L’Atelier 340 Muzeum est un centre d’art indépendant créé en 1979 et qui s’est donné pour but l’étude et la promotion de la sculpture et de l’art tridimensionnel, tant en Belgique qu’à l’étranger.
L’Atelier 340 Muzeum met l’accent sur les rapports qu’entretiennent les artistes et la matière; à la manière dont celle-ci influence le concept, dont elle participe à l’élaboration du travail, ou encore à la façon dont elle est « prise en otage » par la volonté des artistes. Ils organisent 3 à 4 expositions par an dans leurs bâtiments ou dans d’autres institutions, tant belges qu’étrangères, ainsi que plusieurs manifestations « extra muros ».
Les expositions sont organisées autours de trois axes principaux, à savoir:
Ces évènements sont accompagnés de la publication d’importants catalogues quadrilingues, richement illustrés ainsi que de cartes postales artistiques largement diffusées.
Parallèlement à ses activités muséales, l’Atelier 340 Muzeum abrite un Centre de Documentation spécialisé dans la sculpture contemporaine, une Cellule de la Pierre de même qu’une collection d’oeuvres acquises pour garder à la fois la mémoire de ses activités et lui servir d’outil afin de prolonger les questions posées lors des diverses expositions. De plus, l’Atelier met actuellement en place un parc et un studio dédiés à la fois à la création en pleine air et à l’accueil d’artistes en résidence.
Pour les plus petits, des ateliers d’éveil à la sculpture ont lieu, tous les mercredis durant l’année scolaire. En plus de ces diverses activités, l’Atelier 340 Muzeum est le cadre de conférences, de débats et de projections de films et ce tout au long de l’année.
Georg HÜTER – Sobriété en Vertical
Dans le cadre de la réflexion constante portée par l’Atelier 340 Muzeum par rapport au travail de la pierre dans l’art contemporain, nous sommes toujours intéressés par l’évolution de la sculpture dans cette matière.
Nous avons déjà réalisé une importante exposition de Georg Hüter au sein de nos locaux durant l’année 1999 et avons profité de sa participation dans différentes expositions thématiques. Ces dernières ont eu un grand succès auprès de notre public culturel, amateurs d’art et collectionneurs. Après 12 ans, nous voudrions de nouveau nous pencher sur l’évolution de sa créativité.
C’est dans le cadre de la sobriété de la pierre que l’oeuvre de Georg Hüter s’est constituée. Encisaillant ses orgues de basaltlava, il réalise une abstraction en alliant un grand respect de la nature du matériau. Cette abstraction se construit également par différentes facettes de la matière, offrant la vision d’un même matériau à la structure changeante. La verticalité de ses oeuvres est apaisante.
Vincent DUBOIS – Sobriété en écriture
Grâce à l’artiste Paty Sonville, l’Atelier 340 Muzeum a pu approcher l’oeuvre de Vincent Dubois. Son travail se caractérise par des interventions sobres sur des plaques de petit granit. Il utilise une écriture simple, monotone et envisage ses oeuvres comme des surfaces d’inscriptions spontanées, à la manière d’immenses bloc-notes sur lesquels il crayonne et laisse parler son intuition.
Son intérêt se porte sur cette matière, sur ces plaques dures, présentes, résistantes, avec lesquelles un rapport de force s’installe. La pierre est, selon l’artiste, un élément important dans la compréhension de la perte de notre illusion de toute puissance.
Les études en philosophie qu’il vient d’entamer permettent à l’artiste d’allier pensée et matière et d’entamer une réflexion sur la question de la dématérialisation, qu’il a déjà intuitivement commencée dans son travail créatif.
Atelier 340 Muzeum
Le jury de la quatorzième édition du Prix Arcimboldo a récompensé le travail de Claudia Imbert « famille incertaine ». Décerné par l’Association Gens d’Images et son partenaire la Fondation Swiss Life, le Prix Arcimboldo est le seul consacré à la création photographique utilisant les outils numériques. Il reçoit le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication.
Une exposition du travail de la lauréate sera présentée à partir du 31 mai 2012 avec le partenariat de la société Epson, à la galerie Basia Embiricos – 14 rue des Jardins de Saint Paul – Paris 3ème. Dans ce cadre, la Fondation Swiss Life remettra un chèque de 8000 € à Claudia Imbert.
Par un travail sensible de mise en scène et une maîtrise achevée de l’outil numérique, Claudia Imbert renouvelle la chronique de la vie quotidienne dans l’univers indicible de la banlieue que l’auteur définit comme « le théâtre des familles ». Armelle Canitrot, responsable service photo et critique à La Croix, qui a parrainé ce travail, explique « ni tableaux idylliques, ni critiques à charge contre la famille, ces images évoquent plutôt l’ambigüité de la vie familiale, prise entre la promesse d’un cocon sécurisant et le risque d’un étouffant carcan. »
Née en 1971, Claudia Imbert a été formée au MIAMI Dade College, USA , à l’Ecole Supérieure de Réalisation Audiovisuelle de Paris et à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris. Elle a notamment été lauréate de la Bourse du Talent BNF Paris en 2007, mention spéciale du Prix Lucien et Rodolf Hervé en 2008 et lauréate du prix Jeune Création 2011,
Le Jury était composé de: Sophie Bernard, Images Magazine ; Nathalie Bocher-Lenoir, Gens d’Images ; Guy Boyer, Connaissance des Arts ; Jacques Deret, collectionneur ; Eric Dereumaux, galeriste ; Didier de Fays, photographier.com Marta Ponsa, Jeu de Paume ; Anne-Marie Lasry, Fondation Swiss Life ; Baudoin Lebon, galeriste ; Hervé Le Goff, journaliste ; Monique Plon, Gens d’Images, Philippe Serenon, Festival Photo Med.
Les précédents lauréats sont : Orlan (1999), Catherine Ikam (2000), mention spéciale à Clark et Pougnaud, Nicole Tran Ba Vang (2001), J.B. Barret (2002), Tom Drahos (2003), Florian Schneider (2004), Patrick Fournial (2005), Nicolas Moulin (2006), Alain Delorme (2007), Jean-François Rauzier (2008), Mathieu Bernard-Reymond (2009), Muriel Bordier (2010), mention spéciale Nicolas Dhervillers et Alexis Cordesse (2011), mention spéciale Gilles Desrozier.
La Biennale de Marrakech – anciennement Arts in Marrakech (AiM) Biennale- est un festival marocain de culture contemporaine internationale. En février 2012, la Biennale de Marrakech inaugurera la 4ème édition, « Surrender » avec la participation de personnages clef de la littérature, film et arts plastiques. Des projections publiques, performances et débats auront lieux dans différents endroits de la ville ocre du 29 Février au 4 Mars 2012.
La Biennale de Marrakech annonce la participation de Roger Hiorns, Rian Malan, Kate Winslet, Hicham Lasri, Geoff Dyer, Anthony Horowitz, Faouzi Bensaidi, Dominic West et CocoRosie entre autres.
Arts Plastiques : Higher Atlas constitue l’exposition principale de la Biennale, deux commissaires d’exposition : Carson Chan et Nadim Samman en deux lieux emblématiques : le Théâtre Royal et les citernes de la Koutoubia (29 Février au 3 Juin 2012).
High connote la rêverie et la transcendance, Higher Atlas suggère une cartographie de l’audelà. L’ensemble des oeuvres seront crées spécifiquement à l’occasion de cette exposition, les oeuvres seront conçues en partenariat avec les artisans locaux. Plus de 25 artistes de renommée internationale, architectes, écrivains, musiciens et compositeurs exposeront leur travail, à l’instar de Karthik Pandian, Aleksandra Domanovic, CocoRosie, Jon Nash, Juergen Mayer H et le nominé du Turner Prize, Roger Hiorn. L’objectif de cette exposition est de créer un dialogue avec la ville.
Comme le souligne le co-commissaire d’exposition, Carson Chan : « En essayant de concevoir une exposition qui pourrait devenir partie intégrante de l’identité culturelle marocaine, on peut aussi remettre en question et réinventer de nouvelles méthodes de conception de Biennales. Doit-on montrer de l’art ? Pourquoi ne pas élargir le spectre et commissionner une symphonie, un album ? »
Film : Alan Yentob, directeur créatif de la BBC, dirige le comité consultatif pour la conception du programme de film qui sera accompagné de discussions, projections et débats qui se tiendront au sein du Riad el Fenn et de l’ESAV. De nombreux participants ont déjà confirmé leur présence tels que Anthony Horowitz, Kate Winslet, Dominic West, Lubna Azabal, Faouzi Bensaidi, Kevin McDonald, Michael Souvignier et Hicham Lasri.
Littérature : Omar Berrada, Benedicte Clarkson et Elizabeth Sheinkman organisent la section littéraire qui se tiendra au sein du prestigieux Rias El Fenn qui date du 17ème siècle.
Débats : une série de conférences sur l’Art et l’Identité, presents par Dar Al-Ma’mûn and de nombreux commissaires d’exposition invités tels que Aziz Daki (Atelier 21), Simon Njami (Revue Noire), Khadija El Bennaoui (Art Moves Africa) et Negar Azimi (Bidoun). http://damarts. org
Enseignement : Afin de promouvoir l’accès à la culture contemporaine au plus grand nombre et pour tous les âges, la 4ème Biennale de Marrakech conduira des workshops pour enfants organisés par des intervenants locaux et internationaux, en partenariat avec Zidzid Kids. De plus, un programme de stage a été établit réservé aux étudiants de l’Université Cadi Ayyad Marrakech (UCAM) et l’ESAV pour accompagner les artistes dans leur démarches.
Projets parallèles officiels : Une sélection officielle de projets parallèles autonomes fera l’objet d’une section spécifique de la Biennale. Ils ont pour objet de stimuler la création productive à Marrakech au cours de la Biennale en impliquant de nombreuses organisations locales et internationales, telles que : Biennale Off, Palais de Tokyo, Atla(s) now, Tag, T.act, Institut Français, Studio R22, Institut des cultures d’Islam, Mastermind, Fourtou, CAC…
Général : Souligner le Maroc en tant que “hub” centralisant des idées contemporaines et d’établir son implication et sa participation intellectuelle à un niveau international. Le rôle de la Biennale aussi bien au niveau local qu’international, à évolué de concert avec les derniers évènements socio culturels. A la lumière des évènements récents qui ont secoué l’Afrique de Nord, son but ne saurait être plus pertinent. En plus de stimuler sur le long terme des bénéfiques sociaux, culturels et économiques dans la région et pour ses habitants, la Biennale tend à renvoyer une image positive du Maroc : une société ouverte d’esprit qui encourage la liberté d’expression et les débats constructifs.
A propos de la Biennale de Marrakech
En 2004, avec la montée des tensions globales, Vanessa Branson a décidé de mettre en place un festival culturel qui aborde les problématiques sociales à travers le spectre des arts, les utilisant comme un initiateur de débats et de discussions, permettant de construire des ponts entre différentes idéologies. La Biennale de Marrakech s’érigeant comme un hommage à la créativité dans une ville qui a été le centre d’explorations artistiques pendant des siècle jusqu’à nos jours avec un léger accent sur l’art contemporain.
Tenue pour la première fois en 2005, la Biennale de Marrakech est le premier festival trilingue (anglais, arabe et français) majeur d’Afrique du Nord qui se concentre sur plusieurs disciplines : l’art contemporain, la littérature et les films. En réunissant des artistes, réalisateurs et écrivains du monde entier, le Biennale a pour but de promouvoir le statut de l’artiste et de la culture contemporaine en Afrique du Nord et de dynamiser la scène créative régionale.
Tous les deux ans, la Biennale de Marrakech permet de promouvoir les échanges inter culturels et inter disciplinaires à travers une approche qui s’adresse aux professionnels de l’art, étudiants et un publique plus général d’amateurs.
La Biennale a évolué pour devenir un évènement internationalement reconnu avec un programme exceptionnel d’art plastique, film et littérature. On retiendra parmi les participants des éditions passées Francis Alys, Yto Barrada, John Boorman, Richard E. Grant, Edmond El Maleh, Tracy Emin, Pieter Hugo, Isaac Julien, Abdellah Karroum, Joseph Kosuth, Julian Schnabel, Sadie Smith et Abdellah Taia.
Vanessa Branson, fondatrice de la Biennale de Marrakech : «En 2004, alors que le monde occidental était plein de méfiance et de peur à l’égard du monde arabe et que l’Afrique du Nord se battait pour trouver une voix créatrice, créer un festival des arts pour célébrer nos différences et partager notre humanité commune m’a semblé non seulement incroyablement passionnant, mais aussi absolument indispensable. C’est en utilisant les arts comme une plateforme de débat que nous pourrions aborder des sujets problématiques ouvertement et avec enthousiasme – ce fut une révélation qui a permis d’anéantir de nombreuses idées préconçues. Plus de 5 jours regroupant des artistes des écrivains et des réalisateurs de renommée internationale, pour échanger des développer des relations.
Maintenant dans sa quatrième édition ce festival s’est fermement établi en tant que « Biennale de Marrakech ». Nous ne sommes plus seuls responsables des apports artistico-culturels, le programme officiel ne forme que le cadre. La Biennale est devenue un aimant pour de nombreux projets en parallèle, notre rôle clé est maintenant d’exploiter cette énergie. Marrakech est en train de trouver sa voix contemporaine, cette ville a toujours été animée avec des artisans faisant part belle aux objets décoratifs. Aujourd’hui on assiste à un véritable éveil avec l’école de cinéma qui permet établir la norme en Afrique du Nord, la Marrakech Art Fair qui attire de nombreuses galeries internationales, Dar Al Mamun avec son merveilleux programme de résidence, Marrakech est reconnue comme une ville adoptant de nouvelles idées.
Un événement artistique majeur avec le décor de la cité médiévale de Marrakech, avec sa tradition d’hospitalité, sa merveilleuse nourriture et son divertissement glamour promet d’éclairer, surprendre, stimuler et surtout être très, très divertissant … »
Pour cette quatrième édition, la Biennale de Marrakech a pour partenaires : Dar al-Ma’mûn, Institut Français, Palais de Tokyo, British Council, Puma, Helisud Maroc, Calvert 22 Gallery, Kabbaj Amine, Tate, ESAV Visual Arts and Grafik Design school, On Spot Story, Travel Link Morocco et Goethe Institute.
En savoir + sur le Fesitval : http://www.marrakechbiennale.org
TINA MERANDON
VERTIGO, PORTRAITS DE FEMMES ET D’HOMMES POLITIQUES
Vertigo est un mot latin qui peut être synonyme de vertige, comme le pouvoir peut aspirer les êtres vers le haut mais aussi vers le bas dans une spirale.
36 portraits d’hommes et de femmes, acteurs essentiels de l’arène politique française, amphithéâtre de toutes les passions. La politique se prête à cette dimension tragique, avec sa part d’irrationnel, de séduction, de trahisons, de solitude.
Un travail photographique en couleur mené sur la durée, souvent en collaboration avec le quotidien Le Monde s’inscrivant dans l’actualité mais riche d’une dimension historique et documentaire. C’est aussi un regard sur le concept du portrait et une réflexion sur la représentation du pouvoir : comment dévoiler la face cachée d’individus publics verrouillées médiatiquement ? Tina Merandon, avec intuition et sensibilité, cerne la vérité humaine de ces fortes et riches personnalités dans leur contexte. Un temps suspendu, cinématographique, qui met en scène des acteurs qui cultivent de plus en plus un rapport amour – haine avec les médias.
Sont représentés dans cette exposition des candidats à la présidence de 2012 et les politiques de premier plan mais aussi des femmes et des hommes de l’ombre mais d’influence. Les outsiders et ceux qui viennent de la société civile ne sont pas oubliés ni les anciens et les quadragénaires à l’avenir prometteur.
PARCOURS
Tina Merandon est photographe. Portraitiste, elle reçoit une mention spéciale de la Scam, prix Roger Pic en 2007. Elle mène en parallèle un travail sur le corps qui tourne autour de la question des rapports de pouvoir au niveau politique, social ou intime. Elle est lauréate du prix Jeune Création 2003 pour sa série Syndromes, et auteur du livre Escape chez Diaphane éditions. Alain Faragou relate à travers cet ouvrage une ligne de vie nourrie d’expériences passionnées et partagées. En chaque projet, il expérimente un nouveau voyage.
LIVRE
Vertigo, portraits de femmes et d’hommes politiques – Préface : Raphäelle Bacqué – Photos : Tina Merandon – 84 pages – Prix : 25 € – Format : 25 x 20 cm – éditions Diaphane
Galerie Photo Fnac Montparnasse – Forum des Rencontres // niv. -1 136, rue de Rennes Paris 75006
SAMUEL BOLLENDORFF
à L’ABRI DE RIEN
3,6 millions de personnes vivent en France dans une situation de ma-logement aiguë. 10 millions peuvent basculer à tout moment. Plus de 5000 enfants sont atteints de saturnisme. Comment raconter ces destins fragilisés, sans instrumentaliser la précarité des personnes rencontrées? En les laissant parler. L’effroi émanant des photos de Samuel Bollendorff associés à la charge émotive des témoignages des hommes, femmes et enfants constitue un document saisissant qui incarne la violence des statistiques.
Dans un petit logement insalubre rongé par le salpêtre et infesté de cafards, sans chauffage, Ouarda, 13 ans, a honte et ne peut inviter ses amies du collège. Daniel vit avec sa femme dans une caravane sans eau courante et se chauffe avec de l’alcool à brûler.
Mme Hippolyte vit dans un garage sans fenêtre avec son fils, où se déverse régulièrement le tout-à-l’égout de ses voisins. La famille Visse vit dans 22m² à six. Malgré le recours qu’ils ont déposé dans le cadre de la loi Dalo en 2008 et l’avis favorable reçu, leur situation n’a toujours pas changé.
PARCOURS
Samuel Bollendorff, né en 1974, est photographe et réalisateur. Après avoir posé un regard social sur l’hôpital, l’école, la police, la prison, le sida ou encore la banlieue, il réalise une série sur les oubliés du miracle économique chinois : À Marche forcée (Éditions Textuel, 2008). Depuis, il se consacre aux nouveaux formats documentaires sur le web en réalisant Voyage au bout du Charbon, The Big Issue, ou encore À l’abri de rien.
Livre
À l’abri de rien, une enquête sur le mal-logement en France – Texte : Mehdi Ahoudig – Photos : Samuel Bollendorff – 112 pages – Prix : 19 € dont 1 € reversé à la Fondation Abbé Pierre – Format : 146 x 220 cm – éditions Textuel
Galerie Photo Fnac des Ternes // niv. 4 // 26 – 60 avenue des Ternes 75017 Paris
CARL CORDONNIER
ELISEZ-MOI
Si vous étiez candidat à une élection, quels seraient votre slogan, votre image, votre affiche? L’exposition élisez-Moi interroge le politique et la citoyenneté en donnant la parole à des personnes marginalisées, exclues ou abstentionnistes. Ce projet artistique et collectif a été initié par le photographe Carl Cordonnier, réalisé par les journalistes Anne Bruneau, Orlando De Rudder, Penny Rae et la graphiste Catherine Denis sur des territoires particulièrement marqués par la crise économique. Les participants ont conceptualisé et rédigé un slogan, réalisé une image et utilisé le support de l’affiche afin de questionner le repli sur soi. « Rire obligatoire, assurance survie, vivre à temps plein », les slogans présents sur les oeuvres témoignent de façon utopiques ou réalistes des préoccupations de la vie quotidienne et proposent des programmes issues de l’imagination de chacun. Il sera organiser une rencontre autour de l’installation présentée dans la galerie de la Fnac avec le soutien de l’Acsé, Le conseil Régional du Nord Pas de Calais en collaboration avec les associations culturelles et sociales locales (l’Arefep, le CRIC). Les artistes et les participants présenteront également le livre lors d’un forum participatif associant les spectateurs à la conception de leur affiche.
PARCOURS
Né en 1960 dans la banlieue parisienne Carl Cordonnier vit entre la France et l’Angleterre. étudiant aux Beaux-Arts de Tourcoing, il choisit le médium photographique comme mode d’expression et de création. Il réalise des reportages pour la presse locale et pour Médecins Sans Frontières. Influencé par le travail de la FSA, il crée l’agence Dailylife en 1993. Son premier travail sur les centenaires en Europe reçoit le prix du journalisme européen en 1995. Les projets se réalisent à son initiative ou commandité par des organisations et institutions culturelles comme Lille et Cork Capitales européennes de la culture, le British Council, la Commission Européenne, Creative partnership Uk, l’OMS ou des institutions régionales.
LIVRE
Elisez-moi – Texte : Orlando De Rudder et Anne Bruneau – Photos : Carl Cordonnier – 82 pages – Prix : 27 € – Format : 21 x 27 cm – éditions Dailylife http://sijetaiscandidat.canalblog.com
Galerie Photo Fnac Lille // 20 rue Saint Nicolas 59800 Lille
FABRICE GUYOT
Coiffure pour dames
Durant 5 ans, Fabrice Guyot a photographié le quotidien de petits salons de coiffure parisiens, de ceux fréquentés par de très vieilles dames. « J’ai essayé de saisir entre ces femmes des instants d’intimité et d’abandon, j’ai voulu aussi montrer dans leur regard, dans leurs gestes le temps qui a passé mais aussi la coquetterie et la séduction qui sont toujours présentes. Ce travail n’est pas un sujet sur la coiffure mais la description d’un univers en marge, décalé et un peu en dehors du temps ». A ses côtés, la journaliste Claire Judrin a recueilli à travers des textes brefs, des récits, des témoignages et des anecdotes, proposant un contrepoint impressionniste aux portraits tendres et hauts en couleur du photographe. Un film documentaire Club Bigoudis coréalisé avec Fabrice Vacher et diffusé au cours de l’exposition, vient compléter l’ensemble.
PARCOURS
Né en 1962, autodidacte, Fabrice Guyot vit et travaille à Paris. Après trois années d’allers et retours en Afrique de l’ouest comme correspondant pour une agence de presse, il s’installe en 1987 à Paris comme assistant de photographes de mode et de publicité. Après quelques années comme indépendant dans la publicité, il travaille depuis 1999 pour la presse magazine. Fabrice Guyot alterne les sujets personnels, sur lesquels il peut passer le temps qu’il faut, et les sujets commandés par les magazines.
DVD
Club Bigoudis – Documentaire de Claire Judrin et Fabrice Vacher – Dynamo production – Prix : 12 €
Galerie Photo Fnac Lyon Bellecourt // 85 rue de la république 69002 Lyon
ALAIN FARAGOU
DU PAYSAGE AU JARDIN
« Faire un jardin est un Mystère ». Le paysagiste doit connaître parfaitement ses moyens d’expression. Les plantes – qui en sont l’élément principal – prennent de l’importance quand on sait les rassembler et les juxtaposer afin de créer une composition à partir d’éléments dramatiques. » Roberto Burle Marx, 1981
Dans cet esprit, le regard du paysagiste doit être suffisamment aiguisé pour flairer le génie des lieux, décrypter les traces qui vont constituer la base de son travail, orienter sa démarche conceptuelle et technique qui le guide dans les différentes phases de son projet. Un paysage vit, un paysage évolue, un paysage se crée et doit se transmettre. Comment mettre en valeur cette architecture du passé, ou celle qui va sortir de terre ?
Après 30 ans d’expérience, Alain Faragou ne prétend toujours pas savoir y répondre, mais il s’applique toujours avec plaisir à inventer et réaliser des paysages-jardins, des paysagesurbains et des grands paysages.
PARCOURS
De paysages en jardins, Alain Faragou participe à la planification du territoire et à l’aménagement de l’espace. A l’échelle d’une région, d’une ville, d’un site, ou d’un jardin, l’agence Alain Faragou crée depuis 1978 des paysages qui s’inscrivent pour la plupart sur les rivages de la Méditerranée.
LIVRE Du Paysage au jardin – Photos : Alain Faragou – 171 pages – Prix : 37 € – Format : 27 x 34 cm – éditions Agence Faragou
Galerie Photo Fnac Nice // Fnac Rivera // 44-46 avenue Jean Médecin 06000 Nice
COLLECTIF TRANSIT
RETROSPECTIVE DES 10 ANS
Transit est un groupe de photographes qui cherche à témoigner de manière sincère du monde qui l’entoure. La création passe par la réflexion et la discussion, le choix des sujets et leur élaboration se construit dans l’échange et l’expérimentation.
Chaque photographe produit régulièrement des séries personnelles et l’ensemble des images du collectif compose une mosaïque de regards, à la fois poétiques et critiques, sur notre société. En dix ans de parcours commun, les six photographes ont abordé des questions aussi variées que les loisirs, l’habitat, l’environnement, le social, le politique, le travail, la ruralité ou les questions identitaires. Ils documentent le monde proche et lointain, mais gardent l’Homme au coeur de leur travail. Ils s’attachent, individuellement ou collectivement, à dresser le portrait de quartiers, de régions, de territoires en pleine mutation.
PARCOURS
Créé en juillet 2002, le collectif Transit fête cette année ses dix ans. à cette occasion, l’équipe propose au public de découvrir une exposition rétrospective présentant une sélection inédite de leurs travaux réalisés ces dix dernières années. Le collectif est composé de : Alexa Brunet, Alexandra Frankewitz, Bastien Defives, David Richard, Nanda Gonzague, Yohanne Lamoulère. La chargée de projets : Valentine Pignet.
Galerie Photo Fnac Marseille Centre Bourse et Le Silo // Centre bourse 13231 Marseille, Le Silo 35 quai du Lazaret 13002 Marseille
ARNAUD SPÄNI
clochers & minarets Les influences orientales dans l’art religieux occitan
En toute logique de proximité géographique, linguistique et culturelle, Toulouse a toujours porté son regard vers la péninsule ibérique. Dès la fin du 13e siècle, elle a exporté outre-monts une architecture gothique profondément originale dite occitane, toute empreinte d’austérité cistercienne, et dont les traits principaux sont les suivants : aspect fortifié, chapelles entre les contreforts, tour unique souvent juxtaposée, nef unique, toiture à faible pente. Cette austérité de type cistercien, reprise et diffusée par les dominicains et les franciscains, à la suite de la Croisade contre les Albigeois, va rencontrer en Aragon l’esthétique musulmane mise au service des rois chrétiens d’Aragon, une esthétique dite mudéjar. L’exposition permet à travers quelques exemples toulousains et aragonais de percevoir un même rejet de la figuration, un même goût pour l’abstraction et la géométrie, le même triomphe de la brique.
Toutefois à partir du XVe siècle où la classe marchande et bourgeoise prend son essor, les charpentes et les plafonds des palais urbains, se parent d’un décor figuratif emprunté aux fabliaux et aux récits des voyageurs en orient.
PARCOURS
Photographe professionnel spécialisé dans la gastronomie, l’architecture, le terroir et le paysage, il a déjà publié une vingtaine d’ouvrages, en France et à l’étranger. De l’Afrique où il a grandi, à l’Espagne où il a vécu, il conserve l’amour de la lumière, le goût des couleurs, la joie d’être au monde. Aussi à l’aise entre les murs de son studio qu’en reportage sur le terrain, il capte les paysages, les portraits, les matières avec une énergie communicative. Il se partage aujourd’hui entre le Gers et Toulouse.
LIVRE
Clochers & minarets – 144 pages – Prix : 32 € – Format : 24 x 30 cm – Textes : Alem Surre-Garcia – éditions Privat
Galerie Photo Fnac Toulouse // 16 allée Franklin Roosevelt 31071 Toulouse
L’exposition Tim Burton, conçue en 2009 par le MoMA à New York, y a connu un succès historique. Après Melbourne, Toronto et Los Angeles, La Cinémathèque française a la joie de l’accueillir à Paris, pour son ultime étape. Paris sera donc la seule ville européenne où l’on pourra voir cette magnifique exposition de dessins, photographies, figurines, objets, qui constituent l’univers artistique de Tim Burton, son atelier de créateur et d’artiste, le lieu intime de ses fantasmes. Depuis ses dessins de jeunesse conçus chez Walt Disney, jusqu’à ses œuvres plus récentes, y compris son nouveau film, Dark Shadows. Cet événement sera l’occasion jubilatoire de revoir tous les films réalisés par Tim Burton, ainsi que ceux qu’il a choisis dans le cadre d’une « carte blanche », à La Cinémathèque française. Bienvenue dans la Galaxie Burton ! Costa-Gavras, président de La Cinémathèque française Serge Toubiana, directeur
SIGNATURE
Dimanche 4 mars de 14h30 à 17h
Tim Burton signera le catalogue de l’exposition et le livre L’Art de Tim Burton
INTÉGRALE ET CARTE BLANCHE
Tous les films de Tim Burton seront programmés ainsi qu’une sélection de films choisis par lui, reflétant son imaginaire. Un univers indiscutablement personnel, un monde évoquant un cauchemar enfantin imprégné des leçons de l’expressionnisme allemand et des séries B hollywoodiennes de terreur.
JEUNE PUBLIC
Au cours du cycle « Monstres ! », les étranges créatures de Mr Tim rencontreront leurs semblables, tout au long d’une programmation de films allant des trucages de Ray Harryhausen (chers à Tim Burton) à Jason et les Argonautes, en passant par le professeur Frankenstein, (parent de Frankenweenie et du créateur d’Edward aux mains d’argent)
LES RENCONTRES ET CONFÉRENCES
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CYCLE DE CONFÉRENCES
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L’EXPÉRIENCE CINÉMA TIM BURTON Rencontre avec Rick Heinrichs, premier et principal collaborateur de Tim Burton
Une rencontre exceptionnelle avec le directeur artistique et chef décorateur, Rick Heinrichs, qui commentera sa collaboration avec de Tim Burton, à partir d’extraits de films et de documents de travail. Rencontre animée par Matthieu Orléan et Vincent Deville |
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COLLOQUE + PROJECTION Tim Burton : Horreurs enfantines
En collaboration avec l’Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3 et en partenariat avec MCE, la chaîne des 16-30 ans. Deux journées de colloque pour étudier l’œuvre de Burton dans sa double filiation à l’horreur et à l’enfance. En complément du colloque, le 5 avril, projection des films et travaux d’étudiants d’écoles d’art et d’animation. Entrée libre |
La Cinémathèque française Musée du cinéma
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