février 16th, 2012

Interview de Monsieur Guy Arcizet « Grand Maître du Grand Orient de France »

Posté le 16 fév 2012 à 5:05

 

A l’occasion de l’exposition Corto Maltese au Musée de la franc-maçonnerie, ArtéMédia à posé quelques questions à Monsieur Guy Arcizet « Grand Maître du Grand Orient de France ». Lire la suite sur ArtéMédia : http://www.artemedia-agence-presse.com/2012/01/07/exposition-corto-maltese-au-musee-de-la-franc-maconnerie/

 

L’oeil de l’éléphant – oeuvres choisies de Guy Le Querrec au Royal Monceau – Raffles

Posté le 16 fév 2012 à 4:40

La musique, et tout particulièrement le jazz qu’il fréquente depuis les années 60, occupent une place importante dans le travail de Guy Le Querrec. Le Royal Monceau – Raffles Paris vous propose de commencer votre balade romantique en vous entraînant dans l’univers musical et poétique de celui qui se décrit comme « un photographe, véritable funambule sur le fil du hasard qui cherche à attraper les étoiles filantes ».

Bio :

Né en 1941 dans une famille prolétaire de Bretagne avec peu d’intérêt dans la photographie, Guy Le Querrec prend ses premières images comme un adolescent avec un Ultraflex et achète son premier appareil photo Fotax d’occasion, en 1955. Avec l’argent de ses heures supplémentaires dans une société d’assurance, il achète son premier Leica en 1962.

À la fin des années 1950 il prend ses premières images de musiciens de jazz à Londres. Après avoir servi dans l’armée, Le Querrec fait ses débuts professionnels en 1967 et deux ans plus tard il est embauché par l’hebdomadaire Jeune Afrique comme photographe. Il fait ses premiers reportages en Afrique française, le Tchad, le Cameroun, le Niger et la République centrafricaine. En 1971-72 il donne ses archives à l’agence Vu fondée par Pierre de Fenoyl. En 1972 il co-fonde l’agence Viva qu’il quitte en 1976.

Les premiers reportages de Le Querrec à l’extérieur de l’Afrique incluent Villejuif, une banlieue de Paris, le Français en vacances (un projet de groupe avec d’autres photographes de Viva) et le Portugal de la Révolution de Fleur. Sous l’influence de Cartier-Bresson, les images de Le Querrec traitent comme de rencontres, de moments de reconnaissance.

Le Querrec rejoint l’agence Magnum en 1976. À la fin des années 1970 il a co-produit deux films avec Robert Bober, dirige le premier Atelier de la Ville de Paris (le premier atelier français donné dans un lycée) au lycée Henri lV en 1980 et en 1983 il coordonne l’exposition de Photo et Jazz et la présentation des Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles.

Les nombreux reportages de Le Querrec incluent le Concert Mayol à Paris, la Chine, l’Afrique, les Indiens Nord-Américains. Il poursuit aussi sa passion pour le jazz et prépare deux nouvelles présentations audiovisuelles (au début des années 1990 le parallèle entre l’art musical et photographique).

Son point de vue politique de la société et sa formation dans le jazz sont à la source de ses photos. Il voit les scènes quotidiennes comme des morceaux de musique, joué ou activé par des forces naturelles. Les rayons de soleil dans un café pourraient être un cri ou un son de trompette et des ouvriers espagnols se reposant sur le bord d’une carrière de pierre à chaux pourraient être des notes musicales dans un solo. Il consacre beaucoup de son temps libre à l’enseignement d’ateliers et de classes en Europe et expose régulièrement en Europe et aux Etats-Unis.

  • Du 04 Février au 31 mars 2012

Royal Monceau – Raffles Paris

  • 37 avenue Hoche
  • 75008 Paris
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Francofolies de La Rochelle 2012, découvrez tous les artistes de la Grande Scène !

Posté le 16 fév 2012 à 3:44

Du 11 au 15 Juillet, une folie sonique, effervescente, festive et… sensorielle soufflera sur La Rochelle !

Ils seront de la fête : La pop décalée de Julien Doré (le 11 juillet) / la savoureuse Coeur de Pirate (le 11 juillet) / Thomas Dutronc et sa douce fantaisie (le 13 juillet) / l’ emblématique Catherine Ringer (le 12 juillet) / le rock déjanté de Dionysos (le 12 juillet) / et les explosifs Rodrigo Y Gabriela (le 12 juillet) pour l’une des seules dates de l’été en france.

Ils seront aux côtés de : brigitte / benabar / arthur H / hubert-felix thiefaine / françois & the atlas mountains /camille / charlie winston / cara van pala ce / revolver / general elektriks / izia / fête à moriarty / pony pony run run / c2c / 1995 / chinese man / zebda / shaka ponk / birdy nam nam

Plus de 130 concerts viendront ainsi rythmer les nuits étoilées de La Rochelle.

Abdoulaye Konate, TENTURES-TEINTURES à la Revue Noire

Posté le 16 fév 2012 à 2:54

Abdoulaye Konaté tire de ses sculptures textiles une matière inépuisable dans laquelle il inscrit les signes et symboles des sociétés secrètes maliennes (“Hommage aux chasseurs du Mandé” – 1994) ou dévoile une lecture du monde et de ses événements (“Bosnie, Rwanda, Angola” – 1995). Avec ce matériau, il teint, découpe, recoupe, coud pour obtenir une structure exploitant la surface plane du tissu. Celle-ci peut devenir le support d’excroissances qui créent des effets d’optiques. Peu à peu l’assemblage de ces corps oblitère la présence de la figure et joue sur les volumes, l’infinité de plis, de rebonds, de creux, d’anfractuosités (“Symphonie Bleue” – 2007). La densité de la matière lui permet de faire danser les formes dans une création tendant vers l’abstraction (“La danse d’une nuit” – 2009).

À ses débuts, il est marqué par la peinture de Bocar Keita, l’unique peintre de sa ville natale, puis entre à l’Institut National des Arts du Mali, à Bamako. Le Mali d’alors, « pays non aligné » d’obédience communiste, lui permet de poursuivre sa formation à Cuba, à l’Institut Supérieur des Arts Plastiques de la Havane et de côtoyer les oeuvres de Wilfredo Lam et d’autres grands peintres surréalistes. Ils marqueront fortement son dessin et sa peinture, notamment la série «Ciwara» et bien d’autres par la suite et jusqu’à aujourd’hui, souvent marqués par la figuration des stéréotypes africains (masques, antilopes, cornes de zébu…).

Ce n’est qu’à partir des années quatre-vingt-dix, avec de grandes tapisseries de coton traditionnel malien, qu’il engage un nouveau processus de création en s’intéressant à l’espace et au volume.

Substances fondatrices de son oeuvre, ces sculptures textiles dévoilent un univers profondément conscient des enjeux et des réalités économiques ou sociales. Il prend ainsi des positions politiques engagées traitant de problèmes sociaux, politiques et économiques graves tels que le Sida (patchwork de 6000 m2 couvrant le stade lors de la cérémonie d’ouverture de la CAN CAN 2002 à Bamako), les crises mondiales (Gris-gris blancs pour Israël et la Palestine – 2006) … dans une démarche contemporaine. Mais le textile est aussi le support à l’évocation de l’essence de la culture Mandingue, avec ou sans citations littérales à la tradition comme avec sa célèbre série «Hommage aux chasseurs du Mandé» de 1994.

Artiste de la matière, Abdoulaye Konaté combine la tapisserie, l’assemblage, la teinture et la sculpture afin de réaliser un espace à forte présence et à forte évocation. Avec le textile, les gris-gris, les balles de fusil, les vêtements usagés ou le sable, il entre dans le théâtre du monde et de l’art contemporains par la porte soit du spirituel, soit du politique. Témoignant ainsi d’une conscience collective malienne, africaine et universelle.

En 1996, il reçoit le Grand Prix Léopold Senghor de la Biennale de Dakar. Il participe à de grandes expositions en Belgique, France, Espagne, Etats-Unis, Japon… Il vit et travaille au Mali. Actuellement, directeur du Conservatoire National des Arts et Métiers Multimédia de Bamako au Mali, il expérimente de nouvelles pédagogies inédites en Afrique. Mariane Buchet et Jean Loup Pivin

Abdoulaye Konaté

The Abdoulaye Konaté textile sculptures are inexhaustible matter in which he listed the signs and symbols of secret societies in Mali (“Hommage aux chasseurs du Mandé” – 1994) or an interpretation of the world and events (“Bosnie, Rwanda, Angola” – 1995).

With this material, he dyes, cuts, sews to have a structure for operating the flat surface of the fabric. This can become the support of growths that create optical effects. Gradually the assembly of these items obliterates the presence of the figure and plays with volumes, infinity of folds, rebounds, hollows, crevices (“Symphonie Bleue” – 2007)

The density of the material allows him to dance forms in a setting designed to abstraction (“La danse d’une nuit” – 2009).

At first, he was influenced by Bocar Keita paintings, the only painter in his hometown, then joined the National Institute of Arts of Mali, Bamako. Mali, in this time a «non-aligned» country of communist influence, allows him to continue his training in Cuba, at the Institute of Fine Arts in Havana and to be influenced by Wilfredo Lam paintings and other great painters surrealists. They strongly mark his drawing and painting, including his serie «Ciwara» and many others until today, often characterized by the representation of African stereotypes (masks, antelope, zebu horns …).

In the ninety, with large tapestries of traditional Malian cotton,he worked a new creative process by looking at space and volume. Materials founding of his work, these textile sculptures reveal a deeply conscious world of economic and social challenges. It takes commitment and policy positions dealing with social, political and economic problems such as AIDS (patchwork of 6000 m2 covering the stadium during the opening ceremony of the CAN CAN 2002 in Bamako) or global crises (Gris-gris blancs pour Israël et la Palestine – 2006) … in contemporary approach. But textile support is also to evoke the essence of Manding culture, with or without literal quotes to tradition with the famous serie «Hommage aux chasseurs du Mandé» in 1994.

Artist of the matter, Abdoulaye Konate combines hanging, assembly, dyeing and sculpture to achieve high recall and strong presence in space. With textiles, gris-gris, bullets, used clothing or sand, he comes in the theater and the world of contemporary art through the door or spiritual or political. Reflecting a Malian, African and universal collective consciousness. In 1996, he received the «Grand Prix Leopold Senghor» in Dakar Biennale. He participated in exhibitions in Belgium, France, Spain, USA SA , Japan… He lives and works in Mali. Currently director of the «Conservatoire National des Arts et Métiers Multimedia» in Bamako, Mali, he experiments new unprecedented pedagogies in Africa. Mariane Buchet and Jean Loup Pivin

Abdoulaye Konate

  • Né en 1953 à Diré, Mali
  • Vit et travaille à Bamako, Mali
  • Born in 1953 in Diré, Mali
  • Lives et works in Bamako, Mali
  • Exposition du 07 mars au 05 mai 2012

Revue Noire

La Foire Internationale de Nantes lance elle lance un grand concours photo numérique

Posté le 16 fév 2012 à 2:27

La Foire Internationale de Nantes consacre sa 80ème édition au thème du JARDIN, sous tous ses angles : espace vert, lieu de convivialité, source de repos, potager nourricier. A cette occasion, elle lance un grand concours photo numérique. Sous la forme d’une grande exposition, les 20 photos sélectionnées seront présentées 11 jours durant, sous le regard de 100 000 visiteurs.

Grand concours de photo amateur

« Jardiniers… à vos photos ! »

La Foire Internationale de Nantes lance un concours de photo numérique, ouvert aux jardiniers et photographes amateurs uniquement. La participation est gratuite.

Avant le 4 mars, les participants sont appelés à poster leurs clichés sur le site : http://www.foiredenantes.fr . Après approbation, ces derniers seront alors mis en ligne et soumis aux votes des internautes. De cette phase, 20 photos seront ainsi imprimées sur format 75*50, exposées durant toute la durée de la Foire et soumises aux votes d’un jury d’une part et des visiteurs de la Foire, d’autre part.

Participez ! Le thème du concours

S’asseoir au jardin, lire, paresser ou y réfléchir en profitant du spectacle…voilà l’un des plus grands plaisirs du jardin. Chez certains, le jardin est source de paix, de détente et de convivialité, recueillant les rires des enfants et ceux des plus grands. D’autres y voient un terrain d’expression artistique ou bien encore un espace de biodiversité, royaume des petites bêtes qu’on ne se lasse pas d’observer. On dit d’ailleurs qu’un jardin reflète la nature profonde de son propriétaire. Qu’en pensez-vous ?

Vue générale, photo resserrée, mise en scène ou instant volé… Partagez et révélez votre vision du JARDIN IDEAL, en participant à ce grand concours photo proposé par la Foire Internationale de Nantes.

Votez ! Le déroulement du concours

Chaque concurrent peut présenter au maximum 3 photos déposées sur le site Internet en Haute Définition (150 dpi). Les photographies doivent respecter le thème du concours et être de l’entière réalisation de l’auteur qui doit en posséder les droits.

1) La date limite d’inscription et d’envoi est fixée au 4 mars 2012. Les travaux sont à poster directement sur le site http://www.foiredenantes.Fr

2) Le vote internaute. Les photos participantes seront dans un premier temps indexées à une galerie d’art virtuelle, visible de tous à partir du site web de la Foire Internationale de Nantes, et relayée sur la page Facebook de l’événement. Elles feront l’objet de votes d’internautes pour élire les 20 meilleurs travaux qui composeront ensuite l’exposition grands formats. Si vous n’êtes pas photographe, votre regard bienveillant reste précieux. Alors votez pour vos clichés favoris !

3) Une sélection de 20 photos pour l’exposition. Les 20 meilleures photographies seront reproduites en grand format à l’occasion d’une exposition publique, programmée durant toute la Foire Internationale de Nantes, soit du 6 au 16 avril 2012, au Parc Expo de Nantes-La Beaujoire.

4) Une exposition grandeur nature. Les photographies retenues pour l’exposition grand format comporteront un numéro. Ce numéro permettra aux visiteurs de la Foire Internationale de Nantes, de voter pour son lauréat en déposant le numéro de la photo choisie dans une urne prévue à cet effet.

5) Les critères d’appréciation. Les photographies seront choisies selon les critères artistiques et techniques suivants :

  • respect du thème,
  • originalité,
  • qualité et réalité de la prise de vue,
  • esthétique de la photographie,
  • bien fondé des éventuelles retouches

6) Remise de prix. Après délibération du jury et décompte des votes du public, 2 prix seront décernés le samedi 14 avril 2012 : le Prix du Jury et le Prix du Public. Les résultats seront proclamés à cette occasion et les cadeaux remis aux lauréats.

Tagada Jones, Black Stout, Burning Lady en concert à l’Espace Icare d’Issy les Moulineaux

Posté le 16 fév 2012 à 1:47

Le Réseau 92, association régionale qui oeuvre pour les projets de musique actuelle, organise le festival Träce qui accueillait ce vendredi à l’Espace Icare d’Issy les Moulineaux,  Burning Lady, Black Stout et en tête d’affiche Tagada Jones.

Burning Lady et Black Stout se sont chargés de chauffer la salle quasi confidentielle de l’Espace Icare.

Ces deux groupes, dont la sympathique tendance est d’envoyer du bois dans tous les recoins, ont également tous les deux le charme féminin pour lead vocal.

Une fois ces intermèdes très prometteurs terminés, le groupe rennais, Tagada Jones, qui a plus de mille concerts à son actif s’est appliqué à nous en mettre correctement plein les oreilles.

La révolte de Niko et de ses accolytes est passé par les Hauts de Seine. Ils reviendront très prochainement faire une piqure de rappel aux récalcitrants lors du Festival Chorus des Hauts de Seine à Colombes http://chorus.hauts-de-seine.net/web/chorus/tagada-jones

 

 

(Aucune photographie ne peut être reproduite, téléchargée, copiée, stockée, dérivée ou utilisée en partie ou en intégralité, sans permission écrite du propriétaire. Tous droits réservés. Copyright © Pierre-Yves CHEGUILLAUME pour ArtéMédia)

 

 

Le Collège des Bernardins présente Céleste Boursier-Mougenot et Jan Kopp

Posté le 16 fév 2012 à 10:33

Pour cette saison de la programmation arts plastiques, le Collège des Bernardins invite des artistes contemporains autour de la notion du vivant. Pensée dans la continuité de la précédente qui explorait les notions de destin et de choix, il s’agit, avec le désir de passer du particulier au général, de porter le regard sur le collectif et les vies en société, la richesse de l’être en commun mais aussi ses possibles et détestables excès. De février à avril 2012, la réflexion artistique proposée porte sur la ville comme métaphore de la communauté : Céleste Boursier-Mougenot crée des dispositifs poétiques qui conjuguent le son et le mouvement, et Jan Kopp présente un film d‟animation conçu lors d’une résidence dans un quartier périphérique de Rouen.

Céleste Boursier-Mougenot élabore au Collège des Bernardins une installation s’inscrivant dans la série commencée en 2000 sous le titre générique de videodrones. Cette série d’installations audio et vidéo est basée sur un principe technique qui permet d’écouter le son produit par des images.

La sortie vidéo d’une caméra connectée à l’entrée d’un amplificateur audio produit un bourdonnement continu, génère un drone qui module en fonction de la quantité de lumière captée par la caméra, de la luminosité, de la vitesse et de la taille des objets qui traversent son cadre.

Le traitement consiste à effectuer la transduction audio du signal vidéo puis à extraire et à amplifier les modulations du signal pour activer des filtres audio qui agissent sur lui, l’accordent ou le colorent. L’artiste installe des caméras vidéo, privées de leur fonction sonore, aux alentours du Collège des Bernardins, pour filmer en plan continu l’activité ambiante. Les images captées par les caméras sont ensuite rediffusées en direct et en continu, sur cinq écrans placés sur les murs ouest et nord de l‟ancienne sacristie : la ville en mouvement, les flux urbains s‟invitent dans les murs du Collège des Bernardins. La diffusion simultanée des images, des objets en mouvement, filmés selon différents points de vue, recompose la réalité. La multiplicité et le surdimensionnement des projections empêchent alors une lecture exhaustive et plongent le visiteur dans une réalité seconde, propice à l‟écoute.

Un dispositif spécifique d’accueil des visiteurs favorise la réflexion sur ces flux urbains, ces mouvements de la ville qui s’invitent à l’intérieur des murs de l‟ancienne sacristie, entrant ainsi en résonance avec la vocation du Collège des Bernardins de réfléchir et de faire réfléchir sur notre monde et sa contemporanéité.

Bio :

Né à Nice en 1961, Céleste Boursier-Mougenot vit à Sète et travaille avec la galerie Paula Cooper de New York et la galerie Xippas de Paris. Il a bénéficié récemment de nombreuses expositions que ce soit à la Barbican Art Gallery (Londres), à La Maison Rouge (Paris), au Musée Chagall (Nice) ou encore au Mori Art Museum (Tokyo).

Après avoir été compositeur pour la compagnie de théâtre de Pascal Rambert de 1985 à 1994, il entreprend de donner une forme autonome à sa musique en réalisant des installations. À partir de matériaux, de situations ou d’objets les plus divers, dont il parvient à extraire un potentiel musical, il élabore des dispositifs qui étendent la notion de partition aux configurations hétérodoxes des matériaux et des médias qu’il emploie, pour générer, le plus souvent en direct, des formes sonores qu’il qualifie de vivantes. Déployé, en relation avec les données architecturales ou environnementales des lieux où il expose, chaque dispositif constitue le cadre propice à une expérience d’écoute en livrant, au regard et à la compréhension du visiteur, le processus qui engendre la musique.

Parmi ses oeuvres qui on été présentées ou acquises par de prestigieuses institutions privées et publiques, on retiendra : index, dont le programme informatique conçu par l’artiste, transforme en direct des données textuelles, saisies sur clavier d’ordinateurs, en musique pour piano acoustique; scanner, le ballon d’hélium, qui transporte un microphone et flotte librement entre huit haut-parleurs suspendus, pour générer à partir du feedback une musique de l’espace ; plusieurs versions de « from here to ear », grandes volières dans lesquelles le public entre pour côtoyer des oiseaux perchés sur des guitares électriques branchées à de gros amplificateurs; « untitled (series 1 2 3…) », les bassins dans lesquels flottent et tintinnabulent, sous l’effet d’un léger courant, des bols de porcelaines choisis pour leur timbre ; « videodrone », musique composée à partir du bruit des images vidéo filmées aux alentours d’un lieu d’exposition dans lequel elles sont projetées en direct.

  • videodrones du 10 février au 15 avril 2012 / ancienne sacristie

Jan Kopp

  • Le tourniquet  du 10 février au 15 avril 2012 / nef

Jan Kopp partage comme tous citoyen l‟expérience commune de la vie ordinaire, mais, grâce à des formes souvent modestes, il en restitue de manière poétique la beauté naturelle. Le tourniquet, véritable écho à l‟installation de Céleste Bousier-Mougenot, a été réalisé par Jan Kopp lors d‟une résidence dans un quartier périphérique de Rouen. L’artiste, installé près de la superette du quartier, a passé des jours entiers à observer et à dessiner ces lieux et habitants dont le quotidien se retrouve magnifié dans ce film d‟animation en noir et blanc.

Jan Kopp est né en 1970 à Francfort (Allemagne). Basé à Paris entre 1991 et 2009, il réside actuellement à Berlin dans le cadre d’une bourse de recherche du ministère de la Culture pour la réalisation d’un projet de film d’animation centré sur les métamorphoses de cette ville. Parmi ses dernières expositions personnelles figurent celle au Centre d’art Contemporain, Abbaye de Maubuisson (2011), au Kunstraum Dornbirn (2010, Autriche), au FRAC Alsace (2008). Une exposition personnelle est programmée en mai 2012 à la galerie Marion Meyer Contemporain (Paris).

Collège des Bernardins

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