
Le cabinet d’amateur organise une exposition de photographies de Gaston F. Bergeret. Quarante ans de rencontres, ses amis artistes, acteurs, peintres, cinéastes, architectes, artisans, sportifs, personnalités et inconnus, en quarante portraits. De Coluche à Pierre Soulages, d’Yvette Horner à Jean Nouvel, Alain Bombard, Pierre Etaix, André Masson, Laurent Terzieff et bien d’autres. Dans ses autoportraits Gaston, le poète, se met à nu avec humour et authenticité. Ami de Doisneau et de tous les plus grands photographes, Gaston sort de ses tiroirs des trésors et nous dévoile les instants qui ont marqué sa vie.
Monsieur Bergeret, photographe
Mon collègue Gaston est un homme aux multiples facettes. De celles-ci que faut-il éliminer, que doit-on mettre en lumière ? Mon embarras est grand. Parler du portraitiste me parait primordial, c’est le plus habile voleur de regards que je connaisse. Je ne dis pas cela à la légère. Il suffit de consulter sa collection de visages pour constater ce délit. Faut-il évoquer le Gaston photographe de groupes ? Sa méthode est particulière. Cela commence par une sorte de danse du scalp autour de ses modèles. Qui n’a pas assisté à cet exercice ne peut savoir ce qu’est un opérateur procédant par hypnose. Cette méthode toute personnelle donne d’excellents résultats. L’honnêteté de Gaston le pousse ensuite à distribuer généreusement les images adroitement subtilisées à chacun des participants. Et puis encore et surtout ce dénicheur de personnages étranges évoluant dans un univers échappant à toute logique. On m’a dit que l’auteur de ces images avait été pensionnaire à la Villa Médicis. Voilà une nouvelle surprenante. Sa présence parmi ces orchidées de la culture en serre est inimaginable. Notre ami peut parfois tenir des propos farfelus ou se promener avec un ballon de rugby sous le bras. Ces démonstrations fantaisistes, ne vous y trompez pas, sont des manifestations de pudeur. Cela est une sorte d’élégance personnelle. Robert Doisneau
Gaston F. Bergeret
- Gaston F. Bergeret, né à Pau en 1950, vit et travaille à Paris.
Pensionnaire à la Villa Médicis de 1981 à 1983. Grand prix de Rome de photographie.
Prix du meilleur portrait de cinéma à Cannes (1989).
Quinze d’Or de la meilleure photo de presse de Rugby (1984).
En 1985, il photographie Coluche, cette image deviendra le symbole des Restos du cœur. En 2010, La Poste s’engage et crée un collector de 4 timbres au profit de l’association. Il réalise pour l’Institut français d’architecture quatre-vingt portraits d’architectes de moins de quarante ans. Pour l’exposition Jean Nouvel au Centre Pompidou, c’est lui qui réalise le portrait officiel, mais aussi le trombinoscope de ses cent cinquante collaborateurs et amis. Gaston F. Bergeret collabore régulièrement avec la revue AMC et les éditions du Moniteur, ainsi qu’au journal Le Monde et à Vogue Italie. Son travail a été exposé au musée d’Art Moderne de Paris, au Château d’eau à Toulouse, à Picto Bastille à Paris, à la Villa Médicis à Rome.
- Exposition du 13 décembre 2011 au 15 janvier 2012
Le cabinet d’amateur
- 12 rue de la Forge Royale 75011 Paris
- Stéphane Moscato, Première ! à La Galerie Ligne 13
- Pierre Henri Argouarch, exposition Art, Archi, Archibox
- Léo Delafontaine et Vladimir Vasilev lauréats SFR au festival ImageSingulières
- Yves Marchand & Romain Meffre, Theaters, à la Polka Galerie
- Waii, l’œuvre gravé de Dennis Nona, Îles du Détroit de Torres, Australie













