Thierry Bisch : Sur les traces de Pink Rabbit0 Commentaires

Par rédaction
Posté le 15 mar 2011 à 4:11

PINK RABBIT

  • du mardi 5 avril au dimanche 1er mai 2011 à Hôtel Lutetia

Thierry Bisch revisite son bestiaire à la manière de Andy Warhol

Né Strasbourg en 1953, il peut être qualifié d’artiste polymorphe, autant peintre et dessinateur que photographe. Produit par LCT Publishing, Thierry Bisch lance une série décorative, réinterprétation du portrait animalier et inspirée du Pop Art. Sur fond noir, il met en scène son bestiaire qu’il revisite en couleurs « pop ». Petits et grands formats sont disponibles en séries limitées pour un large bestiaire multicolore : Mr Cute le bouledogue français, l’Eléphant majestueux, le Taureau pensif, le Cheval sculptural, la Lionne indépendante… Un artiste du XXIème siècle à l’ère numérique Thierry Bisch se sert des nouvelles technologies et devient un acteur de la révolution numérique. Pinceaux, brosses et peinture laissent la place à la palette graphique et à l’aluminium ! L’artiste commence par exécuter son sujet au fusain noir pouvant mélanger peinture acrylique et pigments sur une toile de lin brut et décolorée. Vient ensuite la prise de vue photographique. L’image est alors retravaillée, modélisée et finit par devenir la représentation virtuelle d’une réalité donnée. Puis l’artiste procède à un tirage en haute définition sur du papier métallique. L’effet final vient du collage sous verre acrylique anti-UV et du support aluminium.

Thierry Bisch et l’univers animalier : le langage de l’universel

Depuis plus de dix ans, son oeuvre s’inspire des animaux. Pourtant cet artiste ne se considère nullement comme peintre animalier et encore moins un naturaliste : il choisit ses animaux par rapport à l’empathie et l’inclinaison personnelle ressentie à leur égard. Si les bouledogues et autres éléphants peuplent ce bestiaire, le « Pink Rabbit » reste sa signature. Ce dernier symbolise selon lui « la représentation évidente du passage d’un monde à l’autre, du monde de l’enfance à celui de l’adulte, de celui de la réalité à celui du rêve ».

Il n’y a dans son travail aucune démarche zoologique ni maniériste, genre dans lequel les Anglais de l’ère victorienne ont excellé. Sa représentation de l’animal est abordée de façon anthropomorphique ; il utilise un langage simple et direct sans superflu mais sachant transmettre des idées et des questionnements sur le monde contemporain. Ses animaux dégagent une grande sérénité mais cachent une véritable réflexion sur l’essence même de ce qui fait leur nature et leur identité, l’intensité des regards contribuant à la force des portraits. En outre, il choisit le plus souvent des animaux maltraités, exploités ou en voie d’extinction comme les éléphants pour leurs défenses ou les rhinocéros pour leurs cornes.

Thierry Bisch a su imposer un style qui lui est propre autant par ses réflexions, ses doutes, ses remises en question que par sa technique, qu’elle soit picturale ou photographique.

Gilbert & George et Warhol ne sont pas les seuls à avoir eu une influence sur son travail, tout comme Rembrandt, Bosch, Giotto, Van Eyck, Delacroix ou encore Goya et Schiele qui ont su, parmi tant d’autres, répondre aux mêmes problématiques. Avec cette série, il franchit une nouvelle étape dans son cheminement.

L’Hôtel Lutetia :

La direction de l’Hôtel Lutetia a toujours souhaité intégrer des oeuvres contemporaines à son décor, n’hésitant pas à passer commande à des artistes de renom (le sculpteur Philippe Hiquily, les photographes Elliott Erwitt, Vik Muniz, Keiichi Tahara, Mimmo Jodice…).

Les peintures de Thierry Bisch d’une facture très actuelle interpellent également le regard, comme la tendre série d’oursons à découvrir au troisième étage de l’hôtel. Entièrement rénovée dans le pur style Art Déco, la Suite 608 nouvellement baptisée “La Parisienne” offre une vue sensationnelle sur la Capitale.

Il a pris le parti d’y révéler la femme à travers un accessoire de mode incontournable : la chaussure. Ainsi, l’on y trouve cette dernière sous toutes ses coutures : la “cérémonielle” se veut blanche à talons hauts ; la version “lolita” rose avec les ongles vernis assortis ; “l’envoûtante” dévoile des escarpins rouges aux lacets sans fin. Une approche artistique aussi fine que séduisante.

Le bestiaire de Thierry Bisch ?

• Du 5 avril au 1er mai 2011 :
Hôtel Lutetia – Salon Ernest
45, boulevard Raspail – 75006 Paris

• De juin à fin septembre 2011 :
Restaurant « Toi »
27, rue du Colisée – 75008 Paris

• Toute l’année sur : www.lctpublishing.com
Show Room de LCT Publishing
23, rue Jean Mermoz – 75008 Paris

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