
L’Azur, l’azur, l’azur, l’azur, l’azur… huile sur toile (155 x 201cm) - Barrie Cooke - 1986
L’exposition Barrie Cooke, organisée par le Centre Culturel Irlandais, regroupe une vingtaine d’oeuvres allant des années 60 jusqu’à aujourd’hui et comprenant des huiles monumentales, des aquarelles intimistes et des sculptures.
“ Une des choses les plus surprenantes est le fait qu’il n’existe que très peu de choses qui ne soient pas belles. »
Figure majeure dans l’évolution de la peinture en Irlande où il s’est installé en 1954, Barrie Cooke est un disciple des expressionnistes tels Soutine et Kokoschka, dont il a été l’élève dans son « School of Seeing » en 1955. Dans son travail, toujours guidé par des expériences sensorielles, Cooke admet être à la fois révolté et attiré par la beauté choquante de l’eau polluée. Agé aujourd’hui de 80 ans, Cooke vit et travaille sur les rives du Lough Arrow dans l’Ouest de l’Irlande. Il a cependant voyagé dans le monde entier, constamment préoccupé par la formation, la transformation et la dégradation de l’environnement (Lough Arrow Algae, Fish, 2002).
Ancré dans sa relation viscérale avec la nature, son travail est également profondément marqué par sa collaboration avec ses amis poètes – John Montague (qui inaugurera cette exposition au CCI), le prix Nobel Seamus Heaney et Ted Hugues « British Poet Laureate ».
Son oeuvre monumentale, Elk meets Sweeney (1985-86), qui fait partie de cette exposition, est une réponse émotionnelle à l’ancienne légende irlandaise du diabolique Roi Sweeney, traduite par Heaney en 1983. Dans le diptyque de Cooke, le roi-oiseau rencontre les vestiges d’un élan, évocation de ces animaux préhistoriques dont les restes ont été conservés dans des tourbières irlandaises. Durant sa carrière, Cooke a expérimenté différentes techniques. En 1970, son exploration des os et des articulations l’a conduit à créer des boites en plexiglas, contenant des sculptures en argile représentant des os, peints de couches d’acrylique (Forestry Elk Meets Sweeney, huile sur toile (200 x 331 cm, diptyque) – Barrie Cooke – 1985/6 Box, 1976). Son interprétation du nu, motif récurrent, reflète aussi son désir de capturer la vitalité de ses sujets. Ainsi que Karen Sweeney, commissaire, l’écrit dans le catalogue de l’exposition rétrospective IMMA, le travail de l’artiste « est une invitation à animer les correspondances reliant nature, spiritualité et érotisme »
Né en Angleterre en 1931, Cooke a étudié l’histoire de l’art et la biologie à Harvard. Installé en Irlande en 1954, sa première exposition personnelle a eu lieu à Dublin l’année suivante et il a représenté l’Irlande à la biennale de Paris en 1963. Cooke a largement exposé à travers l’Europe, les Etats-Unis et le Canada. Les expositions les plus marquantes de sa carrière ont été celles du Douglas Hyde Gallery de Dublin en 1986, du Haags Gemeentemuseum, à la Haye en 1992, et du LAC, à Perpignan, en 1995. Sont travail fait partie de nombreuses collections particulières dans le monde.
- du 3 février au 15 mars 2012
Vernissage le 2 février 2012, 18h30 – 20h, entrée libre
Centre Culturel Irlandais
- 5 rue des Irlandais
- 75005 Paris
- www.centreculturelirlandais.com
Horaires d’ouverture de l’exposition : Mardi au samedi de 14h00 à 18h00 ; Nocturne le mercredi jusqu’à 20h ; le dimanche de 12h30 à 14h30. Fermé le lundi et jours fériés. Fermeture les 8 et 9 mars.

Lough Arrow Algae, Fish, huile sur toile (185 x 185 cm) - Barrie Cooke - 2002
- Stéphane Moscato, Première ! à La Galerie Ligne 13
- Pierre Henri Argouarch, exposition Art, Archi, Archibox
- Léo Delafontaine et Vladimir Vasilev lauréats SFR au festival ImageSingulières
- Yves Marchand & Romain Meffre, Theaters, à la Polka Galerie
- Waii, l’œuvre gravé de Dennis Nona, Îles du Détroit de Torres, Australie













