Parcours des Mondes 20111 Commentaire

Par rédaction
Posté le 18 juin 2011 à 12:20

Pour cette dixième édition du Parcours des mondes, l’équipe du magazine Tribal Art a su donner une véritable ampleur internationale à l’événement, les 64 participants, dont plus de la moitié sont étrangers, ont mis les petits plats dans les grands afin d’offrir aux visiteurs du monde entier une sélection d’oeuvres aussi variée qu’exceptionnelle. Des classiques figures de reliquaire kota, canons de l’art africain, présentées par Bernard Dulon et Yann Ferrandin aux émouvants clichés de Casimir Zagourski qui sillonna l’Afrique avec la Croisière Noire, mis en lumière par Vignold Tribal Art en passant par les petits chefsd’oeuvres d’Afrique du Sud apportés des Etats-Unis par Jacaranda Tribal Art à l’occasion de sa première participation au Parcours des mondes, découvertes et émerveillements sont au programme.

Programmation

 

Réceptacles : Arte y Ritual – Ana y Antonio Casanovas, Madrid

Ana et Antonio Casanovas ont sélectionné pour le Parcours des mondes un ensemble exceptionnel de récipients, bols, boîtes et coupes, expressions artistiques très achevées issues d’Afrique, d’Océanie, d’Indonésie et de la côte nord-ouest des Etats-Unis.

10 ans / 10 sculptures  : Galerie Renaud Vanuxem, Paris

Afin d’honorer symboliquement les 10 ans d’existence de Parcours des Mondes, la Galerie Renaud Vanuxem présentera une sélection d’oeuvres très importantes d’Afrique et d’Océanie centrée autour de l’idée de sculpture.

Parcours du raffinement Galerie Alain Bovis, Alain Bovis et Véronique du lac, Paris

Qualité sculpturale, délicatesse d’exécution, finesse des détails, velouté des surfaces, sensualité des patines, subtilité des expressions… Une sélection d’une cinquantaine d’oeuvres — statues, objets rituels, masques, bijoux — pour un parcours du raffinement qui fera voyager les amateurs, des Iles Marquises au Congo, en passant par l’Indonésie.

Une nocturne sera spécialement consacrée à ces objets si raffinés que sont les poulies de métier à tisser d’Afrique de l’Ouest, le jeudi 8 septembre de 18h à 21h.

Formes Longilignes : Galerie Dandrieu-Giovagnoni, Rome

Vingt sculptures d’Afrique, provenant d’anciennes collections européennes, se répondent dans un ensemble de formes longilignes, élancées, épurées, dans des matières variées comme le bois, l’ivoire, la terre cuite ou le métal. Ces objets, de petite ou grande dimension, présentent un ensemble harmonieux de lignes verticales et horizontales. L’oliphant luba, du Congo, en ivoire, qui se termine par une petite tête finement sculptée, est un exemple de forme sinueuse ; sobre et élégante la sculpture Ewé, du Ghana, longue statue au bois érodée, est un objet de culte recouvert de tissu et de métal.

African accumulative sculpture : Galerie Alain Lecomte, Paris

La nouvelle exposition thématique proposée par Alain Lecomte sera consacrée à l’art wé, du sud-ouest de la Côte d’Ivoire, avec des oeuvres provenant pour la plupart de l’ancienne collection de l’américain Stewart Warkow. Ces masques expressionnistes, aux yeux cylindriques, entourés de protubérances, de clochettes, de dents d’animal, de cuivre, de clous, de cheveux humains ou de cartouches de fusils, nous font voyager dans l’univers étrange et unique des rituels masqués. Chez les Wé, le masque permettait à son porteur de perdre son identité afin de laisser les divinités se manifester à travers lui, devenant le messager de l’au-delà, entre l’être supérieur, les ancêtres et les humains. L’apparence brutale et sauvage de ces masques est bien éloignée de l’esthétique européenne, du poli de notre société, ils n’en sont que plus précieux, car ils ne cherchent pas à plaire, ils sont au dessus de cela, ils ont été créé par Dieu, c’est l’homme qui doit se soumettre. Le masque Wé, lui, est immortel.

L’Afrique qui disparait : Galerie Vignold Tribal Art, Cologne

Michael Vignold présentera à l’occasion du Parcours des mondes un groupe de 366 clichés anciens réalisés par le fameux photographe d’origine polonaise Casimir Ostoja Zagourski (1880- 1941). Il fit partie de la première génération de photographes européens à sillonner le continent africain et ouvrit dès 1924 un studio photographique à Leopoldville. Il publia deux séries de 500 clichés sous le tître L’Afrique qui disparaît !, documentant la vie, les traditions et cérémonies des populations centre et est-africaines. Témoignages ethnographiques de premier ordre, la qualité artistique de ces clichés en fait également de vraies oeuvres d’art.

Visage : Galerie David Serra, Barcelone

La galerie David Serra a sélectionné pour le parcours des mondes 2011 un ensemble d’oeuvres de haute époque autour du fil conducteur qu’est le rendu et l’expressivité du visage – humain ou animal – dans les arts premiers. Parmi les pièces présentées figureront notamment une exceptionnelle figure de reliquaire kota (Gabon) de style shamaye, un beau tambour à fente yaka (R.D. Congo) et un puissant crâne ekoi (Nigeria).

Kota : Galerie Yann Ferrandin, Paris

Yann Ferrandin nous invite cette année à le suivre dans un parcours initiatique à travers les forêts du Gabon à la découverte d’une vingtaine de superbes gardiens de reliques ancestrales, ces figures emblématiques des peuples Kota, Shamaye ou Mahongwé, réunies patiemment au cours des dix dernières années. Cette sélection rigoureuse et personnelle fera l’objet d’un catalogue.

Célébration de la femme dans les fêtes villageoises au Mali  : Galerie Loeb, Paris

Les figurines qui accompagnent les danses de masques animaux sògo bò lors des fêtes villageoises au Mali sont parfois masculines mais ce sont les personnalités féminines qui sont le plus souvent mises à l’honneur. Elles font référence aux grandes ancêtres, aux femmes d’exception, à la maternité, à la vie quotidienne.

Réalisées en bois patiné, peint ou recouvert de métal, elles sont parfois faites en bronze ou en fer-blanc peint. Une importance particulière est accordée à la tête, à la coiffure, aux ornements et au torse, le corps étant souvent réduit à un bâton auquel on ajoute deux bras qui seront levés pour saluer ou applaudir.

Kota Ancestors : Galerie Bernard Dulon, Paris

Une vingtaine d’oeuvres majeures de l’art kota datant du XIXe siècle et provenant de prestigieuses collections privées seront présentées par Bernard Dulon à l’occasion du Parcours des mondes. Ces figures de reliquaire, placées au-dessus du panier contenant les ossements des ancêtres, étaient utilisées par les populations vivant au Gabon, dans le Sud du Cameroun et dans le Nord du Congo. Conservés dans des cases à l’écart du village, ces mbulu ngulu, composées d’une âme de bois recouverte de laiton et de cuivre, possédaient toutes leur propre nom, ce qui laisse deviner un essai de portraitisation. Elles n’étaient visible que par les initiés de plus haut rang venus consulter les ancêtres.

Polynésie : Galerie Flak, Edith et Julien Flak, Paris

Les arts anciens de Tahiti, des Iles Marquises, de l’Ile de Pâques, des Maoris de Nouvelle-Zélande, ou encore des Iles Fidji, Cook et Australes seront à l’honneur dans la nouvelle exposition présentée par la Galerie Flak à l’occasion du Parcours des mondes. Statuaire, ornements rituels, objets de prestige, proues et maquettes de navire, massues cérémonielles, ces rares sculptures mettront en lumière le raffinement, la charge poétique et la puissance d’évocation des arts classiques de Polynésie qui ont tant fascinés et inspirés les grands artistes du XXe siècle.

Les chemins du rêve : Galerie Arts d’Australie, Stéphane Jacob, Paris

L’essence de la peinture aborigène vient du lien charnel qu’elle entretient avec le « Temps du Rêve », temps de la création mythique du monde pour les Aborigènes. Depuis les années 1970, les artistes aborigènes ont développé une plastique contemporaine qui a vu l’émergence de grands talents tels les artistes Abie Loy Kemarre, Dennis Nona, Kathleen Petyarre, Crusoe Kurddal dont la galerie arts d’australie présentera une intéressante sélection en regard d’objets d’art anciens.

L’art précolombien de l’espace maya : Galerie Furstenberg, Jean-Christophe Argillet, Paris

Etablie entre 900 et 300 av. J.-C. sur un gigantesque territoire, la civilisation maya, qui restera comme l’une des plus avancée de Méso-Amérique, s’éteindra totalement entre 900 et 1000 apr. J.-C. avec une désertion des sites religieux pour le moment encore inexpliquée.

Le grand essor maya eut lieu au cours de la période dite Classique (300-900 apr. J.-C.) durant laquelle d’importants centres cérémoniels majeurs furent bâtis : Chichen Itza, Uxmal, Palenque, Tikal, Bonampak et Copán parmi les plus célèbres et importants.La production artistique objet de cette exposition se situe principalement durant la période classique et regroupe un ensemble d’une quarantaine d’objets réalisés en céramique (statues, bols ou vase cultuels peints, encensoirs) mais également en pierre ou en jade (silex excentriques, cuiller à coca en jade, grand bol sculpté en marbre) et enfin en stuc (têtes de grand prêtres avec restes de polychromie).

Totems miniatures. De l’art des cuillères des Indiens de la côte Nord Ouest :  Galerie Dodier, Avranches

C’est entre le nord-ouest du Canada, en Colombie-Britannique, et le sud-est de l’Alaska, que vivent les populations Tlingit, Haïda,Tsimshian, Kwakiult, etc… A l’occasion du 10e anniversaire du Parcours des Mondes et du 50e anniversaire de l’ouverture de la Galerie Dodier, cette dernière présentera une exceptionnelle sélection de 36 cuillères de la côte Nord-Ouest, rassemblée pour une exposition inédite en Europe.

Il aura fallu une vingtaine d’années à Laurent Dodier pour réussir à rassembler un tel nombre de cuillères de si belle qualité et d’une telle rareté. Totems miniatures, à la sculpture tout en délicatesse et en raffinement elles sont empreinte d’une puissance et d’une noblesse déroutante. Le catalogue qui accompagne l’exposition offrira des pistes de compréhension sur la signification et l’utilisation de ces cuillères dans leur contexte traditionnel.

Iles de pierre  : Galerie Pascassio Manfredi, Paris

A l’occasion de Parcours des Mondes 2011, la galerie Pascassio Manfredi présentera une belle sélection d’oeuvres d’Indonésie, pour la plupart inédites. Seront exposées notamment un ensemble de sculptures en pierre, véritables témoignages de la culture mégalithique de ces îles. Notons parmi elles une remarquable stèle Batak et un plateau cérémoniel de l’île de Nias.

L’art vietnamien du Ier au XIVe siècle, entre influence chinoise et créativité nationale : Galerie Christophe Hioco, Paris

L’occupation chinoise sur le territoire vietnamien intervenue dès 208 avant J.C., va modifier les us et coutumes des artisans vietnamiens qui vont créer un mobilier funéraire constitué de bronzes et de céramiques caractérisés par des formes à la fois innovantes et empruntées au répertoire chinois. Cette période est appelée Han-vietnamienne (Ier – VIe siècle). Avec la création du Viêt Nam indépendant au Xe siècle, un renouveau artistique a lieu sous les dynasties Ly (1009-1225) et Trân (1226-1400) développant un style considéré comme l’âge d’or de l’art vietnamien, caractérisé par un équilibre parfait et une harmonie tranquille. Dans le cadre de cette exposition la Galerie Hioco présentera des oeuvres sino-vietnamiennes qui témoignent de cette influence mutuelle entre les deux pays.

L’or de l’Asie du Sud-Est : Galerie Cédric le Dauphin, Paris

Pour le parcours des Mondes 2011, la Galerie Cédric Le Dauphin présentera un rare ensemble de bijoux anciens d’Asie du Sud-Est. Parmi ceux-ci des bijoux Pyu du IVe siècle, des bagues balinaises, des bijoux de la péninsule indochinoise, tous en or et parés de pierres précieuses. Ces merveilles seront accompagnées de colliers montés de pierres et perles antiques, excavées et remontées pour être présentées et portées. La Galerie Cedric Le Dauphin, comme à son habitude, présentera également des poignées de kriss indonésiens de qualité dont quelques poignées en or du XVIIIème siècle et autres raretés.

Dévotion et Protection. Miniatures et objets rituels de Bouriatie et de Mongolie : Galerie Wei Asian Arts, Bruxelles

L’exposition “Dévotion et Protection” est axée sur une sélection d’objets de Mongolie et de Bouriatie, région située à l’est du lac Baikal où le bouddhisme, teinté de shamanisme, a été reconnu comme une des religions officielles de l’empire russe par un décret spécial de l’impératrice Elizabeth I en 1741. Avec l’arrivée du communisme en 1917, le bouddhisme fut l’objet d’une propagande anti-religieuse majeure qui entraîna la destruction des temples et d’une grande partie des objets de culte d’où la rareté des objets présentés.

Seront exposés des miniatures, des sculptures et instruments rituels, une peinture d’offrande et des blocs à impression. Si l’art tibétain et mongol a exercé une grande influence sur l’art bouriate, ce dernier n’en a pas moins développé des caractéristiques propres notamment dans l’iconographie et dans l’utilisation en sculpture de certains matériaux disponibles dans son environnement tels le bois, le papier-mâché et l’argile.

Collectionneurs, qui sont-ils ?

Tribal Art Magazine a réalisé en avril 2011 un sondage auprès de 5 000 lecteurs (taux de réponse de 12%) qui a permis de dresser un profil type de l’amateur d’arts premiers.

L’HOMME

  • 83,90% des amateurs d’art tribal sont des hommes
  • Agés de plus de 50 ans (75%)
  • Un tiers exerce une profession CSP+ (profession libérale, dirigeant, entrepreneur).

LE COLLECTIONNEUR

  • Principal domaine d’intérêt : les arts d’Afrique à 89% et les arts d’Océanie à 56% mais également l’art moderne à 32,45 %
  • Budget des acquisitions : près de la moitié consacre un budget annuel de moins de 10 000 €, tandis que 32% dépensent de 10 à 30 000 €. Enfin, 7,75 % investissent plus de 100 000 € chaque année.
  • Interlocuteurs privilégiés : marchands et galeristes pour plus de 75% des collectionneurs contre 60% pour les ventes aux enchères

LE VOYAGEUR

  • Plus de la moitié des collectionneurs voyage plus de deux fois par an pour assister à des expositions et des salons
  • Destinations phares : Parcours des Mondes à 61%, suivi de près (50%) par le BRUNEAF puis à 23% par la Biennale des antiquaires de Paris.

INFORMATIONS PRATIQUES

Le lieu : Quartier des Beaux-Arts à Saint-Germain-des-Prés, Paris, VIe.
Occupation des galeries situées le long des rues des Beaux-Arts, Bonaparte, de Seine, Jacques Callot, Mazarine, Guénégaud, Visconti, Jacob et de l’Echaudé.

Les horaires : Du mercredi 7 au dimanche 11 septembre 2011
Tous les jours de 11h à 19h, le dimanche jusqu’à 17h
Nocturne le jeudi 8 septembre jusqu’à 21h

 


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  • Siège à caryatide, Luba Upemba, atelier de Mwanza, R.D. Congo.
  • Bois
  • H. : 45 cm
  • Photo © Hughes Dubois
  • Lucas Ratton, Paris
  • Collectée dans les années 1950, cette œuvre dont le corps est couvert de scarifications évoque une appartenance royale.

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  • Masque tatanua, Nouvelle-Irlande.
  • l. : 38 cm
  • Ex. Bally Museum, Zurich, acquis en 1906.
  • Photo © Paul Louis
  • Patrick et Ondine Mestdagh, Bruxelles

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  • Epée rituelle, Congo (détail).
  • Ivoire et métal.
  • Photo © F. Dehaen – Studio Asselberghs
  • Galerie Bernard de Grunne, Bruxelles.

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  • Statue archaïque, Senoufo, Mali.
  • Bois à patine sacrificielle
  • H. : 51 cm
  • Photo © Hughes Dubois
  • Renaud Vanuxem, Paris

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  • Bol représentant un aigle, Tlingit, côte nord-ouest des Etats-Unis.
  • XVIIIe siècle
  • Bois H. : 31 cm
  • Photo © Carlos Garcia Ochoa
  • Arte y Ritual, Madrid
  • La patine et le style artistique de cette œuvre attestent de sa grande ancienneté.

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  • Etrier de poulie de métier à tisser, Gouro, Côte d’Ivoire.
  • Fin XIXe – début XXe siècle.
  • Bois et métal H. : 13 cm
  • Photo © Mathieu Ferrier
  • Galerie Alain Bovis, Paris

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  • Masque, Wé, Côte d’Ivoire.
  • H. : 34 cm
  • Ancienne collection A. Rime
  • Photo © Paul Louis
  • Galerie Alain Lecomte, Paris

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  • Casimir Zagourski (1880-1941), Femme bwaka, vers 1920.
  • Tirage d’époque
  • 9 x 13 cm
  • Vignold Tribal Art, Cologne

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  • Figure de reliquaire, Kota Obamba, Gabon. 
  • XIXe siècle.
  • Bois, plaques de cuivre et de laiton, fer.
  • H. : 54 cm Rapportée du Gabon en 1946.
  • Photo © Hughes Dubois
  • Galerie Yann Ferrandin, Paris

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  • Statues féminine et masculine, Kota/Ambete, R. Congo.
  • Fin XIXe – début XXe siècle
  • Bois, plaques de cuivre et laiton
  • H. : 37 et 44 cm Collectées avant 1920.
  • Photo © Hughes Dubois
  • Galerie Bernard Dulon, Paris

11PDM.jpg et 11PDMbis.jpg (détail)

  • Eventail tahi’i, Iles Marquises.
  • Première moitié du XIXe siècle
  • Dent sculptée et vannerie
  • H. : 43 cm Collecté avant 1847 par Georges-Louis Winter
  • Photo © D. Voirin
  • Galerie Flak, Paris
  • Dans un remarquable état de conservation, cet éventail était l’insigne des chefs.

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  • Abie Loy KEMARRE, Body Painting, 2009.
  • Acrylique sur toile
  • 152 x 91 cm © Arts d’Australie
  • Dans cette œuvre, Abie Loy s’inspire des peintures corporelles utilisées par elle-même et les femmes de son clan pour célébrer les rites dont elles sont les gardiennes.

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  • Cuillère, Tlingit, Alaska
  • Circa : 1840 – 1870.
  • Corne de chèvre pour le manche et corne de mouflon pour le cuilleron.
  • H. : 28,1 cm. Photo © M. Gurfinkel
  • Galerie Dodier, Avranches
  • Représentation totémique complexe mettant en scène un requin, un aigle et le monstre marin Gunakadeit.

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  • Stèle, Toba-Batak, Sud de Tapanuli, Sumatra, Indonésie.
  • Pierre et pigments rouges et noirs
  • H. : 62 cm.Photo ©  Frank Verdier
  • Pascassio Manfredi, Paris

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  • Poignée de kriss représentant Garuda, Palais de Cirebone, nord de Java.
  • XVIIIe siècle.
  • © Galerie Cédric Le Dauphin, Paris

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  • Pilon penu archaïque, îles Maupiti, îles de la Société.
  • Basalte noir.
  • H. : 18 cm (pré-contact) XVIIIe siècle ou antérieur.
  • Photo © M. Gurfinkel, Paris Galerie Meyer Oceanic Art, Paris
  • Les pilons à ailettes sont parmi les objets les plus rares et emblématiques de Polynésie centrale.

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  • Masque, Lele, R.D. Congo
  • H. : 27 cm
  • Photo © Anne Deknock
  • Jo De Buck Tribal Arts, Bruxelles

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  • Masque, Dogon, Mali
  • H. : 55 cm
  • Récolté in situ dans les années 1950
  • Photo © Hughes Dubois
  • Joaquin Pecci Tribal Art, Bruxelles

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1 Commentaire

  1. Avant Parcours des mondes, marchands et galeristes racontent leur quête de l’objet rare. Des objets venus d’Afrique, d’Océanie, d’Asie du Sud-Est ou de l’Himalaya et, parmi eux, des chefs-d’oeuvre. L’édition 2011 de Parcours des mondes, 64 galeries d’arts tribaux rassemblées à Saint-Germain-des-Prés, présentera, du 7 au 11 septembre, un nombre considérable de pièces. Mais venus quand et comment ? Si l’on imagine les marchands allant de village en village, explorant des zones méconnues et rentrant avec des caisses d’objets, on se trompe. « Il n’y a presque plus de pièces in situ », affirme Pierre Moos, propriétaire de Tribal Art Magazine et directeur de Parcours des mondes depuis 2007.

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