PARIS TABLEAU0 Commentaires

Par rédaction
Posté le 18 déc 2010 à 12:13

PARIS TABLEAU
Salon de la Peinture Ancienne

du 4 au 8 novembre 2011

Cette manifestation aura pour but de promouvoir les galeries d’art spécialisées dans la peinture de 1300 aux années 1850 et d’assurer le rayonnement de la place de Paris. Il fallait créer un lieu où les amateurs de peinture ancienne, collectionneurs débutants ou confirmés, historiens de l’art, conservateurs de musée et professionnels du marché puissent se retrouver, échanger et tout simplement apprendre à se connaître. Ainsi 10 marchands parisiens inviteront 10 marchands étrangers, parmi les plus réputés de la profession et vous convieront à la 1ére édition de PARIS TABLEAU, un rendez-vous qui chaque année à la mi-novembre dans le cadre du Palais de la Bourse, montrera une sélection du meilleur de ce que le marché de l’art peut offrir.

Pourquoi PARIS TABLEAU ? Un discours novateur, une réponse aux interrogations du marché…

  • Parce qu’à l’heure d’Internet, l’offre n’a jamais été aussi vaste, qu’avec la mondialisation du marché de l’art, la demande n’a jamais été aussi forte, et par conséquent la concurrence aussi aiguë.

ACHETER UN TABLEAU N’A JAMAIS ÉTÉ AUSSI SIMPLE ET EN MÊME TEMPS AUSSI COMPLIQUÉ

  • Parce que l’actualité du marché de l’art ne saurait se résumer aux seules enchères records, qu’une peinture est d’abord une oeuvre d’art avant d’être un prix.

ACHETER UN TABLEAU N’EST PAS UNIQUEMENT UNE QUESTION DE MOYENS FINANCIERS

  • Parce qu’un tableau n’est pas une image virtuelle, mais une toile, des pigments, un châssis…, parce qu’un tableau est unique, parce qu’une collection est d’abord une affaire de goût.

ACHETER UN TABLEAU, CONSTITUER UNE COLLECTION, REQUIERT EXPERIENCE, CONNAISSANCE ET PASSION

  • Parce qu’un marchand spécialisé sélectionne les oeuvres qu’il présente dans sa galerie, parce qu’il engage son goût et sa réputation, qu’il est son premier client et qu’il investit dans une oeuvre ses fonds propres, qu’il établit sur la durée, le rapport de confiance avec ses clients.

Les galeristes organisateurs de PARIS TABLEAU :

Maurizio Canesso, Hervé Aaron, Eric Coatalem, Georges De Jonckheere, Bertrand Gautier & Bertrand Talabardon, Bob Haboldt, Jean-François Heim, Jacques Leegenhoek, Giovanni Sarti, et Claude Vittet,

Questions à Monsieur Maurizio CANESSO Président de PARIS TABLEAU

Maurizio Canesso

Comment avez-vous commencé dans ce métier et quel est votre parcours jusqu’à aujourd’hui ?

J’ai commencé en 1980. Pour financer mes études à la faculté d’économie de Milan, je travaillais chez un ami antiquaire. C’était un choc car je viens d’une famille modeste, je ne connaissais pas ce monde. La famille Pirelli avait une grande propriété qui descendait jusqu’au lac. Quand la mère de Leopoldo Pirelli venait acheter chez nous, sa Jaguar ne pouvait pas passer le portail, donc elle venait avec la voiture du jardinier ! Avec une grande amabilité, elle m’a introduit dans le monde magique de leur collection constituée sur trois générations.

Cet antiquaire était spécialisé dans le meuble, mais cela ne m’a jamais passionné. Parallèlement, j’ai connu de grands marchands et j’ai rencontré Giovanni Testori et Dante Isella, le plus grand italianiste de l’époque. Il a compris que j’avais un grand flair pour les tableaux et j’ai commencé à travailler pour lui. C’était mon vrai premier client et j’ai constitué pour lui une collection d’une trentaine de tableaux milanais. Professionnellement, je dois beaucoup aussi à Piero Corsini. J’avais acheté à Genève un tableau de l’école d’Andrea del Sarto. Plusieurs personnes m’avaient conseillé de le présenter à Piero Corsini qui se trouvait à Florence à ce moment là. Il ne l’a pas acheté car il trouvait que la main ne tournait pas bien. Je l’ai déposé chez son beau-frère, qui était marchand, et le tableau a été immédiatement classé monument historique. C’était en réalité une oeuvre vendue par le Palazzo Pitti en 1861. Berti l’avait reconnu : c’était un Carlo Portelli, qui avait sans doute terminé une oeuvre inachevée d’Andrea del Sarto. Elle est aujourd’hui aux Offices.

De 1983 à 1986, j’ai donc travaillé pour Piero Corsini, puis j’ai voulu rentrer en Europe. Il m’a dit : « Pour pêcher du poisson, il faut être dans une grande mer : Londres, Paris ou New York ». J’ai choisi la France parce qu’elle est proche de l’Italie. Je suis heureux de l’avoir fait car j’ai découvert une ville magique. La France était un grand réservoir de tableaux anciens, au moins jusqu’en 1990. J’étais à peine arrivé à Paris que j’ai trouvé un Greco, acheté pour 60 000 F, la Fuite en Egypte. A partir de 1990 le marché a changé, le nombre d’oeuvres s’est raréfié, ça a été un premier tournant. Le deuxième changement, c’est Internet. On voyage beaucoup moins alors qu’à l’époque on était tous sur la route, on allait dénicher les oeuvres, j’adorais cela. Quand j’ai constaté cette raréfaction du marché, je suis allé passer six mois en Amérique du Sud, en 1992, où j’ai noué beaucoup de relations. On avait acheté des tableaux formidables à Montevideo, Caracas… Je n’ai ouvert mon premier bureau qu’en 1992, rue Rossini, puis en 2005 dans ces locaux de la rue Laffitte.

Quel est le premier tableau qui vous a marqué professionnellement ?

Le premier tableau que j’ai acheté. C’était un Francesco Cairo, Le Christ et la Samaritaine, au moment de la rétrospective milanaise consacrée à ce peintre. C’est grâce à cette oeuvre que j’ai rencontré Dante Isella mais je ne la lui ai pas vendue. Je l’ai cédée à un ami avocat, un autre inconditionnel, lui aussi passionné de peinture lombarde. Tous les deux m’ont permis de comprendre comment on regarde les choses, comment on lit un tableau.

Comment décririez-vous ce métier, en quelques mots ?

Notre métier, c’est de rechercher des objets ayant une valeur artistique et historique. Tout part de là. Ensuite, il faut en faire la promotion pour faire comprendre ce qu’on a retrouvé, expliquer pourquoi on l’a acheté et ce qu’il y a derrière. Une bonne vente commence avec un bon achat. C’est la base de notre métier.

Quel est le tableau que vous êtes le plus fier d’avoir découvert ?

Il y en a plusieurs : le Saint Jean de Tanzio da Varallo (aujourd’hui en collection particulière). C’est un peintre magique et rarissime même si j’ai pu ensuite en trouver trois autres inédits. C’était un tableau mystique, le paysage à l’arrièreplan possède une âme. C’est une oeuvre à la fois Caravagesque et réaliste. C’est le rêve de chaque marchand de trouver un pareil tableau et dans un état de conservation exceptionnel.

Que recherchez-vous d’abord dans un tableau ?

C’est avant tout une question d’émotion. Je recherche l’émotion.

Quel est le tableau que vous regrettez le plus d’avoir manqué ?

Orazio Gentileschi, Lot et ses filles, aujourd’hui au J.Paul Getty Museum à Los Angeles. Je n’ai pas réussi à l’acheter.

Aujourd’hui quelles sont selon vous les plus grandes difficultés de ce métier ?

Nous sommes des micro-entreprises, on doit être sur tous les fronts. Il faut s’occuper de l’achat, de l’encadrement, de la vente, des demandes de passeport, de la fiscalité, de la restauration… C’est difficile de trouver le bon objet et de faire les recherches, mais ce qui est pénible, c’est l’administration. Je préfère prendre un avion et aller à l’autre bout du monde, cela me plaît beaucoup plus.

Quel est votre tableau préféré ?

J’ai beaucoup de tableaux préférés. La Vierge au lapin de Titien par exemple, un tableau intime, chargé de tendresse où la couleur nous transporte dans un monde féerique. Je suis né à Varèse et toute ma famille est de Venise. J’étais très lié avec la Vénétie, avec Vicenza, avec les Valmarana. Cela m’a familiarisé avec la peinture vénitienne du XVIe siècle, celle que j’aime le plus. C’est la peinture pour les princes et les rois.

Quelles sont les principales satisfactions de ce métier ?

C’est de faire comprendre les motivations derrière un achat, ce qui n’est pas toujours évident. Il faut communiquer l’émotion qu’on a eu devant un tableau. Notre clientèle nous ressemble.

Quel est le tableau que vous auriez aimé garder ?

Un tableau redécouvert d’un rare peintre scilien, Domenico Maroli’ (Messine, c. 1612 – 1676), Euclide de Mégare s’habille en femme pour aller écouter les leçons de Socrate à Athènes.

Comment voyez-vous l’évolution de votre métier ?

Internet est une révolution pour tout le monde, pas seulement pour nous. C’est un outil formidable qui a accéléré notre travail, et donne accès à une quantité d’information. Pourtant, le principe ne change pas. Il faut toujours faire beaucoup de recherches. L’épuisement du marché ne m’inquiète pas. Il y a encore énormément de tableaux à découvrir, beaucoup de lacunes de l’histoire de l’art à combler. Quel est le plus beau tableau, à votre avis, passé par chez vous et que l’on puisse voir aujourd’hui dans un musée ? Il faut en citer un, j’en citerai trois : Vénus et Adonis de Luca Cambiaso au Louvre, la Sainte Famille de Paris Bordon à la National Gallery of Australia de Melbourne, et un Giuseppe Maria Crespi, Amours endormis désarmés par les Nymphes (huile sur cuivre, cm 52,8 x 74,7) vendu au Speed Art Museum de Louisville.

Quels conseils donneriez-vous à un jeune qui débute dans ce métier ?

Il faut qu’il s’informe et qu’il suive ses passions. Il faut travailler avec un marchand pour acquérir de l’expérience. Et il ne faut pas avoir peur des échecs, c’est ce qu’il y a de plus formateur. J’ai perdu beaucoup d’argent en achetant de mauvais tableaux mais j’ai en même temps beaucoup appris.

Quel est le tableau que vous espérez trouver demain ?

Un beau portrait de Titien !

LUCA CAMBIASO

Palais de la Bourse

75002 Paris
Vernissage le jeudi 3 novembre 2011

Contact bureau :
Hélène Mouradian, assistée de Louise Adam
68, boulevard Malesherbes
75008 Paris
tél : + 33 1 45 22 37 82
fax : + 33 1 45 22 08 71
e-mail : contact@paristableau.com

Lire aussi
Publicité

Laissez un commentaire

 
Les Univers ArtéMédia

ArtéMédia Accueil

A propos À propos

Team ArtéMédia : l'équipe

Photographie Besoin d’un Photographe ?

ArtéMédia ! La radio !

ArtéMédia Télévision

ArtéMédia production ArtéMédia Production

Akamusic ArtéMédia- Akamusic

ArteMédia-my-major-company

Les interviews sonores

Les Petites Annonces

L'Agenda ArtéMédia

artémédia/motion

La Radio

Les Ballades de L'Imaginaire

Les BA des Nouveaux Films

CGU


Fils Rss

Fils RSSRSS_FEED

Télécharger :

Télécharger sur ITunes


Sortir :

Invitations ArtéMédia

Sortir – cher avec lastminute

Billetterie


Contact :

Contact Information-Communiqué

  • Inscription

  •  

    Les Services ArtéMédia  artemedia motion Ouvrez votre compte artémédia/motion agenda artemedia Déposez ou lisez ici les Evèmements petites annonces artemedia Déposez ou lisez ici les Petites Annonces

    La Radio des Artistes

     

     

    Arquid
    Partenaires

    Facebook Twitter Soundcloud linkedin

     

    eXTReMe Tracker
    Soyons partenaire Vancouver Wedding Photography Preparedness lunettes de vue robot de piscine