Du 15 novembre 2010 au 15 janvier 2011
Pierre Terrasson a toujours marché à l’instinct. Ses prises de vue ? Juste une question de feeling. Témoin important de la scène musicale française et internationale depuis le début des années 80′, musiciens, acteurs, poussières d’étoiles, stars éternelles, beaucoup ont été capturés sur le vif par son Nikon ou son Hasselblad. Au fil des années Pierre Terrasson a brossé des portraits uniques représentant la scène hard-rock (Motörhead, Deep Purple, Alice Cooper, Slayer) la chanson française (Gainsbourg, Vanessa Paradis, Daniel Darc, Rita Mitsouko, Bashung) ; le mouvement punk et new-wave (les Clash, Siouxsie, Cramps, Ramones, Cure, Nina Hagen, Stranglers) aux « grosses pointures » (Mick Jagger, Joe Cocker,U2, Depeche Mode, James Brown), se penchant à partir des années ’90, sur l’émergence du raï et de la nouvelle scène hip-hop en France. Dernièrement Pierre Terrasson a mis en scène des artistes de la scène rock underground parisienne ou des personnages saillants: Charlie Bauer, Chloé Mons ou Bartabas. À ceux qui seraient atteints d’amnésie, Terrasson rappelle : la photographie c’était avant tout un deal entre le photographe et l’artiste ; un espace de liberté artistique que les diktats du marketing vont drastiquement réduire par la suite. L’hétérogénéité de son travail est surtout motivée par une curiosité sans borne pour tout ce qui peut sembler atypique, ce qui ne rentre pas dans les cadres. Ses archives sont dès lors pleines de personnalités énigmatiques, excentriques, hors-norme. Des anecdotes sur ce train de vie « à l’arrache » aux côtés de personnalités, Pierre Terrasson en a plein ses tiroirs, comme celle sur Gainsbourg allant pisser dans le jardin de son atelier d’Aubervilliers entre deux séances de shooting. Les meilleures anecdotes restent celles documentées par ses photos, justement, celles de Serge Gainsbourg, dont une ample série de photos prises par Terrasson montre la mutation progressive de l’homme à la tête de chou en Gainsbarre ou bien Coluche écrasant son pétard juste avant que l’objectif ne vienne sublimer son regard embué…
The heterogeneity of his work is primarily motivated by a boundless curiosity for everything that may seem unusual, which does not fit into the frames. His archives are therefore full of enigmatic personalities, quirky, off-standard. Pierre Terrasson has his drawer full of anecdotes about that kind of life « on the edge » beside personalities, like the one on Gainsbourg taking a pee in the garden of his studio in Aubervilliers. The best stories are those documented by his pictures, those of Serge Gainsbourg, including a large series of photographs taken by Terrasson shows the gradual transformation of « l’Homme à tête de chou » into Gainsbarre or Coluche crushing his spliff just before the lens shoot the mist in his eyes …
EXPOSITION PIERRE TERRASSON A LA GALERIE BLUMANN
Curator : Dinah Douïeb – +33(0)6 07 59 98 85
4 place des Vosges – 75004 PARIS - http://www.lagalerieblumann.com
Ouvert tous les jours de 12h à 20h00 - Métro : Bastille/ Chemin Vert/ St Paul
- Léo Delafontaine et Vladimir Vasilev lauréats SFR au festival ImageSingulières
- Yves Marchand & Romain Meffre, Theaters, à la Polka Galerie
- Waii, l’œuvre gravé de Dennis Nona, Îles du Détroit de Torres, Australie
- COLDFOREST by Tim White Sobieski at the Vejle Kunstmuseum
- Chaises mentales, de Philippe Soussan à la galerie Intuiti














