Le trio nantais d’IDEM nettoie depuis près de 10 ans les oreilles d’un public qui dépasse largement les frontières de l’ouest de la france. Ils venaient sur Paris pour présenter leur dernier album « Good side of the rain ». Une musique électro-éclectique par des musiciens déjantés, telle pourrait-être la définition des Lyonnais de PICORE. La démesure enragée envahie la scène du Divan du Monde après le show retournant d’IDEM.
Le trio nantais d’IDEM nettoie depuis près de 10 ans les oreilles d’un public qui dépasse largement les frontières de l’ouest de la france. Ils venaient sur Paris pour présenter leur dernier album « Good side of the rain » VOIR ICI.
La salle du Divan du Monde est plongée dans une pénombre inquiétante. Seules quelques furtives lumières permettent de voir apparaître les silhouettes mouvantes des musiciens. Leur voyage psychédélique aux allures sombrissimes est amplifié par un son lourd et parfaitement syncopé.
Isabelle Ortoli, les rejoins sur scène, sa voix envoutante apporte la touche finale à ce tableau qui nous emmènera loin dans les abysses déchainées.
Compte-tenu de la qualité du show à la fois instrumental, vocal et visuel il est étonnant de le voir programmé en toute première partie. Un set splendide, une profondeur musicale à la fois déchirante et froide, une sorte de douche écossaise à la mode nantaise.
Une musique électro-éclectique par des musiciens déjantés, telle pourrait-être la définition des Lyonnais de PICORE. La démesure enragée envahie la scène du Divan du Monde après le show retournant d’IDEM.
Un mélange fou de rock survolté accouplé à de l’électro halluciné s’agrémente de samples et bruitages à coup de meuleuse. Bien que surprenant,et légèrement délirant, le quintet n’arrivera pas à démontrer toute la force de son show musical sur une scène exigüe dans la quasi pénombre.
AUCAN :
L’ultime groupe de la soirée nous a surpris par l’intervention préalable de l’un de ces membres auprès des photographes accrédités. Selon ses propos, nous n’étions pas autorisés à les shooter mais exceptionnellement, dans son extrême bonté, celui-ci nous accordait l’honneur de pouvoir le faire de la mezzanine.
Par respect pour ces artistes italiens qui recherchent une certaine discrétion médiatique, nous n’aurons cité que leur nom dans ce live report. Cette soirée du Divan du Monde aura été exceptionnelle par sa première partie, en demi-teinte sur la seconde, quand à la troisième partie…
La Blanchisserie vous présente à partir du 7 décembre, l’exposition DRIP de Sébastien Le Guen où vous découvrirez les récents travaux de l’artiste. Dans le cadre de cette exposition seront également présentées quatre oeuvres, fruits d’une collaboration à quatre mains entre Sébastien Le Guen et l’artiste Tristam, sous le titre évocateur et non dénué d’une pointe d’humour : « Prenons le Maki ». Plaisirs visuels donc mais également auditifs avec le groupe pop rock jazz « Dizzy Dance » qui se produira sur la scène de La Blanchisserie le soir du vernissage.
Le tite de l’exposition DRIP est un acronyme de « Dada Recycle Intuitive Painting » : acrostiche élaboré par Sébastien Le Guen pour pointer quatre éléments fondamentaux qui servent de base à sa démarche artistique. « Dada » ? L’oeuvre de Le Guen fait la part belle à l’approche « Dada(ïste) » : on y retrouve l’esprit fantaisiste, enfantin, mais aussi transgressif et déconstruit de toute oeuvre dada. Le mot « Recycle » pose l’idée de cycle et de recyclage : deux opérations majeures au coeur du processus créatif de l’artiste. Dans « Intuitive » s’exprime le « geste intuitif et spontané » du créateur allié au caractère l’aléatoire de l’oeuvre dans sa matérialité, et enfin « Painting » impose la « peinture » comme le principal medium de l’artiste. Mais ce n’est pas tout. DRIP renvoie également par homonymie au mot anglais « Drip » qui signifie d’abord « goutte » et par extension « coulure ». Bien évidemment, il ne s’agit pas d’un hasard puisque le tracé et la plasticité de la coulure de peinture fait partie inhérente de l’oeuvre de l’artiste.
À l’occasion de cette exposition, Sébastien Le Guen dévoile un ensemble de portraits qui s’inscrit dans une nouvelle phase de sa production picturale à mi-chemin entre figuration et abstraction. Fragments bruts d’affiches publicitaires directement prélevés sur les murs du métro parisien, photographies extraites de magazines, stickers, graffitis à la fois humoristiques et énigmatiques, patrons de couture, morceaux de papiers peints, tous ces éléments subtilement assemblés, « mixés » et associés aux parties peintes de la toile, décomposent plutôt qu’ils ne composent des visages tantôt masculins, tantôt féminins… mais toujours hybrides. Focus sur les silhouettes féminines découpées au scalpel qui déambulent dans ces visages chimériques. Par une opération artistique interrogeant les questions du corps, du contour et du multiple, ces silhouettes, qui peuplent la toile, s’apparentent à des spectres translucides devenant tour à tour corps de peinture, corps de Nature, corps d’architecture, corps du quotidien…
Au total, les portraits « le gueniens » posent la question de l’homme face à un monde visuellement « asphyxié » par l’idée de la perfection. Dans ses portraits, l’artiste (dé)figure/(re)figure/(trans)figure, à travers une esthétique du collage et du fragment, des visages et des corps stéréotypés, moins pour mettre en scène le spectacle de cette « violence visuelle » ou un esprit de révolte que pour donner naissance à une nouvelle forme de beauté : une beauté étrange, trouble, qui tend vers « la beauté convulsive » telle que la définissait André Breton dans L’Amour fou, une beauté « érotique-voilée, explosante fixe, magique-circonstancielle ».
« Prenons le Maki »
Temps de crise obligent, Tristam et Sébastien Le Guen nous invitent à travers quatre oeuvres à « entrer en résistance ». C’est donc sur un petit air nippon intoxiqué par les récentes émanations des centrales de Fukushima, que les deux artistes ont décidé de se muter en Maki (mais oui, vous savez, ce lémurien, au grands yeux hypnotiques) pour « prendre » littéralement « le maki de …l’Art » ! Résistance et dérision apparaissant comme les seules réponses possibles au rouleau* compresseur d’une société au bord de la crise de nerfs. * Maki est le mot japonais pour « rouleau » (comme pour rouleau de printemps) Texte de Déborah Boltz, novembre 2011, Paris Directrice artistique de l’exposition
Né en 1971 à Paris, Sébastien Le Guen est diplômé de la Villa Arson de Nice (promotion 1996) et lauréat du prix de la Villa Médicis Hors les Murs 2004 pour son travail conceptuel sur l’actualité géopolitique de l’époque – Le Monde pansé – . S. Le Guen travaille la toile et le papier en croisant lettrisme, dessin, peinture, bombe, pochoir et collage. Il stigmatise ces supports aux moyens de fragments d’affiches, d’objets, d’illustrations et d’éléments hétéroclites, symboles de la culture populaire mondiale. Proche du «Bad» Painting, sa peinture emprunte aussi bien à la culture trash qu’au surréalisme, et à l’esprit Dada. Après avoir vécu et travaillé entre New York et Paris, depuis 2008, Sébastien Le Guen a installé son atelier à Paris où il poursuit un travail de recherche, commencé à New York, sur les affiches publicitaires très grand format. Depuis 1991, les oeuvres de Sébastien Le Guen ont été présentées dans une trentaine d’expositions personnelles et collectives en France et à l’étranger (Allemagne, Chicago, Bruxelles). Deux de ses peintures ont été acquises par le Musée d’art moderne et contemporain de Genève (MAMCO). Ses oeuvres sont également entrées dans une trentaine de collections privées.
TRISTAM débute sa carrière en 1975 comme chanteur dans le groupe punk radical parisien « Guilty Razors ». En 1979, le Gang marque les esprits en assurant la dernière prestation d’un festival punk sur la scène de l’Olympia qui se solde par une autodestruction du groupe.
De 1980 à 1990, Tristam sévit dans le collectif de peintres « Les Musulmans Fumants » avec Francky Boy, Waty & Cesar Maurel.
TRISTAM est révélé au grand public en 1988 grâce à sa chanson « Bonne humeur ce matin». Objet d’un culte souterrain international, le travail pictural de Tristam est à la fois complexe, et d’une rare facilité d’absorption. D’aucuns le taxeront de « néo-popisme », mais ce serait ignorer les différents niveaux de lecture inhérents à son travail. Non, le plus juste, comme le dit si bien Alphonse Allais c’est « de se faire une idée par soi même, même si elle est fausse » …
Dernière exposition : « Le complexe de saturne » présenté à la Galerie Intuiti (Paris 3e) dans le cadre de l’exposition collective TurnOver.
Dizzy Dance c’est l’esprit d’un poème de Michael Madsen revisité par l’approche musicale du Duo Melvin/Mahamdou pour créer une musique où les notes fusent et où les influences se mélangent : Du freak’n’funky de sa majesté Hendrix au beat afro de Fela en passant par la fureur diabolique des Stooges, c’est cadencé, nerveux, bagarreur, énergique. Bref, « en deux mots : ça envoie. »
Après avoir écumé les salles parisiennes, Dizzy Dance se fait repérer par le futur Phil Spector version rock alternatif de la scène parisienne : Marc Zeller. Ils signent chez Pandemic, label très prometteur pour dénicher des nouveautés musicales.
Dizzy Dance entre aujourd’hui dans une nouvelle ère musicale avec la venue d’un nouveau membre (bassiste) tout droit tombé des cieux. Tous les trois travaillent actuellement à leurs nouvelles compositions pour l’enregistrement d’un EP qui sortira d’ici peu sous l’aile bienveillante de Pandemic.
La Blanchisserie
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