Le CNC a réuni le 22 décembre l’ensemble des professionnels du cinéma pour faire le point sur les conséquences de la liquidation de sociétés du groupe Quinta Industries. Cette réunion s’est tenue en présence du représentant du mandataire en charge de la liquidation du groupe.
Le CNC a mis en place, en son sein, une cellule de crise, lorsque la liquidation de Quinta Industrie est devenue probable. Pour accompagner au mieux les professionnels dans la résolution des difficultés, cette cellule de crise est complétée dès aujourd’hui par des experts techniques émanant de la FICAM, de la CST, de l’AFC et de l’IFCIC.
Trois problèmes principaux ont été examinés.
1/ La situation des salariés du Groupe Quinta Industrie
Après un échange avec une délégation des salariés du Groupe, il a été convenu que le CNC informerait en urgence, via le Cabinet du Ministre de la Culture, le Pôle emploi et l’AFDAS sur les graves difficultés provoquées par la liquidation du groupe (formation, reclassement…). En réponse à leur demande, une réunion sera organisée au CNC le 6 janvier prochain.
2/ La situation des films terminés ou en finition dans les entreprises de Quinta Industrie
Une procédure de mise à disposition des ayants droit (producteurs et distributeurs) de leurs éléments photochimiques ou numériques, a été mise en place et portée à leur connaissance lors de cette réunion. Un mode d’emploi sera mis en ligne dans les prochaines heures sur le site internet du CNC.
Cette procédure permet à chaque ayant droit de récupérer les éléments de son film, contre règlement, pour les confier au prestataire de son choix. Le CNC a attiré l’attention du liquidateur sur la nécessité de traiter les films par degré d’urgence en fonction de leur date prévisionnelle de sortie en salle. Sur les 61 films concernés, 16 ont une sortie prévue d’ici la fin janvier 2012. Six d’entre eux ont d’ores et déjà vu leur situation réglée positivement.
Le représentant de Quinta Industrie s’est engagé à régler au plus vite la question de l’efficacité du management opérationnel du groupe dans cette période cruciale.
Le CNC a également demandé à l’IFCIC de suivre avec la plus grande attention les difficultés que pourraient rencontrer les ayants droit ou les prestataires vers lesquels seraient transférés les éléments.
Enfin, au vu du rapport présenté par la FICAM, le groupe technique de la cellule de crise aura comme priorité de mettre en place les conditions de sécurisation des données numériques pour les films en cours de post-production.
3/ Le devenir des stocks de films dont LTC avait la garde jusqu’à sa liquidation.
Il est essentiel de garantir une conservation pérenne de ces films qui font partie de l’inventaire du patrimoine national, et de permettre aux ayants droit d’accéder dans les meilleures conditions à leurs films.
Au cours de cette réunion, deux entreprises répondant aux exigences du CNC ont manifesté en présence du liquidateur leur intention de déposer une offre de reprise auprès du Juge, dès la semaine prochaine.
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Le CNC, qui a rencontré l’administrateur judiciaire dès le 14 décembre, avant la décision du Tribunal de commerce de prononcer la liquidation du groupe Quinta, va continuer, à travers cette cellule de crise élargie, à suivre au plus près la situation, en relation avec le liquidateur et l’ensemble des professionnels.
Une nouvelle réunion d’information et de concertation, dans ce format professionnel élargi, est convoquée au CNC le vendredi 9 janvier 2012.
La position du Ministère de la Culture et de la Communication
Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, a fait part de la très vive attention qu’il porte à la situation des industries techniques du cinéma, suite à la liquidation judiciaire dont fait l’objet le groupe Quinta industries et les sociétés qui le composent. Le ministère de la Culture et de la Communication est pleinement mobilisé, depuis l’annonce de cette liquidation judiciaire, pour répondre à l’ensemble des enjeux posés, pour Quinta industries, et pour les producteurs qui font appel à ses prestations. L’une des priorités est de permettre dans les meilleures conditions la finalisation et la sortie en salle des films actuellement traités par Quinta industries, et à moyen terme de garantir la conservation des œuvres stockées par le groupe.
Depuis le prononcé de la liquidation judiciaire, les discussions entre direction et salariés de Quinta industries devraient permettre la continuation de l’activité pour un mois supplémentaire, et faciliter ainsi la sortie en salle des films les plus urgemment concernés, c’est-à-dire ceux dont la sortie est prévue d’ici la fin du mois de janvier. Pour ces œuvres, ainsi que pour les films dont l’exploitation est prévue plus tardivement, le ministère de la Culture et de la Communication, via l’action du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), jouera tout son rôle pour faciliter le dialogue et la recherche de solutions entre toutes les parties concernées : industries techniques, producteurs, liquidateur judiciaire et autorités de l’Etat concernées.
Les industries techniques sont globalement confrontées à la transition rapide de l’industrie cinématographique vers le numérique. Les pouvoirs publics les accompagnent dans cette mutation, par l’intermédiaire de dispositifs de soutien déjà existants, mais également dans le cadre des programmes de numérisation des films de patrimoine, afin de faire du numérique non seulement un moyen de valoriser et diffuser les œuvres, mais également une opportunité pour nos industries.
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