27 AVRIL – 8 MAI
100 LIVRES CONTEMPORAINS DE PHOTOGRAPHES JAPONAIS
Commissaire d’exposition : Ivan Vartanian, sur une idée de Giulia Zorzi : MiCamera avec Debbie Bibo
Vernissage le 26 avril à 20h
30 AVRIL – 1ER MAI
JAPON : REPRÉSENTER LA CATASTROPHE
Au centre de ces deux journées de réflexion, les enjeux notamment éthiques, politiques, historiques des représentations de la catastrophe au xxe siècle par les créateurs et les média japonais. Entrée payante au profit de la Croix-Rouge japonaise
20 MAI – 21 AOÛT
TOKYO-e
Exposition de trois figures de la photographie japonaise : Keizo Kitajima / Yukichi Watabe / Yutaka Takanashi
Vernissage le 19 mai
4 JUIN – 30 JUILLET
CYCLE DE CINÉMA JAPONAIS
7 films ‘ovnis’ du cinéma documentaire japonais, proposés par Philippe Azoury au Cinéma des Cinéastes
Tous les samedi matins à 11h
11 JUILLET – 5 AOÛT
LA GALERIE CAMP DE KEIZO KITAJIMA
La première galerie indépendante de photographie à Tokyo, recréée dans les vitrines des Galeries Lafayette à l’occasion de l’événement Paris&Création
DEUX ÉDITIONS EXCEPTIONNELLES
A Criminal Investigation – Yukichi Watabe (Éditions Xavier Barral / LE BAL)
Photo Express : Tokyo – Keizo Kitajima (Steidl / LE BAL)
Programmation :
100 LIVRES CONTEMPORAINS DE PHOTOGRAPHES JAPONAIS
VERNISSAGE LE MARDI 26 AVRIL A 20H
Depuis de nombreuses décennies, le livre de photographie est le support principal de diffusion du travail des photographes japonais. Le graphisme, le design du livre, tout comme le texte jouent un rôle décisif dans la matérialisation de leur intention artistique.
Souvent publiés à compte d’auteur ou dans des économies restreintes, les livres les plus marquants ont suscité un intérêt exponentiel depuis dix ans de la part des collectionneurs, artistes, commissaires d’exposition et galeristes sur la scène internationale.
L’exposition présente une sélection de 100 ouvrages publiés depuis 2000 par des maisons d’édition indépendantes, des galeries japonaises, ou à compte d’auteur par des photographes japonais, en dehors des circuits traditionnels de l’édition commerciale.
La présentation des livres dans la salle d’exposition du BAL sera complétée par des entretiens vidéos réalisés avec plusieurs photographes, représentants de la scène contemporaine japonaise comme Rinko Kawauchi, Takashi Homma ou Naoya Hatakeyama.
Des exemplaires des livres exposés seront proposés à la vente par la librairie du BAL, LE BAL BOOKS. Une occasion unique de découvrir et de collectionner le meilleur de l’édition photographique japonaise contemporaine.
COMMISSARIAT
Ivan Vartanian est auteur et éditeur, fondateur de Goliga Books, Inc. Il a notamment publié les ouvrages suivants: Drop Dead Cute: The Next Generation of Female Artists from Japan (2005), See/Saw: The Connections between Japanese Art Then + Now (2011), Setting Sun: Writings by Japanese Photographers (2008), Nojima Yasuzo: Modern Photography (2009), et Les livres de photographies japonais des années 1960 & 1970 (2009).
japon : REPRÉSENTER LA CATASTROPHE
Pendant deux jours, LE BAL invite historiens, anthropologues, critiques et créateurs à s’interroger sur la représentation par les artistes japonais et les média des catastrophes naturelles, technologiques, politiques qui ont marqué l’histoire du Japon.
Les 4 tables rondes et les débats reviendront sur le rôle des images produites par les créateurs (photographes, peintres, cinéastes, dessinateurs, écrivains, etc …) et les média (press, Tv, internet, etc …) dans la perception de «ce qui nous arrive» . Au centre de ces 2 journées, les enjeux, notamment éthiques, politiques, historiques des représentations de la catastrophe et de leurs effets sur les spectateurs et citoyens que nous sommes.
- Entrée payante (don minimum de 5 euros) reversée au profit de la Croix-Rouge japonaise.
Intervenants :
- Philippe Azoury, critique de cinéma : Les Cinéastes japonais, entre la réminiscence et la hantise de la catastrophe
- Jean-Marie Bouissou, directeur de recherche à Sciences Po, spécialiste du Japon contemporain et des mangas : Apocalypses et univers post-apocalyptiques dans le manga depuis la guerre : une parabole aux 1000 usages
- Ferdinand Bruggeman, Galerie Priska Pasker, spécialiste des livres de photographes japonais
- Claude Estèbe, japonologue et chercheur en histoire visuelle (LHIVICEHESS/ CEJ) : Le premier Godzilla (1954), le monstre de la catastrophe.
- Michael Lucken, professeur à l’Institut national des langues et civilisations orientales : Du tremblement de terre de 1923 aux bombardements de 1945, un enchainement imaginaire
- Xavier Martel, historien de l’art : « Cataclysme, ruine : une esthétique »
- Eric Michaud, directeur d’étude à l’Ecole des hautes études en sciences sociales : L’usage fasciste des catastrophes : Ersnt Jünger et L’instant du danger (Der gefährliche Augenblick ; Berlin 1931)
- Yoann Moreau, anthropologue (EHESS/CNRS) : Le Japon par la fenêtre médiatique : tectoniques des images et extrême orientation
- Natacha Nisic, vidéaste : Autour du film « e »
- Grégory Quenet, Maître de conférences à l’université de Versailles St Quentin en Yvelines, maître de conférence Histoire environnement à Sciences Po.
- Ryoko Sekiguchi, poète : Chronique japonaise
- Ivan Vartanian, commissaire d’exposition, spécialiste du livre de photographie japonais
EXPOSITION TOKYO-e KEIZO KITAJIMA / YUTAKA TAKANASHI / YUKICHI WATABE
- Keizo KITAJIMA (1954)
Le BAL présente, pour la première fois en Europe, le travail de Keizo Kitajima, grande figure de la photograhie japonaise. Keizo Kitajima est né en 1954 à Suzaka (Nagano).
Photographe précoce, son adolescence est marquée par la découverte des travaux précurseurs de Nobuyoshi Araki et de Daido Moriyama. Sensible à la forme narrative très cinématographique du premier et à la critique acerbe de la société contemporaine du second, il revendiquera ces deux filiations. En 1975, il intègre l’école de photographie WORKSHOP à Tokyo crée par Shomei Tomatsu, où vont enseigner Nobuyoshi Araki, Masahisa Fukase, Eikoh Hosoe, Daido Moriyama, et Norimitsu Yokosuka. Elève de Daido Moriyama, il étudie attentivement le travail de nombreux photographes occidentaux notamment William Klein et Eugène Atget et participe aux débats sans fin sur le potentiel et les limites du médium photographique.
Ces discussions interviennent après une période de rupture qui a vu la publication du magazine-manifeste PROVOKE (1968-1970), du livre de Takuma Nakahira, For a langage to Come (1970) et du livre de Daido Moriyama, Bye-Bye Photography (1972). A la fin des années 60 et au début des années 70, l’heure est à la dislocation du langage photographique pour exprimer une société traversée par de profonds mouvements de contestation (contre la guerre du Vietnam, contre la présence des bases américaines sur le sol japonais, contre la construction de l’aéroport de Narita etc..).
Privilégiant une vision fragmentée, totalement subjective, tendant vers la capture de l’expérience brute et vers « l’expression pure », l’écriture photographique devient alors fortement contrastée, floue, tremblée, se jouant des répétitions, des superpositions, des appropriations, des ratés. En 1975, WORKSHOP cesse d’exister. Après sa dissolution, Keizo Kitajima et Seiji Kurata inaugurent avec Daido Moriyama une nouvelle galerie indépendante, l’Image Shop CAMP, au n° 2 Chome street, dans le quartier de Shinjuku, à Tokyo. La recherche individuelle par ces photographes d’un nouveau mode d’inscription dans le monde prend le pas sur un questionnement collectif.
Le travail de Keizo Kitakima a fait l’objet d’une importante rétrospective au Tokyo Metropolitan Museum : Critical Landscapes en 1993, accompagnée du livre JOY OF PORTRAITS (Edition Nabuhïko Kitamura). L’exposition du BAL présente cinq séries réalisées par Keizo Kitajima de 1975 à 1991.
A l’occasion de l’exposition, Steidl et LE BAL rééditent en fac-simile la série mythique de 12 livrets parus en 1979 en miroir de l’exposition de Keizo Kitajima à la galerie CAMP : Photo Express : Tokyo
Okinawa / KOZA 1975 – 1980
Keizo Kitajima se rend à Okinawa pour la première fois en 1975, année de la chute de Saïgon et de la fin de la guerre du Vietnam. Koza est alors le quartier des plaisirs d’Okinawa avec une multitude de bars, salles de jeux, cabarets, hôtels de passes et nights-clubs très fréquentés par les GIs de l’armée américaine.
Jusqu’en 1980, Keizo Kitajima revient souvent à Okinawa, fasciné par les dérèglements de la vie nocturne de Koza, les rencontres improbables, les rixes, les dérapages en tous genres et la rencontre frontale de deux cultures. En 1980, il expose un mois sur deux son travail intitulé « Correspondance photographique d’Okinawa » à la galerie CAMP, à Tokyo. Quatre brochures sont publiées à cette occasion mais aucun livre sur ce premier corpus étonnant ne verra le jour.
TOKYO / 1979
Keizo Kitajima se rend à Okinawa pour la première fois en 1975, année de la chute de Saïgon et de la fin de la guerre du Vietnam. Koza est alors le quartier des plaisirs d’Okinawa avec une multitude de bars, salles de jeux, cabarets, hôtels de passes et nights-clubs très fréquentés par les GIs de l’armée américaine.
Jusqu’en 1980, Keizo Kitajima revient souvent à Okinawa, fasciné par les dérèglements de la vie nocturne de Koza, les rencontres improbables, les rixes, les dérapages en tous genres et la rencontre frontale de deux cultures. En 1980, il expose un mois sur deux son travail intitulé « Correspondance photographique d’Okinawa » à la galerie CAMP, à Tokyo. Quatre brochures sont publiées à cette occasion mais aucun livre sur ce premier corpus étonnant ne verra le jour.
De janvier à décembre 1979, Keizo Kitajima expose son travail sur Tokyo à la galerie CAMP. Il met en oeuvre un format inédit : chaque mois une nouvelle sélection d’images sature les murs de la galerie du sol au plafond. La série intitulée « Photo Express : Tokyo » s’accompagne par la publication mensuelle d’une brochure (16 pages) numérotée de 1 à 12 et vendue 200 yens, soit le prix de deux cafés.
Le mode opératoire, totalement original à l’époque, est proche de celui d’une performance. Keizo Kitajima expose grilles d’images ou impressions agrandies, à l’improviste, immédiatement après les prises de vue, presque en « temps réel ».
Parfois, il décide de transformer l’espace de la galerie en chambre noire : il projette alors les images directement sur du papier au bromure fixé au mur, puis applique le révélateur et le fixateur à l’aide d’une éponge. Le délai entre les différentes phases de prise de vue, développement, exposition, édition et diffusion, réduit au minimum, installe une dynamique nouvelle avec le public.
NEW YORK / 1981-1984
KITAJIMA se rend à New York en 1981. Fort de ses expériences à Okinawa et à Tokyo, il s’enfonce dans les quartiers les plus déshérités et dangereux de la ville, de l’East Village à Harlem, où le mélange des cultures afro-américaine, caribéenne et hispanique donne naissance à la culture hip hop. Il capture furtivement ses sujets tenant son appareil à la hanche et utilisant le flash pour souligner le contour des silhouettes. En neuf mois, il prendra 35.000 photographies mu par le désir de « rentrer en contact avec quelque chose de toxique, de prendre des photographies qui suinteraient le venin » .
En 1982, il publie le livre « New York » pour lequel il recevra le 8ème Prix Kimura Ihee l’année suivante.
EASTERN EUROPE / 1983-1984
En s’immergeant en plein coeur du chaos new-yorkais, Keizo Kitajima « ressent clairement la pénombre qui plane sur l’autre côté de l’Atlantique » et peu après son retour au Japon, il s’envole pour Berlin qui sera la base arrière de ses pérégrinations en Europe de l’Est en 1983 et 1984. Cherchant délibérément à mettre à l’épreuve un système de perception instinctif qui « opérait depuis 28 ans presque en mode automatique », il va chercher à isoler les personnages de leur contexte, concentrant dans les expressions austères et les attitudes figées toute l’étrangeté de la rencontre. Keizo Kitajima ne résout pas l’énigme de ces individus croisés furtivement ; à l’inverse, portrait après portrait, le mystère s’épaissit, le sens s’évanouit et ne lui reste que la conscience aigüe de son statut d’ « outsider ».
COLOR WORKS / 1986-1990
Juste avant la chute du mur de Berlin et la fin de la confrontation est-ouest, Keizo Kitajima va s’essayer au portait de rue en couleur et à la chambre. Dans ces images, l’individu, déconnecté de son environnement immédiat, apparaît suspendu dans le temps et l’espace.
- Yukichi WATABE (1924-1993)
A Criminal Investigation Le 13 janvier 1958, un nez, deux phalanges et un pénis sont découverts dans un bac à huile à proximité du lac Sembako (préfecture d’Ibaraki). Le lendemain, la police trouve le corps d’un homme de l’autre côté du lac, grossièrement défiguré. Plusieurs doigts sont coupés et l’intégralité du corps est rongée à l’acide, dans le but évident de rendre impossible toute identification. Néanmoins, l’autopsie permet d’établir que le cadavre est celui de Sato Tadashi, un journalier de trente ans originaire de Sumida-ku, à Tokyo.
La date du meurtre est établie au 12 janvier et la cause du décès serait la strangulation. Sato étant un citoyen tokyoïte, une unité d’enquête spéciale est créée en collaboration avec la police municipale de Tokyo. La police recherche Nishida Tamotsu qui résidait dans le même hôtel que Sato (Naniwaya Ryokan à Asakusa) et son nom apparaît dans le mandat d’amener qui est diffusé. Les deux hommes ont signé le registre de l’hôtel et il semble que Nishida aurait proposé à Sato de le faire travailler dans une tannerie.
À la fin du mois de janvier, la piste de Nishida est abandonnée et les enquêteurs ont l’impression que la vérité leur échappe. L’affaire du corps coupé est au point mort.
- Watabe Yukichi (1924-1993)
Watabe Yukichi est né à Sakata (préfecture de Yamagata). Reporter photographe indépendant, il couvre la plupart des grands événements historiques et politiques se déroulant à Tokyo. En 1958 il se voit accorder l’autorisation exceptionnelle de documenter l’enquête menée par la police municipale de Tokyo relative à « l’affaire du corps coupé ». Il publie une sélection d’images dans le numéro de juin 1958 du magazine Nippon.
Le programme des 4 tables rondes y est détaillé. A l’occasion de l’exposition, Les Editions Xavier Barral et LE BAL éditent A Criminal Investigation
- Yutaka takanashi (1935)
Yutaka Takanashi est une figure majeure de la photographie japonaise au XXéme siècle : co-fondateur du légendaire magazine PROVOKE en 1968, il publie en 1974 « Toshi-e » (« Vers la ville ») un des livres phares de ce mouvement de redéfinition du langage photographique au profit d’une expression plus brute et instinctive du réel. Initiée un an après la publication de Toshi-e, la série Machi (Ville) présentée au BAL rompt radicalement avec le style flou, contrasté et expressionniste des années Provoke. Yutaka Takanashi se concentre désormais sur l’un des quartiers les plus anciens de Tokyo, Shitamachi, où le monde traditionnel est peu à peu envahi par les signes de la modernité. Pour témoigner de cette disparition programmée, il réalise des portraits d’intérieurs et d’extérieurs, vides de toute présence humaine, en couleur, à la chambre 4×5 inch, (souvent avec un temps de pose de 20 minutes).
Photographier pour Yutaka Takanashi est le moyen de « marquer la fin, de conclure » : « Face à un paysage, le photographe se tient totalement libre : libre de s’y confronter, de s’y absorber, de le détruire, de le reconstruire et puis de le révéler ». La série qui apparaitra partiellement dans le magazine Asahi Camera à partir de 1975, fera l’objet d’un livre « Machi » publié en 1977 par The Asahi Shinbun.
cycle de cinÉma au cinÉma des cinÉastes
En partenariat avec le Cinéma des cinéastes, voisin du BAL (7, avenue de Clichy), LE BAL a invité Philippe Azoury, critique de cinéma, à imaginer un cycle inédit de films, qui prolonge l’expérience de l’exposition.
7 « ovnis », oeuvres majeures ou peu connues du cinéma japonais historique et contemporain : films documentaires, fictions, oeuvres expérimentales, films d’artistes…
- Shohei Immamura : L’histoire du Japon racontée par une hôtesse de bar, 1967, 105mn
- Masao Adachi : Aka Serial Killer, 1969, 86 mn
- Kazuo Hara : My private eros love song, 1974, 90 mn
- Naomi Kawase : Kya Ka Ra Ba A, 2001, 49 mn
- Wim Wenders : Tokyo-Ga 1985, 92 mn
- Chris Marker : Le mystère Koumiko 1965, 54 mn
- Shinji Aoyama : Roji –E, 2000, 2000, 64 mn
Programmation au 15 avril 2011 / en cours de définition
Les séances ont lieu au Cinéma des cinéastes tous les samedis matin à 11h.
- Séance : 6 euros
- Séance + exposition au BAL : 8 euros Pass cycle complet (7 séances) : 30 euros
LE BAL – WWW.LE-BAL.FR
- 6, Impasse de la Défense
- 75018 Paris
- Métro: Place de Clichy lignes 2 et 13
- Bus: 54, 74, 81, arrêt Ganneron
- Parking Rédélé : 11, rue Forest – 75018
- 0033 1 44 70 75 50
- Lieu accessible aux personnes à mobilité réduite
- 4 euros Tarif plein – 3 euros Tarif réduit
HORAIRES D’OUVERTURE DU BAL
- Mercredi au Vendredi 12H-20H
- Nocturne le Jeudi jusqu’à 22H
- Samedi 11H-20H
- Dimanche 11H-19H
- Barbara Bui s’habille en Olin "Absolute White"
- Stéphane Moscato, Première ! à La Galerie Ligne 13
- Pierre Henri Argouarch, exposition Art, Archi, Archibox
- Léo Delafontaine et Vladimir Vasilev lauréats SFR au festival ImageSingulières
- Le monde de l’Autographe, du 30 mai au 9 juin, au cœur de Saint-Germain des Prés















