
Ponto de Fuga (Point of Escape), 1982 Photographie noir & blanc, 214,5 x 130,5 cm Col. Mario Sequeira, Braga, Portugal
HELENA ALMEIDA
Travaux récents – Exposition du 18 mars au 7 mai 2011
Vernissage le 17 mars de 18h à 21h
La galerie Les Filles du Calvaire vous présente le travail d’Helena Almeida reconnue parmi les grands artistes portugais. Sa longue carrière lui a permis de s’imposer comme une des importantes figures de la performance et de l’art conceptuel dès les années soixante-dix et a été récompensée par des participations aux grandes manifestations internationales telles que les Biennales de Venise de 1982 et de 2005. Elle a été invitée à présenter son travail dans de nombreuses expositions muséales. Aujourd’hui à l’apogée de son art, elle est représentée par d’importantes galeries internationales au Portugal, en Espagne, en Allemagne et au Royaume-Uni mais n’a pas bénéficié d’une exposition d’envergure en France depuis plus de vingt ans. C’est donc avec un plaisir partagé que nous présentons cette exposition de travaux récents et inédits à la galerie Les filles du calvaire. « Depuis près de quarante ans, Helena Almeida a développé un corpus d’oeuvres qui a trouvé sa source dans l’exploration des limites de la peinture, transformant des concepts et des expériences en images. Elle a associé l’image photographique au tracé du dessin et à l’empreinte de la peinture dans des compositions explorant l’espace et attirant l’attention sur la surface de l’oeuvre.
Bien qu’elle ne considère pas ses images comme des autoportraits, l’artiste est toujours devant la camera. Affectant des positions et des expressions soigneusement chorégraphiées, Almeida les décrit comme des performances intimes jouées seulement pour la camera et pour l’unique photographe de son travail, son mari. Dans une pièce de 1980, pour la première fois ils se retrouvent tous deux dans l’image achevée. En 2006, Helena Almeida se confronte à nouveau à l’introduction de ce corps étranger dans son espace phénoménologique, créant ainsi des espaces conflictuels. Parfois cette intrusion est violente, ailleurs elle est un enlacement.
Dans sa plus récente série, les deux corps s’entrechoquent à nouveau et sont maintenant liés ensemble. C’est l’artiste elle-même qui attache deux de leurs jambes en une seule par un câble qui les retient enlacés tandis qu’ils font des allées et venues répétitives. C’est une danse d’amour et de tension, de complicité mais aussi d’hostilité, de courage et de douleur, de vie et de mort. C’est, comme l’artiste l’avait affirmé dans le passé : “une recherche de l’autre, de l’autre qui est là ».
Au delà des lectures poétiques et métaphoriques que ces travaux peuvent inspirer, ils sont (comme Helena en a créé beaucoup dans le passé) des tentatives d’atténuation des limites des médiums, telles celles de la photographie, la performance et la sculpture. Ces corps deviennent simultanément forme sculpturale et espace, objets et sujet, le signifiant et le signifié. Le travail d’Helena Almeida, et dans cette série en particulier, est un condensé, un acte soigneusement scénographié et hautement poétique ».
Filipa Oliveira“Over the last forty years, Helena Almeida has developed a body of work, which started with the process of exploring the limits of painting, transforming ideas and experiences into images. She combined the photographic image with the drawn line and the paint mark in compositions that examined space and drew attention to the surface of the work. The artist is always in front of the camera, although she does not consider her images to be self-portraits. Assuming positions and expressions carefully choreographed, Almeida describes her work as intimate performances staged just for the camera and for the sole photographer of her work, her husband.
In a work of 1980, the two meet for the first time on the finished image. In 2006, Helena Almeida is confronted once again with the entry of that strange body into her phenomenological space, creating conflicting spaces. Sometimes that entry was a violent one, others it corresponded to an embrace.
In her most recent series, the two bodies have clashed once again and are now tied together. It is the artist herself who straps their legs as one with a wire, and with it twigging them, they walk together back and forward. It is a dance of love and tension, of companionship but also of hostility, of courage and of pain, of life and death. It is, as the artist stated in the past “a search for the other, the other person that is there”.
Beyond the poetical and metaphorical readings these works may inspire, they are (as Almeida has created many times in the past) essays on the bluring of the mediums, this time photography, performance and sculpture. The bodies simultaneously become a sculptural shape and space, objects and subject, significant and significance. Helena Almeida’s work, and particularly this series, is a condensed, strictly staged and extremely poetic act”.
Filipa OliveiraBiographie (résumé)
Helena Almeida est née à Lisbonne en 1934 où elle vit et travaille. Elle est diplômée en peinture de l’université des Beaux arts de Lisbonne. Almeida a participé à sa première exposition collective en 1961 et a eu sa première exposition personnelle en 1967
- Helena Almeida – Série « L’art et la manière » Production « Image et compagnie » – Jean-Paul Boucheny – réalisation : Sylvain Bergère Diffusion le 10 avril à 13h sur ARTE
Les Filles du Calvaire
- 17, rue des Filles-du-Calvaire 75003 Paris
- Tél. +33 (0)1 42 74 47 05 – Fax +33 (0)1 42 74 47 06
- paris@fillesducalvaire.com / www.fillesducalvaire.com
- Léo Delafontaine et Vladimir Vasilev lauréats SFR au festival ImageSingulières
- Yves Marchand & Romain Meffre, Theaters, à la Polka Galerie
- Waii, l’œuvre gravé de Dennis Nona, Îles du Détroit de Torres, Australie
- COLDFOREST by Tim White Sobieski at the Vejle Kunstmuseum
- Chaises mentales, de Philippe Soussan à la galerie Intuiti














