
L’Association du Prix Albert Londres tient à manifester sa solidarité avec Danielle Arbid (Prix Albert Londres 2001 pour son documentaire Seule avec la guerre tourné au Liban) dont le dernier film de fiction Beirut Hotel, également tourné au Liban, vient d’y être censuré.
Toutes les censures qu’elles soient d’ordre moral, politique, économique ou religieux sont condamnables. L’Association du Prix Albert Londres regrette donc particulièrement cette censure au Pays du cèdre qui, dans un esprit d’ouverture, avait pourtant accueilli en 2007 la cérémonie de remise des prix Albert Londres.
Les censeurs devraient savoir que leur action met un coup de projecteur sur les œuvres qu’ils entendent soustraire au public ; l’association du Prix Albert Londres se réjouit donc de la diffusion de Beirut Hotel de Danielle Arbid sur Arte le 20 janvier prochain dans sa version non censurée.
Beirut Hotel :
- Avec Charles Berling, Fadi Abi Samra et Darine Hamze. «
- Zoha, une jeune chanteuse libanaise qui tente de s’affranchir de la mainmise de son ex mari, et Mathieu, un avocat français de passage pour affaires qui sera recherché et soupçonné d’espionnage, se rencontrent un soir à Beyrouth. Pendant dix jours, ils vont vivre une histoire d’amour faite de peur, de désir, d’intrigue et de violence. »
Le film de la cinéaste Danielle Arbid, Beyrouth Hotel, tourné au Liban, a été censuré dans ce pays en raison de références à l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, ont annoncé lundi les producteurs français et libanais.
Interrogé par l’AFP à Beyrouth, le bureau de censure à la Sûreté générale a expliqué qu’il n’y a pas eu de décision d’interdiction, mais que le film ne pouvait passer tant qu’il y avait une référence explicite à l’assassinat de M. Hariri.
Beyrouth Hotel, troisième long métrage de la réalisatrice française d’origine libanaise, Prix Albert Londres 2001, devait sortir le 19 janvier.
Sa sortie à Beyrouth, initialement prévue pour le 19 janvier, vient d’être annulée, selon des communiqués de la société de production Les Films Pelléas et la Libanaise Orjouane productions.
Le comité de censure, un organisme lié aux services de la Sûreté Générale Libanaise, la jugé +dangereux pour la sécurité du Liban+ et exige de retirer du film toutes les séquences mentionnant l’assassinat de Rafic Hariri, l’ex-Premier ministre libanais mort en 2005, indiquent les producteurs.
Beyrouth Hotel est une pure fiction. Le film s’inspire de faits relatés dans les journaux, mais ne livre aucun scoop, ni ne milite pour ou contre aucun parti libanais, déclare Danielle Arbid citée dans le communiqué.
(©AFP / 12 décembre 2011 )
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