
Quand les arts urbains croisent le chemin de l’art contemporain, un alliage d’une incroyable connivence se crée. Les références se choquent, les techniques se croisent pour offrir aux arts visuels ses plus belles lettres de noblesse. Issu de la scène street-art, formé à l’école du graphisme, initié dans la rue et nourrit aux influences pop-art, à seulement 31 ans, Marc Sich se place en héritier de la fibre warholienne où il a su imposer sa touche colorée et sensitive. Familier des portraits minimalistes dont l’émotion immédiate est la ligne de conduite, il use d’un panel de techniques aussi large que son talent, avec pour objectif l’impact instantané. Vecteur d’émotions, il capte les maux de l’âme, et la quête permanente des dessous de l’expressivité et du langage corporel sont ses maîtres-mots. Capter, provoquer, agir, interagir ; la création se pose en médiateur fédérateur, et se positionne en provocateur d’échanges humains, gangrénant le public d’une positivité contagieuse. Marc Sich appartient à ces artistes qui ont contribué au positionnement du graff comme un art à part entière, véritable courant ancré dans une réalité contemporaine où la rue se fait toile, où le public se fait acteur, et où l’artiste se retrouve activiste d’un mode d’expression universel. À l’image de la rue, le streetart évolue vite, et se greffe chaque jour à de nouveaux éléments, véritables symboles générationnels modulables.
« Influences3 » témoigne de la graduation d’un mode d’expression qui se nourrit de nouveautés et de curiosités dans lequel les modes de vie et de création s’interpénètrent pour donner naissance à un nouveau langage, à de nouveaux codes, à de nouvelles influences. En mouvement permanent, l’acte créateur de Marc Sich se veut humoristique et décalé, comme en témoigne sa vision de sa nouvelle passion : « Le vélo a changé ma vie. Bien plus qu’un moyen de transport, le fixy a pour argument premier de faire corps avec son utilisateur ; chaque réaction, inattention, se répercute sur son comportement. Rouler avec ce type de vélo te donne le sentiment d’appartenir à une minorité, non-élististe, mais paradoxalement différente. »
Entre atelier et cabinet de curiosités, Marc Sich accumule les objets qu’il collecte, collectionne, intègre, et démembre, pour mieux rassembler. « Le vélo m’a permis de m’exprimer autrement qu’à travers mon activité artistique « solitaire » ; de rencontrer des gens, d’échanger et d’avancer. Avec le vélo on avance, impossible de rester sur place. Je ne suis pas seul à partager tout ça, nombreux créatifs s’y reconnaissent. »
- Du 30 juin au 23 juillet 2011
- Vernissage le 30 juin à partir de 19h00
Galerie La Tour
- 111 rue St Honoré, 75001 Paris.
M. Châtelet (sortie rue de Rivoli ou rue de la Lingerie) et Louvre-Rivoli.
- Stéphane Moscato, Première ! à La Galerie Ligne 13
- Pierre Henri Argouarch, exposition Art, Archi, Archibox
- Léo Delafontaine et Vladimir Vasilev lauréats SFR au festival ImageSingulières
- Yves Marchand & Romain Meffre, Theaters, à la Polka Galerie
- Waii, l’œuvre gravé de Dennis Nona, Îles du Détroit de Torres, Australie













