La vieille et la bête0 Commentaires

Par rédaction
Posté le 30 oct 2010 à 10:22

photos © S. Lucas et M. Del Curto

La vieille et la bête

À mon père

conception Ilka Schönbein

avec Ilka Schönbein et Alexandra Lupidi musicienne et Simone Decloedt régie générale

Il était une fois, mille fois à la Commune que l’on ne s’en lasserait pas, Ilka Schönbein, et son théâtre des métamorphoses «hors du commun». Avec ses masques du corps en papier mâché, véritables prolongements d’elle-même, évocations puissantes de notre pluralité, elle traque en nous l’enfant intérieur, joue avec ses rêves, ses démons, brode des contes pour adultes, sur un air de Grimm et autres frères pas si sages, parfois terribles. Sur une estrade, dans un décor de paille et de pommes, elle est à tour de rôle jeune ballerine et vieille femme agonisante, petit âne en mal d’amour et tout le bestiaire. Semeuse de facéties, elle tente de distraire la mort. Au bout du conte, c’est le public qui en sort renversé… d’émerveillement.

Pour La vieille et la bête, tout est parti d’une rencontre invraisemblable, celle d’Ilka Schönbein et d’un petit âne qu’elle sauva des eaux. Sa mère, la reine, l’y avait jeté ; il n’était pas digne d’elle. L’artiste s’interroge. «Que faire de cette pauvre bête orpheline ? D’un équidé, un compagnon de scène ? Et de mon camion, une écurie ?» La réponse – comme cette folle histoire – lui vient des contes qu’elle s’approprie, en tête celui de L’âne qui savait jouer du luth. Du luth donc, Ilka apprend à son âne, pendant un an. Vient le temps de la route, d’une nouvelle création, L’âne qui joue du luth. Les répétitions sont vite interrompues par la visite de la Faucheuse en personne : le père d’Ilka se prépare au grand départ, il faut aller le saluer. Trois semaines d’adieux, de souvenirs, de rires et de fl eurs. La mort a fini son travail, Ilka recommence le sien, avec au coeur des histoires ajoutées, celles que son père lui racontait enfant. La Mort la suit pour, dit-elle, «se changer un peu les idées avec le théâtre». Elle est bien aise de voir que se mijote un solo pour âne, «ainsi, la date de la première passée, Ilka sera libre de partir pour un petit voyage… avec moi», dit la Mort. Ilka enfile aussitôt son costume de scène, engage une musicienne et fait danser ses vieux os – c’est Ilka qui l’écrit. Pour le bonheur des vivants et… de la Mort aussi.

d’après un texte d’Ilka Schönbein

lumières Sébastien Choriol • assistants à la mise en scène Britta Arste, Romuald Collinet et Nathalie Pagnac • musique Alexandra Lupidi

THEATRE DE LA COMMUNE

Centre Dramatique National d’Aubervillier
2 rue Edouard Poisson BP 157
F 93304 Aubervilliers cédex
tel +33 (0)1.48.33.16.16 /

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