DOISNEAU PARIS LES HALLES
- 8 FÉVRIER / 28 AVRIL – SALON D’ACCUEIL
Robert Doisneau prend sa première photo dans le quartier des Halles en 1933. Il restera fidèle au quartier pendant 40 ans, revenant sans cesse visiter ce lieu, prendre son pouls, fixer sur le négatif les évolutions et les nouveautés. Dans les années 1960, les Halles sont menacées, et Robert Doisneau, inquiet et en colère, entreprend de tout voir, tout vivre, tout photographier. Son regard, à la fois esthétique et sociologique, se fait patrimonial.
150 tirages, pour la plupart vintages, sont présentés au public. Une salle est consacrée aux photographies en couleur des années 1960, permettant un regard nouveau à la fois sur les Halles et sur l’oeuvre de Doisneau. Avec ce témoignage de l’un des plus grands photographes du xxe siècle sur l’un de ses quatiers emblématiques, la Ville de Paris poursuit son exploration de l’histoire de la capitale et de ses habitants.

Audrey Hepburn, Paris, 1962, Charade de Stanley Donen. © Vincent Rossell / Collection Cinémathèque française
PARIS VU PAR HOLLYWOOD
- 16 MAI / 25 AOÛT – SALLE SAINT-JEAN
Depuis ses débuts, le cinéma américain a représenté la capitale française dans plus de huit cents films, ave des tournages à Paris ou en reconstituant la capitale française en décor. Comme l’a lancé Ernst Lubitsch, grand spécialiste puisqu’il situa à Paris une dizaine de ses films sans jamais y tourner un plan, « il y a le Paris de Paramount et le Paris de la MGM. Et puis bien sûr le vrai Paris ».
Rythmée par de nombreux extraits de films et réunissant des photographies, des maquettes de décor, des costumes, des affiches, l’exposition se divise en quatre ensembles, quatre moments de cinéma : le Paris historique du muet, le Paris sophistiqué de la comédie sentimentale, l’apogée du Cancan film aux films fous, virevoltants et coûteux, et enfin Action ! : Hollywood joue dans Paris depuis les années 1960. Hollywood et Paris esquissent ainsi un pas de deux prolongé, ininterrompu, inarrêtable, un flirt irrépressible, forgeant au fil des films un « typically Paris », cliché exhibé dans la part la plus populaire du public américain comme dans le monde, telle une marque de raffinement et de culture.

Parc à jeux réservé aux enfants et interdit aux juifs. Paris, novembre 1942. © LAPI / Roger-Viollet
LES ENFANTS CACHÉS
Déportation et sauvetage des enfants juifs à Paris, 1940-1945
- JUILLET / OCTOBRE – SALON D’ACCUEIL
16-17 juillet 1942 : la rafle du Vel d’Hiv marque une rupture dans la persécution des Juifs en France : désormais, l’âge des enfants ne les protège plus de la barbarie. 4051 enfants de moins de 16 ans sont arrêtés et envoyés dans les camps de Drancy, Beaune-la-Rolande et Pithiviers. Quelques-uns réussiront à en sortir, les autres mourront de privations ou seront gazés à leur arrivée à Auschwitz. « Survivants », « enfants cachés », « rescapés », les termes sont nombreux pour désigner les enfants qui ont échappé aux déportations. C’est la complexité et la diversité des enfances juives confrontées à la Shoah que l’exposition entend présenter.
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