Donoma le film à 150 € qui va valoir de l’or tant l’idée de base est originale et courageuse. C’est l’histoire d’un homme, qui veut faire du cinéma et qui s’en donne les moyens sans les avoir eu de prime abord. C’est l’histoire d’un film qui se fait autour d’une envie et d’une passion et de par la rencontre d’autres hommes et de femme qui acceptent de jouer le jeu. C’est l’histoire de Djinn, le réalisateur qui sera aussi à la caméra, à la lumière, au son et au montage. C’est l’histoire d’une belle histoire, déjà récompensé par de nombreux prix et sélectionné par l’Acid dans le cadre du festival de Cannes. Jean Marc Lebeaupin
Donoma entrelace trois histoires d’amour :
Une enseignante s’engage dans une relation ambiguë avec le cancre de sa classe de lycée professionnel. Une jeune femme découvre l’amour en court-circuitant tous ses critères conscients et inconscients de choix, en sortant littéralement avec le premier venu. La dernière histoire met en scène une jeune fille agnostique qui va être amenée à se poser des questions sur la religion chrétienne. Elle va au cours de son questionnement rencontrer un jeune homme un peu marginal et très croyant. Toutes ces histoires se croisent sans s’influencer, et trouvent une symbolique dans le lever de soleil qui donne son nom au film : Donoma (Le jour est là).
Mars 2009
Avril 2009
Mai 2009
Juin 2009
Octobre 2009
DJINN CARRÉNARD: J’ai tourné ce film avec une caméra HD sur la quelle j’ai ajusté des objectifs d’appareil photo. Cette technique me permettait de réduire la profondeur de champ, m’éloignant ainsi de l’image unidimensionnelle qu’inflige la vidéo.
De plus, cette technique ouvrait la voie à un artisanat de l’image qui définit le travail sur la photographie de DONOMA
L’idée principale était de ne pas subir mes déficiences dues au manque de moyen en tentant de les éviter, mais au contraire inviter ses imperfections en leur donnant un sens.
Mon cinéma est très intime, et sa quête perpétuelle du réel pourrait même le placer comme voyeuriste. Dans ma mise en scène, j’ai cherché à matérialiser ce voyeur que devient chaque spectateur par l’utilisation d’une caméra portée unique tout d’abord : La caméra se déplace autour des sujets, est gênée dans sa vision par un obstacle, se déplace pour continuer à voir… La caméra n’est pas cette caméra classique, elle n’est plus cet oeil omniscient toujours placé au bon endroit pour capter l’action, elle devient ce badaud invisible. La perception de la caméra (donc du spectateur) comme intrus voyeur est accentuée par des « regards caméra » demandés par moi aux comédiens à des moments précis de l’intrigue où le personnage ressent ce public qui le surprend dans son intimité la plus profonde.
J’étais seul pour cadrer et faire le point, cela induisait inévitablement des manquements dans la précision de la mise au point. Encore une fois, au lieu de m’échiner à faire le point le plus vite possible, ce qui aurait rendu plus flagrantes mes difficultés, j’ai tenté de placer la mise au point dans le registre de cette caméra comme intrus voyeur, en créant un rythme assimilable aux émotions ressenties par cet intrus, j’ai tenté de dépasser la mise au point fonctionnelle. On retrouve ainsi une vision de caméra qui nous rappelle des vidéos vues sur Internet par des reporters populaires qui filment à la volée une action qui ne se passera qu’une seule fois, et qui est trop puissante pour ne pas intéresser.
Court métrages :
Clips :
Voir le film inscrivez vous sur Donoma via Facebook : http://www.facebook.com/donoma?v=app_7146470109
Après une projection exceptionnelle le 5 novembre au Grand Rex (La plus grande salle de cinéma d’Europe), l’équipe du film prendra la route des régions françaises dans un bus aux couleurs du film (façon groupe de rock) pour une tournée de 30 villes. Dans chaque ville seront organisées des projections suivies de débat, de conférences dans les universités, des événements urbains du type flashmobs, freehugs… et des soirées spéciales.
Date de sortie cinéma : 8 septembre 2010
Résumé du film : Ricky avait un rêve : faire de Staff Benda Bilili le meilleur orchestre du Congo. Roger, enfant des rues, désirait plus que tout rejoindre ces stars du ghetto kinois qui écument la ville sur des fauteuils roulants customisés façon Mad Max. Mais avant tout il faut survivre, déjouer les pièges de la rue de Kinshasa, chanter et danser pour s’évader. Pendant cinq ans, des premières chansons à leur triomphe dans les festivals du monde entier, BENDA BILILI nous raconte ce rêve devenu réalité.
Comment est né votre film ?
Renaud Barret : En 2004, je dirigeais une petite agence de publicité à Paris et Florent était photographe reporter international, il parcourait le monde entier. Mais nous en avions tous les deux marre. Nous sommes partis à Kinshasa et, au fil des rencontres, nous avons réalisé un documentaire pour la télévision, “La danse de Jupiter”, une ballade dans le ghetto avec des musiciens. C’est dans cette énergie-là que nous avons rencontré le Staff Benda Bilili. Nous avons décidé rapidement de faire un album avec ce groupe incroyable, tout en le filmant. En réalité, nous sommes devenus producteurs parce qu’ils nous ont dit que nous l’étions ! Nous sommes restés très longtemps avec eux, avec souvent l’impression que leur histoire se mêlait à la nôtre. Ils nous ont toujours galvanisés, même aux pires moments. À partir de 2007, nous avons décidé de réaliser un film sur le groupe, en pensant arrêter après l’enregistrement de l’album. Mais des tournées commençaient à se profiler en Europe, et nous avons décidé de continuer avec des bouts de ficelle.
Florent de la Tullaye Benda Bilili ! est notre premier long métrage pour le cinéma, mais notre troisième film sur Kinshasa et nous en préparons un quatrième, donc commence à se dessiner un regard sur la ville. Nous vivons avec les personnages que nous filmons, c’est ce qui nous intéresse. Nous avons des caméras légères, qui nous permettent de travailler comme des photos reporters et d’être toujours prêts quand il se passe quelque chose.
RB Nous ne pouvions pas, de toute façon, nous permettre de travailler avec une équipe classique. Nous avons appris peu à peu à parler le lingala, la langue nationale de la République Démocratique du Congo, ce qui permet de créer un autre rapport avec les gens. Nous sommes devenus de fins connaisseurs de Kinshasa et il nous semble que les Kinois souffrent d’une image tronquée de ce qu’ils sont, à cause des sempiternels clichés véhiculés par les télévisions étrangères. Cela crée une certaine colère chez la population, qu’on peut subir en tant que Blancs si on se contente de rester en surface. Nous avons préféré rechercher les jolies choses. Notre chance est de travailler avec des musiciens, c’est grâce à eux que les habitants du ghetto nous ont facilement ouvert leurs portes. Kinshasa est une ville brisée mais pourtant très photogénique. Les Kinois sont des Don Quichotte qui se créent en permanence des rêves. Le Staff Benda Bilili s’est créé un rêve, et il est en train de devenir une réalité.
Comment les avez-vous rencontrés ?
RB Par hasard, au fil de nos pérégrinations. On nous parlait d’eux depuis un moment, comme d’un gang assez difficile à localiser. Une nuit, ils jouaient devant la terrasse d’un restaurant fréquenté par des Blancs et des huiles locales. Leur musique nous a immédiatement attirés, avec ses accents blues à la Elmore James. Le Staff nous connaissait de réputation car nous passions beaucoup de temps en immersion, comme des dingues, à filmer les autres groupes kinois.
FT Dès le lendemain de la rencontre, nous avons commencé à les filmer. Renaud était derrière la mobylette de Coco et manque de chance, il est passé avec sa caméra devant le bâtiment des Renseignements Généraux. Des policiers sont arrivés de tous les côtés et le Staff a réagi violemment. Coco a même commencé à charger le commissariat avec son fauteuil ! Cette première journée a créé un lien très fort, d’entraide, entre nous. L’année suivante, nous sommes revenus à Kinshasa avec un peu d’argent, pour produire un disque. Après trois jours de studio, un incendie a dévasté le centre d’hébergement dans lequel dormaient plusieurs membres du Staff. L’enregistrement a dû être interrompu car il devenait trop dérisoire, les musiciens n’ayant plus rien du tout. Ils étaient abattus car cet incendie arrivait au moment où ils étaient en train de vivre leur rêve. Ils ont dû arrêter les sessions pour trouver de l’argent et continuer à vivre tant bien que mal. En 2006, nous sommes revenus à Kinshasa pour réaliser “Victoire Terminus”, un documentaire sur des boxeuses, sans nous arrêter de filmer le Staff et de continuer à l’aider. À la fin de 2006, vers la fin de notre séjour, Vincent Kenis (le producteur de la série “Congotronics”, pour le label belge Crammed Discs) est arrivé pour enregistrer le Staff dans le Parc Zoologique de Kinshasa. Et nous sommes revenus en 2007 avec un peu plus de moyens, de façon à prendre en charge les musiciens le temps des sessions. Car leur vie dans la rue les bouffe littéralement. C’est une guerre incessante. Le système de voirie est lui aussi à l’abandon, il est très difficile pour des handicapés de se déplacer. Ce sont de vrais surhommes.
Et quand est apparu Roger, le petit joueur de Satongé ?
RB Nous l’avions déjà aperçu en 2004 devant un centre pastoral, où il était venu chercher de la nourriture. Il jouait de son drôle d’instrument et nous avons voulu lui parler mais il a disparu, avant de réapparaître par hasard, en 2005. Nous lui avons alors dit d’aller voir les Benda Bilili, qu’il a intégrés après une audition qui a abasourdi tout le monde. Roger était un “shégé”, un gamin qui vivait dans la rue. Kinshasa compte environ 10 millions d’habitants, c’est une ville dévorante où les familles vivent avec moins d’un dollar par mois et où, souvent, les enfants ne vont pas à l’école. Beaucoup de gens sont contraints de mettre leurs enfants dans la rue parce qu’ils ne peuvent pas s’en occuper. Certains décident d’eux-mêmes de partir parce qu’il n’y a rien à manger et d’autres sont des orphelins de guerre. On dénombre 100 000 “shégés”. Ils sont cireurs de chaussures ou vendeurs de cigarettes dans la périphérie de Kinshasa, et rentrent chez eux le week-end avec leur maigre butin pour nourrir leur famille. Le gouvernement les déporte dans l’Est du pays ou les oblige à devenir militaires. Cette situation est une bombe à retardement, car ces gamins que l’on n’aide pas deviennent parfois violents en s’organisant en gangs. Les membres du Staff Benda Bilili sont un peu leurs papas, Ricky en tête.
FT Le Staff Benda Bilili est un syndicat de la rue, qui fait la loi. Ils sont très organisés car ils ont besoin d’être solidaires pour exister. Ils organisent l’entraide. Ils ont besoin des enfants pour se déplacer et les enfants ont besoin des handicapés pour être défendus, donc tout ça crée une petite société, avec des papas et des enfants d’adoption.
De quoi parlent les chansons du Staff Benda Bilili ?
RB Elles sont l’expression de la rue, le chant primal et mélancolique de la tribu mâtiné de funk. Les textes sont simples en apparence mais ils véhiculent des messages éducatifs très influents auprès d’une population qui lit peu. Le lingala est une langue plutôt pauvre donc beaucoup de sens sont cachés. Ces chansons paraissent anodines, elles recèlent en réalité une vraie force, un humour et un regard sans fard sur la vie quotidienne à Kinshasa. Nous sommes depuis longtemps fans de musique noire, de funk et de soul et cette ville nous a séduits grâce à ses rythmes, la richesse et la vitalité de la scène musicale. Aujourd’hui notre but est d’aider les musiciens que nous avons rencontrés et filmés à enregistrer des albums et à s’en sortir.
FT Si le Staff est un groupe de musiciens handicapés, frappés très jeunes par la polio, au départ ils étaient surtout de bons musiciens acceptés dans d’autres groupes. Mais ils arrivaient toujours en retard, car à Kinshasa le temps est très élastique ! Ils ont donc décidé de jouer ensemble. Les conditions d’enregistrement de leur album étaient très compliquées et nous avons mis quatre ans pour le terminer. Idem pour le film : nous avons joué la montre, en attendant que les choses s’enclenchent pour le Staff et qu’il puisse sortir de Kinshasa pour quelques dates. Il y a eu notamment ce concert aux Eurockéennes de Belfort, en juillet 2009, un des plus grands festivals de musique en France. C’était très émouvant pour nous de vivre cette aventure aux côtés des Benda Bilili, surtout quand on se souvient que quelques années plus tôt, ils nous disaient : “avec vous, on va y arriver !”. Ce festival nous a également permis d’entendre pour la première fois leur musique sur du bon matériel et de prendre davantage conscience de leur puissance scénique.
RB Nous avons suivi la tournée de 2009, qui est allée jusqu’en Scandinavie. Nous nous sommes tous retrouvés dans un hôtel 5 étoiles à Oslo alors qu’il n’y a pas si longtemps de cela, nous partagions des cartons dans les faubourgs de Kinshasa. Mais dans le fond, les Benda Bilili se fichent de l’endroit où ils se trouvent, même s’ils sont parfois très surpris par les conditions de vie en Europe (et l’existence d’autoroutes !). Pour eux, le succès n’a jamais fait aucun doute. Il est normal, surtout après une vie de galères. La plupart des musiciens sont mûrs donc ils gardent la tête froide. Ils montent des petits business avec leurs familles. Roger, qui va bientôt devenir papa, a par exemple créé une société de matériel vidéo, qui apporte un revenu régulier à sa famille.
Comment a réagi le groupe à la sélection de votre film au festival de Cannes ?
FT Ils ont tous brandi leurs cannes en rigolant ! Ils étaient contents pour nous. Avec les revenus liés au film, le groupe veut monter une association et un lieu pour former de jeunes musiciens et poursuivre l’aventure Staff Benda Bilili. La plupart des membres du groupe ont dépassé l’âge moyen des Congolais, qui est de 45 ans. Ils sont conscients que tout peut s’arrêter bientôt. Nous avons très envie de retourner à Kinshasa avec eux pour montrer le film. C’est le plus important pour nous dans l’immédiat. Car nous sommes persuadés qu’il permettra à la population de découvrir des choses qu’elle ne voit plus. Propos recueillis par Benoît Hické
15 & 16 Octobre 2010 – Paris 18ème – Le rendez-vous international des professionnels des musiques populaires 48h de concerts, débats, conférences, ateliers, rencontres pros internationales…
Suite au succès de la première édition du MaMA, réalisée à Bourges, vous nous aviez dit : « On sera mieux à Paris. Paris c’est au centre de l’Europe. » Alors nous sommes venus à Paris. Nous sommes même venus au centre de Paris – enfin, de notre Paris, le Paris des musiques populaires, le Paris des musiciens et de la nuit.
Les 15 et 16 octobre 2010, le MaMA se déploie le long de ces boulevards sur lesquels prennent appui les pentes de Montmartre. Où y a-t-il en France (et même en Europe) une telle concentration de salles : la Cigale, l’Élysée-Montmartre, les Trois Baudets, la Boule Noire, le Divan du Monde… ? Tout le monde dans nos métiers arpente régulièrement ces trottoirs aux numéros pairs, et monte là-haut vers les Abbesses pour finir (voire commencer) la soirée.
Nous serons donc là chez nous, les artistes et les producteurs de spectacles, les managers et les gens du disque, les patrons de salles et les programmateurs de festivals, les associatifs et le secteur public – tous chez nous, que nous soyons français ou étrangers.
Le MaMA ouvre ses portes dans ce village constitué de salles de concerts mythiques et de bars accueillants. Nous nous retrouvons tous là, français et internationaux, pour deux jours de concerts, d’assises et de marché, pour échanger, réfléchir, découvrir, construire (et même pour conclure, signer, acheter). Nous avons deux jours pour dessiner ensemble le futur de notre métier, de notre filière professionnelle, de notre industrie artistique. Tous différents dans nos cultures, nos langues, nos points de vue, nos urgences, nos expériences ou nos visions, nous sommes tous habités par la même passion de la musique. Alors, pour deux jours, nous sommes tous là-haut, au nord de Paris. C’est-à-dire au centre.
Daniel Colling
Le MaMA a consulté un groupe de professionnels afin d’élaborer un programme de colloques et débats.
Guidé par des modérateurs impartiaux, ce programme a pour objectif de répondre aux problématiques de la filière autour d’intervenants experts et reconnus.
Au total une quinzaine de tables rondes organisées par différents partenaires donneront lieu à un échange de savoir-faire, d’informations plus techniques et de fiches pratiques. Elles pourront aussi être le lieu de réflexions sur des sujets d’actualité touchant la filière.
En vente sur www.mama-event.com
Un accès libre et prioritaire¹ :
¹ Cette carte ne donne pas accès aux backstages.
² Vous pouvez bénéficier de ce tarif en passant par une structure partenaire. Consulter la liste des structures participantes sur www.mama-event.com
Pour le public La billetterie sera gérée par la Fnac, en qualité de partenaire billetterie exclusif.
*3 à 4 artistes par spectacle, jouant environ 40min. chacun. Locations www.mama-event.com
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