ArtéMédia vous présente une revue de presse des voeux pour l’année 2012, des futurs candidats aux présidentiels et de quelques politiques. Faites-vous aussi vos voeux 2012 en commentaires en bas de la page !
La suite demain ……………….
Depuis les débuts de l’art, la représentation de la femme a toujours été une thématique récurrente chez les Artistes. Au début de l’humanité les déesses était représentées sous la forme de petites sculptures aux formes arrondies, symbole de la fertilité et standart de beauté de l’époque.
Dès les débuts de l’art le corps représenté de manière idéalisée, reflétait ainsi une pensée dans une société et une époque donnée. Ce qui ce poursuivra dans les siècles suivants, principalement par la représentation de corps féminins de Déesse et/ou d’allégorie.
Et cela jusqu’à Manet et l’«Olympia», peint en 1863, où il propose une vision différente, avec cette prostituée, couchée sur un lit, qui regarde le spectateur profondément. La représentation du corps féminin n’est alors plus une vision religieuse ou allégorique mais s’inscrit dans une réalité tangible. Cette femme induit une dialectique du regard aux spectateurs qui la contemplent. Ainsi, par le regard il y a une confrontation aux autres et aux mondes, preuve de son désir d’unicité.
Nous pouvons retrouver cette dialectique dans mon travail. En effet, la quasi totalité de mes œuvres entre 2008 et 2010 interrogent le regardeur en le prenant à partie, questionnant son propre voyeurisme.
Bien que mon travail se présente sous la forme de corps nus marchandisés, il se propose de faire contrepoids au caractère intangible du monde de plus en plus saturé d’images ; mais il peut aussi devenir éléments figuratifs permettant un retour à la primauté de l’image.
En plaçant des pochoirs de corps nus dans la rue, je propose une vision de la beauté idéalisée qui vient s’ancrer dans une réalité spatio-temporelle. Placer un corps nu de manière éphémère dans un espace public est un moyen de rendre hommage à ce qui n’est normalement pas exposé à la vue de tous, un moyen de fêter l’individualité dans un lieu publique. L’habitude de cacher la nudité dans une société reflète un déni compulsionnel du caractère naturel et mortel de l’être humain.
« C’est par l’intermédiaire du corps que s’exprime la vie intérieure d’un individu » (Althamer)
Dans mon travail, nous ne sommes pas, comme on voudrait le croire, devant des corps de femmes nus, mais devant des corps transcendés. Le spectateur se retrouve confronté à une nudité qui paraît naïve au premier regard mais qui soulève des questions telles que notre individualité et notre identité face aux autres.
Tout ces modèles érotisés paraissent tous se ressembler dans leur plastique parfaite posant les bases d’une réflexion sur le clonage.
Une première partie de mon travail a été réalisée en noir uniquement, où la lumière et l’ombre offrent une vision morcelée du corps. Les ombres entraînent à passer du corps au signe et de l’absence au concept.
Depuis 2010, j’ai débuté un travail en couleur qui assoit ce questionnement sur le corps et se rapproche de plus en plus de la photographie. Travail dans lequel l’éclat de la beauté suspend parfois le mouvement du désir en le comblant dans les yeux. Et la peinture tente de saisir ce moment extrême, elle essaie de rivaliser avec la nature, non pas par une imitation parfaite de celle-ci, comme l’enseignait le peintre Grec, mais par la création d’un état visuel équivalent à un état réel pareillement efficace.
Pour conclure, je dirai que le sujet féminin est un prétexte pour mettre à jour, à travers ma propre expérience, les beautés et les travers de toute l’humanité. Zalez
Zalez
L’exposition Barrie Cooke, organisée par le Centre Culturel Irlandais, regroupe une vingtaine d’oeuvres allant des années 60 jusqu’à aujourd’hui et comprenant des huiles monumentales, des aquarelles intimistes et des sculptures.
“ Une des choses les plus surprenantes est le fait qu’il n’existe que très peu de choses qui ne soient pas belles. »
Figure majeure dans l’évolution de la peinture en Irlande où il s’est installé en 1954, Barrie Cooke est un disciple des expressionnistes tels Soutine et Kokoschka, dont il a été l’élève dans son « School of Seeing » en 1955. Dans son travail, toujours guidé par des expériences sensorielles, Cooke admet être à la fois révolté et attiré par la beauté choquante de l’eau polluée. Agé aujourd’hui de 80 ans, Cooke vit et travaille sur les rives du Lough Arrow dans l’Ouest de l’Irlande. Il a cependant voyagé dans le monde entier, constamment préoccupé par la formation, la transformation et la dégradation de l’environnement (Lough Arrow Algae, Fish, 2002).
Ancré dans sa relation viscérale avec la nature, son travail est également profondément marqué par sa collaboration avec ses amis poètes – John Montague (qui inaugurera cette exposition au CCI), le prix Nobel Seamus Heaney et Ted Hugues « British Poet Laureate ».
Son oeuvre monumentale, Elk meets Sweeney (1985-86), qui fait partie de cette exposition, est une réponse émotionnelle à l’ancienne légende irlandaise du diabolique Roi Sweeney, traduite par Heaney en 1983. Dans le diptyque de Cooke, le roi-oiseau rencontre les vestiges d’un élan, évocation de ces animaux préhistoriques dont les restes ont été conservés dans des tourbières irlandaises. Durant sa carrière, Cooke a expérimenté différentes techniques. En 1970, son exploration des os et des articulations l’a conduit à créer des boites en plexiglas, contenant des sculptures en argile représentant des os, peints de couches d’acrylique (Forestry Elk Meets Sweeney, huile sur toile (200 x 331 cm, diptyque) – Barrie Cooke – 1985/6 Box, 1976). Son interprétation du nu, motif récurrent, reflète aussi son désir de capturer la vitalité de ses sujets. Ainsi que Karen Sweeney, commissaire, l’écrit dans le catalogue de l’exposition rétrospective IMMA, le travail de l’artiste « est une invitation à animer les correspondances reliant nature, spiritualité et érotisme »
Né en Angleterre en 1931, Cooke a étudié l’histoire de l’art et la biologie à Harvard. Installé en Irlande en 1954, sa première exposition personnelle a eu lieu à Dublin l’année suivante et il a représenté l’Irlande à la biennale de Paris en 1963. Cooke a largement exposé à travers l’Europe, les Etats-Unis et le Canada. Les expositions les plus marquantes de sa carrière ont été celles du Douglas Hyde Gallery de Dublin en 1986, du Haags Gemeentemuseum, à la Haye en 1992, et du LAC, à Perpignan, en 1995. Sont travail fait partie de nombreuses collections particulières dans le monde.
Centre Culturel Irlandais
Horaires d’ouverture de l’exposition : Mardi au samedi de 14h00 à 18h00 ; Nocturne le mercredi jusqu’à 20h ; le dimanche de 12h30 à 14h30. Fermé le lundi et jours fériés. Fermeture les 8 et 9 mars.
« Depuis des années, je photographie des actrices – habillées, maquillées… – pour des magazines. Les comédiennes étant une grande source de complicité dans mon travail, j’ai eu envie de combiner leur jeu et le mien : j’ai proposé à certaines de faire un strip-tease. Chacune a choisi un personnage, un lieu, une interprétation. » Véronique Vial
Une quinzaine de photos grand format (80×120 et 120×160) Et un mur de deux cents photos format portrait (30×40)
Née à Paris, Véronique Vial vit à Los Angeles depuis 1989. Récompensée par l’APA World Press Award en 1998, elle est photographe pour les plus grands magazines, Vogue hommes, Cosmopolitan, Elle. Elle a publié Femmes au saut du lit (1999) ou, plus récemment Paris Naked (2009).
Présentation de l’éditeur
Auteur de Femmes au saut du lit, la photographe Véronique Vial a le talent de magnifier la beauté comme personne, et de réaliser des images qui racontent une histoire. Auteur de l’affiche du Bal des actrices, elle a réuni dans cet album quelques-unes des grandes dames du cinéma français – Mathilda May, Elsa Zylberstein, Karole Rocher, Elodie Bouchez, Arielle Dombasle, Florence Thomassin, Helena Noguera, toutes nues pour un album-événement qui est avant tout un hommage à leur beauté. Tour à tour espiègles, mutines, dominatrices, sensuelles, déchaînées ou inaccessibles, capturées dans des décors luxueux, intrigants ou oniriques, les actrices de ce Toutes nues audacieux et troublant y dévoilent plus que leur corps.
Galerie W
Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, et René Ricol Commissaire général à l’investissement ont présenté le 20 décembre le 1er bilan d’étape des investissement d’avenir dans le domaine de la culture et des médias.
18 projets collaboratifs de recherche et développement, représentant un budget de près de 65 millions d’euros, ont été sélectionnés parmi 73 dossiers candidats. Retenus pour leur caractère innovant et l’activité économique qu’ils devraient générer, ils vont bénéficier d’une aide financière de l’État de 30 millions d’euros. Les montants accordés s’échelonnent de 550 000 euros à 7,6 millions d’euros par projet.
Les projets soutenus sont le fruit de la coopération entre, d’une part, des fournisseurs de contenus et, d’autre part, des acteurs, sociétés ou organismes de recherche, développant de nouvelles technologies et de nouvelles solutions pour les contenus numériques. S’inscrivant dans le volet « services, usages et contenus innovants » du Fonds pour la Société Numérique (FSN), créé dans le cadre du Programme d’Investissements d’avenir, cet appel à projets a été lancé en décembre 2010. Il vise à soutenir des projets de recherche et développement sur les thématiques de la production, de la gestion et de la valorisation des contenus numériques, notamment dans les secteurs de l’audiovisuel, du cinéma, de l’édition, de la musique, du patrimoine architectural et urbain, de la photographie, de la presse, du jeu vidéo.
Un deuxième appel à projets « Technologies des contenus numériques », dédié à la numérisation et la valorisation des contenus culturels, scientifiques et éducatifs et doté de 40 millions d’euros a été lancé le 28 novembre 2011. La date limite de dépôt des dossiers de ce deuxième appel est fixée au 29 février 2012.
Liste des projets retenus
1. 2D3D CONVERT : solution logicielle liée à la conversion 2D/3D quasi-automatique de films existants (entreprise chef de file : 3DLized);
2. ACTION 3DS : dispositifs miniaturisés de prises de vue en 3D pour la TV (entreprise chef de file : Thales Angenieux) ;
3. ARCHIVE & FORGET : fabrication de disques optiques numériques en verre pour la conservation très long terme des données numériques (entreprise chef de file : Essilex);
4. B2M : développement d’un prototype expérimental de système complet d’agrégation, de diffusion en mode « Broadcast » et de réception de services multimédia sur des terminaux mobiles (entreprise chef de file : TDF);
5. CINE GIFT : nouveau modèle socio-économique pour le cinéma construit sur le principe du don et de la confiance (entreprise chef de file : Allociné) ;
6. CRISTAL : lecture optique d’enregistrements phonographiques dégradés (entreprise chef de file : Indeep) ;
7. CULTURE 3D CLOUDS : plate-forme d’informatique en nuage pour la numérisation 3D du patrimoine à partir de photographies (association chef de file : Réunion des musées nationaux) ;
8. E TOURISME AUGMENTE : boîte à outils et applications de « réalité augmentée » sur supports mobiles, pour accompagner les visiteurs avant, pendant, et après leur visite (entreprise chef de file : i-Marginal) ;
9. EGONOMY : moteur intuitif d’exploration de grandes bases de données informationnelles fondé sur l’analyse de comportements (entreprise chef de file : Art&Fact) ;
10. FIVIPATNUM : chaîne complète et innovante de traitement numérique des productions audiovisuelles et cinématographiques (entreprise chef de file : Eclair Laboratoires);
11. LOCUPLETO : plate-forme d’enrichissement de livres électroniques à destination de la jeunesse et dans le domaine parascolaire (entreprise chef de file : Jouve) ;
12. MAELT : nouveaux services de « réalité augmentée » visuelle et sonore, appliqués à la valorisation du patrimoine urbain et culturel (entreprise chef de file : Artefacto);
13. PACTE : amélioration sensible de la qualité du texte numérisé avec un objectif de moins de 0,5% de mots erronés (entreprise chef de file : Diadeis);
14. PIXL : technologies de numérisation dépendant de la typologie des corpus et mise en place de solutions spécifiques pour les corpus cartographiques (entreprise chef de file : I2S);
15. RECOVER 3D : élaboration du premier système intégré de vidéo virtuelle pour le marché de la télévision et du cinéma (entreprise chef de file : XD Productions) ;
16. SIGN3D : capture haute fidélité en 3D des gestes de la langue des signes (entreprise chef de file : Mocaplab);
17. TERRA RUSH : valorisation de rush vidéos menacés d’être détruits en raison des coûts de stockage élevés (entreprise chef de file : Spinal Image) ;
18. THE POLYMATHIC MACHINE : plate-forme professionnelle de valorisation de données graphiques pour le jeu vidéo (entreprise chef de file : Bulkypix).
La team Big Bang Gang est de retour pour vous faire groover le 13 janvier 2012 avec le concert de Fafa Ruffino .
Avec « ilé« , Fafa Ruffino signe ici un 1er album, teinté de soul, jazz, blues, afrobeat et reggae, héritage culturel et musical de sa terre natale, l’Afrique. Après avoir fait ses 1ers pas dans les clubs de jazz de Cotonou, au Bénin, Fafa, artiste autodidacte, décide de faire des études de musicologie, en parallèle de sa carrière de comédienne.
Sur Ilé, elle voulait des couleurs soul, jazzy, funky, avec des instruments d’Afrique de l’Ouest et une voix roots. « Ce mélange, je l’entendais dans mon oreille », précise Fafa, convaincue que « ce n’était pas impossible d’y arriver » après avoir écouté Electro Bamako de Mamani Keita
La musique, son 1er amour, la conduit donc à Paris où elle fait la rencontre de la diaspora des artistes africains tels que Mory Kanté, Papa Wemba, Manu Dibango, les Touré Kounda, Amadou & Mariam et aussi de la scène internationale comme Archie Chep, Hank Jones, Rockin’ Squat et Cheik Tidiane Seck, avec lesquels elle signe, en tant que choriste ou chanteuse, des projets discographiques et scéniques.
Autant de collaborations qui renforcent sa maîtrise de la scène, lui permettent de parcourir le monde en se produisant dans des festivals réputés et des salles mythiques. Son frère, le bassiste Patrick Ruffino, arrange et réalise cet album pour lequel il a réuni la crème de l’afro-sphère musicale.
Riche de sa culture et de ses racines, Fafa, artiste complète, interprète les chansons qu’elle compose et écrit dans un arc-en-ciel de langues. Le Yoruba, le Fon, le Mina (quelques-unes des langues du Bénin, Togo, Nigeria) viennent tout naturellement épicer ses morceaux.
Si Fafa Ruffino a fait de l’humour sa philosophie, elle aborde dans cet album des thèmes de société pour le moins importants et qui touchent son âme d’artiste, tels que l’exil, la nostalgie de sa terre natale, la condition de la femme et de l’enfant…
Mais le spleen est très vite rattrapé par son incroyable optimisme et son inaltérable foi en l’homme. Signé sous Cano Production et Livin’ astro le label de Rockin’ Squat le leader du groupe Assassin. « ilé » est un voyage spirituel, poétique et linguistique au centre d’une Afrique exilée sur les terres parisiennes. Fafa Ruffino : Un diamant noir aux multiples facettes qui brille sous le soleil musical.
Suivi de :
Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.
Le CNC a réuni le 22 décembre l’ensemble des professionnels du cinéma pour faire le point sur les conséquences de la liquidation de sociétés du groupe Quinta Industries. Cette réunion s’est tenue en présence du représentant du mandataire en charge de la liquidation du groupe.
Le CNC a mis en place, en son sein, une cellule de crise, lorsque la liquidation de Quinta Industrie est devenue probable. Pour accompagner au mieux les professionnels dans la résolution des difficultés, cette cellule de crise est complétée dès aujourd’hui par des experts techniques émanant de la FICAM, de la CST, de l’AFC et de l’IFCIC.
Trois problèmes principaux ont été examinés.
1/ La situation des salariés du Groupe Quinta Industrie
Après un échange avec une délégation des salariés du Groupe, il a été convenu que le CNC informerait en urgence, via le Cabinet du Ministre de la Culture, le Pôle emploi et l’AFDAS sur les graves difficultés provoquées par la liquidation du groupe (formation, reclassement…). En réponse à leur demande, une réunion sera organisée au CNC le 6 janvier prochain.
2/ La situation des films terminés ou en finition dans les entreprises de Quinta Industrie
Une procédure de mise à disposition des ayants droit (producteurs et distributeurs) de leurs éléments photochimiques ou numériques, a été mise en place et portée à leur connaissance lors de cette réunion. Un mode d’emploi sera mis en ligne dans les prochaines heures sur le site internet du CNC.
Cette procédure permet à chaque ayant droit de récupérer les éléments de son film, contre règlement, pour les confier au prestataire de son choix. Le CNC a attiré l’attention du liquidateur sur la nécessité de traiter les films par degré d’urgence en fonction de leur date prévisionnelle de sortie en salle. Sur les 61 films concernés, 16 ont une sortie prévue d’ici la fin janvier 2012. Six d’entre eux ont d’ores et déjà vu leur situation réglée positivement.
Le représentant de Quinta Industrie s’est engagé à régler au plus vite la question de l’efficacité du management opérationnel du groupe dans cette période cruciale.
Le CNC a également demandé à l’IFCIC de suivre avec la plus grande attention les difficultés que pourraient rencontrer les ayants droit ou les prestataires vers lesquels seraient transférés les éléments.
Enfin, au vu du rapport présenté par la FICAM, le groupe technique de la cellule de crise aura comme priorité de mettre en place les conditions de sécurisation des données numériques pour les films en cours de post-production.
3/ Le devenir des stocks de films dont LTC avait la garde jusqu’à sa liquidation.
Il est essentiel de garantir une conservation pérenne de ces films qui font partie de l’inventaire du patrimoine national, et de permettre aux ayants droit d’accéder dans les meilleures conditions à leurs films.
Au cours de cette réunion, deux entreprises répondant aux exigences du CNC ont manifesté en présence du liquidateur leur intention de déposer une offre de reprise auprès du Juge, dès la semaine prochaine.
———————-
Le CNC, qui a rencontré l’administrateur judiciaire dès le 14 décembre, avant la décision du Tribunal de commerce de prononcer la liquidation du groupe Quinta, va continuer, à travers cette cellule de crise élargie, à suivre au plus près la situation, en relation avec le liquidateur et l’ensemble des professionnels.
Une nouvelle réunion d’information et de concertation, dans ce format professionnel élargi, est convoquée au CNC le vendredi 9 janvier 2012.
La position du Ministère de la Culture et de la Communication
Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, a fait part de la très vive attention qu’il porte à la situation des industries techniques du cinéma, suite à la liquidation judiciaire dont fait l’objet le groupe Quinta industries et les sociétés qui le composent. Le ministère de la Culture et de la Communication est pleinement mobilisé, depuis l’annonce de cette liquidation judiciaire, pour répondre à l’ensemble des enjeux posés, pour Quinta industries, et pour les producteurs qui font appel à ses prestations. L’une des priorités est de permettre dans les meilleures conditions la finalisation et la sortie en salle des films actuellement traités par Quinta industries, et à moyen terme de garantir la conservation des œuvres stockées par le groupe.
Depuis le prononcé de la liquidation judiciaire, les discussions entre direction et salariés de Quinta industries devraient permettre la continuation de l’activité pour un mois supplémentaire, et faciliter ainsi la sortie en salle des films les plus urgemment concernés, c’est-à-dire ceux dont la sortie est prévue d’ici la fin du mois de janvier. Pour ces œuvres, ainsi que pour les films dont l’exploitation est prévue plus tardivement, le ministère de la Culture et de la Communication, via l’action du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), jouera tout son rôle pour faciliter le dialogue et la recherche de solutions entre toutes les parties concernées : industries techniques, producteurs, liquidateur judiciaire et autorités de l’Etat concernées.
Les industries techniques sont globalement confrontées à la transition rapide de l’industrie cinématographique vers le numérique. Les pouvoirs publics les accompagnent dans cette mutation, par l’intermédiaire de dispositifs de soutien déjà existants, mais également dans le cadre des programmes de numérisation des films de patrimoine, afin de faire du numérique non seulement un moyen de valoriser et diffuser les œuvres, mais également une opportunité pour nos industries.
De la peinture au feutre ? Le duo Le Quartier Général en est le pionnier en France. A partir du 12 janvier, la Galerie de L’Escale expose pour la première fois l’intégralité des trois séries qui constituent l’oeuvre au feutre Papiers Ordinaires. Des feutres, beaucoup, du papier-machine banal grand format et c’est tout. Des outils ordinaires pour une oeuvre extraordinaire. Des pauses travaillées, des personnages imaginaires aux teintes de peaux variées, des tissus colorés et narratifs, pour un engagement sans fauxsemblant pour la mixité. Les jumelles Delphine et Elodie Chevalme militent pour le pluriculturalisme.
Les différentes séries
LE PROJET :
UN TRAVAIL FIGURATIF ET PLURIEL
Papiers Ordinaires est un travail figuratif de portraits entièrement réalisés aux feutres, en grand format, à échelle un. Les portraits sont en pied de manière à montrer chaque personnage dans son intégralité. Le projet est constitué en séries car le dessein de ces Papiers Ordinaires se veut pluriel, à la façon d’un « pèlerinage » païen qui traverse les cultures comme nous les sentons nous parcourir. Nous avons la volonté de faire sortir ce projet de l’atelier, d’aller à la rencontre de terrains multiples et foisonnants et d’en faire un « voyage » célébrant les mélanges.
… SUR LE MÉTISSAGE,
Le métissage est l’axe de travail majeur autour duquel tourne le projet. Par métissage, nous entendons le mélange d’influences culturelles distinctes participant à l’identité de chacun des portraits. L’afro-descendance est notre premier terrain de réflexion, les deux premières séries s’attachant au continent américain, avec les États-Unis d’un côté et le Pérou de l’autre.
Le choix de la thématique du métissage est né d’un intérêt original pour les pratiques urbaines qui sont un véritable creuset de cultures, se définissant notamment par leur mixité sociale ; la culture du hip hop et du rap entres autres étant un repère identitaire de différents groupes ethniques. Le travail d’artistes, tels que Kehindey Wiley, Kerry James Marshall, Chéri Samba, Peintre Moké, Martine Barrat, Jamel Shabbaz, Malick Sidibé, Seydou Keita, Augustine Okoye, Joseph Rodriguez, Mike Mingering, Emory Douglas, Julien Beneyton ou encore Jr, est pour beaucoup dans notre parcours et dans notre orientation artistique. Le métissage culturel est mélange, c’est certain, mais le métissage est davantage préoccupé par l’affirmation de spécificités culturelles, loin d’en sacrifier leur personnalité originelle. Leopold Sedar Senghor écrivait : « Nous sommes des métis culturels parce que si nous sentons en nègres, nous nous exprimons en français. Pour se métisser, chacun doit s’enraciner dans les valeurs de sa race, de son continent, de sa nation, pour être ; puis s’ouvrir aux autres continents, aux autres races, aux autres nations, pour s’épanouir en fleurs ». Nous plaidons en faveur d’un humanisme fait d’enrichissements permanents et de tolérance. Exalter la diversité et les partages culturels : voici notre postulat.
ENTRE RÉALISME, RÉINVENTION,
Le projet prend appui sur une observation de la réalité, que nous appréhendons sous forme de rencontres, de documentation et de contacts avec d’autres domaines non artistiques.
Pour autant, la volonté de ces Papiers Ordinaires n’est pas tant de rendre compte d’une réalité purement documentaire, que de mettre à jour, pour chacun des portraits, leur épaisseurs culturelles : cet ensemble flou et mobile de savoirs historiques, d’héritages, de croyances, de valeurs symboliques et d’attitudes pratiques qu’on saisit en tant que culture. Il s’agit de dessiner l’invisibilité apparente du métissage, de saisir la complexité d’un ensemble de communautés culturelles plus ou moins étendues et de les faire exister dans un même espace de représentation. L’espace figuratif du support pictural réinvente l’apparence des personnages, nous écartant d’une représentation seulement réaliste, puisque nous ne dessinons pas exactement ce nous voyons.
ET AMBIVALENCE.
L’ambivalence est inhérente à la thématique du métissage. C’est par le corps et les apparences que nous représentons des identités tendues entre des territoires. Nous voulons rendre visible cette ambivalence, la faisant exister dans le même corps, dans un espace unique de figuration et ainsi proclamer une identité inédite, originale et forte.
« La pluralité, la fluidité identitaire est également un flou, une ambivalence identitaire. (…) L’identité métisse ne se vit pas toujours sans tension ni malaise à la frontière, dans cet entre-deux. La perception du Métis comme étant au milieu de rien et de nulle part, comme étant à l’extérieur des frontières pour y demeurer est une importante et lourde tradition du colonialiste. (…) Les Métis n’ont eu d’autre choix que de composer avec ces images d’eux-mêmes dans leur propre ambivalence historique entre mimétisme et altérité, entre intégration et marginalisation, dans cet entre-deux, sur la double marge. Face à l’affirmation et à l’expression de la différence, il y a la volonté d’intégration, l’aspiration à imiter, voire à devenir l’autre. Et puis, il y a précisément les autres, surtout ceux pour qui leur propre valorisation identitaire s’appuie sur la dévalorisation, la négation et le rejet du métissage, au nom d’une certaine uniformité et d’une certaine intégrité. » (1)
LA TECHNIQUE : MISE EN ABÎME
Leur matière première est une boîte de 18 feutres Reynolds Tribu’color©. 18 nuances : un feutre rouge, un jaune, deux bleus, un noir, deux verts, deux roses, un violet, un gris, un orange et six ‘couleurs de peau’, que nous apposons sur du papier-machine. Ce papier est l’ancêtre des actuelles feuilles A4, communément appelées ‘papier ordinaire’.
Techniquement parlant
La technique de Delphine et Elodie Chevalme ? Faire un format A4, puis reproduire échelle en esquisse crayonnée. « On commence toujours le feutre par la peau. Les motifs et les choix des couleurs se font au fur et à mesure. » Pliées en deux, elles travaillent toujours au sol. Un tableau leur prend environ un mois de travail, entre dix et douze heures par jour.
Diplômées de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Appliqués et des Métiers d’Art, et de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris, c’est dans la Culture Hip Hop qu’elles exercent tout d’abord leur talent. Le feutre, lui, les accompagne depuis toujours dans leurs déplacements. « Nous remplissons nos carnets de voyages grâce aux feutres. Pas de mélange à faire, c’est idéal et fonctionnel. Nous maîtrisons notre outil désormais et nous arrivons à mélanger les couleurs. On ne voit plus les coups de feutres. C’est de la peinture au feutre. »
En 2009, alors qu’elles ont créé leur studio de graphisme, on propose à Delphine et Elodie de participer à l’exposition accompagnant la sortie du film sur la vie du rappeur américain Notorious BIG. « Nous avons cherché à faire une taille affiche de cinéma. C’est ce qui a lancé notre travail sur les grands formats. »
Papiers Ordinaires voit alors le jour, avec des matériaux simples pour un art accessible. Une exposition étonnante qui rapproche les cultures.
(1) Luc Côté et Raymond Théberge, ‘La question métisse: entre la polyvalence et l’ambivalence identitaire’, Cahiers Franco-Canadiens de l’Ouest, Vol. 14, Nos 1-2, 2002, pp. 1- 6.
Présentée pour la première fois en France, l’exposition Etiopía est le résultat de quatre voyages de Juan Manuel Castro Prieto (entre 2002 et 2006) en Ethiopie, pays multi-ethnique à la richesse culturelle étonnante. Dans ce travail qui fait la part belle à la couleur, Castro Prieto déploie une toile d’une beauté onirique, inquiétante et ambiguë. Son regard élude volontairement la dramatisation de la misère pour privilégier, jusqu’à l’emphase, les espaces, privés et publics, qui sont le théâtre de la vie quotidienne.
Reconnu comme l’un des plus savants, des plus exigeants et des plus subtils tireurs européens, après avoir réalisé à Cuzco (Pérou), à partir des plaques de verre originales, les tirages des photographies de Martin Chambi qui nous permirent de découvrir cet immense portraitiste des années trente, il se prit de passion pour le Pérou. Lorsqu’en 2001 Juan Manuel Castro Prieto présente, sous le titre Viaje al Sol, le résultat de dix ans de photographie au Pérou, ce fut un immense succès et une reconnaissance immédiate. Deux ans plus tard, honoré par le Grand Prix de la Ville de Madrid, il décida de montrer ses images « Etranges ». Ces Extraños présentés à la Galerie VU’ en 2008, résultat d’expériences, d’explorations, de recherches purement photographiques qu’il poursuit depuis des années. Depuis quelques années, il travaille la couleur, dans une tonalité très personnelle qui, d’Ethiopie en Inde, lui permet d’imposer des visions à la fois mentales et troublantes de réalisme, une forme de voyage, entre rêve et matérialité, fondé sur la délicatesse de teintes impossibles.
Actuellement à la Galerie VU’
Pour sa quatrième exposition à la Galerie VU’, l’artiste présente ses trois séries les plus récentes. Act (2009-2011) est le fruit d’un long travail que Denis Darzacq a mené, en France, en Grande-Bretagne et aux États-Unis, au contact de jeunes et d’adultes en situation d’handicap. Recomposition I et Recomposition II (2010-2011) proposent des corps, des cartons d’emballage et des fragments d’objets, mixés et recomposés pour construire, selon l’artiste, de pures « images mentales ».
Galerie VU’
Pour la première fois, la ville à l’affût du talent de ses Levalloisiens, fait un appel à candidature pour offrir, aux 2 meilleurs candidats, de se produire les 9 et 10 mars dans un cadre exceptionnel, celui de la Salle Ravel.
Découvrez le programme étape par étape
Le concept : des concerts-tremplins pour les talents levalloisiens A l’initiative de Matthieu Gonet, directeur du Conservatoire Maurice-Ravel, la Ville de Levallois, en partenariat avec l’Association Levallois Culture, crée et organise deux concerts-tremplins destinés aux chanteurs et aux groupes afin de soutenir la création des jeunes artistes et la diffusion des chanteurs et musiciens levalloisiens amoureux de la chanson sous toutes ses formes et du jazz.
Appel à candidature
Du 9 décembre 2011 au 4 janvier 2012, un appel à candidature est lancé auprès des Levalloisiens. Ainsi, les artistes solistes habitant à Levallois et les groupes dont la majorité est composée de Levalloisiens, à la période concernée, sans distinction de nationalité, âgés de 14 à 114 ans, et souhaitant participer à ces concerts devront remplir un dossier d’inscription. Consulter et télécharger le règlement de l’appel à candidature sur www.talent-levallois.fr.
Une pré-sélection soumise au vote des internautes
Après la période d’appel à candidature, les organisateurs pré-sélectionneront, sur dossier, au minimum six artistes / groupes qu’ils soumettront aux votes des internautes entre le lundi 23 janvier et le dimanche 5 février 2012. Les deux candidatures ayant recueilli le plus grand nombre de votes seront sélectionnées définitivement pour participer à un concert-tremplin.
Programme des concerts
Les deux artistes / groupes choisis par les internautes viendront compléter la programmation établie par les organisateurs, hors appel à candidature. Ainsi, un minimum de trois artistes / groupes seront présentés chaque soirée. Le programme complet sera disponible à partir du 9 janvier 2012 sur le site de l’évènement ainsi que des vidéos de présentation des artistes et des groupes participant à ces concerts.
La Salle Ravel
La Salle Ravel, très bien desservie par les transports en commun (métro et bus), située à proximité de la Porte Maillot et dotée d’une scène d’environ 300 m², offre au public une acoustique exceptionnelle réalisée par le célèbre Albert Xu. 440 spectateurs (dont 6 places réservées aux personnes à mobilité réduite) sont accueillis dans ce lieu convivial qui permet une certaine proximité avec l’artiste sur scène.
Lors de cette saison 2011-2012, la Salle Ravel propose, de nouveau, une programmation éclectique et prestigieuse. Une large sélection de spectacles et de concerts permette de faire découvrir ou re-découvrir, au public, des artistes en devenir ou à la renommée internationale, dans divers domaines d’expression. Programme complet de la saison sur www.ville-levallois.fr
Inaugurée en 2009, basée à Lons-le-Saunier (Jura) sur le lieu de naissance du célèbre fromage fondu, « La Maison de La vache qui rit », s’affirme aujourd’hui en tant que concept novateur de musée de marque s’articulant autour d’une expérience de visite ludique et participative, une scénographie innovante, une programmation curieuse et stimulante axée sur trois grands thèmes, reflets et vecteurs des valeurs de la marque : créativité artistique et culinaire / le monde de l’enfance / responsabilité sociétale et environnementale. Plus de 110.000 visiteurs sont déjà venus visiter cette « Maison », conviviale et contemporaine, qui trouve un écho grandissant auprès de tous les types de publics : enfants, petits-enfants, parents et grands-parents. L’histoire de La vache qui rit, une des marques les plus emblématiques de la mémoire collective française (également présente dans 120 autres pays dans le monde) y est déclinée sur 2.200 m2 dans une scénographie ludique et interactive, moderne et innovante.
La collection permanente rassemble un ensemble exceptionnel d’objets historiques sur la célèbre vache – la première boite conçue, le dessin original signé Benjamin Rabier, des boites de toutes les périodes et de tous les pays, des affiches, des chansons, des films publicitaires, documentaires, etc. Elle offre un regard unique en son genre sur l’une des aventures industrielle et marketing françaises les plus impressionnantes du 20ème siècle. Mais se voulant avant tout un espace attractif et original, un parcours ludique décliné en neuf étapes met en scène la vache qui rit en lui faisant traverser tous les âges : depuis « Vachscaux » jusqu’à «Vachstronaute ». Ce parti-pris de décalage, de facétie, de sourire et de bonne humeur renvoie directement aux valeurs fondatrices de la marque et au très fort attachement du public à ce qu’elle représente en termes de plaisir, partage et souvenirs.
En 2012, « La Maison de La vache qui rit », présentera trois expositions grand public et quatre séries d’animations plus directement conçues pour les enfants. Une première exposition « Food Design » créée par Marc Brétillot et Le Lieu du Design sera présentée du 31 mars au 24 juin 2012 et aura pour thème l’innovation en matière culinaire renvoyant aux nombreux enjeux – industriels, sociétaux, culturels – du design culinaire. L’exposition d’été, « Ô Lait ! » (du 13 juillet au 23 septembre 2012) mettant en lumière les rapports entre le lait et les pratiques actuelles en art contemporain sera organisée en collaboration avec le Lab’Bel, Laboratoire artistique du groupe Bel. Enfin, une exposition sur le jouet, abordé sous l’angle de réalisations remarquables tant par leur originalité que par leur fabrication, sera présentée du 6 octobre 2012 au 3 mars 2013. La première des quatre animations – « 1,2,3… Sourire ! » – programmée pour les vacances de février en 2012 verra se produire un spectacle original de magie monté par « La Grosse Collection », le « Bar à Mômes » de la Compagnie de la Banane Cerise, et « La succulente histoire de Thomas Farcy ».
La Maison de La vache qui rit
L’idée de chercher et de présenter les meilleurs livres de photographie d’Amérique latine est née lors du premier forum latino-américain sur la photographie à São Paulo en 2007. A cette occasion, nous avons pu constater le manque crucial d’une cartographie des livres publiés au 20ème siècle sur le continent. Une investigation rigoureuse devait compenser ce silence par un sauvetage systématique des oeuvres d’une valeur incontestable, résultat d’une alchimie complexe entre de nombreux ingrédients : qualité des images, de la séquence, du texte, de la mise en page, de la reliure, de l’impression etc… La recherche portait exclusivement sur des livres de photographies édités en Amérique Latine par des auteurs latino-américains impliqués dans la réalisation de leur ouvrage. En trois ans, dans 19 pays de Cuba à la Patagonie, nous avons interrogé photographes, graphistes, collectionneurs, chercheurs, éditeurs, et passé au crible leurs bibliothèques et leurs archives. Courir après l’inconnu à l’échelle d’un continent a converti cette investigation en une quête à la fois vertigineuse et galvanisante. Le résultat est surprenant. Se sont fait jour des livres percutants, complexes, troublants, souvent oubliés, maudits ou secrets. Au fil des pages, se déploie « quelque chose qui participe de la caresse, de la plainte, de l’appel, de la complicité, de l’amère dénonciation » (Julio Cortazar). Au final, cette étude critique révèle la remarquable contribution de l’Amérique latine à l’histoire mondiale du livre de photographie.
Horacio Fernandez est historien, commissaire d’exposition et enseignant à l’Université des Arts Appliqués de Cuenca à Madrid, où il réside. Il a notamment été commissaire de PhotoEspaña, de 2004 à 2006. Il est entre autre l’auteur de Fotografía Pública (1999), publication qui accompagne l’exposition éponyme dont il a été commissaire pour le Museo Reina Sofía (Madrid) et des Livres de photographie d’Amérique Latine (2011), qui enrichit l’exposition itinérante FOTO/GRÁFICA dont la première étape est LE BAL. Il travaille actuellement sur un projet autour des livres de photographie espagnols pour le Museo Reina Sofía et une exposition sur le photographe mexicain Manuel Alvarez Bravo au Palais des Beaux-Arts de México.
Comité consultatif : Marcelo Brodsky, Iata Cannabrava, Lesley Martin, Martin Parr, Ramon Reverté.
L’exposition FOTO/GRÁFICA présente 40 livres de photographie réalisés entre 1921 et 2012. La scénographie permettra de suivre un parcours composé de livres originaux, de tirages d’époque, de projections, de maquettes et de citations.
La sélection est articulée autour de 6 thématiques:
Scénographe : Jasmin Oezcebi (Expositions Dada au Centre Pompidou et Chefs d’oeuvre au Centre Pompidou Metz). L’exposition à Paris est la première étape d’une tournée internationale. L’exposition est coproduite par LE BAL / IVORY PRESS (Madrid – Espagne) / INSTITUTO MOREIRA MORALES (Rio, Sao Paulo – Brésil) /APERTURE FOUNDATION (New-York – Etats-Unis).
LIVRE : Les livres de photographie d’Amérique latine, d’Horacio Fernandez Co-édition : RM Mexico / Aperture Foundation / Images en Manoeuvre / Cosac Naify Novembre 2011, 255 pages, 59 euros.
Présentation de l’éditeur
La reconnaissance de l’importance des livres de photo dans l’histoire de la photographie et de l’art est un phénomène récent. Certaines expositions et publications ont contribué à cette appréciation internationale. Parmi les premières, on trouve » Fotografía Pública / Photography in Print 1919-1939 » au musée national centre d’art Reina Sofia (Madrid, 1999) ou » Open Book from 1978 to the Present » au Hasselblad Center (Goteborg, 2005), ainsi que l’ouvrage en deux volumes The History of Photobooks signé par Martin Parr et Gerry Badger (Phaidon, 2004 et 2006). Quelques livres de photo latino-américains y sont référencés, mais ils sont en réalité peu nombreux. Cela peut s’expliquer par l’absence de monographies et d’expositions sur ce sujet. Cependant, les livres de photos latino-américains ont une histoire longue et remarquable, qui date également des années trente et à laquelle ont participé beaucoup des photographes parmi les plus importants. Le Livre de photographies d’Amérique Latine propose un passionnant tour d’horizon en images de ces titres qui font l’histoire de la photographie. Les textes sont signés Horacio Fernández, spécialiste en la matière.
LE BAL
Avec plus de 1,5 millions de participants, le jour le plus Court s’inscrit d’ores et déjà dans le calendrier national des grands rendez-vous culturels.
Organisée à l’initiative du CNC (Centre National du cinéma et de l’image animée), avec le concours de l’Agence du court métrage, le 21 décembre, jour du solstice d’hiver, cette nouvelle manifestation propose pendant 24 heures de partager ensemble, sur tout le territoire national et même au-delà de nos frontières grâce à l’Institut français, la richesse du court métrage. Une journée créative, festive, pleine de diversité, qui a connu dès sa première édition près de 6000 évènements partout en France, dans toutes les régions, et à l’étranger (de Ramallah à Mexico en passant par Athènes et Tunis).
Une fête qui se veut le reflet de la vitalité du court métrage en France, avec ses productions audacieuses, ses nombreux festivals toute l’année, ses organisations professionnelles et associatives, plus dynamiques les unes que les autres. Une fête qui met en lumière le film court auprès du plus large public, au-delà des sphères de la cinéphilie traditionnelle. Une fête soutenue par Martin Scorsese « from Méliès to the web », et parrainée pour cette première édition par Julie Gayet, Michel Gondry, Mélanie Laurent, Jeanne Moreau et Jacques Perrin.
Une large mobilisation sur tout le territoire
Lors du Jour le plus Court, les cinémas ont programmé des courts avant les longs métrages, une pratique autrefois traditionnelle et malheureusement abandonnée… qui revient en force grâce au Jour le plus Court ! Le jour le plus Court a également largement dépassé les lieux de diffusion traditionnels du cinéma avec des initiatives nombreuses, dans toutes les régions.
Ainsi de nombreux espaces publics proposaient leur propre Jour le plus Court. Des chaines de télévisions, médiathèques et bibliothèques, musées, centres de loisirs, restaurants, sites web, cinémathèques, centres pénitentiaires, quotidiens régionaux, Orange, IDTGV, les réseaux associatif et lieux alternatifs… se sont mobilisés pour proposer séances spéciales, nuits du court métrage, ateliers jeune public, animations, brunchs, cinéconcerts, soirées, rétrospectives, rencontres…
Le Jour des « premières fois »…
Pour la première fois de son histoire, la Gare Montparnasse s’est transformée en grande salle de cinéma, pour ses 300 000 voyageurs quotidiens. De son coté le CNC s’est ouvert au grand public pour la première fois pour projeter des films et ouvrir un atelier de réalisation d’un film d’animation.
En région, de nombreuses initiatives inédites comme à Lyon au Conservatoire national supérieur musique et danse, à Caen au café El camino et à la Galerie Oh !, à Toulouse au Théâtre du Grand Rond ou encore à Strasbourg au célèbre marché de Noël ont fait vivre le court métrage et largement contribué au succès de cette première édition du Jour le plus Court.
Le Jour le Plus Court s’exporte déjà
Près de 15 pays ont rejoint l’initiative avec des propositions originales notamment à Mexico, N’Djaména, Athènes, Sofia, Tbilissi ou à Ramallah pour célébrer la créativité et la richesse du court-métrage.
La Galerie Particulière a été inaugurée en avril 2009 dans le 3ème arrondissement de Paris avec la volonté de créer un espace ouvert et accessible dédié à la création contemporaine. La programmation a très vite privilégié la photographie avec le souhait de présenter des artistes français et étrangers, jeunes ou plus reconnus, dont le travail a une résonance sociale. Bien que les approches, les styles et les techniques soient divers, tous ont en commun un questionnement sur l’identité, individuelle ou collective, et une manière poétique de l’évoquer.
Expositions du 1er semestre 2012 :
Claudine Doury travaille depuis une dizaine d’années sur l’adolescence. Pendant cette période, sa fille Sasha quittait doucement l’enfance. En suivant sa fille, Claudine Doury s’est intéressée non plus aux rites de passage socialement orchestrés, mais plutôt à la face cachée de cet état de transition, ses jeux secrets, ses intériorités et ses silences. Se révèle alors un conte photographique, la fin de l’enfance de sa fille, dans lequel se devinent, en filigrane, les propres souvenirs de la photographe.
« Sacha, qui fut petite fille, a grandi. Sacha devient une jeune fille et se cherche aussi bien dans le miroir que dans le territoire qui fut celui, originel, de sa mère. Un territoire de forêt, de magie et d’images donc, de ces territoires dans lesquels on peut inventer contes et illusions, croiser des elfes et recouvrir de boue son corps qui change, qui devient un instant statue éphémère et sort ensuite de sa gangue. Un monde aquatique aussi, comme pour une renaissance dont la pureté se parera de robes blanches pour fêtes de contes de fées d’un autre âge. On pourra marcher sur les eaux, en avoir l’illusion au moins, comme l’on rêvait, plus jeune, de voler. On pourra ressortir de l’eau, en compagnie de la copine, l’amie, le double, coiffées d’algues vertes, devenues le temps d’une baignade des personnages sans identité dans une nature intouchée. Il y aura la tentation d’Ophélie quand l’eau, parfaitement étale, en miroir, laissera apparaître le seul visage et une certaine gravité. Comme souvent, on sentira que tout se passe à l’intérieur, qu’il s’agit d’indicible. On pourra jouer, à la limite du cauchemar qui guette tous les rêves, s’enterrer à moitié dans le grand champ d’herbe, puis redevenir une autre et s’attarder, sérieuse, à contempler les limaces qui ne font pas vraiment la course. On pourra détenir le renard mais on s’enfuira dans un grand envol de poussière blanche, de bribes de temps. Puis, un jour, on coupera la tresse blonde et on la conservera comme la photographie conserve dans le miroir l’image du visage. Son visage ? Un autre visage ? Temps de doute. Tout cela n’est possible que parce que la lumière et les couleurs, apaisées, nimbent tout d’un camaïeu savant dans lequel dominent les verts qui côtoient les bruns. Parce que, visiblement, ces images sont acceptées mais que le calme et l’absence d’anecdote, une rigueur tendue et une indiscutable beauté offrent une apparence sensible : celle qui dissimule un bouillonnement et des déchirements intérieurs. C’est ainsi que rien ne laisse prise à nos voyeurismes et que nous restons là, à la fois fascinés et frustrés, comme on l’est à cet âge de la vie, dans cet intermède excitant et effrayant, et ce que l’on soit celle qui vit la transformation, celle qui la regarde en cherchant à la mettre en forme sans la décrire alors qu’elle en est également actrice ou bien nous, parfaitement extérieurs et qui regardons. Une alliance de mystère, de magie, de temps indescriptible et de beauté parfois vénéneuse installe un monde en suspension. Nous sommes parfois tentés de nous y perdre mais nous constatons bien vite qu’il nous est impossible d’y pénétrer. Nous avons, sans doute, trop vite oublié que nous avons vécu cela et n’avons su le préserver suffisamment. Une gravité, une tristesse légère, nous envahissent alors. Les feuilles jaunissent un peu au bord de l’étang. Il est trop tard. Le temps a passé. » Christian Caujolle Préface du Catalogue « Sasha », éditions Le Caillou Bleu, 2011
Le théâtre de Pierrick Naud se décline en une multitude de scènes animées de figures plus ou moins fantomatiques. Théâtre d’ombres ou plutôt de clairs-obscurs. Pierrick Naud dessine. Au départ essentiellement en noir et blanc (magnifique utilisation du blanc du papier, en réserve, équilibres fragiles des pleins et des vides), le dessin incorpore désormais de la couleur qui apparaît de façon fort subtile, aussi discrète qu’efficace. Les lignes, enlacées, superposées, les surfaces, travaillées de façon à façonner des volumes, jouent sur tous les plans. Avant-scène, fond de scène et coulisses. Le regard, happé dans les profondeurs du dessin, s’attarde. Le monde pénètre l’oeuvre par un jeu de copié-collé, découpes et superpositions de figures extraites du réel, plus ou moins transformées. Ni réalisme, ni fantasmagorie pure. Plutôt un regard attentif mais distant, parfois amusé, jamais cynique, appliqué au tumulte environnant des images. Auteur, compositeur, interprète, Pierrick Naud a inventé une langue qui emprunte à d’autres, on reconnaît ici ou là dans ses mélopées, des morceaux de mots, rien qui puisse se traduire littéralement… pourtant l’on comprend ce langage. Il en est de même des dessins. Formes informes déformées. Images brouillées, récits cryptés… néanmoins quelque chose se dégage d’une drôle d’histoire presque vraisemblable. Une chose à la fois étrange et familière. Cette économie singulière n’est pas ascèse mais exégèse. Pierrick Naud se méfie des images, de leur diffusion-circulation-utilisation-interprétation-instrumentalisation. Il triture ces figures pour faire ressortir une multitude de postures possibles. Théâtre, scène, jeu, fiction. Ni plus, ni moins que dans le réel, semble-t-il nous dire. Il les découpe et les combine, amusé et vigilant. Il se méfie du pouvoir de la « distraction ». Ses masques exorcisent le pouvoir aliénant du spectacle généralisé. Le trop plein d’images dans le monde, leur foisonnement dans l’oeuvre de Pierrick Naud, nous renvoient brutalement au vide, à l’absence. Ses oeuvres deviennent alors de vastes compositions où les figures se font grinçantes et grimaçantes comme celles de danses macabres. Figures dé-figurées c’està- dire détournées de leur vocation première, de leur usage courant, qui recomposent un vaste paysage où chacun peut pénétrer et s’enfoncer avec l’incertitude de se perdre. Le regard se trouble. Olivier Delavallade, février 2009
Le Ghana est devenu ces dernières années l’une des principales terres d’accueil des déchets électroniques en provenance d’Europe et des Etats-Unis. Dans la série The Hell of Cooper, le photographe Nyaba Leon Ouedraogo a voulu montrer, de manière la plus juste possible, l’exploitation de milliers d’ordinateurs hors d’usage aux conséquences dramatiques sur l’environnement et sur la santé des ouvriers. A Accra, la capitale du Ghana, une véritable chaîne marchande s’est ainsi mise en place autour du trafic des « e-déchets ». La décharge d’Agbogbloshie Market s’étend sur près de 10 km, des dizaines de jeunes ghanéens, âgés de 10 à 25 ans s’y épuisent à la tâche.
Nyaba Leon Ouedraogo est né en 1978. Il collabore avec Sipa Press et le magazine Jeune Afrique et cofonde le collectif Topics Visual Arts Platform. Depuis 2003, il s’intéresse aux conditions de vie et de travail en Afrique. Il tente ainsi de sensibiliser le public aux problématiques sanitaires et environnementales. En 2010, il est nominé pour le Prix Pictet et reçoit en 2011 le Prix de l’Union Européenne de la Biennale africaine de la photographie de Bamako.
La Galerie Particulière
Face au succès que remporte «Made in Asia», l’exposition se prolonge jusqu’au 12 janvier 2012! Cette exposition souhaite vous faire découvrir une puissance créatrice qui allie tradition et modernité, respect et provocation, fascination et irrévérence avec une grande liberté d’expression.
En 30 ans, l’art contemporain asiatique est passé d’une curiosité intrigante à une place majeure dans l’influence culturelle mondiale et sur le marché international de l’art. L’exposition MADE IN ASIA souhaite faire découvrir cette puissance créatrice qui allie tradition et modernité, respect et provo-cation, fascination et irrévérence avec une grande liberté d’expression. La variété des oeuvres et des styles propose de donner un regard transversal sur l’influence de ces artistes sur l’ensemble des tendances et courants créatifs dans l’art mais aussi dans la mode.Du manifeste de l’oblitération de Yayoi Kusama et ses petits pois au Joe Camel version Louis XIV de Zhou Tiehai, des mantras bouddhistes célébrant les nouveaux « Goldorak » de Yang Maolin aux épures de Kim Tschang Yeul et Ding Yi, la Reflexgallery a voulu mettre à l’honneur ces 5 artistes symbolisant l’Asie d’aujourd’hui dans sa diversité culturelle, géographique et artistique.
- Yayoi KUSAMA (Japon) Artiste fantasque, elle fréquente Yves Klein, Andy Warhol et l’avant-garde new-yorkaise dès les années 60. Impliquée dans le monde de l’art, de la mode et du design, cette créatrice emblématique est considérée comme la plus grande artiste japonaise vivante. Ses oeuvres psychédéliques, d’influence Pop Art, sont le reflet d’une personnalité surprenante. Après une grande rétrospective à Beaubourg en octobre 2011, elle sera exposée à la Tate Modern de Londres en 2012 puis à New-York.
- Yang MAOLIN (Taïwan) “Enfant terrible” de l’art taïwanais, cet artiste s’exprime à travers des oeuvres provocatrices et des sculptures gigantesques qui sont exposées à travers le monde, de Hong Kong à New York. A l’image de son emblématique “Peter Pan”, il revisite avec humour les éléments de culture populaire américaine et japonaise en incorporant un fond iconographique bouddhiste.
- Zhou TIEHAI (Chine) Un des premiers artistes à avoir émergé sur la scène contemporaine chinoise dès le début des années 90. Ses oeuvres ont été remarquées à travers le monde dans les biennales de Venise, de Bâle ainsi qu’au Centre Pompidou. A travers ses créations modernes épurées ou provocatrices, il dénonce la facilité d’accession au statut d’artiste. Il mélange ainsi l’austérité de l’art contemporain occidental et le respect du pur art asiatique.
- Kim TSCHANG-YEUL (Corée) Considéré comme l’un des plus grands artistes coréens contemporains, le travail de Kim Tschang Yeul s’inscrit dans une veine minimaliste, héritage d’une culture issue de la tradition des grands lettrés asiatiques. La présence de ses oeuvres à la reflexgal-lery s’inscrit dans le prolongement de ses premières apparitions en Europe et à Paris où il avait été exposé notamment au Musée du Jeu de Paume.
-Ding YI (Chine) Avec des créations régulièrement exposées à la ShanghArt Gallery de Shanghaï ou lors de la FIAC à Paris, cet artiste fait partie du cercle restreint des plus grands créateurs abstraits chinois. Au sein de ses oeuvres qui rendent un large hommage à Mondrians et Stijil, il use de symboles géométriques pour dénoncer la peinture académique chinoise. Sensible à l’univers féminin et à la mode, il a notamment collaboré avec Hermès pour la création de carrés en soie, emblématiques de la marque.
Réalisées dans de grands ateliers parisiens sur des papiers de haute qualité, les oeuvres, gravures, sérigraphies, sculptures « pumpkins » de Yayoi Kusama, seront proposées aux collectionneurs sous forme de séries numérotées et signées de la main de l’artiste et accompagnées de certificats d’authenticité.
reflexgallery
Toutes les nuits, l’Ange vient et me réveille…
Et voici qu’il me chuchote dans sa langue d’Ange qui est celle de la pensée pure : « Lève-toi et écris. J’ai tant de choses à te révéler… »
L’auteur n’a été, dit-il lui-même, que le scribe émerveillé de sa divine rencontre. Ainsi, au fil des pages, au gré de leurs entretiens nocturnes, le voile se lève… sur ses univers si mystérieux à l’homme…
À mi-chemin de l’initiation et du songe, l’Ange nous dévoile notre sereine vérité. L’auteur a su lier avec adresse toutes les nuances de cette rencontre particulière dans une langue superbe, imprégnée de son âme de poète. Paru initialement en 1974 chez Seghers, vendu à 16 000 exemplaires, il est proposé ici dans une version augmentée. L’édition définitive de son plus célèbre livre
Mario Mercier connaît les foudres de la censure dès son premier roman, Le Journal de Jeanne (Eric Losfeld, 1969). Par la suite, il réalisera trois films, se consacrera à la peinture, au théâtre et poursuivra une oeuvre littéraire portant la marque de sa propre recherche, dans une voie singulière, une exploration et une connaissance des dimensions « sensibles » de l’Esprit et de l’Univers. Il est l’auteur de quelque quarante ouvrages : romans, essais, albums d’art… dont Journal d’un chaman (éd. Almora, 2007), Voyage au cœur de la force (Le Relié, 2007), Chamanisme et chamans, Le Monde magique des rêves, La Nature et le sacré (Dangles, 1990-99), Les Chemins de l’esprit (Albin Michel, 1989).
Cocktail de lancement mercredi 4 janvier 2012 à 18h30 à l’Espace Faubourg 70 Faubourg Saint-Honoré Paris 8e. L’artiste y dévoilera ses plus récentes toiles ainsi que « L’Ange », lithographie originale signée de 45 x 65 cm, réalisée pour l’occasion.
Du 25 février au 11 mars 2012, Art Souterrain transforme la ville de Montréal en exposant sur près de 7km au coeur du réseau souterrain montréalais plus de 140 artistes contemporains locaux, nationaux et internationaux. Quatorze zones d’expositions et 5 stations de métro sont aménagées pendant quinze jours créant un itinéraire artistique hors du commun, inauguré lors de La Nuit Blanche du festival Montréal en Lumière, le 25 février 2012.
Pour cette édition, les zones sont reliées autour du thème unificateur : « Lieu de passage ». Au coeur de la rencontre entre l’individu et le collectif, de croisements permanents, la quinzaine d’Art Souterrain invite à une nouvelle relation physique avec l’oeuvre, à un autre questionnement sur l’art et sur le processus de contemplation, dans un contexte non formel et éphémère.
Cette année et pour la première fois au Canada, grâce à la Ville de Paris, à l’Institut Français et au Consulat de France à Montréal, Art souterrain consacre deux zones (1000 de la Gauchetière et la Tour de la Bourse) à l’effervescence artistique française autour de 27 artistes représentatifs de la scène française réunis par leur territoire de pratique (Paris).
À travers des propositions spécifiques, le parcours situé au coeur de la ville offre une polyphonie de regards sur notre monde comme lieu de transcendance. Car le passage dont il est réellement question, n’est-il pas celui de l’existence terrestre ? Néon grésillant, lumière filtrée, montagne noire ou éblouissement lumineux sont autant de réponses plastiques révélant la fugacité de notre existence. Un voyage de la terre au ciel, de l’aube au crépuscule, ponctué de passages à la manière du rideau de perles de Felix Gonzalez-Torres. Les oeuvres illustrent ce que Deleuze nomme « l’espace comme lieu de passages, comme plan d’immanence traversé par la vie. »
Zone 1000 de la Gauchetière
Zone Tour de la Bourse
Photo prise à l’occasion de la journée Libertés, Libertés Chéries et du débat sur « l’Artiste a-t-il tous les droits » organisée par la Ligue des Droits de l’Homme. Voir l’article sur ArtéMédia :http://www.artemedia-agence-presse.com/2011/12/13/l%E2%80%99artiste-a-t-il-tous-les-droits/
Photo By Jean Marc Lebeaupin pour ArtéMédia
Interview de Agnès Bihl, à l’occasion de la journée Libertés, Libertés Chéries et du débat sur « l’Artiste a-t-il tous les droits » organisée par la Ligue des Droits de l’Homme. Voir l’article sur ArtéMédia :http://www.artemedia-agence-presse.com/2011/12/13/l%E2%80%99artiste-a-t-il-tous-les-droits/
Soldat Louis, l’équipage le plus festif et le plus joyeusement anar que notre douce France ait jamais enfantée. Autant dire, pour ce qui l’ignoreraient encore, que les gars de Soldat Louis ne sont pas exactement des enfants de chœur, ou alors supprimons le h, car du cœur, ils en ont gros comme ça.
Chez ces dangereux pirates de compact disc, pas de chichis, pas de tralala, mais de la tranche de vie boucanière, de la déclaration d’amour flibustière. De sa course au rhum, Soldat Louis rapporta un butin à donner des insomnies aux fronts bas effarouchés par sa verdeur : Double album d’or en France, platine au Québec et le prix de la Sacem, Vincent Scotto.
Hemingway aurait été de ses fans, en avoir ou pas ? Et de faire cultiver dans les dîners en ville, quelques données de base pour pratiquer presque couramment le Soldat Louis. L’univers de Soldat Louis est vaste et varié comme l’univers.
Il y a les landes amères, l’immense océan, le grand ciel, et puis les femmes de légende et les louches tavernes où l’on oublie sa peine. Qu’on le veuille ou non, c’est un univers poétique. Là dedans, il y a du Cendrars et du Mac Orlan.
Soldat Louis est de quelque part et l’affirme d’une manière magistrale au-delà des clichés du style Bretagne terre de contraste ! Il s’agit véritablement ici d’un engagement viscéral pour une terre, un pays, une culture, un peuple au sens noble du terme ; ici le verbe est romantique, solidaire, libertaire et naturellement assoiffé.
Qu’elle soit de Bretagne ou d’Irlande, de sel ou de sable, de bitume ou d’océan, la chanson est belle ! Autant dire, pour ce qui l’ignoreraient encore, que les gars de Soldat Louis ne sont pas exactement des enfants de chœur, ou alors supprimons le h, car du cœur, ils en ont gros comme ça ! Du Rhum, des femmes et d’la bière…
Vous pouvez vous abonner à ArtéMédia par e-mail pour recevoir des nouvelles et mises à jour directement dans votre boîte de réception. Il suffit d'entrer votre adresse e-mail ci-dessous et cliquez sur S'inscrire!
| lun | mar | mer | jeu | ven | sam | dim |
|---|---|---|---|---|---|---|
| « nov | jan » | |||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | |||
| 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 |
| 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 |
| 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 |
| 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | |
|