Jérome Mesnager “Ma vie en Blanc”
Le créateur du célèbre Corps blanc, chef de file du street Art en France, est l’auteur de plus de 3000 murs peints de par le monde (Paris, New York, Shanghai, Tokyo, Moscou, la Muraille de Chine et les pyramides d’Egypte…). Une vie de voyages, de performances délirantes, d’expositions et ventes mais aussi de rencontres … Jérome Mesnager part depuis 27 ans avec un seau de peinture blanche « cueillir des sourires » !
Présentation : Chacun connaît cette silhouette blanche, joyeuse et bondissante, qui hante les murs de Paris ou New-York, avec des apparitions dans des lieux plus inattendus, la muraille de Chine, Auroville ou l’ancien bagne de Guyane…On connaît moins son créateur, un artiste aussi épris de liberté et de joie de vivre que sa créature. Avec cette autobiographie, Jérôme Mesnager nous livre des clés de son univers artistique. À l’approche des 50 ans, il retrace son parcours avec les phrases rapides, presque fébriles, d’un artiste toujours en mouvement. Depuis ses rencontres de jeunesse et ses années d’École Boulle, son trajet côtoie les courants artistiques les plus vivants des dernières décennies, tout en restant dans leur marge. Jérôme Mesnager participe à toutes les aventures, mais reste lui-même, à l’instar de ce fantôme qu’il incarne dans les années 80 avant de le peindre dans une gare désaffectée de la Petite Ceinture : « la liberté est le vrai message de mon art, que j’ai confié aux Corps blancs, blancs comme la page où tout reste à écrire, à rêver, à imaginer…».
Extrait du livre : Lorsque vous lirez ce livre, vous comprendrez pourquoi il fallait que je l’écrive… J’ai toujours essayé de résumer, de mettre dans l’ordre ces souvenirs… Ils font partie de mon travail, ils en sont la structure — peut-être l’explication. Si, lors de soirées, arrosées ou non, il est plaisant de raconter des souvenirs en riant, il est parfois beaucoup moins drôle de répondre à des questions de journalistes pointilleux, à des rédigeurs de thèses qui veulent la vérité, des dates, des noms, des lieux.
Et pourtant, je marque tout, j’ai des cahiers, mais ils sont personnels et tellement codés, que seul moi peux les lire (et encore !). Et puis, je me méfie des interprétations. Et puis, ce livre, je veux l’écrire depuis si longtemps…
Le but, grâce au récit, est de retrouver la continuité d’un véritable mille-feuilles de vies parallèles : un même fil conducteur qui rassemble des milliers d’images, de faits et de gestes…
J’ai commencé à écrire dans les années 80, des sortes de brouillons, puis, en 87, pensant ne pas y parvenir seul, j’ai dicté à Lili (la mère de mes fils) des phrases qui me venaient, comme ça, et qu’elle tapait sur les premiers modèles de Machin’toches, avant qu’elle ne se lasse de l’exercice pour finalement taper son propre journal. Clic. C’est durant l’été 2009 que je me suis décidé à mettre tout cela au propre, à sortir du schéma bio résumée des livres pour essayer de raconter vraiment. À la veille de mes cinquante ans. Après, il sera un jour trop tard, ou trop dur, de faire ce que j’ai toujours eu envie de faire. C’est donc à la Futaie, la demeure familiale, repère rassurant, que, loin de Paris, à la campagne, je me suis décidé à entreprendre ce travail, au stylo et seul, en sachant que je suis peintre, ébéniste, père, beaucoup de choses, mais pas écrivain.
Fiche technique : « Ma vie en blanc » De Jérome Mesnager Prix : 13, 50 € n° ISBN=9782362140006 236 pages édité par le voyageur éditions : 01 55 38 87 87 http://lveditions.com
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