Manuela Paul-Cavallier, artisan d’art de métier, compose ses créations contemporaines avec les savoir-faire ancestraux des doreurs sur bois d’antan. Elle crée sur la toile et le bois, des émotions abstraites de matières, modelant à la fois la feuille d’or et les pigments bruts qui dialoguent dans les jeux d’ombres et de lumières. La galerie Le Pré au 6 accueille « Noir d’Or », une sélection d’oeuvres, autour du lyrisme prolixe des reflets d’or et le silence imprégné de noirs profonds.
La générosité et l’amour balayent le nihilisme et le scepticisme : « Graffiti d’or ». L’élan du coeur, la capacité à apprécier la beauté d’une forme font jaillir la lumière et l’espoir. La beauté, la lumière qui enveloppent toute chose ouvrent un instant de conscience. Elles éveillent à l’essentiel, permettent d’apprécier un moment de vie dans sa simplicité. L’optimisme équilibre le négativisme pour trouver le point d’harmonie, à l’instar de la maison du thé qui contient l’univers à portée de l’humain éclairé ou selon l’invitation occidentale de Candide « Il faut cultiver son jardin ».
Manuela paul-Cavallier
Née en 1970, Manuela paul-Cavallier part étudier à Florence, en Italie, la symbolique et les migrations des iconographies anciennes dans une université d’histoire de l’art à Florence. Puis elle concours à une formation de décoration murale et rentre en apprentissage chez son professeur de dorure. Avec le peintre Andrea Martinelli elle fait ses gammes de patines et de dessins, expérimentée les techniques de dorures dans différents ateliers avant d’ouvrir le sien dans une villa bâtie par lorenzo Il Magnifico.
Après ses 10 années passées à Florence, elle rentre à Paris et passe son habilitation des Musées Nationaux pour restaurer le patrimoine français.
Actuellement elle a créé, avec Guillaume Martel, Or Design. Elle s’émancipe son savoir-faire ancestral pour une esthétique contemporaine, et orne ainsi les cadres dessinés par son associé. Les pigments et les feuilles d’or sont son univers d’expression sensorielle, elle s’émancipe de l’artisanat d’art pour créer des oeuvres contemporaines abstraites surgies de ses matières ancestrales, à la manière des peintres des siècles passés, qui utilisaient leurs matières comme création d’émotions. Un voyage au Japon l’initie à la culture japonaise qui transparait dans ses oeuvres.

Photographies de Cecile Guyenne
Naissance de la sensibilité :
Née dans une famille éveillée à l’art, Manuela fait l’expérience du beau dès sa plus tendre enfance, sans en avoir conscience. Rémanence de l’enfance, la maison de Lorraine dallée de pierres et des lumières révélant couleurs, textures, usures et rugosités dans un éclairage chaque fois renouvelé. Le lieu, son rythme et son harmonie, continuent de l’habiter de leurs empreintes.
Baccalauréat en poche, elle part étudier la symbolique et les migrations des iconographies anciennes dans une université d’histoire de l’Art de Florence. Première pierre d’un apprentissage insatiable. Elle concourt à une formation de décoration murale où elle découvre la magie de la feuille d’or et rejoint l’atelier de son professeur Piero Gamanossi. Tenue par l’interdiction d’arriver à l’atelier avant 8 heures, heure à laquelle les préparations secrètes étaient achevées, c’est au nettoyage des casseroles qu’elle remontera la piste de celles-ci, déduisant les associations, découvrant les rencontres. Durant trois mois toutefois, elle devra rester en retrait, à observer, et à dessiner les fragments absents des pièces à restaurer pour les sculpteurs. Elle additionne les sources d’expériences dans différents ateliers autour de Florence. Avec le peintre Andrea Martinelli, elle fait ses gammes de la patine et du dessin, animant les meubles d’arabesques, d’ornements et de paysages. De sillonner la campagne toscane dans sa Diane bleue, elle ouvre son atelier dans une villa bâtie par Lorenzo il Magnifico.
Manuela quitte le berceau de la Renaissance italienne et retrouve la France. Elle visite les encadreurs de la place parisienne, proposant ses services de restauratrice. De restauration de cadres en bois dorés en emploi à mi-temps chez un encadreur, Manuela poursuit son travail personnel et passe l’habilitation des Musées Nationaux pour intervenir sur le patrimoine français. Sa rencontre avec Guillaume Martel l’amène dans une autre expression temporelle. Elle prend de la distance avec la restauration et applique désormais son savoir-faire aux profils contemporains des cadres dessinés par son associé. Vierge de toute histoire, le cadre contemporain l’intéresse par l’intention qu’il autorise. Elle prolonge le savoir-faire enseigné par ses maîtres ; nourrit le style contemporain de la mémoire du temps et à son tour endosse le rôle de passeur. C’est un commencement. Avec la matière, elle propose une histoire qui s’émancipe et lui échappe. Le cadre contemporain offre l’initiative. Le bois nu reçoit le caractère, la profondeur, les reliefs, les transparences imaginés pour lui et l’oeuvre qu’il devra accueillir. Chaque histoire est différente. La pose de la feuille, la préparation… Le dialogue avec la matière se déroule dans cet état de liberté que permet une technicité cadrée. Deux minutes suffisent à expliquer une dorure, mais le savoirfaire constitue l’apprentissage d’une vie.
La galerie Le Pré au 6
La galerie Le Pré au 6 ouvre une fenêtre à St-Germain-des-Prés sur les oeuvres d’artistes en devenir. Objets rares et matériaux délicats, savoir faire d’exception, perception sensible de leurs poésies. Sophie Raynaud, de son regard éclectique, signe pour la galerie Préau6 une sélection d’artistes choisis pour leur qualité de création, et leur esprit d’inventivité.
La démarche de la galerie amène l’amateur d’art à découvrir des univers rares, d’exception et internationaux. En 2012, la Galerie Préau 6 présente l’univers d’or et de pigments des abstractions contemporaines de Manuela Paul-Cavallier, lors de sa première exposition personnelle. Un catalogue de ses oeuvres est édité par la galerie.
- Exposition du du 12 janvier au 30 février 2012
Le Pré au 6
- 6, rue du pré aux clercs
- 75007 Paris
- www.lepreau6.com
- Stéphane Moscato, Première ! à La Galerie Ligne 13
- Pierre Henri Argouarch, exposition Art, Archi, Archibox
- Léo Delafontaine et Vladimir Vasilev lauréats SFR au festival ImageSingulières
- Yves Marchand & Romain Meffre, Theaters, à la Polka Galerie
- Waii, l’œuvre gravé de Dennis Nona, Îles du Détroit de Torres, Australie













