Horfée est un nom qui déclenche les passions. Il est certainement le graffeur français le plus aimé et adulé, mais aussi le plus détesté de par le monde. Et ça ne va pas s’apaiser ! Après s’être emparé des toits, des trains et des rues des grandes capitales, cet indomptable maraudeur urbain s’attaque maintenant aux galeries. Et là encore, il risque autant de fédérer ses fans que de créer des dissensions.
Insaisissable, infatigable, insatiable… Les mots ne manquent pas pour qualifier celui qui se cache derrière le pseudonyme d’Horfée. Depuis le début des années 2000, il a su réinventer le “style writing” avec un traité mêlant illustration et graphisme dont lui seul a le secret.
En quelques années, Horfée a offert un peu de couleurs à Paris juste après son grand nettoyage de 1998. À une époque où la répression n’a jamais été aussi forte, il apporte également un second souffle au mouvement graffiti parisien. Ainsi à l’instar de Revok à Los Angeles, il redonne au “bombing” ses lettres de noblesse et laisse espérer que le graffiti – aujourd’hui quasiment devenu un loisir créatif pour jeunes artistes du dimanche est encore bien vivant.
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