Estelle Lagarde : La traversée imprévue adénocarcinome
D’Estelle Lagarde, on connaît surtout les séries photographiques « Dames des Songes », « Contes Sauvages » et « Hôpital », exposées en France et à l’étranger : des mises en scènes théâtralisées dans des espaces délabrés, traversés de présences à la fois humaines et fantomatiques.
Dans La traversée imprévue – adénocarcinome, Estelle Lagarde, artiste photographe, combine écriture et compositions photographiques. Avec engagement, gravité, mais également distance et parfois humour, elle témoigne de manière personnelle de la puissance de la volonté et de l’amour face au cancer du sein.
C’est à l’âge de 34 ans, en pleine activité professionnelle et immergée dans la création artistique, qu’Estelle Lagarde apprend qu’elle est atteinte d’un cancer du sein. Un adénocarcinome. Un mot qu’elle ne connaît pas.
Le choc est puissant. Le cancer ne lui est pas étranger. Dans un laps de temps assez court, il a frappé mortellement à deux reprises son entourage intime et proche. Elle en a été à la fois témoin et accompagnatrice.
Passé la violence du diagnostic, et malgré les peurs et les angoisses qui surgissent inévitablement dans ce genre d’épreuve, Estelle Lagarde décide de faire de ce combat contre la maladie une expérience humaine et artistique. Tout au long de son traitement, elle tient un double journal : littéraire et photographique.
Les mots d’Estelle écrits au jour le jour sont simples et vont à l’essentiel de ses émotions, de ses réflexions, à l’écoute de son corps. Sans pathos, avec volonté, elle construit un récit qu’elle destine en premier à elle même mais également à toutes celles qui affrontent cette traversée toujours imprévue. Consciente de la gravité de l’enjeu en cours, elle l’empoigne comme un défi. Des moments de découragements surgissent forcément, mais les mots la délivrent et la portent.
Les autoportraits réalisés tout au long de ces dix mois sont autant un exutoire qu’une analyse vitale d’elle-même. à l’instar de ses précédentes séries photographiques, Estelle Lagarde utilise la mise en scène pour sonder ses propres émotions, dompter ses peurs et tenter de répondre à ses questionnements par l’expression artistique. Ce ne sont plus des lieux qu’elle visite par cet artifice, mais sa propre existence et sa condition de femme.
Conscientes ou non, les références à l’histoire de la photographie ne manquent pas. On songe parfois, plastiquement à Claude Cahun, sensitivement à Francesca Woodman. La traversée imprévue est une plongée inédite, entre art et introspection, au coeur de la lutte quotidienne que livre une femme à la maladie. Au bout du chemin la guérison et l’affirmation vitale de son identité féminine. Artiste et profondément humaine.
Le livre
ESTELLE LAGARDE
La traversée imprévue adénocarcinome
Textes et photograhies d’Estelle Lagarde
préface du Dr. Dominique Gros,
sénologue, Hôpitaux universitaires de Strasbourg
17x21cm, 146 pages
70 photographies en noir et blanc, 8 en couleurs
Prix de vente public : 25 euros
Sortie : rentrée littéraire 2010
ISBN : 978-2-917336-13-7
éditions La Cause des Livres
www.lacausedeslivres.com
Extrait de la préface
«Estelle combat son cancer par l’art. Ecrire implique de choisir les mots, de ciseler les phrases, de parfaire le style; faire des autoportraits requiert de chercher le meilleur angle, de travailler la lumière, les ombres. Ecriture et photographie sont des actes de création. Estelle exploite les bienfaits de l’art face au cancer. Créer est une pulsion de vie qui s’oppose aux forces destructives. A qui s’adresse La traversée imprévue – adénocarcinome ? A toutes et à tous. Femmes ou hommes. Malades ou bien-portants. Soignés ou soignants.
Toute femme qui a déjà fait cette traversée s’y retrouvera. A posteriori, cela peut rassurer de voir que l’on a éprouvé les mêmes difficultés, rencontré les mêmes incompréhensions, eu les mêmes peurs. Quant à celle qui s’apprête à faire la traversée, elle y puisera connaissance, force et courage. « J’ai besoin qu’on m’explique », répètent les patientes confrontées aux méandres du parcours médical et des soins. Avec ce livre, les proches – compagnon, mari, soeur, frère, père, mère… amies – apprendront à mieux comprendre les difficultés des femmes qui traversent cette épreuve.
Tout soignant – même et surtout celui qui sait déjà tout – gagnera à lire ce récit. Que l’on soit infirmière, médecin, psychologue, on y découvre tout ce qui ne figure pas dans les traités de cancérologie et qui est pourtant si précieux pour mieux soigner.
Cet ouvrage s’adresse aux bien-portants, à celles et ceux qui préfèrent ne pas penser au cancer. Lisez ce livre, il vous instruira. Il vous fera sourire. Vous apprendrez que si le cancer du sein n’est pas toujours un drame, il est chaque fois une épreuve. « Le cancer du sein, ça se soigne très bien aujourd’hui… Une fois que l’on vous a enlevé un sein, brûlé la peau, fait perdre vos cheveux, remis un faux sein. Vous êtes guérie ! ». Vous apprendrez que l’amitié, l’affection, l’amour des proches, sont des forces puissantes et nécessaires. La traversée imprévue (Adénocarcinome) est une belle leçon de vie. Un livre précieux pour celles et ceux qui rencontrent le cancer du sein sur leur chemin.»
Dominique Gros, Praticien Hospitalier, sénologue, Hôpitaux Universitaires, StrasbourgLa Cause des Livres
La Cause des Livres, maison d’édition indépendante créée en 2003 par Martine Lévy, a pour vocation de publier des textes littéraires et autobiographiques, mettant en scène l’univers psychique (l’humain, comment «ça» marche ?) associé à la sociologie, à l’histoire (la petite et la grande), à la psychanalyse, à l’écriture…
Le nom fait référence aux titres des livres de Françoise Dolto : La cause des enfants, La cause des adolescents. La Cause des Livres, délibérement, publie peu. Elle édite des textes inédits, des traductions inédites, des textes épuisés, des essais, des journaux personnels du 19e et du début 20e, des essais sur l’écriture… Pour le plaisir de partager des textes qu’elle pense universels.
Martine Lévy est membre du Bureau de l’Association pour l’autobiographie (APA). Sa phrase fétiche, extraite du livre d’Helen Epstein, écrire la vie : «Tandis qu’une partie de moi lisait pour me perdre, une autre lisait pour apprendre comment vivent les autres».
La traversée imprévue – adénocarcinome est la première publication de La Cause des Livres associant littérature et photographie.
La Galerie Dialogos
En 2008, Dialogos s’est dédoublé en ouvrant les portes d’un second espace, en plein coeur du Marais, à deux pas du Musée Picasso, là où création contemporaine et patrimoine se font écho. La Galerie Dialogos compte ainsi s’inscrire sur le parcours idéal des amateurs d’art et souhaite révéler au public parisien et international les artistes découverts et fidélisés au cours de ces huit premières années d’activité et ceux dont elle espère bien croiser les chemins à venir.
Car, depuis sa création en 2002, Dialogos, structure privée indépendante, a déjà attiré plusieurs centaines d’artistes de tous horizons dans les ateliers mêmes de ses fondateurs – Bertrand Hislen, architecte, et Véa Xiradakis, artiste plasticienne – désireux de partager leur passion de l’art en organisant, dans un ancien entrepôt de Cachan, aux portes de Paris, des expositions thématiques où toutes les disciplines artistiques s’entrecroisent et dialoguent.
Dialogos a présenté les travaux photographiques d’Estelle Lagarde depuis 2007, dans différentes expositions collectives. Dialogos lui a consacré une double exposition monographique en mars 2009, dans sa galerie parisienne et dans son espace à Cachan. Les séries «Dame des Songes», «Contes Sauvages» et «Hôpital» y ont été présentées et on attiré un nombreux public d’amateurs et de collectionneurs.
Les Mairies :
A l’occasion du Mois du Cancer du sein, les Maries des 11ème, 14ème et 18ème arrondissements de Paris ont souhaité présenter l’exposition «La traversée imprévue – adénocarcinome».
Sensibles au témoignage humain d’Estelle Lagarde et à son engagement en faveur de la prévention du , elles tiennent à faire découvrir au plus grand nombre ce projet et ainsi sensibiliser un peu plus encore les femmes sur la nécéssité d’un contrôle régulier et préventif. Au-delà de la population féminine, c’est également la volonté d’attirer l’attention sur un sujet qui reste encore tabou et dont la peur engendre parfois malheureusement le silence et l’attentisme.
Le site : www.estellelagarde.frEstelle Lagarde est repésentée par l’agence révélateur www.agencerevelateur.fr
Les dates :
Mairie du 18ème arrondissement, Paris
12 -16 octobre 2010
mardi mercredi et vendredi 8h30-17h00,
jeudi 8h30-19h30, samedi 8h30-12h30
1, place Jules Joffrin 75018 Paris
M° Jules Joffrin
T. 01 53 41 18 18
www.mairie18.paris.fr
Vernissage le mardi 12 octobre 2010 à partir de 19h
Pôle d’Activités Maurice Noguès, Paris 14ème
avec la Mairie du 14ème arrondissement de Paris
18 – 22 octobre 2010
lundi 13h-18h30, du mardi au vendredi 9h30-18h30,
5, avenue de la Porte de Vanves 75014 Paris
M° Porte de Vanves
T. 01 45 42 46 46
www.marie14.paris.fr
Vernissage le lundi 18 octobre à partir de 18h30
Marie du 11ème arrondissement, Paris
25-29 octobre 2010
Lundi 13h-17h, mardi mercredi et vendredi 10h-17h,
jeudi 10h-19h30
12, place Léon Blum 75011 Paris
M°Voltaire
T. 01 53 27 11 11
www.maire11.paris.fr
Vernissage le lundi 25 octobre à partir de 18h30
Rencontre-débat le vendredi 29 octobre à 18h30
Galerie Dialogos, Paris 3ème
2 novembre – 4 décembre 2010
du mardi au samedi, 14h-19h
1 place de Thorigny 75003 Paris
M° Saint-Paul, Chemin Vert, ou St Sébastien Froissart
T. 01 42 76 98 92
www.galerie-dialogos.com
Vernissage le jeudi 4 novembre à partir de 18h30
Signature du livre le jeudi 25 novembre à partir de 18h30
- Léo Delafontaine et Vladimir Vasilev lauréats SFR au festival ImageSingulières
- Yves Marchand & Romain Meffre, Theaters, à la Polka Galerie
- Waii, l’œuvre gravé de Dennis Nona, Îles du Détroit de Torres, Australie
- COLDFOREST by Tim White Sobieski at the Vejle Kunstmuseum
- Chaises mentales, de Philippe Soussan à la galerie Intuiti














