février 5th, 2012

Marion Gronier : I am your fantasy à la Maison de la Photographie

Posté le 05 fév 2012 à 4:54

C’est samedi. Il fait froid dans les vestiaires. J’ai la chair de poule, en culotte, pieds nus. Maman a oublié de faire un ourlet, la robe d’Océane est trop grande pour moi. Maman s’énerve, elle ne trouve pas le trou de l’aiguille. J’ai peur qu’elle me gronde.

La bouche en cul de poule pour le rose à lèvres et les paupières closes pour le fard nacré, je suis jolie comme un cœur. Maman jauge le résultat, d’un œil froid. Tout à l’heure elle sera tellement fière de moi qu’elle pleurera.

La scène est immense, une ligne de visages attentifs et souriants comme le loup du Petit chaperon rouge : 1, 2, 3, 4, 5 : mesdames et messieurs les membres du jury. Derrière, les mamans aux abois. « Ce n’est pas grave si tu perds ma chérie, Maman t’aimera toujours». Devant moi, Fibie s’avance, elle marche les pieds en dedans, elle fait la révérence à droite, traverse en cadence mécanique, fait la révérence à gauche. Puis Luna, pimpante et aguicheuse, c’est elle qui va gagner.

« Numéro 3 : Rose Coquelle ». Cauline, qui a gagné l‘année dernière, me prend la main. Son sourire est impeccable, j’essaie d’avoir le même. Mes cheveux me grattent, mes jambes tremblent, mon cœur cogne dans ma gorge, la musique si forte devient lointaine. J’ai peur, j’ai peur, je cherche maman, elle me regarde, sa bouche sourit, ses yeux s’affolent, elle m’envoie des baisers, non, elle mime ce que je dois faire : ne pas oublier les baisers papillon pour le jury. Je marche vers l’angle droit en avant de la scène, vite, je veux être ailleurs, m’échapper, me cacher. Je plie les genoux, me relève, un pas, mon talon est coincé, je tire, l’ourlet craque. Maman a crié, je suis tombée. Marion Gronier

  • du 16 février au 10 mars 2012

Maison de la Photographie

Sois Belle et Tais Toi Pas : Le plateau d’artistes et de stand-up 100 % GIRL

Posté le 05 fév 2012 à 12:19

Les comédiennes et les artistes se suivent mais ne se ressemblent pas, c’est parti pour une heure de vannes, de shakage de booties et de slams qui sentent bon le gloss (enfin pas toujours ). Ces jeunes artistes nous plongent dans une soirée de filles au top et nous dévoilent leurs petits secrets, anecdotes inracontables et autres petits tracas du quotidien. Oui oui vous allez vous reconnaître ! Au programme, une ambiance champomy party garantie avec les plus drôles des plus drôles de tes copines. Soyez les premier(e) s à rencontrer ces nouvelles artistes de demain :

  • des humoristes
  • des chanteuses
  • des slameuses
  • des rappeuses
  • des danseuses…

Le tout dans une ambiance détendue et girly animé et mis en scène par l’humoriste Candiie.

Les sorties entre copines ont trouvé leur soirée ! Et pas de communautarisme au Paname le mercredi, les soirées « Sois Belles et Tais Toi » aiment les hommes et chouchoutent les couples aussi.

Les befores et afters stand-up au Paname. Possibilité de prendre un verre ou de dîner sur place sans obligation d’être passé par la case spectacle avant ou après le show (couscous-burger-pad thaïe pour les gourmands ou soupe-salade-ananas au choix pour les autres). Et pour le son, c’est une fille qui tiendra les platines tous les mercredi, pour rester dans le ton de la soirée.

Le Paname, un tremplin de jeunes talents Confidentiel et tamisé, Le Paname tient la promesse d’un stand-up version old school… c’est toujours en passant derrière les cuisines du restaurant qu’on accède à la salle de spectacle. Dénicheurs de talents, Le Paname décele derrière ses cuisines des comiques reconnus aujourd’hui  du grand public. De nombreux humoristes comme Mathieu Madénian, Donel Jacksman, Kyan Khojandi de la désormais série culte « Bref« , y ont fait leurs armes. Tremplin pour de jeunes talents et résidence pour les plus confirmés, les spectacles humoristiques du Paname sont dirigés par le célèbre metteur en scène du stand up français, Kader Aoun et les soirées « Sois Belle et Tais Toi Pas  » ont été imaginées et mises en scène par Candiie. Retrouvez tous les soirs des shows de stand-up au Paname dont les soirées « We Love Comedy » qui officient le lundi…

Infos Pratiques :

  • Dès 20h au Paname Art Café – 14 rue de la Fontaine au Roi – 75011 Paris
  • Tarif du spectacle : 1 conso obligatoire à partir de 5 euros / artistes payés au chapeau
  •  Possibilité de diner sur place avant ou après le spectacle.
  • http://www.le-paname.com/

 

La White Moon Gallery : première participation à Art Paris Art Fair 2012

Posté le 05 fév 2012 à 11:47

La White Moon Gallery développe et multiplie les collaborations avec des artistes et des designers de réputation internationale. Mêlant savoirs-faire traditionnels et nouvelles technologies de pointe, elle propose une approche entièrement renouvelée d’un matériau unique : le marbre de Carrare. À la fois laboratoire de recherche, atelier de production et show-room, la White Moon Gallery produit, expose et diffuse des projets uniques signés par les créateurs contemporains les plus innovants.

En ce début d’année, la White Moon Gallery annonce sa première participation à Art Paris Art Fair 2012, où elle présentera sous la nef du Grand Palais de nombreuses réalisations inédites, dont une oeuvre exclusive du célèbre créateur Ora-ïto qui vient de rejoindre la galerie.

À cette occasion, la White Moon Gallery vous donne rendez-vous afin de découvrir aussi de nombreuses créations exceptionnelles : une sculpture-objet de Mario Botta en Paonazzo, un marbre précieux aux nuances violacées, de nombreuses sculptures de Philippe Pasqua en onyx ainsi qu’une cage-écrin aux barreaux de marbre abritant en son coeur une vanité finement ciselée, du mobilier d’Emmanuel Babled, une oeuvre unique d‘Aurèle — le créateur du célèbre Lost Dog —, ainsi que la fameuse « Cinderella Table » du collectif Demakersvan, dont un exemplaire figure déjà dans les collections du MOMA de NewYork.

le marbre de Carrare

Parmi tous les marbres, celui de Carrare se distingue à la fois par sa pureté et sa blancheur mais aussi par la fascination qu’il a exercé sur les plus grands artistes à travers toute l’histoire. La galerie remet au goût du jour ce matériau en proposant des œuvres, des objets et du design destinés aux intérieurs d’aujourd’hui et de demain. Réalisés à l’aide des technologies et des machines les plus innovantes ou bien façonnés à la main par des artisans expérimentés, tous les projets présentés par White Moon Gallery ont pour point commun d’être réalisés dans des blocs de marbre de la plus haute qualité, provenant exclusivement des montagnes de Carrare, dans les Alpes Apuanes.

WHITE MOON GALLERY

  • 18 rue de Lille
  • Paris 75007

Frédéric Mitterrand, a présenté cette semaine le projet de la Tour Médicis de Clichy-Montfermeil

Posté le 05 fév 2012 à 11:22

Désormais propriété du ministère de la Culture et de la Communication, la Tour Médicis sera une Villa Médicis d’un nouveau genre, puisant ses racines dans l’histoire d’un territoire, pour être au service d’une population.

Elle offrira une capacité d’accueil en résidence d’artistes de toutes les disciplines, en provenance de France et du reste du monde. La Tour Médicis sera un lieu résolument ouvert sur l’extérieur, du plus proche au plus lointain, et accueillera du public pour des spectacles, des expositions, des projections, des concerts, des conférences.

L’École de la Tour Médicis proposera des formations préparatoires aux métiers de l’art et de la culture et un module d’école de la deuxième chance. Les artistes participeront activement à ces formations qui viseront naturellement en priorité les jeunes des quartiers.

La phase de concertation et d’élaboration partagée du projet a été lancée avec les collectivités locales, au premier rang desquelles les deux communes de Clichy-sous-Bois et de Montfermeil, fortement engagées dans le projet dès l’origine. La Ville de Paris, le Département de la Seine-Saint- Denis et la Région Île-de-France, les grandes institutions en charge du développement de la région d’Ile-de- France, le tissu associatif local, les institutions culturelles, les entreprises les ont rejoints.

Une association de préfiguration sera créée au 1er semestre 2012 avec l’ensemble des partenaires pour suivre les actions de préfiguration et de préparation du projet. Elle suivra notamment :

  • une prochaine intervention artistique à Clichy- Montfermeil ;
  • les études techniques et de programmation architecturale ;
  • la mise en place d’un cercle de parrainage ;
  • la mise en réseau de la Tour avec les établissements publics culturels nationaux, les institutions culturelles franciliennes et les structures similaires implantées dans les quartiers en France et en Europe.

La Tour Médicis, équipement culturel porteur d’ambitions nouvelles et d’expérimentation, s’inscrira dans le volet culturel du Grand Paris et sera un levier pour la rénovation urbaine qui doit maintenant s’engager dans l’investissement humain.

Pierre et Gilles : Autobiographie en photomatons

Posté le 05 fév 2012 à 11:03

Les photographies peintes de Pierre et Gilles, très colorées et parfois qualifiées de « kitsch », sont célèbres. Mais une partie importante de leur travail était jusqu’ici inconnue du grand public : un ensemble exceptionnel de photomatons, rassemblés et mis en ordre d’abord par Gilles Blanchard seul puis par Pierre et Gilles entre 1968 et 1988.

Autobiographie en photomatons est une histoire racontée à la première personne par Gilles Blanchard, sous forme d’images légendées, celle d’un adolescent timide du Havre « monté » à Paris, qui se fait une bande d’amis et qui, très vite, tombe amoureux de Pierre.

On y croise tous ceux qui comptent dans le Paris des années 70 et 80. Le livre s’achève quand les « vieilles » cabines de photomatons disparaissent en même temps que Paris change et que Pierre et Gilles rencontrent le succès. Cette autobiographie en images, qui constitue le coeur du livre, est précédée d’un long entretien avec Pierre et Gilles, et suivie d’une galerie de portraits des principaux acteurs du film de la vie du célèbre duo.

pierre et gilles

Pierre et Gilles se sont rencontrés en 1976. Ils forment depuis un duo artistique célébré par les plus grands musées. Leurs oeuvres ont été exposées partout dans le monde, du Musée d´Art Contemporain de Shanghai (MOCA) au New Museum de New York en passant par une grande rétrospective au musée du Jeu de Paume à Paris en 2007.

Pierre et Gilles sont des artistes singuliers dans le paysage international de l’art contemporain. Leur oeuvre est portée par un rapport profondément joyeux au monde, un attachement à leurs modèles, célèbres ou inconnus, et une conception très noble de l’art du portrait, débarrassé de tout intellectualisme au profit d’une humanité palpable.*

«Conversation sur la photomaton» (extraits). Entretien avec Gilles Blanchard et Pierre Commoy réalisé par Paquita Paquin et Thomas Doustaly.

Gilles, comment est née ta passion pour les photomatons ?

Gilles : J’ai commencé à faire des photomatons en attendant le bus, au Havre, quand j’étais adolescent. On voyait le bus arriver de très loin, alors je me disais, si je ne le vois pas, je peux faire une photomaton et qu’elle sorte à temps. Ça m’amusait : le jeu était de ne pas rater le bus. Au début, je les mettais dans ma chambre ou alors je les donnais à des amis. J’en donnais plein, et puis, petit à petit, l’idée m’est venue de les garder et de les coller sur un support. Je les ai collées sur des cartons au format raisin, 50 x 65 cm, et je les ai présentées aux examens pour mon diplôme des beaux-arts du Havre. Il n’y avait que des photos de moi.

As-tu gardé ces planches ?

Gilles : Oui et non. Plus tard, à Paris, j’ai tout décollé et j’ai recollé les photomatons sur un format grand aigle, 120 x 80 cm, qui est devenu le support définitif de toute la collection des photomatons.

Grimaces, poses déjantées, mises en scène, décoration de la cabine, accessoires… Comment décidais-tu de passer d’un thème à l’autre ?

Gilles : C’était le hasard à chaque fois, il n’y avait pas de ligne de conduite. Je faisais ce qui me passait par la tête et les amis me donnaient ce qu’ils voulaient. Je disais simplement : « Je collectionne les photomatons. Donne-moi des photomatons. »

Dans quelles circonstances se faisaient les photomatons de groupe où tout le monde est déchaîné ?

Pierre : Il y avait l’appareil de la Bastille à deux pas de chez nous. Il était en plein air et l’on pouvait y aller de jour comme de nuit. Les jours de beau temps, on ouvrait le rideau pour faire entrer le soleil et jouer avec la lumière. On y allait tout le temps, on a tout fait là-dedans. J’y ai même fait entrer mon scooter.

Gilles : On sortait le soir. On était en bande alors, et on se disait : « Tiens, on va faire des photomatons. » Vous faisiez aussi entrer des inconnus dans la cabine pour être photographiés avec eux.

Gilles : On improvisait, on faisait ça en rigolant. On aimait bien faire des grimaces, et quand on s’est rencontrés le punk arrivait. On exprimait notre époque à travers les photomatons.

Avoir inventé tant d’histoires dans les cabines photomaton, cela a-t-il nourri le travail du duo Pierre et Gilles ?

Pierre : Oui, surtout pour nos premières photos. La série des Grimaces pour Façade est directement inspirée des photomatons.

Gilles : Deux d’entre elles – celle d’Alain Camara et celle d’Adeline André avec son large sourire – sont des transpositions de photomatons. Toi, Paquita, sur la photo des Grimaces, tu fais une grimace que tu avais l’habitude de faire.

Quelle est l’histoire de cette série des Grimaces ?

Gilles : Au départ, cette série devait être des photos de Pierre. Adeline André s’était occupée du stylisme avec des vêtements aux couleurs fluo pour retrouver les tonalités très vives des photomatons de l’époque. Quand Pierre a fait les tirages, les couleurs n’étaient pas assez fortes, particulièrement le jaune fluo de la tenue de Djemila. J’ai donc proposé de repeindre sur les tirages pour essayer d’apporter la couleur là où elle manquait. J’ai aussi retouché les yeux, et je voulais lisser les visages pour que les images ressemblent un peu à des cartes postales anciennes ou à ces portraits orientaux recolorés. Nous revenions d’un voyage au Maroc. Nous étions sous l’influence de l’imagerie des stars de la chanson égyptienne.

Pierre : On avait trouvé sur un marché à Marrakech de magnifiques images aux couleurs saturées, pleines de coeurs et de fleurs, des portraits d’Oum Kalsoum, d’Abdel Halim Hafez, de Farid El Atrache et aussi de Bruce Lee. Ces images retouchées ont beaucoup influencé notre travail à ce moment là.

Gilles : On avait même trouvé des photos de Bardot qu’on aurait cru réalisées par Andy Warhol.

Cette série pour Façade, inspirée des photomatons, est-elle la première oeuvre du duo Pierre et Gilles ?

Gilles : Absolument. À partir de ce moment-là, nous avons toujours travaillé ensemble, seulement ensemble, et plus jamais séparément. Ça n’était pas prémédité… On avait réfléchi à l’idée ensemble, mais nous n’avions pas prévu que je peindrais dessus. C’est vraiment notre premier travail en commun. Après la parution dans Façade, la série a été projetée sur grand écran au Palace.

Dès lors, avez-vous refusé des propositions de travail qui vous étaient faites séparément ?

Pierre : Au début, oui. Pour nous c’était une évidence. Les gens ont vite compris que ce ne serait plus Pierre sans Gilles ou Gilles sans Pierre.

Gilles : Le magazine Elle, par exemple, m’avait demandé de travailler à la retouche des couvertures. Ils ne voulaient pas d’images de Pierre et Gilles, mais uniquement que je repeigne sur les photos des autres. J’ai refusé ! Mondino m’avait également demandé de retoucher ses photos. Mais j’étais bien avec Pierre. Je ne pouvais plus travailler sur d’autres photos que les nôtres. Il existe dans nos images une construction préalable qui conditionne le fait de repeindre par-dessus. Pierre et Gilles, ça commence à partir d’une expérience de photomatons. On pourrait même publier les photos de la série dite des Grimaces à côté des photomatons grimaçantes qui les ont inspirées.

Le fait de faire une photomaton, pour Pierre et Gilles, cela pouvait-il signifier une appartenance, comme un visa pour entrer dans la bande ?

Gilles : À l’époque punk, les photomatons connaissent une grande vogue, on les porte accrochées avec une épingle à nourrice sur les blousons de cuir. Tout le monde fait des photomatons : Edwige, Gangloff, en font très souvent. La photomaton fait partie des accessoires punk, tout le monde s’en échange et on m’en donne facilement.

Manque-t-il des gens qui auraient eu légitimement leur place dans cette galerie de portraits ?

Pierre : Il en manque bien sûr, certains oubliaient toujours d’en faire.

Gilles : Difficile à dire, les plus proches bien sûr, Thierry Mugler par exemple, que l’on voyait souvent car on travaillait avec lui, n’en a jamais donné malgré mes demandes répétées.

Pierre : Thierry Ardisson aussi.

Gilles : Il se posait beaucoup de questions : « Quelle idée vais je trouver ? » Je lui répondais : « Amuse-toi, fais n’importe quoi ! » Il s’est tellement posé de questions qu’il n’en a pas fait. Je n’en ai pas eu non plus d’Andrée Putman, à qui j’en ai souvent demandé. Et puis il y a des gens qui ne m’en ont jamais donné.

Et puis il y a les fêtes…

Gilles : Oui, cette fête pour le lancement de Façade, très arrosée et très photographiée, où je suis en ours et Pierre en dompteur.

Pierre : On était tous dans des états ! Je ne me souviens plus comment on s’est retrouvés dans un photomaton avec Zuleika et Philippe Djanoumoff.

C’est là que vous êtes tombés amoureux l’un de l’autre ?

  • La suite  à lire sur Autobiographie en photomatons !

L’ouvrage

Extrêmement riche (plus de 10000 photos), la collection de photomatons de Pierre et Gilles est la source de cette autobiographie en images. Gilles Blanchard commente chaque photomaton à l’aide d’une légende. L’ensemble constitue une oeuvre à la fois unique, exceptionnelle et inédite, et un document d’une importance majeure.

Sur le plan artistique, elle révèle le goût de Pierre et Gilles pour le portrait, l’importance de la forme et du cadre dans leur travail. Elle place la question de la couleur au coeur de leur démarche d’artistes. La collection de photomatons témoigne enfin de la naissance de leur duo et de la mise en place de leurs valeurs esthétiques (femmes fatales, garçons sexy, chanteurs et chanteuses de variété).

Du point de vue sociologique et documentaire, les photomatons révèlent la naissance de la jeune scène des artistes et des créateurs de mode des années 70 à Paris (Annette Messager, Kenzo, Adeline André, Irié), elle témoigne de l’arrivée du Punk, de la libération homosexuelle, de l’ouverture du Palace, de la frénésie du monde de la nuit et de la presse magazine (Façade, Actuel). L’underground est sans cesse replacé dans un contexte universel, soit par les événements politiques (Jacques Chirac candidat à la mairie de Paris) soit par l’irruption de la culture populaire (sortie des disques de C Jérôme ou de Sylvie Vartan).

Enfin, l’ensemble tire sa valeur littéraire de la puissance sentimentale unique qui s’en dégage : c’est une histoire de famille (la famille Blanchard, du Havre), l’histoire d’un jeune homme (Gilles) et de la construction de sa vie de grand timide arrivé à Paris. C’est aussi une grande histoire d’amour entre Gilles Blanchard et Pierre Commoy. C’est enfin l’histoire d’une joyeuse bande en route vers le succès, une groupe d’amis aux destins souvent exceptionnels.

Les auteurs

Pierre Commoy est né à La Roche-sur-Yon en 1950, Gilles Blanchard au Havre en 1953. Ils se sont rencontrés en 1976. Ils forment depuis 1977 le duo Pierre et Gilles, célébré dans les musées et les collections du monde entier. Ils sont représentés par la galerie Jérôme de Noirmont, à Paris.

Thomas Doustaly est l’éditeur de ce livre. Il est journaliste. Il a dirigé la rédaction du magazine Têtu de 1998 à 2008. Il est chargé de mission au Monde depuis 2011.

Paquita Paquin est journaliste de mode. Elle a notamment collaboré à Vogue, Libération et France Culture. Elle est l’auteur de 20 ans sans dormir (éditions Denoël, 2005). Elle écrit depuis 2009 pour le site d’information spécialisé PureTrend.com.

Marc-Antoine Serra a assuré la conception graphique de cet ouvrage. Il est directeur artistique, vidéaste et graphiste.

L’éditeur

Bãzãr Édition a été fondé en 2011 par Thomas Doustaly, Marc-Antoine Serra et Gracieuse Casta. Autobiographie en photomatons est le premier ouvrage publié par cette nouvelle maison d’édition.

 

  • Relié: 448 pages
  • Editeur : Bazar Edition (16 mars 2012)
  • Collection : BAZAR EDITIONS
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2953932704
  • ISBN-13: 978-2953932706

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