
L’histoire :
6 mai 2007, second tour de l’élection présidentielle.
Alors que les Français s’apprêtent à élire leur nouveau Président, Nicolas Sarkozy, sûr de sa victoire, reste cloîtré chez lui, en peignoir, sombre et abattu. Toute la journée, il cherche à joindre Cécilia qui le fuit.
Les cinq années qui viennent de s’écouler défilent : elles racontent l’irrésistible ascension de Sarkozy, semée de coups tordus, de coups de gueule et d’affrontements en coulisse.
LA CONQUÊTE : L’histoire d’un homme qui gagne le pouvoir et perd sa femme.
Xavier DURRINGER
Une première
Quand Eric et Nicolas Altmayer m’ont proposé un projet autour de la conquête du pouvoir de Nicolas Sarkozy, écrit par Patrick Rotman, j’ai été un peu affolé car jamais on n’avait fait un film sur un président en exercice, y compris aux Etats-Unis. Comment lutter contre mes propres peurs et contre ma paranoïa pour attaquer une telle montagne ? Pour y répondre, je me suis dit qu’il fallait être honnête dans l’approche et reposer la question du politique en France. Par exemple, on a choisi d’emblée de conserver les noms des protagonistes. Ce qui posait d’ailleurs des problèmes d’ordre légal. Et plus on me disait de ne pas toucher à ce sujet, plus l’excitation et la passion m’emportaient. Il fallait faire ce film. Conquérir une terra incognita. On s’est alors demandé comment faire pour être crédible et très proche du réalisme anglo-saxon, tout en piquant la curiosité du spectateur avec des « personnages » qu’on voit tous les jours à la télé. Il me semblait évident qu’il fallait se départir d’une image documentaire froide, et s’éloigner de tout effet d’imitation ou de caricature pour porter un regard nouveau sur le monde politique. Du coup, je me suis plongé dans quelque 10 000 photos de Sarkozy prises entre 2002 et 2007 pour travailler l’aspect contrasté de la lumière et la majesté de lieux comme l’Elysée, la place Beauvau, le quai d’Orsay etc… Il aura fallu trois mois de préparation, de plans, de découpages précis avec le chef-opérateur Gilles Porte pour tenter de faire de cette histoire que tout le monde connaît un film de cinéma.
Scénario shakespearien
Ce qui me semblait passionnant, c’est qu’il s’agissait d’une lutte au sein d’un même clan : il y avait Chirac, Villepin et Sarkozy qui se disputaient le pouvoir. On était donc très proches d’un scénario shakespearien. Mais ce qui m’a aussi séduit, c’est cette métaphore extraordinaire du rapport amoureux à travers cette femme – Cécilia Sarkozy – qui, pendant vingt ans, se bat pour sortir l’homme qu’elle aime de l’ombre et l’amener dans la lumière. Et qui, le jour où cet homme accède au pouvoir, le quitte pour partir avec un autre. Du pur romanesque ! Du drame absolu ! Il ne fallait surtout faire ni un film à charge, ni un panégyrique, mais montrer que ces personnages sont des êtres sensibles, profondément humains, et parfois émotionnellement compliqués voire perturbés. C’est donc un film sur la politique, mais aussi sur les enjeux affectifs et psychologiques de la conquête du pouvoir. Au fond, ce que je voudrais, c’est qu’en sortant de la projection les gens aient envie de parler de la représentation du monde politique : le film est fait pour susciter le débat, pour que les spectateurs se demandent pourquoi Sarkozy les a autant touchés ou comment il a réussi à capter 80% de l’électorat de Le Pen. Il s’agissait de décrire le mécanisme infernal de la conquête : ce film est sous forme d’un terrible mémento.
« Le monde est une scène de théâtre »
Je me suis rendu compte que l’homme politique, dans son rapport aux médias et à la « peopolisation », était très proche des vedettes de cinéma ou de la chanson. Tout comme un artiste, un homme politique est en représentation : il est coiffé, maquillé, habillé. On lui écrit ses discours, il les répète, il les joue. Puis, la lumière est braquée sur lui, il est confronté à la foule qui l’applaudit et à la solitude avant d’entrer en scène. Finalement, il est comme l’acteur qui se retrouve brusquement sous les projecteurs et le feu des critiques de la presse, celles de son propre camp et de ses adversaires. Cela m’a fait penser à une métaphore du théâtre. Car, pour moi, ce film est une représentation de la réalité. D’ailleurs, comme un comédien de théâtre, l’homme politique se retrouve par moments coupé de la réalité du monde. Du coup, c’était important qu’on voie Sarkozy répéter devant des salles vides avant d’apparaître devant son public, ou se mettre littéralement en scène devant les journalistes pour y afficher sa tristesse ou son désarroi pour montrer aux Français qu’il est un homme comme les autres. Le tout étant calculé et maîtrisé pour toucher les électeurs grâce à un travail sur l’image – un vrai travail d’acteur. C’est vraiment Nicolas Sarkozy qui a bouleversé le rapport du politique aux médias et l’image qu’on pouvait avoir des hommes politiques en se starifiant. Il a joué la transparence. Pour la première fois dans la vie politique française, le chef de l’Etat s’affiche en lunettes de soleil dans les magazines people qui relatent ses vacances ou sa liaison avec un mannequin ! Il est le premier à avoir mis en scène ses propres émotions. C’est grâce à cela qu’on a pu en faire un film. Comme il le dit lui-même dans le film, « au nom de cette foutue transparence, maintenant je vais devoir rendre des comptes ! ». Il y avait aussi ces scènes que tout le monde connaît, comme celle de La Baule où Villepin sort de l’eau, car elles ont été mitraillées par les paparazzi. Mais mon parti-pris pour toutes les scènes était de me situer de l’autre côté du miroir : au lieu de voir les journalistes de dos tenter d’approcher les hommes politiques, on les cadre de face. Se retrouver dans les moments d’intimité comme une petite souris. Jubilatoire !
Du film noir au western
Ce qui est très frappant, c’est que l’univers des hommes politiques relève des mêmes codes que ceux du film noir : ils sont entourés de gardes du corps armés, munis d’oreillettes et de lunettes noires, qui font partie d’un système pyramidal organisé autour du chef. Un peu comme dans LE PARRAIN, qui était déjà une métaphore du metteur en scène, on se flingue ici à coups de petites phrases assassines et de déclarations lapidaires, et on téléphone avec la main devant la bouche pour éviter qu’on ne lise sur les lèvres. D’ailleurs, on est constamment dans le culte du secret où les portes-flingues et autres lampistes sont prêts à tomber pour protéger le chef, au nom d’un certain code de l’honneur. Il y a aussi une truculence des dialogues, notamment chez Chirac et Villepin qui s’expriment souvent comme des hussards. C’est pour cela que j’ai utilisé les codes du western en cadrant mes protagonistes en gros plans – sauf qu’ici, on se flingue avec des mots. Et moi qui ai eu l’habitude de faire des films autour de bandes d’hommes, je me sentais assez à l’aise dans cet univers politique où Sarkozy est constamment entouré de ses conseillers. Ces dialogues – à la Audiard – qui résonnent sous les lambris dorés de la République, dans des situations parfois dramatiques, donnent au film énormément d’humour, et on est à certains moments proches de la comédie pure.
La question de l’incarnation
Quand Denis Podalydès est arrivé pour les essais, le crâne chauve recouvert d’un peu de cirage, il s’est produit une alchimie extraordinaire : il avait une scansion, une rythmique et une gestuelle proches de Sarkozy, sans aller dans l’imitation ou la caricature. A partir du moment où sa voix était juste, je savais que son corps serait juste. On n’a utilisé ni artifice, ni prothèse, si ce n’est du maquillage comme pour tout acteur. Denis m’a tout de suite dit : « Je serai sincère ». Du coup, il a interprété le personnage avec ses qualités et ses défauts, si bien qu’on croit à ce qu’il dit au moment où il le dit. Ce qui résume formidablement l’homme qu’est Sarkozy. Par exemple, il est incroyablement sérieux dans ses déclarations, même quand il dit qu’il va faire une retraite dans un monastère, alors qu’il finit sur le yacht de Bolloré. Mais on y croit. Denis apporte le sérieux, mais aussi la truculence et le talent absolu pour la comédie. On pourrait presque croire aujourd’hui, en regardant Nicolas Sarkozy, qu’il est une caricature de l’acteur Podalydès. Face à lui, il fallait trouver des interprètes qui ne soient pas totalement « dévorés » par l’acteur génial qu’est Denis. Avec Bernard Le Coq, dans le rôle de Chirac, Samuel Labarthe, dans celui de Villepin et Florence Pernel pour Cécilia, tous plus vrais que nature, j’ai trouvé des comédiens à sa hauteur qui ont joué leur partition en parfaite symbiose avec Denis. Ils ont tous fait un formidable travail sur le corps et sur la voix, ce qui était un exercice périlleux. De même, je voulais que les seconds rôles, comme Hippolyte Girardot, Saïda Jawad, Mathias Mlekuz, Grégory Fitoussi, et Dominique Besnehard, aient chacun leur fonction auprès de Nicolas Sarkozy, leur façon si particulière de servir le chef et de s’adresser à lui… On a fait avec tous un gros travail de table, de lectures et de discussions incessantes. Tout comme il fallait diriger vraiment les figurants pour qu’ils soient parfaitement crédibles dans leur manière d’acclamer ou de toucher Sarkozy, comme s’ils voulaient faire corps avec lui. Et c’est parce que Denis sentait cette ferveur qu’il pouvait s’en servir pour être galvanisé par la foule.
Un beau classicisme
Il nous fallait une mise en scène classique : j’ai alterné entre des travellings et de grands plans-séquences sur Denis Podalydès qui pouvait jouer son texte pendant trois ou quatre minutes d’affilée. Il s’agissait de laisser les acteurs prendre toute leur place et respirer – en somme, leur laisser la liberté d’être. Même si on a l’impression d’être à l’Elysée ou à Beauvau, ce ne sont pas les décors que l’on filme : ce qu’on filme, ce sont les visages et les corps. C’est pour cela qu’il y a autant de plans larges : pour donner toute sa place au corps entier des acteurs, et privilégier le rythme et le mouvement pour qu’il n’y ait pas deux scènes identiques. En m’appuyant sur les photos, j’ai remarqué que les conseillers étaient sans cesse debout, aux aguets, en alerte. Du coup, si Villepin et Sarkozy sont assis à un bureau, l’entourage des « chefs » est lui constamment en mouvement. On a tourné en Scope super 35, avec une seule caméra.
Solitude
Je voulais que la toute première image du film soit symbolique et métaphorique : un travelling très lent nous montre un homme profondément seul, en robe de chambre, qui joue avec l’alliance de sa femme, le jour où il devient Président de la République. Le film est contenu dans ce plan : « lui seul sait ce qu’il a gagné au regard de ce qu’il a perdu, et lui seul sait ce qu’il a perdu au regard de ce qu’il a gagné. ». D’autres plans encore nous montrent la solitude de cet homme qui, paradoxalement, est tout le temps entouré : dans son bureau, face à la foule venue l’applaudir, à la terrasse d’un café etc. C’est définitivement un personnage shakespearien.
Une musique en contrepoint
Je n’ai jamais hésité sur le choix du compositeur : dès le départ, je voulais Nicola Piovani. Je me souvenais de ses partitions pour les deux derniers films de Fellini, INTERVISTA et LA VOCE DELLA LUNA, et de ses musiques pour les frères Taviani ou pour LA VIE EST BELLE de Roberto Benigni. J’avais envie d’une musique qui crée une distance par rapport à l’action : je voulais un contrepoint baroque, proche du cirque et de l’opéra, qui évoque la théâtralité de la vie politique et qui ait une dimension quasi burlesque. Car pour moi, Sarkozy a un côté chaplinesque dans ses tics et sa démarche presque boiteuse.
Denis PODALYDES
Quelle a été votre première réaction lorsqu’on vous a proposé d’incarner Nicolas Sarkozy ?
Un enthousiasme immédiat. Pourquoi ? Le goût des films politiques. Voilà des années que j’attendais d’incarner un homme politique, réel ou fictif. La politique est un formidable champ de jeu et de situations que le cinéma français a peu exploré. À l’étranger, bien des films ont montré la voie: THE QUEEN, IL DIVO, ou W L’IMPROBABLE PRESIDENT, récemment. Que ce soit Sarkozy, le président en exercice, ne m’a sur le moment pas dérangé et n’a pas entamé mon enthousiasme. Au contraire même. L’envie de jouer dans le présent, au présent. Le désir d’approcher de l’intérieur ce personnage étonnant qu’est Nicolas Sarkozy, qu’on soit de son bord ou non.
Avez-vous ressenti le besoin de vous documenter ? De visionner des images d’archives afin d’étudier le « personnage » ?
Oui, je suis passé par le travail normal sur ce genre de rôle : écouter la voix, visionner les documentaires existants, les reportages, les multiples images – il y en a presque à l’infini. Et puis ensuite, laisser venir, s’immerger, laisser la figure prendre peu à peu sa place, sans forcer le travail. On ne voulait pas forcément créer une copie, un double exact par le visage, la voix ou la démarche, mais créer un air de famille, une figure qui fut tout à fait moi et tout à fait – ou presque – Sarkozy. J’ai lu une très belle réponse de Depardieu à une question semblable : « Il n’y a rien à faire, il faut laisser glisser ». Il ne parlait certes pas d’un rôle de composition, mais je crois qu’il faut aussi, même en voulant incarner quelqu’un comme Sarkozy, « laisser glisser ». Pour donner le sentiment que l’acteur et le personnage sont libres.
Vous intéressez-vous en général à la politique ?
Oui, beaucoup. Je lis les rubriques « politique » dans la presse comme un vaste roman feuilleton qui s’écrit au jour le jour. Il y a des périodes passionnantes, parfois angoissantes, comme en ce moment.
Est-ce qu’on s’approprie un personnage tel que Nicolas Sarkozy ?
Il faut essayer de ne pas être partisan, de faire taire en soi le citoyen qui vote et qui juge. Aller plutôt chercher le côté physique, l’animal politique qu’est Sarkozy, le rendre vivant, vivace, rapide, et mystérieux. Et drôle. Ce qu’il est. Il a beaucoup d’humour par rapport à quantité d’autres hommes politiques.
Comment avez-vous travaillé la voix ?
Par imprégnation lente. En ressassant certaines phrases. Je ne cache pas un certain travail d’imitation, mais de l’intérieur, si je peux dire, en laissant venir la voix sans la forcer, en cherchant l’exactitude du rythme plus que l’exactitude du timbre.
Comment faire en sorte d’éviter la caricature ou le pastiche ?
Il faut du temps, de l’attention, de la patience. Beaucoup écouter et observer. Je me passais certaines émissions en boucle, comme j’aurais écouté un disque : « Cent minutes pour convaincre », avec Arlette Chabot, par exemple. Et il ne faut jamais regarder ou écouter les imitateurs. Parfois aussi couper le son, ne regarder que le corps. Ou ne faire qu’écouter la voix. Se détacher du contexte immédiat de l’élection présidentielle. Imaginer aussi, improviser des situations en y emmenant le personnage. Se détacher peu à peu d’un réalisme strict. Après tout, dans le film, il devient un personnage de fiction.
Avez-vous eu besoin d’un minimum d’empathie pour lui, en faisant d’ailleurs abstraction de vos opinions politiques ?
Oui, mais d’une certaine manière, je m’identifie facilement aux hommes politiques. Ils m’intéressent de toute façon, de gauche ou de droite. Lui m’avait toujours intéressé, bien que j’aie toujours voté à gauche, sans état d’âme particulier à ce sujet.
Par moments, « votre » Sarkozy évoque un personnage shakespearien, une sorte de Roi Lear, tour à tour grandiose et pathétique, émouvant et odieux…
Shakespeare est le plus grand auteur de drames politiques. Ses personnages ont influencé tout le théâtre qui touche à ces questions, et le cinéma aussi, qui n’a pas échappé à cette influence. Parfois je pensais à RICHARD III, alors que je venais de jouer RICHARD II.
Les costumes vous ont-ils aidé à entrer dans la peau du personnage ?
J’ai particulièrement goûté le travail de Jurgen Doering, qui m’a emmené chez un tailleur du 8ème arrondissement de Paris où s’habillent certains hommes politiques, et où nous avons trouvé les costumes. Je rends aussi hommage au talent prodigieux de Dominique Colladant, maquilleur, avec lequel nous avons mis au point le visage – le maquillage et la perruque –, et aux personnes qui ont assuré le suivi.
Etes-vous d’accord pour dire qu’il y a une proximité entre la vie politique et le théâtre ?
Oui, bien sûr. Proximité mais pas identité. Le président, quand il se couche, est toujours le président. L’acteur se couchant n’a plus rien à voir avec son personnage. Il faut se méfier des rapprochements entre théâtre et politique, théâtre et cinéma. Cela flatte peut-être mais accrédite aussi l’idée du mensonge permanent en politique.
Comment avez-vous travaillé avec Xavier Durringer ?
Une grande liberté dans le travail. Des plans séquences. Une ouverture à l’improvisation, à la bifurcation. Un sens du rythme et de la comédie. Un accord parfait dans les enjeux et les méthodes de travail. On avançait ensemble et en confiance, en s’amusant et en se passionnant. Il a lui-même une énergie sarkozienne – je ne dis pas sarkozyste, je précise !

© 2011 PHOTOS : EMILIE DE LA HOSSERAYE / MANDARIN CINÉMA - GAUMONT
- Sortie le 18 Mai 2011
Réalisation : Xavier DURRINGER
Produit par Mandarin Cinéma – Gaumont
Distribution : Gaumont
Pays d’origine : France – 2010
Genre : Comédie Dramatique
Avec : Denis PODALYDES, Florence PERNEL, Bernard LE COQ, Hippolyte GIRARDOT, Samuel LABARTHE,Mathias MLEKUZ, Grégory FITOUSSI, Pierre CASSIGNARD, Saïda JAWAD et Dominique BESNEHARD
Musique : Nicola PIOVANI
Public : Tous Publics
Durée : 105 minutes
Bande Annonce :
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je suis affligée par ce film ! que cherchez vous à montrer M Durringer que Sarko est un sentimental affublé d’une détermination farouche qui a vaincu malgré les embûches et les pièges. Un sain dans ce monde de brut ! a aucun moment, les magouilles, les violences, les manipulations grossières, les brimades, ou les humiliations qu’il a pu infliger à son entourage. c’est le plus fort, c’est lui qui gagne, c’est bien finalement. en voyant cet épouvantable grand guignolesque reportage fictionné, vous omettez le principal… qu’il est aujourd’hui notre président et qu’il risque grace au merveilleux plaidoyer que vous lui offrez, repasser. Ce film je le trouve au niveau de Sarko, étroit, anecdotique et navrant ! que se passe-t-il Durringer , je vous croyais plus pertinent, incisif, dérangeant, …. quelle déception