
Entre cour et jardins, festival de spectacles en jardin, a instauré depuis douze ans, une relation forte entre des lieux remarquables et les artistes qui, chaque année et par tous les temps, explorent et apprivoisent les magnifiques parcs de Bourgogne et de la vallée de l’Ouche. Sous la houlette de Frédéric Bonnemaison, directeur du festival, l’art et les spectacles sortent dans les jardins pour d’heureuses fiançailles entre espaces naturels et créations contemporaines. Les créateurs venus d’horizons divers (danse, musique, design, performances) s’imprègnent des lieux pour créer ou recréer des oeuvres uniques. Ils invitent le public à vivre des expériences singulières qui surprennent, enchantent et ne laissent jamais indifférent.
Spectacles ou rendez-vous intimistes, les artistes ont carte blanche pour transformer l’espace, réécrire le paysage et déplacer le regard du public, incité à voir autrement ces échantillons de monde que sont les jardins. Musique, danse, théâtre, design, le public est invité pour des expériences artistiques fortes et inédites, les pieds dans l’herbe ou, lors de cette 12ème édition et le temps d’une soirée, sous la tente. Et comme chaque année, le premier week-end du festival se clôturera par une fête dans les granges du château de Barbirey !
Un rendez-vous à ne pas manquer à la fin de l’été et des lieux superbes à découvrir lors d’une escapade dans la région et dans la très sauvage vallée de l’Ouche.
Vendredi 26 août et samedi 27 août - Barbirey-sur-Ouche
Sébastien Roux et Olivier Vadrot, sur les textes de Célia Houdart
«Paysages rectangles»
Cette année, en coproduction avec le Centre national de Création musicale Césaré, entre cour et jardins fait appel à deux artistes, ancrés dans l’air du temps. Habitués du festival, Sébastien Roux, musicien et Olivier Vadrot, architecte designer, unissent leurs conceptions décalées de l’espace pour mettre en place une création étonnante et hybride qui amène le spectateur, installé à l’abri d’une tente, à réévaluer sa vision du lieu.
Olivier Vadrot est un architecte protéiforme. Parti du dessin de pavillon plein d’humour pour arriver à la création de galeries d’art reconnues (La salle de bain à Lyon, Triple V à Dijon puis Paris), il publie aujourd’hui plusieurs ouvrages sur l’architecture et le design. Outre sa capacité à créer un univers d’objets et de structures en interaction avec leur contexte, il possède celle encore plus rare de pouvoir faire naître de ses collaborations des oeuvres uniques et diverses.
Théâtre – Performance
Martin Petitguyot, Compagnie Amaranta
«La vieille qui lançait des couteaux»
Martin Petitguyot monte un spectacle en lien direct avec sa vie nomade sur les gens du voyage et aborde ces « deux mondes si différents » qui ne cessent de s’éloigner, avec une grande disparité de sentiments. Cette année, en coproduction avec le Centre national de Création musicale Césaré, entre cour et jardins fait appel à deux artistes, ancrés dans l’air du temps. Habitués du festival, Sébastien Roux, musicien et Olivier Vadrot, architecte designer, unissent leurs conceptions décalées de l’espace pour mettre en place une création étonnante et hybride qui amène le spectateur, installé à l’abri d’une tente, à réévaluer sa vision du lieu.
A quarante ans, Martin Petitguyot a déjà un parcours de comédien très fourni et aurait pu faire carrière dans le cinéma. Au lieu de cela, il a préféré la proximité et la solidarité humaine rencontrées dans l’univers du théâtre. Depuis quelques années, il se consacre à la mise en scène, en particulier avec « Les Femmes à barbe » et la compagnie Amaranta, qu’il a créée en 2010.
Etudiants Beaux-Arts : Mathieu Arbez et Romain Moretto
La collaboration entre le festival et l’Ecole nationale supérieure d’Art se concrétise cette année autour d’une programmation de vidéos sélectionnées par Robert Millin, artiste et enseignant à l’Ecole Nationale Supérieure d’Art de Dijon et Frédéric Bonnemaison, directeur du festival. Deux jeunes artistes ont été retenus : Mathieu Arbez et Romain Moretto. Une première projection de leurs oeuvres sera proposée par le festival Dièse début juillet à Dijon puis à Barbirey pendant entre cour et jardin.
Danse
Dijon – Julia Cima – Danse Hors-Cadre – 29 & 30 août
Relevant tous les défis liés aux lieux et aux contextes, Julia Cima est autant descendante d’Isadora Duncan que du guerrier balinais, et propose un programme chorégraphique qui rassemble les corps et les esprits spectateurs. Avec une douce insistance, elle propose au fil de ses créations, une appréhension très personnelle de la danse…
Théâtre / Exposition
Dijon – Philippe Quesne – 29 & 30 août
Après une formation en arts plastiques à l’école Estienne et aux Arts Décoratifs de Paris, Philippe Quesne entame une carrière de scénographe et réalise des travaux pour le théâtre, l’opéra ainsi que pour des expositions d’art contemporain. Parallèlement à son travail, le plasticien s’intéresse à d’autres domaines de création. Ainsi, conçoit-il des visuels pour des projections d’images lors de concerts et réalise également des bandes-son et des films vidéo. En 2003 il fonde sa propre compagnie de théâtre «Vivarium Studio». Invité pour la troisième fois par entre cour et jardins, Philippe Quesne est un habitué de la région. Cette année, à la suite d’une performance, il réalisera avec le cinéaste César Vayssié, un making-of à partir des émotions du public. Un «concept» imprégné de ses expériences précédentes sur le festival.
L’IRMAR se la coule douce – 2 & 3 septembre
L’institut de Recherche ne Menant à Rien est un collectif de jeunes créateurs créé en 2007 entre Marseille, Paris et la Bourgogne. Leurs nombreuses créations les ont conduits à Marseille (GRIM-Montevidéo, Les Bernardines), à Malmö en Suède ou encore à Paris (Centre Pompidou, Chaillot, théâtre des Amandiers, CDN de Genevilliers…) Cette année, à l’occasion d’entre cour et jardins, les membres de l’IRMAR nous feront découvrir une création, sorte de partition «spatiale» faite de déséquilibres et d’enchaînements millimitrés, évoquant à la fois l’univers des dadaïstes et de Picabia.
Performance
Dijon – Lydie Jean Dit Pannel «Alive» – 2 & 3 septembre
Née en France en 1968, Lydie Jean-Dit-Pannel est une artiste en mouvement. Depuis toujours, ses projets sont au long cours. Lydie Jean-Dit-Pannel possède également une autre singularité. En 2004, elle visite l’insectarium de Montréal et y rencontre un papillon très particulier, le papillon monarque. Depuis lors, à chacun de ses déplacements, Lydie Jean-Dit-Pannel se fait tatouer le lépidoptère femelle à échelle 1 sur la partie gauche de son corps.
« Depuis 6 ans mon corps et moi avons entamé une migration dont le papillon monarque est l’aiguilleur. (…) L’aventure annuelle trans-frontalière de ce peuple d’insectes colorés m’a fascinée. Cette migration m’a semblé d’une richesse métaphorique, symbolique et plastique telle, que j’en ai fait mon terrain de recherches privilégié. Je porte à ce jour 36 de ces papillons. Je deviens image. Et comme toutes celles que je fabrique avec la vidéo depuis la fin des années 80, je deviens matière au montage, au rythme, à l’installation, au mouvement. A partir de là, tout est possible… » Lydie Jean-Dit-Pannel.
Après Eldorado et le festival Dièse, Lydie Jean-Dit-Pannel est de retour en Bourgogne à l’occasion d’entre cour et jardins, pour un spectacle insolite sur la répétition et la respiration.
Les jardins «ré-inventés» de Barbirey & la très sauvage vallée de l’Ouche
L’aventure de la « re-création » des Jardins de Barbirey débutée en 1989, est faite de nombreuses rencontres autour du projet et des lieux. Initiée par Roland Garaudet, elle a été poursuivie avec passion par les propriétaires actuels Véronique et Jean-Bernard Guyonnaud, la paysagiste Laurence Vanpoulle et de nombreux artistes contemporains (Bernard Lassus, Erik Samakh, Jacques Vieille, Jochen Gerz).
Le parc à l’anglaise du XIXeme siècle, installé à la confluence des vallées de l’Ouche et de la Gironde, dormait depuis plus d’un siècle. Il a fallu beaucoup de temps et d’engagement pour en faire un « jardin de paysages » cohérent et vivant, où néanmoins chaque lieu a une atmosphère qui lui est propre. Dans les jardins, la variété des orientations, des sols et des climats explique la richesse des végétations. Les lieux, multiples, jouent sans cesse avec les vues sur les paysages des vallées alentour offrant à chaque détour des points de vue magnifiques sur le paysage environnant.
Le charme des Jardins de Barbirey qualifié de « jardin-charnière » par Michel Baridon, historien des jardins, est d’offrir « un paysage changeant qui se prête aux rêveries du promeneur » et à la contemplation.
Avec Entre cour et jardins, les Jardins de Barbirey sont devenus un espace scénique où de nombreuses créations d’écriture contemporaine ont vu le jour, renouvelant le regard sur les lieux tout en respectant l’esprit des jardins. Tout au long de l’année, ils sont également le théâtre de nombreux événements et le moteur de projets novateurs, associant jardiniers, paysagistes, botanistes, bénévoles, artistes, visiteurs et spectateurs.
Pratique :
Le festival se déroule du 26 août au 2 septembre. Le premier week-end, les représentations ont lieu dans les Jardins de Barbirey à Barbirey-sur-Ouche et le second dans les Jardins de Dijon.
Accès :
- Les jardins de Barbirey se situent près de Dijon (25 km), de Beaune (30 km) et de Pouilly en Auxois (15 km) www.barbirey.com
Tarifs :
- Projections vidéo : gratuit
- Spectacles : 5 €
Pour plus d informations :
- T. 03 80 67 12 30 www.ecej.fr
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