Le Collectif Contre le Contrôle au faciès vient de réaliser et de mettre en ligne une série de clips dénonçant, les pratiques de la police qui effectue trop souvent des contrôles d’identité abusifs, des contrôles qui ne sont dus qu’au faciès des individus. Une étude du CNRS « Police et minorités visibles » : les contrôles d’identité à Paris, a été faite en 2009 à la demande de Open Society Justice. Cette étude, qui a fait date, a confirmé que les contrôles d’identité effectués par les policiers se fondaient principalement sur l’apparence des individus contrôlés, plutôt que sur leur comportement ou leurs actions : les personnes perçues comme appartenant à une minorité ethnique étaient contrôlées de façon nettement disproportionnée. Les résultats ont ainsi révélé que les personnes perçues comme « Noires » (d’origine subsaharienne ou antillaise) et les personnes perçues comme « Arabes » (originaires du Maghreb ou du Machrek) étaient contrôlées de manière disproportionnée par rapport aux personnes perçues comme « Blanches » (originaires d’Europe de l’Ouest).Les conclusions sont sans équivoque : sur les lieux et la période observés, les personnes habillées en « vêtements jeunes » avaient 11 fois plus de chances de se faire contrôler que les autres, les arabes 8 fois plus de chances que les blancs et les noirs six fois plus ». Le contrôle au faciès est un contrôle d’identité motivé par l’apparence d’une personne plutôt que par son comportement ou ses actions. et il est illégal. Le mardi 22 novembre, le site Stoplecontroleaufacies.fr a donc décidé de réactiver sa campagne contre ces contrôles d’identité abusifs !
Mon 1er contrôle d’identité
Mon 1er contrôle d’identité est une série de web stories de 5 minutes, durant lesquelles les artistes nous font le récit du premier ou du pire contrôle d’identité qu’ils ont eu à subir. Sur un ton drôle ou un peu plus grave, ils nous font part de ce moment délicat qu’est le contrôle d’identité. Les stories « Mon 1er contrôle d’identité » mettent la lumière de façon originale et décalée sur une véritable question de société, et font la promotion d’une action nationale et inédite contre le contrôle au faciès.
Le Collectif Contre le Contrôle au faciès
Le Collectif Contre le Contrôle au faciès a pour objectif d’imposer le reçu du contrôle d’identité dans la loi, afin de lutter contre la pratique systématique au contrôle au faciès qui stigmatise une partie de la population de manière illégale, abusive et inefficace. Pour cela, il met en place une action inédite en France : une action en justice massive contre l’Etat.
QUEL EST LE PROBLEME?
Le contrôle au faciès, contrôle d’identité motivé par l’apparence d’une personne plutôt que par ses actes, est une pratique abusive, inefficace et discriminatoire. Il est donc illégal en droit français, comme en droit international.
Cette pratique dénoncée depuis des années a enfin été démontrée par l’étude « Police et Minorités Visibles : les contrôles d’identité à Paris » du CNRS pour l’OSJI : celle-ci confirme que les forces de l’ordre françaises y recourent massivement. Ces contrôles sont subis prioritairement par une partie de la population : ceux qui sont perçus comme « jeunes » (11 fois plus), « noirs » (6 fois plus que les « blancs »), ou « arabes » (8 fois plus).
Inefficaces et répétitifs, ces contrôles, parfois accompagnés de violence verbale ou physique, sont frustrants et humiliants. Ils instaurent un climat de défiance entre la police et les contrôlés qui peut avoir des conséquences graves (garde à vue, comparution pour outrage et rébellion, violences…).
Les contrôles abusifs provoquent également la peur de la police chez les plus jeunes : rappelons que c’est terrorisés à la vue de policiers que Zyed et Bouna ont pris la fuite pour échapper à un énième contrôle et trouvé la mort.
Les législateurs, ne subissant pas de contrôles, n’ont aucune conscience de la violence verbale, morale ou physique qui peut accompagner un contrôle d’identité, ni des conséquences graves qu’il peut avoir sur la vie de citoyens ordinaires. Ils considèrent que cette question relève des rapports entre « délinquants » et policiers. De son côté, le Ministère de l’Intérieur nie le problème.
Résignés, les citoyens concernés tombent dans le fatalisme. « Porter plainte contre la police est une procédure lourde et coûteuse qui n’aboutit que rarement ». Ils sont découragés par le temps et l’argent à investir pour saisir les tribunaux et obtenir gain de cause, n’ayant que des histoires d’échec ou de déceptions autour d’eux.
Mais si la Justice n’a jamais prononcé de décision encourageant les politiques à se saisir de la question des contrôles abusifs, c’est aussi parce qu’elle n’a jamais été saisie directement sur ce problème de manière collective, organisée et efficace.
QUELLES SOLUTIONS ?
En Angleterre, aux Etats-Unis, en Espagne et en Hongrie, une politique de remise de reçu du contrôle d’identité ainsi que des commissions indépendantes impliquant la police et la société civile ont fait leurs preuves.
Le reçu du contrôle d’identité avec la date, l’heure, le lieu, le motif légal, le résultat du contrôle et une évaluation de la procédure contresignée par la personne contrôlée (respect, politesse, vouvoiement, etc.) oblige le policier à justifier sa démarche de contrôle et à suivre une procédure claire, tout en permettant à la personne contrôlée de la comprendre, et, si nécessaire, de la contester preuves à l’appui, puisque l’événement laisse une trace. Cette mesure s’inscrit dans une dynamique où le service policier est considéré comme un service public, au service des citoyens.
« Mon 1er contrôle d’identité » épisode 1 Mac Tyer
« Mon 1er Controle d’identité » episode 2 Soprano
« Ce programme allie divertissement et information utile à travers le récit des invités, afin d’aborder le sujet des contrôles abusifs. En nous plongeant dans l’univers d’une partie de la jeunesse française, cette série traite de manière inédite une véritable question de société : l’égalité de traitement face à la police.
Relayés sur le net par les grands médias Hip Hop et les réseaux sociaux, les épisodes de la série sont postés sur le site chaque lundi et jeudi à 18h00. Certaines vidéos seront diffusées sur les chaînes TV de nos partenaires.
Les premiers épisodes de la série s’appuient sur les récits des rappeurs afin de faire la promotion de l’action nationale contre le contrôle au faciès auprès d’un des publics les plus touchés.
Dans un second temps, la série nous plonge dans les confidences de sportifs, artistes, comédiens, humoristes, célébrités afin de toucher le grand public et d’introduire la thématique du contrôle au faciès dans le débat public.
Après la diffusion du dernier épisode, la série se démocratisera sous forme d’un jeu concours dans lequel les internautes eux-mêmes enverront des vidéos racontant leurs contrôles. Les meilleures seront diffusées sur le site. (Source : Collectif Contre le Contrôle au faciès)
Action Nationale :
Une action NATIONALE contre les CONTRÔLES D’IDENTITE ABUSIFS est en place : à chaque contrôle hors véhicule et sans motif, retenez la date, l’heure, le lieu, le contexte du contrôle, le motif annoncé, le déroulement et le comportement du policier, et envoyez le SMS CONTRÔLE au 07 60 19 33 81. Le Collectif vous rappellera en 24H pour faire valoir vos droits et vous inclure dans cette action inédite en France.
Chaque année, 30 Millions d’Amis récompense un ouvrage qui met à l’honneur les animaux, cette année deux écrivains prestigieux, rejoignent le jury du Prix Littéraire 30 Millions d’Amis : Jean-Loup Dabadie de l’Académie Française et Michel Houellebecq, Prix Goncourt 2010.
Le Mercredi 23 novembre 2011 le Prix Littéraire 30 Millions d’Amis a été remis à Erwann Créac’h pour son ouvrage « Carnivores Domestiques » - Editions Edite.
Cet objet littéraire singulier croise au vécu d’un vétérinaire, le ressenti des animaux et les souffrances de leurs maîtres. Une approche sensible des relations complexes entre humains et animaux. Une vision sociale de Paris et de ses banlieues.
Certains ont vu dans ce roman, sélectionné notamment par le prix 30 millions d’amis, une filiation avec le best-seller La Maladie de Sachs de Martin Winckler.
LE LIVRE :« a mis le temps. Elle a tourné autour du pot, et puis elle m’a tout raconté. Pourquoi à moi ? Sans doute parce qu’elle ne me connaissait pas, et qu’elle était à peu près certaine de ne jamais me revoir. Mais aussi et surtout parce que le vétérinaire appartient un peu au monde animal : il peut tout entendre, il ne parlera pas… »
Paris et ses banlieues. De visite en visite, un vétérinaire urgentiste à domicile déambule à travers la ville. Défenestrations, intoxications, agonies, euthanasies : la mort et la souffrance des bêtes font partie de son quotidien nocturne. Peu à peu, ce n’est plus tant la souffrance des animaux qui le bouleverse que les êtres humains, leurs univers singuliers et leurs folies. Ses visites amènent donc notre vétérinaire peu ordinaire à partager avec les maitres un peu plus qu’une consultation. Carnivores domestiques est un recueil d’histoires d’humains plus ou moins égarés, vivant en compagnie d’animaux plus ou moins domestiques. Le récit choral des animaux parlant aux hommes s’entrecroise avec celui du vétérinaire, subtil et teinté d’humour grinçant. Erwann Creac’h nous livre une série de portraits crus, parfois sans concession, toujours justes et empreints d’une profonde humanité
Erwann Créac’h a exercé les métiers de vétérinaire, producteur de films, auteur et metteur en scène de théâtre, comédien. Carnivores domestiques est son premier roman. Il vit à Paris..
Carnivores domestiques
Pour la première fois depuis sa création en 2010, Lab’Bel, le Laboratoire artistique du groupe Bel, présentera du 12 janvier au 25 février 2012 à la Galerie 5, située au sein de la Bibliothèque Universitaire d’Angers, les neuf œuvres qui constituent les premières acquisitions de sa collection d’art contemporain. Elles seront associées au sein de l’exposition à d’autres œuvres des artistes représentés. Récentes, jusqu’à présent très peu ou jamais montrées en France, toutes ces œuvres sont facétieusement traversées par un même fil rouge lié à la conquête de la Lune, l’une des explorations majeures de notre temps. L’exposition représente selon Silvia Guerra, co-commissaire, « la volonté de Lab’Bel de renouer avec ce moment où la science- fiction et le désir de se rapprocher de l’inconnu, sans peur aucune, faisaient partie de nos vies ».
L’exposition « Touching the Moon/Toucher la lune » rassemblera dans une scénographie du collectif portugais « petit CABANON » les œuvres suivantes de la collection : l’installation « Earth-Moon-Earth » (2010) de la Britannique Katie Paterson dans laquelle la Sonate au clair de Lune de Ludwig Van Beethoven, métamorphosée en signal crypté et projetée vers la Lune revient quelque peu altérée sur Terre pour une interprétation sur piano mécanique; l’installation sonore « 0-10 » (2011) dans laquelle l’artiste d’origine pakistaine Ceal Floyer renverse de façon conceptuelle et minimale le compte à rebours du décollage de la fusée pour la mission Apollo II; la vidéo « Night and Day » des Britanniques John Wood et Paul Harrison, véritable traité sur la lumière et ses applications abordant de façon ludique les questions d’astronomie et d’exploration; la sculpture « Galet mou » (2011) en bonbons Kréma du Français Michel Blazy, sorte d’astre échoué qui n’est pas sans rappeler les imaginaires liés aux représentations des livres de vulgarisation scientifique; l’installation « Skis » du Suisse Roman Signer (2011) appelant à l’affranchissement terrestre et à la conquête d’autres champs d’interprétation; deux photographies de grand format de l’Allemand Robert Voit, « Mono Lake » et « Desert Mountain » (Série New Trees, 2006), mettant en scène des arbres factices, servant notamment à dissimuler des antennes, travestissements révélateurs des rêves de l’Homme à imiter, détourner, conquérir…; l’installation « Fontaine 1 » du Français Vincent Ganivet (2011) qui met en scène une fontaine de vaisselle en équilibre précaire rappelant de façon éloquente, drolatique et décalée le poids de notre quotidien terrestre; enfin la grande pirouette qu’effectue la Ménina I de « Grande Camera Oscura » de Jan Vercruysse (Cibachrome, 2002) fait figure de symbole du basculement total du centre de gravité au cœur de « cet autre type d’exploration, vers une bien drôle de planète – celle de l’art contemporain – qui comme la Lune renvoie étrangement aux Hommes le reflet de leurs désirs et de leur intériorité » (Laurent Fiévet, co-commissaire de l’exposition).
Autres œuvres présentées dans le cadre de l’exposition :
Lab’Bel :
Créé au printemps 2010, Lab’Bel, le Laboratoire artistique du Groupe Bel – en conformité avec les valeurs de partage, d’accessibilité et de plaisir soutenues par le groupe agro-alimentaire Bel – a pour ambition de défendre avec exigence l’idée que l’art contemporain est ouvert à tous au travers d’une grille de lecture qu’il propose sur le monde et ses acteurs. L’un de ses buts est de constituer progressivement une collection d’œuvres créées à partir des années 2000 qui seront régulièrement présentées dans le cadre d’expositions. Lab’Bel souhaite ainsi favoriser le contact du grand public avec l’art contemporain et accorder une attention toute particulière aux questions liées à la médiation et à la présentation des œuvres, mises en valeur par des scénographies ludiques et inventives. L’accompagnement de projets à moyen terme à travers l’assistance de certains artistes dans leur démarche de production (voyages d’études, mises en relation avec certains interlocuteurs, etc.) permettra également au Groupe d’affirmer sa position de mécène.
Principales interventions depuis 2010 : Exposition « REWIND » sur les pratiques liées à l’enfance en art contemporain (Maison de la vache qui rit, Lons-le-Saunier, été 2010), Stephan Brüggemann au Pavillon Mies Van der Rohe (Barcelone, mai 2011), Wood & Harrison, Superflex et Ignacio Uriarte respectivement aux Nuits Blanches de Metz 2009, 2010, 2011.
La Galerie 5 est située dans l’enceinte de la Bibliothèque Universitaire d’Angers.
Commissaires de l’exposition : Laurent Fiévet (président de Lab’Bel), Silvia Guerra (directrice artistique de Lab’Bel), Lucie Plessis (Galerie 5).
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