Pour célébrer les 25 ans du musée d’Orsay, qui fait peau neuve après travaux, ARTE propose une traversée très exclusive de sa mémoire, de ses collections et de son architecture. En 25 ans, près de 75 millions de visiteurs du monde entier (3 millions de visiteurs par an) se sont bousculés devant « l’Olympia » de Manet ou encore « L’origine du monde » de Courbet. Il figure parmi les 10 sites les plus visités en France. Le musée d’Orsay est aujourd’hui connu et aimé partout dans le monde.
Succès public, rayonnement international, expositions majeures, collections pluridisciplinaires qui ne cessent de s’enrichir : peinture, sculpture, arts décoratifs, architecture et photographie. Aujourd’hui, le musée d’Orsay peut s’enorgueillir de s’être imposé comme la plus belle vitrine du monde dédiée aux Arts du XIXe siècle.
Que l’on vienne pour découvrir le lieu, voir les collections ou encore contempler une oeuvre précise, Orsay n’est pas seulement un musée à taille humaine, un rendez-vous familial, un espace généreux, un lieu vivant qui surprend le visiteur à chaque venue, Orsay est en soi une étape touristique majeure, c’est en ces termes-là que le public en parle.
On mesure le capital sympathie dont bénéficie le musée d’Orsay à sa fréquentation mais aussi à la générosité de ses donateurs. 65% des acquisitions de ces 25 dernières années proviennent de dons.
Orsay. Ancré le long de la Seine, il semble fait partie du paysage parisien « depuis toujours ». Il aura été gare, décor d’un film d’Orson Welles, les herbes folles l’auront envahi, il aura été Théâtre, lieu de transit de prisonniers de guerre, investi par l’Abbé Pierre, menacé de destruction, puis classé…
Ce film revient sur les histoires de ce lieu unique et questionne tout autant ses enjeux actuels.
Le cinéaste Bruno Ulmer nous offre une vision intime, charnelle, unique d’Orsay. Vingt cinq années d’une spectaculaire vivacité. Fleuron de la modernité dès ses origines, ce lieu culturel majeur a toujours cultivé le lien entre passé et présent, continuité et renouveau. Une jeunesse qui pourtant parcourt trois siècles de vies humaines, croise tous les temps de l’art, de l’architecture, de la politique, les temps de la beauté, de la cruauté aussi, et les temps des révolutions. Un narrateur intemporel, incarné par le comédien Eric Ruf, nous conduit dans ce voyage passionnant, merveilleux dans l’espace et les temps. Orsay comme vous ne l’avez jamais vu !
BRUNO ULMER Est cinéaste, mais également artiste plasticien. Il a exposé notamment à New York, Paris, Amsterdam. Son dernier documentaire Welcome Europa (2008) suit le parcours chaotique de huit jeunes kurdes, marocains et roumains qui tentent de gagner Paris, Amsterdam ou Madrid. Seuls, sans visa, ils mènent un combat quotidien pour survivre. Bruno Ulmer définit et précise ses choix en tant que documentariste en interrogeant le réel avec les ressources propres au langage cinématographique.
Après presque dix ans, Eric Jourdan revient confronter son dessin à l’espace de la galerie à l’invitation de Marie-Bérangère Gosserez. En trois pièces et une série de vases, il pose de façon éclatante sa grammaire plastique et fonctionnelle comme il est l’un des rares designers français à pouvoir le faire. Aimer le trait Jourdan une fois, c’est l’aimer à chaque fois tant la constance de son design est emblématique de ces créateurs dont le dessin est le moteur « Au commencement je n’envisage jamais un objet ou un meuble dans sa globalité, je dessine un détail (un assemblage, un creux, une jonction…) qui va m’amener à un autre, et un autre … Le tout est une juxtaposition d’éléments que je vais plus tard organiser. Cette méthode, ou plutôt cette non méthode, est liée à la pratique du dessin qui créé un lien continu entre toutes ces ébauches de formes. J’empile et après j’enlève. L’échelle n’a pas d’importance au début, elle se déterminera quand nous ferons des dessins aux dimensions définitives, côtés.
« J’imagine volontiers ces objets comme des constructions, des objets architecturés avec des plateaux, piliers, ouvertures, bref un langage plutôt lié à l’architecture. Plus tard vient l’organisation de ces formes, je construis, j’assemble des éléments qui au début peuvent devenir des objets différents, c’est ainsi que sur la même ébauche se trouvaient la console et un secrétaire. Voila ce qui pourrait sembler quelque peu primaire ou simpliste comme système d’élaboration d’un projet d’exposition. Mais le dessin peut être une liberté ou une prison ; cela dépend où l’on arrête la machine infernale qui consiste à noircir des carnets entiers. C’est là qu’intervient votre interlocuteur, celui qui organise, clarifie, vous fait prendre du recul, et pour cette exposition ce fut le rôle de Marie-Bérangère Gosserez. »
Avec Eric Jourdan, pas de story telling, pas de scenari donc, mais de la forme pure, comme ses condisciples Charpin, Bauchet, Bouroullec, pas non plus de sanctification artiste de ses manipulations plastiques « On pourrait croire que montrer son travail dans une galerie soit une sorte d’exutoire permettant au designer de se dégager des contraintes industrielles ou commerciales (ce à quoi je suis de plus en plus confronté) mais non, le design ne se fait pas tout seul, sans dessin, sans galeriste ou sans industriel… A travers cette exposition, je veux montrer que tout ne sera toujours qu’échanges, ratures, déceptions, tensions, retours, progrès, plaisir. Je ne crois pas aux postures d’artistes ; dans notre métier tout n’est que co-production de concepts et de FORMES ».
Bio :
Eric Jourdan, designer est diplômé de l’Ecole des Beaux Arts de St Etienne (87) et de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts décoratifs de Paris (89). Dès 1989, il travaille pour la Fondation Cartier et la Galerie Neotu. Il conçoit ensuite le mobilier et l’aménagement de Cartier USA à New York avant de participer en 1993 au projet Tim Thom ( Thompson multimédia) avec Philippe Starck. avant de collaborer avec les plus grands éditeurs de mobilier français : Roset, Cinna, Domeau & Pérès. Adepte d’un dessin de l’économie de signes sans être minimal, il a également exposé à la galerie Peyroulet, obtenu la carte blanche du VIA en 2002 et réalisé la nouvelle scénographie du salon Première Vision en tandem avec Francesca Avossa.
«Tour Miroir » Le système constructif est identique à la console mais s’y ajoute l’idée de proportions inconnues, qui renvoient aux tours de verre qui s’élancent vers le ciel. Comment faire tenir sur un piétement plutôt grêle une masse de bois, de verre. J’aime me faire architecte et faire tenir d’immenses volumes sur des supports semblant trop fins…
Console « Promenade » J’imagine volontiers les objets comme des constructions, des objets architecturés avec des plateaux, des piliers, des ouvertures, bref un langage plutôt lié à l’architecture, domaine qui me passionne. Ici, il est question de construction et surtout de laisser « à voir » les différents assemblages, empilements de matières et textures. Le meuble est ouvert comme un ilot ouvert en urbanisme dont chaque plan s’ouvre sur un autre et invite au passage. Le piétement n’est pas aligné sur l’ensemble de la structure ainsi que le panneau arrière, cette configuration permet au regard de se promener au travers du meuble comme on peut déambuler dans une architecture.
Galerie Gosserez
Le Musée Courbet (Doubs) présente, du 1er mars au 3 juin, une exposition des œuvres de Jean-Pierre Sergent, autour d’un thème inhérent à l’œuvre de Gustave Courbet : L’origine du Monde.
Les peintures spécialement créées pour cette exposition « Nature, cultures, l’origine des mondes », intègrent tous les thèmes chers à Courbet : le nu féminin, l’érotisme, la Nature avec ses arbres et ses animaux, les cultures diverses avec des approches esthétiques, philosophiques et mythologiques des mondes préindustriels.
Jean-Pierre Sergent montrera une installation murale monumentale (3,15×6,30m) de 18 peintures sérigraphiées sur Plexiglas spécialement réalisée pour cette occasion. Une sélection d’œuvres sur papier et sur Plexiglas sera également présentée.
Dans la peinture de l’artiste s’entremêlent yantras Hindous, mangas Japonais ou encore scènes rituelles Précolombiennes et textes (parfois humoristiques, enfantins ou obscènes). Ils rejaillissent avec les couleurs pour créer une confusion, un basculement, une émotion. Celle des grandes expériences humaines de la naissance, de la sexualité et de la mort : l’émotion réjouie de l’être acculturé devant L’origine du monde.
Biographie
Une nouvelle fraicheur de note florale, faite hors du typique bruit des médias et du monde de la pub, ont été apporté sur les dernières collections de la Haute Couture 2012. Pour les créateurs Haute Couture, l’image de la femme pour ce printemps-été 2012 sera une fleur avec une longue tige et deux petites feuilles, avec au sommet une large corolle : pas encore vraies femmes, mais des jeunes filles immatures, tellement jeunes pour certaine qu’elles ont encore une forme de masculinité dans leur développement corporel, pas totalement accompli.
Alexis Mabille à travaillé sur cette image stéréotypée de la femme avec beaucoup de plaisir. Alexis Mabille n’a pas voulu contredire cette image de femme fleur, mais il est allé encore beaucoup plus loin dans l’ironie de la chose. Il a joué sur une particition qui va du rêve à la réalité : la femme/fleur/avatar, puis il nous a renvoiyé aux rêves avec des tissus et des broderies des plus précieuses. Il arrive dans ses créations à transformer le nœud couture – qui est sa signature – sans sjamais e répéter, et à chaque fois il arrive à réinventer le costume : grands poignets proposés comme des pétales de rose. Puis à la fin du défilé il vient recevoir les applaudissements avec un grand sourrire sur les lèvres.
Pour la maison Worth son designer Giovanni Bedin continue de nous surprendre avec ses constructions audacieuses de tissu. On a même vu à la fin du défilé des personnalités bien connues de la couture qui n’ont pas résisté à la curiosité d’aller voir à l’intérieur des robes .
Cette saison Franck Sorbier poursuit ses recherches artistiques. Aussi a-t-il mélangé ainsi des matériaux non traditionnels tels que la corde et la résine, créant entre autre, des bustiers d’une facture très sculpturale.Il est un peu dommage que les lumières ambiantes lors du défilé n’aient pas permis d’apprécier pleinement toute la maitrise et le travail que les robes apportaient à ce défilé.
A noter que pendant les collections Monsieur Didier Grumbach, Président de la Fédération Française de la Couture, du Prêt-à-Porter des Couturiers et des Créateurs de la Mode as remis les insignes de Chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres à Bouchra Jarrar. Cette nouvelle grande couturière peu connue du grand publique et par contre très appréciée des grandes maisons. Un créatrice à suivre.
Gustavo Lins intélectualise sa couture, en jouant des nouvelles formes. Son ressenti de la mode, lui permet de concevoir de nouveaux dessins sur des tissus comme un peintre qui travallerait sur une toile tridimensionnelle, comme la robe.
Par ordre des photographies :
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