MALER a engagé son parcours artistique dès son plus jeune âge. Elle a poursuivi ses études, travaux et recherches au sein de l’Académie des Beaux-Arts de Lodz en Pologne, puis à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris dont elle est sortie diplômée en 1987. Profondément attirée par la couleur, elle matérialise des configurations inédites de nuances, de formes et de textures, en s’appuyant sur ses acquis et sa maturité artistique.
Maurice JAYET Depuis 1982 il expose régulièrement en France et à l’étranger. Sa peinture, en noir et blanc, souvent rangée dans la famille de l’abstraction lyrique, en appelle aux élans et aux gestes, aux mouvements d’humeur et épidermiques, qui témoignent de la force du ressenti et de l’impact de l’émotion. Convaincu de la puissance expressive du noir et du blanc, il s’aventure sans
Guiseppe COLLARA Comme le dit ARISTOTE: « La matière sans la forme est aveugle, la forme sans la matière est vide ». Encore faut’ il que la forme s’inscrive dans un cadre culturel qui la valorise et la finalise. C’est bien pourquoi COLLARA revient a l’origine et se veut primitif a l’affut du « grain des choses », des archaïques rencontres, des substances en devenir. Redoutable inversion, difficile et brutale ascèse qui déconcerte et dérange le conformisme de ce temps.
Christian FLORIO Ma peinture est l’expression la plus libérée de toute ma pensée, celle dont aucune souveraineté ou autre sorte de pouvoir officiel de l’art, ne saurait aliéné au courant dictatorial des messes culturelles contemporaines. Mes réflexions profondes sont emportées mystérieusement vers des rivages bleus plus sereins, où la poésie de l’imaginaire alimente mes recherches créatives. Je me sens en « désaccord parfait » avec le discours des notables de l’art.
Galerie Franck Picon 13 rue de thorigny 75003 PARIS
Tél : 06 50 24 68 34
Exposition du 27 septembre au 3 novembre 2010
Marc Desgrandchamps (France), 1960) réalise des lithographies sur pierre à l’atelier depuis 8 ans. Ses estampes enrichissent notre compréhension de son œuvre, nous permettant de voir une facette de son travail spontané et immédiate jusqu’ici méconnu. Au lieu des aplats de couleurs liquides et diaphanes, il s’agit de compositions rigoureusement dessinées en noir et blanc qui dévoilent sa grande maîtrise du trait.
“La Terrasse” comprend 5 planches qui décrivent un univers intemporel et anonyme de personnages fantomatiques sur un patio. Dessinées sur pierre avec la plume et le crayon, ses compositions, imprimées en couleurs, mesurent 50 x 65 cm. L’autre série, intitulée “Le Miroir”, est dessinée seule au crayon et comprend 2 images en couleurs d’une femme contemplant son reflet, 105 cm x 75 cm. Les deux séries sont éditées sur papier BFK Rives à 15 exemplaires chacune.
Les œuvres sont présentées dans l’atelier, Place de la Bastille, rarement ouvert au public, où les tirages sont imprimés manuellement sur des presses à bras avec des artistes. Un ensemble important des travaux précédents de l’artiste sera également visible dans l’accrochage.
Imprimeur et éditeur, Michael Woolworth, américain d’origine, s’installe à Paris où il établit son atelier en 1985. Spécialisé dans les techniques de lithographie sur pierre, avec impression sur presses manuelles, il existe également une production de bois gravés, monotypes, lino-gravures, eaux-fortes et multiples.
Histoire de l’atelier :
À son arrivée à Paris, en 1979, Michael Woolworth a rencontré Franck Bordas (petit-fils du lithographe Fernand Mourlot), qui venait d’établir un atelier de lithographie. Il y travaille pendant six années, d’abord en tant qu’assistant, puis en tant qu’associé, avec des artistes tels que Gilles Aillaud, Jorge Camacho, Henri Cueco, Erró, Daniel Pommereulle, Jean Messagier, Hervé Di Rosa, François Boisrond, Roberto Matta et Jean Dubuffet.
En 1985, il ouvre son propre atelier parisien, rue Saint-Louis en l’île. Son premier projet, avec le surréaliste Matta, a rassemblé 90 scènes inspirées par Don Quichotte, de Cervantès. Après diverses collaborations avec Daniel Pommereulle et Jorge Camacho, il invite différents artistes à venir à l’atelier : le peintre américain William MacKendree, le compositeur Marc Marder, l’Autrichien Gunter Damisch, l’hyperrealiste Claude Yvel, Rémi Blanchard, du mouvement Figuration Libre, les peintres français abstraits Frédérique Lucien, Stéphane Bordarier, Jean-François Maurige, et Pierre Mabille, et Arman, avec lequel il réalise, en 1997, le livre Afrikan Matricule, qui illustre une poésie de Joseph Guglielmi, avec 26 lithographies originales.
L’atelier comportait deux presses manuelles, qui restent ses outils principaux jusqu’à aujourd’hui : une presse lithographique Brisset format 63×90 cm qui a autrefois appartenu à Jean Fautrier ; et une presse à gravure format 120×250 cm fabriquée dans les années 70 pour l’artiste suédois Bengt Lindstrom.
Pendant que l’atelier se développe, il devient de plus en plus une sorte de laboratoire pour la création, où l’art de l’impression est constamment réinventé. Ensuite, c’est la rencontre avec plusieurs artistes espagnols avec lesquels il collabore : José Manuel Broto, Miguel Ángel Campano, Jaume Plensa et, en particulier, José Maria Sicilia, avec lequel il se lance dans une étroite collaboration de plus de 200 éditions. Parmi ces éditions, on peut citer : You’re Alone (1992), livre d’artiste fait de lithographies plongées dans la cire d’abeille et cousues avec du fil ; En Flor (1999-2000), une série monumentale, faite à partir de fleurs fraîches placées directement sous la presse, dont les images sont créées par le liquide de leur flétrissement ; et Le Livre des Mille et une Nuits (1997-98), qui transforme une édition française de 1910 en livre d’artiste, en imprimant sur les pages ou sur des feuilles de Japon translucides insérées dans les volumes.
En 2000, tout en conservant un showroom dans son espace de l’île Saint-Louis, Michael Woolworth s’installe dans un deuxième lieu, à Montparnasse, Impasse du Mont Tonnerre. Il y entame une collaboration avec l’artiste autrichien Otto Zitko, avec, entre autres, le livre d’artiste Polyne ; et avec l’artiste français Vincent Corpet, avec lequel il réalise de nombreux monotypes et un livre imprimé sur des feuilles en plastique transparent. Il réalise également des travaux géométriques de Miquel Mont ; un triptyque lithographique figuratif de Marc Desgrandchamps ; et, avec l’artiste conceptuel australien Mark Themann, The Surrogate Cartographer, une série d’impressions rassemblant des interventions typographiques et de la cire à cacheter rouge, le tout réuni en coffret.
L’atelier emménage en 2003 dans un espace encore plus grand à Malakoff, où il commence, notamment, ses premiers projets avec Jim Dine : une série somptueuse de planches botaniques en grand format et, plus tard, Pinocchio. Il entreprend également une collaboration avec l’Irlandais Sean Scully, avec Jean-Pierre Pincemin et Hélène Delprat, ainsi que la réalisation du Nuancier de Marie-Ange Guilleminot.
L’atelier revient à Paris en 2005, pour s’installer dans un lieu historique à la Bastille qui autrefois logeait Franck Bordas (maintenant installé dans un local du 13ème arrondissement pour se dédier entièrement aux tirages numériques). Outre les projets continus avec Jim Dine et Sean Scully, l’atelier y a également initié diverses aventures avec Yuri Kuper, Günther Forg, Djamel Tatah, Stéphane Pencréac’h, Frédérique Loutz, Ofer Lellouche, Stéphane Bordarier, Richard Gorman, Jean-Michel Othoniel et Bertrand Lavier.
Michael Woolworth Publications Cour Février 2, rue de la Roquette 75011 Paris France Tél : +33 1 40 21 03 41
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