L’histoire : Depuis le jour où Sandy leur a annoncé qu’elle allait se marier, les cinq demoiselles d’honneur ont su que la cérémonie serait maudite ! Prisonnières de cette vie qu’elles ont » choisie » et des dilemmes auxquels elles doivent faire face, ces cinq femmes, engoncées dans leur robe acidulée, virevoltent sans cesse entre légèreté et cruauté, drôlerie et émotion. Par le scénariste du film culte American beauty et des séries Six feet under et True blood ! Alan Ball, auteur anticonformiste, nous livre une réflexion sur l’amour au-delà des préférences sexuelles et de magnifiques portraits de femmes. Un huis clos féminin qui oscille entre puritanisme et sexualité débridée, sur un ton souvent osé et désinvolte avec les travers et l’hypocrisie de la middle classe américaine !
NOTE D’INTENTION
À première vue, le cliché semble nous présenter cinq demoiselles d’honneur qui trouvent refuge dans la chambre de l’une d’entre elles pour déblatérer sur la mariée qu’elles n’apprécient pas vraiment.
De quoi peuvent donc bien parler ces cinq filles ? Du grand amour naturellement, des espoirs qu’on avait, de ceux qu’on n’a plus, de l’engagement, de la place du couple, des regrets de la trentaine, des rêves de la vingtaine, du passé, du futur et de cette maudite réception à laquelle aucune n’a vraiment envie d’assister.
Mais au lieu de tomber dans la comédie romantique bon chic bon genre, Alan Ball va briser les tabous et viser l’anticonformisme. Dans cette culture américaine parfois considérée en pleine dénégation, il laisse la parole aux femmes par le biais de personnages colorés, parfois désespérés et cinglants.
J’ai donc voulu axer mon travail autour d’un bon équilibre entre la comédie et le drame. Si le public oscille entre rires et émotions, mon objectif aura été atteint. J’ai souhaité rendre ces cinq demoiselles d’honneur touchantes, chacune à sa manière, car elles se savent jugées par la société, du moins, par celle qui compose la réception du mariage, et ressentent le besoin de s’isoler dans une chambre où elles pourront… enfin… respirer. L’auteur nous confie de nombreux éléments sur leur passé, leur psychologie et je me suis délecté à souligner leur évolution tout au long de la pièce.
J’ai creusé la propre profondeur de chacun des personnages afin de ne pas accorder plus d’importance à un rôle plutôt qu’à un autre, dans ce drame sérieusement drôle et contemporain, malgré ses 18 ans ! Car avant de devenir le scénariste d’American beauty, de Six feet under et de True blood, Alan Ball écrivait pour le théâtre. On y retrouvait déjà son style subtil, ironique et tonique avec des personnages à plusieurs facettes, virevoltant sans cesse entre légèreté et cynisme, drôlerie et émotion.
Cinq filles couleur pêche nous décrit une middle class américaine avec ses travers et son hypocrisie. L’auteur nous y livre une réflexion sur l’amour au-delà des préférences sexuelles et de magnifiques portraits de femmes qui s’interrogent sur leur avenir. Prisonnières de cette vie qu’elles ont « choisie » et des dilemmes auxquels elles doivent faire face, ces femmes en quête de bonheur sont engoncées dans une société faite de conventions et souvent vide de sens. Benjamin Castaneda
Du 9 Novembre au 14 Décembre 2011 :
Du 8 Janvier au 28 Février 2012
Les locaux du journal Charlie Hebdo dévastés par un incendie. L’hebdomadaire sortira quand même son numéro sous le titre « Charia Hebdo ». Cette nuit, un cocktail Molotov a embrasé les locaux du journal Charlie Hebdo, tandis que le site internet de l’hebdomadaire satirique a été l’objet d’une attaque pirate. Cet attaque pourrait être motivé par le choix éditorial du journal rebaptisé « Charia hebdo « , et fait de Mahomet son « rédacteur en chef ». Une façon de tourner en dérision la victoire du parti islamiste Ennahda en Tunisie, et la promesse du président du CNT d’instaurer la charia comme source du droit en Libye.
Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, condamne les intimidations et les atteintes à la liberté d’expression à l’encontre de Charlie Hebdo. Les intimidations dont a fait l’objet Charlie Hebdo ces derniers jours et l’attaque de sa rédaction dont le journal a été victime cette nuit sont intolérables. Je les condamne avec la plus grande fermeté. La liberté de la presse est indissociable du suffrage universel. C’est une condition pour que toute démocratie puisse se développer sereinement. Il n’y a pas de démocratie sans irrévérence, sans parodie ou sans satire. J’exprime ma plus profonde solidarité aux journalistes et aux équipes de Charlie Hebdo et à ses lecteurs.
Dans le cadre du projet culturel et artistique « Dessine-moi un château », Le Château de Versailles, le Conseil Général des Yvelines et l’association École d’Art au Village présentent l’exposition «Photographies, de gondar (Éthiopie) à versailles» à l’orangerie du domaine de madame elisabeth. L’exposition est un véritable cheminement artistique à travers diverses compositions photographiques réalisées par les artistes associés d’École d’art au village, et inspirés par les travaux éducatifs et artistiques des élèves des écoles et collèges des Yvelines, ainsi que de la ville de Gondar, en Éthiopie .
Des liens historiques et culturels forts existent entre versailles et Gondar, deux hauts lieux de l’histoire et du patrimoine. Anciennes capitales de grands royaumes, dirigées par de puissants monarques, le ch âteau de Versailles et la Cité royale de Fasilidas sont aujourd’hui classés à l’inventaire du patrimoine mondial de l’Humanité. C’est à partir de ces liens qu’un projet pédagogique commun a été construit, pour favoriser un échange de regards sur les notions patrimoniales entre jeunes Éthiopiens et Yvelinois, avec le soutien du Rectorat de l’Académie de Versailles et l’Inspection académique des Yvelines. 350 élèves éthiopiens et 650 élèves yvelinois, dont un grand nombre venant d’établissements de zone d’éducation prioritaire, ont participé à ce projet. Tous ont pu découvrir différents lieux du patrimoine de leur région et ont été initiés par les artistes associés d’École d’art au village, aux techniques du dessin, notamment celles du pastel et du fusain, au cours d’ateliers artistiques sur le thème de l’eau et du bâti. Près de 2000 dessins ont été produits, et les élèves acteurs du projet ont sélectionné eux-mêmes ceux qui figureraient dans l’exposition sous la forme de tirages photographiques. Sébastien Cailleux, photographe d’art et président d’École d’art au village, assisté de Jean-Paul Le Piouff , artiste peintre, se sont ensuite inspirés des dessins des élèves pour créer des oeuvres originales de grand format, posant ainsi le trait d’union interculturel entre la France et l’Éthiopie.
École d’art au village est une association à but non lucratif, fondée en 2009 et présidée par Sébastien Cailleux, journaliste, reporter-photographe, spécialisé dans le grand reportage. L’association mène des actions éducatives et culturelles dédiées à l’art et aux enfants. Elle a pour vocation de favoriser l’accès à la culture, notamment d’enseigner et de sensibiliser le jeune public à la pratique des beaux-arts. Sébastien Cailleux travaille avec des artist es associés, français et éthiopiens, aussi bien en France qu’en Afrique. L’association École d’art au village est parrainée par Claude Picasso.
Le processus de création artistique, du dessin à la photographie.
Tout au long du projet pédagogique « Dessine-moi un château », les enfants ont été considérés comme de véritables artistes. D’ailleurs, les artistes eux-mêmes ont coutume de dire qu’ils sont rest és de grands enfants.
Les élèves ont projeté avec talent leur vision du monde à travers leurs dessins. Les artistes d’École d’art au village les ont guidés avec retenue, en les laissant s’exprimer librement. Et la magie a opéré. Le coeur et l’esprit vagabonds, les élèves ont dessiné – individuellement et collect ivement – châteaux, grilles, jardins, fontaines, eau, etc.
Une fois réalisés, les dessins ont été photographiés. Les artistes d’École d’art au village sont alors entrés dans une phase d’interprétation et d’appropriation de « l’oeuvre enfantine ». Chaque artiste a donné libre cours à son inspiration pour produire une oeuvre originale, composée de multiples dessins et clichés, devenue collective. Les pièces qui la composent dialoguent entre elles afin de créer une harmonie. « Installations », « relief », « 3D », « compositions », «multi-expositions», autant d’éléments qui, avec les anglicismes nés de l’expérience éthiopienne – « framing », «reflection», « nothing photography » -, constituent les concepts novateurs ayant permis la réalisation de l’exposition. Ces éléments prouvent que la photographie est plus que jamais source de création.
Les élèves se sont également prêtés au jeu de la photographie selon une approche artistique qui vise à réunir plusieurs clichés pour créer une image, produit d’une savante alchimie créatrice. Les traits du visage de l’auteur du dessin viennent se fondre dans son oeuvre. Le dialogue ainsi créé par le photographe entre le portrait de l’élève et son dessin révèle toute la personnalité de l’enfant. Les photographies d’élèves en pleine création permettent d’entrer au coeur de l’atelier et d’appréhender le parcours éducatif et culturel. Tel un lieu de fabrique et de transmission, la salle-atelier rend compte de l’action et de la multiplicité des interventions conduites par les act eurs du projet.
Des rêves de jeunes yvelinois et éthiopiens se sont rencontrés dans les salles-ateliers du château de Versailles, du musée départemental Maurice Denis et du château de Fasilidas. D’une culture à l’autre, d’une technique à l’autre, chacun y a nourri son imaginaire.
L’exposition est le prolongement de ce projet pédagogique, artistique et culturel, conduit en 2010/2011, en partenariat avec le rectorat de l’Académie de Versailles, l’Inspection académique des Yvelines, le château de Versaillles, l’association École d’art au village et qui associe des écoles et collèges des Yvelines et de la ville de Gondar, en Éthiopie. Le château de Versailles a sollicité le Conseil général des Yvelines pour participer à ce projet et notamment pour coproduire et accueillir l’exposition à l’Orangerie du Domaine de Madame Élisabeth, à Versailles.
Lors des ateliers, les élèves ont produit, individuellement et collectivement, des dessins (sur les thèmes du ch âteau, des façades, des grilles, des jardins, des fontaines, de l’eau, etc.), à partir du past el et du fusain. Les artistes associés s’en sont inspirés, les ont réinterprêtés pour créer des oeuvres originales de grand format.
Près de deux mille dessins ont été produits. À la fin du cycle pédagogique, lors des ateliers au château de Versailles et à Gondar, les élèves acteurs du projet, sous la responsabilité des artist es associés, ont sélectionné ceux qu’ils souhaitaient voir figurer dans l’exposition, sous la forme de tirages photographiques. L’ exposition présente également des compositions photographiques réalisées à partir des dessins des élèves des classes ayant participé au projet pédagogique (compositions photographiques, assemblages, multi-expositions) et une vidéo réalisée tout au long du projet pédagogique. Du monde de l’enfance à la création artistique, l’exposition présentée à l’Orangerie du Domaine de Madame Élisabeth, s’adresse au grand public, dans toute sa diversité, comme aux scolaires. Elle invite à un véritable cheminement artistique, une manière vivante de regarder et de transmettre autrement le patrimoine !
Propriété du Conseil général des Yvelines, à Versailles, le domaine est un lieu dédié à la nature, aux promenades, aux arts et à la culture. Dessiné et créé dans la seconde moitié du XVIIIe siècle pour la famille Rohan- Guéméné, le domaine a été acquis par Louis XVI pour en faire don à sa soeur, Madame Élisabeth.
Le parc à l’anglaise, remanié au XIXe siècle, a su garder son état d’esprit premier avec sa grotte, ses perspectives et ses bosquets d’arbres. Ce site classé a été réhabilité et aménagé. Accessible aux visiteurs à mobilité réduite, il est aujourd’hui un espace de détente et de loisirs au coeur de Versailles. Le parc, à la fois théâtre et écrin de verdure, accueille des animations et des manifest ations.
Le domaine propose une programmation artistique et culturelle : l’Orangerie présente deux expositions temporaires d’art et d’histoire par an, au printemps et à l’automne. Elles mettent en valeur des collections, des personnages célèbres ou des artistes en lien avec le territoire, et favorisent les partenariats avec des inst itutions, notamment culturelles, du département – telle la coproduction de l’exposition « Dessine-moi un château » avec le château de Versailles.
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