
Frantz Lamothe
Frantz Lamothe est l’archétype de l’homme de demain, celui d’un monde où la mondialisation serait le fruit d’une grande fraternité transculturelle, celui d’un monde où les frontières ne seraient que changement de décor, celui d’un monde où chacun s’enrichit au contact de l’autre. Son art est à son image : universel.
Sa peinture est née dans la rue des seventies new-yorkaises, comme celle de son ami Basquiat. Comme elle aussi, elle fut très vite exposée dans les galeries de la grande pomme. Mais quand Basquiat meurt, Frantz Lamothe, très choqué, comprend la valeur de la vie, et le sens du parcours. Il choisit de fuir les paradis artificiels qui nous isolent des autres, qui nous coupent de nous-mêmes, qui amputent notre destinée. Cette quête le ramènera d’abord aux sources de sa propre existence, sur la terre haïtienne de son père, qu’il quitta à l’âge de quatre ans. Quelques années baignées de culture vaudou, le pinceau trempé dans le soleil des caraïbes après le bitume de Manhattan. New-York, il y revient. Les galeries l’accueillent à nouveau. Pourtant, depuis son enfance, la société n’a que peu évolué. L’étiquette « black » lui colle à la peau. Mais Frantz Lamothe n’a plus peur de rien. C’est un homme libre. La planète est son territoire. Il part vivre en Europe, l’Allemagne l’accueille, il s’y marie, y a deux enfants, de nombreuses expositions. Va ensuite au Japon. Autre amour, autre enfant, sa peinture s’épanouit et trouve un public enthousiaste. Et c’est enfin Paris, capitale des Lumières, pour celui dont la peinture a acquis au fil du parcours une sorte de dimension encyclopédique.
Il a toujours refusé les étiquettes qu’on a voulu lui coller : graffiti, street art, art naïf, art brut… Aujourd’hui, s’il fallait la classer, son oeuvre figurerait sans doute sous l’intitulé « figuration narrative » ou « figuration libre »… mais l’art se rit des critères. Si l’empreinte personnelle est bien marquée tout au long de ses années de peinture, il reconnaît des influences. Toutes les influences de ce qui l’a touché. De la culture pop-rock de l’Amérique post-sixties au raffinement de l’art japonais, en passant par les peintres haïtiens, Matisse et les Fauves, l’Allemagne du Bauhaus… Un magnifique métissage qui parle à notre humanité. Aujourd’hui, à 50 ans, Frantz Lamothe jubile. A force de travail, de cheminement, d’acharnement, de dépassement, il a ouvert la porte d’un atelier intérieur d’où il produit avec bonheur une oeuvre abondante, accomplie, à son image : universelle.
- Exposition du 18 octobre au 26 novembre 2011
Ze art galerie
- 13 rue du Dragon
- 75006 Paris
- www.zeartgalerie.com
- Stéphane Moscato, Première ! à La Galerie Ligne 13
- Pierre Henri Argouarch, exposition Art, Archi, Archibox
- Léo Delafontaine et Vladimir Vasilev lauréats SFR au festival ImageSingulières
- Yves Marchand & Romain Meffre, Theaters, à la Polka Galerie
- Waii, l’œuvre gravé de Dennis Nona, Îles du Détroit de Torres, Australie













