Une bande-son composée de bruits métalliques, mais aussi de sons plus doux tels que le bruit du vent et de l’eau qui ruisselle, accueille le visiteur en l’immergeant dans une ambiance étrange et féerique. Des centaines de plumes volent en permanence dans la salle et à l’intérieur d’un grand cube en verre quand soudain une femme apparait et prend son envol dans la pièce. Comme dans la plupart des sculptures de Fabien Chalon, l’instant où l’émerveillement entre en scène est parfaitement calculé. Assis dans des transats mis à disposition du public, chacun peut s’abandonner à rêver l’impossible. Les mécanismes des installations de Fabien Chalon sont plus sophistiqués qu’ils n’y paraissent. Certes une simple boule déclenche une succession d’actions comme dans un jeu d’enfants mais l’artiste y ajoute des images qui défilent sur des écrans plasma et une bande-son rythmant les différentes séquences. Ces sculptures se conçoivent ainsi comme une expérience de la durée au pouvoir véritablement hypnotique.
L’univers de Fabien Chalon ne cède pas à la tentation de la prouesse technologique qui se met au service du détournement poétique de l’objet. Pour captiver notre attention, l’artiste déploie des trésors d’ingéniosité. Les tours de magie s’enchaînent comme pour mieux tenter de retenir la fraîcheur de l’instant qui s’éloigne peu à peu et se transforme déjà, sous l’effet du temps, en souvenirs nostalgiques.
Étage +3 / Collection permanente
Du 8 septembre au 31 octobre 2010, la Maison Européenne de la Photographie présente la première grande exposition de Koos Breukel à Paris. De 1982 à 1986, Koos Breukel étudie à l’école des beaux-arts de La Haye, puis il commence à travailler comme photographe pigiste basé à Amsterdam. Il se spécialise dans la photographie de portrait et son travail est publié dans des magazines tels que OOR (presse musicale) ou Quote (presse économique).
En 1992, il est victime d’un grave accident de voiture, un événement décisif dans son approche de la photographie et tout particulièrement du portrait comme révélation de l’intime et de ses blessures.
Il enseigne ensuite à la Rietveld Académie, ce qui lui permet d’aborder son travail sous un nouvel angle : « J’ai abandonné toute forme d’ambition et de prétention. Je suis revenu à l’essentiel, au moment où l’on voit pour la première fois apparaître une photo dans le bac de développement et que l’on ressent la magie de ce qu’est vraiment la photographie ». En 1994, il publie sa première monographie Wretched Skin (La peau à vif), suivi en 1996 de Hyde rassemblant les photographies de son ami Michael Matthews, poète-performer atteint du sida qu’il photographiera jusqu’à sa mort. Breukel accompagne également dans la maladie un autre de ses amis de jeunesse, Eric Hamelink, indissociable de son oeuvre.
« La réalité est toujours plus dure que la photo, plus éphémère aussi. J’essaie de domestiquer cette dureté, l’image devient alors une interprétation. L’esthétique inhérente à tout art permet de représenter des scènes en fait atroces. On pourrait dire que l’art tente de traduire l’insoutenable, l’horreur de l’existence humaine, en une forme ou une autre de beauté ». Les séries suivantes sont consacrées aux survivants de l’accident d’avion de Faro au Portugal, aux paysans touchés par la crise de la fièvre aphteuse ou encore aux aveugles porteurs de prothèse oculaire (“Cosmetic View”), portraits de victimes d’événements particulièrement traumatisants.
Ses dernières images voient se croiser photographes et artistes, Sally Mann, Rineke Dikjstra, Lucian Freud, en pieds, de dos ou juste évoqués par un détail. La tension dramatique est tout aussi forte dans ces portraits de personnalités se dévoilant sans détour.
Commissaires : Elisabeth Nora et Willem Van Zoetendaal
Étage O bas / La Vitrine
Après avoir étudié l’histoire de l’art, la sculpture et l’architecture, Ernestine Ruben se consacre à la photographie, et ce depuis trente ans. Son travail s’articule autour des relations qu’entretient la photographie avec d’autres formes d’expression artistique : la danse, la sculpture ou même l’artisanat du verre et du papier. Aujourd’hui, elle mêle les techniques numériques aux procédés les plus traditionnels (platine, gomme bichromatée, encaustique).
Le corps humain est au coeur de sa pratique artistique, en particulier le nu, «Je recherche constamment le sens de la vie, physiquement et spirituellement. Mon oeuvre est une quête perpétuelle de la forme physique qui corresponde le mieux à mes idées visuelles. L’image photographique peut-elle aller au-delà de ce qu’on voit? Je cherche à rendre visible le caractère voluptueux du corps, de l’esprit, de la nature et de l’espace».
Pour son exposition à la Maison Européenne de la Photographie, Ernestine Ruben s’est associée à Mi Jong Lee, créatrice de mode américaine. Les deux artistes présentent un travail commun inédit où l’usage traditionnel des images est détourné au profit du vêtement. Comme une évidence, les photographies se révèlent sur nouveau support vivant et sensuel, le tissu. Les images en deux dimensions deviennent tridimensionnelles, dans une série de six robes aux lignes souples et fluides intitulées Air, Water (l’eau), Moss (la mousse), Fire (le feu), Upside Down Body (le corps à l’envers) et Black Swirl (le tourbillon noir). S’inspirant de la force des énergies naturelles et humaines, les motifs photographiques sont imprimés numériquement sur des matières uniques, créées spécifiquement pour cette collaboration. Alors que les relations entre mode et photographie sont souvent de l’ordre de la commande et de l’illustration, le dialogue entrepris ici entre Ernestine Ruben et Mi Jong Lee est source de nouvelles expérimentations visuelles et sensorielles. Libérée des contraintes du mur, la photographie emprunte le souffle de la vie en habillant les corps.
Air (l’Air) Cette robe vaporeuse, doublée en organza de soie, explore la notion de transparence, de lumière et d’ombre, grâce à la juxtaposition d’un corset noir opaque et d’une ample jupe blanche. Des fils scintillants, insérés dans le tissu de la jupe, accentuent les reflets de lumière pour créer des effets célestes et aériens.
Water (l’Eau) Noire, bleue et grise, cette robe de sirène, fabriquée en satine de soie, est conçue comme une cascade de tissu sinueux, drapée sur le corps. Une simple rayure de soie guide l’oeil sur le bas de la jupe en queue-de-poisson.
Moss (la Mousse) Faite de trois couches de crêpe de soie, cette robe longue est accompagnée d’un manteau serré contre le corps tel un cocon vert et épais dont la douceur évoque la mousse végétale.
Fire (le Feu) Cette robe satinée représente le feu intérieur. Le manteau ample est doublé d’un tissu imprimé rouge vif et orange. Elle évoque une flamme cachée puis subitement libérée.
Upside Down Body (le Corps à l’Envers) En satine de soie noire, cette robe s’apparente à l’image inversée d’une femme nue. Avec son dessin sensuel, elle met en valeur l’harmonie et la beauté du corps humain.
Black Swirl (le Tourbillon Noir) En soie texturée et en lin, cette création est presque théâtrale et dégage une puissance palpable. La robe agit sur le corps comme un maelström d’énergie sans fin.
Étage -1 bas / Les Ateliers, La Cimaise
Du 8 septembre au 31 octobre 2010, la Maison Européenne de la Photographie présente une rétrospective des autoportraits de Kimiko Yoshida, des premières Mariées (série débutée en 2000) aux derniers travaux, inédits en France, intitulés Peintures.
La série des « Mariées célibataires » trouve son point de départ dans l’enfance de Kimiko Yoshida au Japon. Elle reflète la hantise de la petite fille qui découvre le destin humilié de sa mère, soumise à un mariage arrangé. En une succession de figures sans doute conjuratoires, Kimiko Yoshida incarne une « Mariée intangible » aux identités simultanément fictives, mythologiques et contradictoires. Elle crée des dizaines d’autoportraits quasi monochromes pour mettre en scène le mariage virtuel de la « Mariée célibataire », tour à tour veuve, cosmonaute, chinoise, manga, égyptienne…
La nouvelle série Peintures procède, elle, de la pratique du détournement. Pour Kimiko Yoshida, il s’agit de détourner de leurs usages les objets de la vie quotidienne ou de la mode ; les chefs d’oeuvre de l’histoire de la peinture; ses précédentes Mariées ; et la pratique photographique elle-même. Ancienne créatrice de mode, Kimiko Yoshida s’approprie, dans une riche série de 80 oeuvres, les créations haute couture de Paco Rabanne. Elle transforme robes, jupes, accessoires, pantalons et chaussures, en coiffes Grand Siècle, parures antiques et autres costumes historiques.
A l’issue de ces mises en scène, ce sont les grands maîtres de l’histoire de l’art qui sont convoqués : Picasso, Matisse, Gauguin, Rembrandt, Rubens, Delacroix, Tiepolo, Watteau… Cette évocation des chefs d’oeuvre, loin d’être une citation ou une imitation, est une allusion au trait unaire, c’est-à-dire ce que le souvenir retient arbitrairement d’une peinture (un marqueur discret, parcellaire et métonymique). De l’oeuvre ne demeure donc plus que le petit détail élémentaire prélevé en éludant le reste du tableau et c’est cette réduction qui conditionne l’identification partielle de l’autoportrait à une peinture du passé. Peinture.
L’histoire de l’art n’est pas la seule référence de ces Peintures, l’artiste revisite également ses propres autoportraits antérieurs. Au moyen d’objets quotidiens, elle recrée telle coiffe ou tel masque ancien provenant de collections muséales et derrière lesquels elle avait déjà mis en scène sa propre disparition. Enfin, comme ses précédents autoportraits, les Peintures se présentent comme une tentative (inachevée) de monochrome : Kimiko Yoshida voit dans le monochrome une métaphore de l’infini, où la figure de l’artiste tend à disparaître.
Peintures, ce simple titre détourne la réalité matérielle de la photographie. En tirant, à partir de ses originaux analogiques (prises de vue Hasselblad) ou numériques (prises de vue Olympus, pour la série Paco Rabanne), des impressions digitales sur de grandes toiles (142 x 142 cm), l’artiste réalise des Peintures sans peinture, des photographies sur toile. Depuis qu’elle a quitté son pays natal, Kimiko Yoshida affine une forme de contestation féministe, cultivée et distanciée de l’« état des choses »: contre les clichés contemporains de la séduction, contre la servitude volontaire des femmes, contre les identités communautaristes et contre les déterminismes de l’hérédité.
Commissaire : Jean-Michel Ribettes
Étage +2 / Galerie contemporaine
Cette exposition regroupe, pour la première fois, un ensemble important de photographies de Karl Lagerfeld. Grand passionné de l’image, Karl Lagerfeld pratique la photographie depuis 1987, accumulant les séances photo pour la publicité et les plus grands magazines à travers le monde, il collecte également des clichés plus personnels lors de ses voyages et balades parisiennes. L’exposition s’organise en deux parties, la première consacrée à des thématiques fortes dans le parcours du photographe, telles que le portrait, la mode, le paysage ou l’architecture, la deuxième donne à voir son travail plus expérimental autour du tirage.
Du 15 septembre au 31 octobre 2010
Extrêmes, un choix dans les collections de la MEP (dans le cadre du Mois de la Photo)
Entrée visiteurs 5/7 rue de Fourcy – 75004 Paris
Téléphone: (33) 1 44 78 75 00 Fax: (33) 1 44 78 75 15
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