Débat

Megaupload, revue de presse !

Megaupload, revue de presse !

Posté le 30 jan 2012 à 3:26

Quelques jours après la fermeture de Megaupload par les autorités américaines, le sujet continue de faire couler beaucoup d’encre et pose de nouvelles et nombreuses questions. ArtéMédia vous propose une petite revue de presse à ce sujet :

PC Impact sur son site fait un résumé très intéressant de l’après MegaUpload : « fermeture de Megaupload, entre réactions et immobilisme« 

Megaupload disparaît AnonyUpload, apparaît, relayé par le compte twitter @Officialanonyup à lire sur Ecrans

Megaupload fermé parce qu’il projetait de lancer un service concurrent à iTunes ? La théorie du complot à lire sur Zdnet

Marc Dorcel Vidéo annonce ses vidéos à 2€

Après que les autorités américaines aient décidé de fermer le site de téléchargement, Marc Dorcel Vidéo pdg de la société Marc Dorcel vient de mettre le prix de toutes ses vidéos à 2 euros. Marc Dorcel déclare venir à la rescousse de ceux qui ne peuvent plus visionner ses vidéos via le site MegaUpload, et donc en retour propose aux internautes du contenu légal de qualité et à petit prix ! Lire la suite sur Génération NT

Sur le site du NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) on peut lire ainsi : Megaupload : la guerre du Net est déclarée

Le site du Nouvel Observateur fait encore plus fort et vous propose une liste de 10 sites pour remplacer MegaUpload

Enfin lemonde.fr titre : La fermeture de MegaUpload bouscule les habitudes des internautes fait le point sur les tenants et les aboutissants de l’affaire !

 

 

N’hésitez pas à laisser vos commentaires ci-dessous !

 

 

Grande journée de débat public sur la CULTURE et les MÉDIAS

Grande journée de débat public sur la CULTURE et les MÉDIAS

Posté le 21 jan 2012 à 2:36

  • 10h – 12h : Les forces de la création face à la logique des marchés
  • 14h – 16h : Du choc des cultures à la rencontre des diversités

Avec Pierre Jolivet, Edwy Plenel, Michel Wieviorka, Françoise Benhamou, Rost, Daniel Mesguisch,  Dominique Sopo, David Kessler, Pascal Blanchard, Firmine Richard, Marc Cheb Sun et d’autres personnalités.

SAMEDI 28 JANVIER 2012

au Palais du Luxembourg – Salle Clémenceau

15ter rue de Vaugirard 75006 Paris

Attention : se munir d’une pièce d’identité pour l’entrée – Plan Vigipirate rouge

Altaïr think tank

Altaïr think tank indépendant dédié à la culture et aux médias, rassemble des acteurs de la création, des responsables du monde de la culture et des médias, des artistes et des citoyens engagés. Altaïr think tank pense qu’aucune mesure technique ne dénouera les crises actuelles. Nous sommes confrontés à une crise de civilisation qui appelle une métamorphose de nos cultures. A un moment où nos repères vacillent, Altaïr think tank réaffirme que la culture est le fondement de nos sociétés. C’est parce que la réalité impose de porter des regards différents sur des problèmes de plus en plus complexes qu’il faut donner à la culture une place centrale dans le débat public. C’est pourquoi, à la suite des journées d’Avignon 2011, Altaïr think tank organise un grand débat public, le 28 janvier autour des deux premiers thèmes d’un cycle à venir.

L’artiste a-t-il tous les droits?

L’artiste a-t-il tous les droits?

Posté le 13 déc 2011 à 11:35

L’œuvre d’art n’est pas la réalité. Elle est dans la réalité, mais elle en est une représentation.

C’est pourquoi l’artiste est libre de déranger, de provoquer, voire de faire scandale. Et c’est pourquoi son œuvre jouit d’un statut exceptionnel, et ne saurait, sur le plan juridique, faire l’objet du même traitement que le discours qui argumente, qu’il soit scientifique, politique ou journalistique…

Il est essentiel pour une démocratie de protéger la liberté de l’artiste contre l’arbitraire de tous les pouvoirs, publics ou privés. Une œuvre est toujours susceptible d’interprétations diverses, et nul ne peut, au nom d’une seule, prétendre intervenir sur le contenu de l’œuvre, en demander la modification, ou l’interdire.

Le libre accès aux œuvres, au sens de l’article 27 de la DUDH est un droit fondamental pour le public, et l’artiste doit pouvoir librement créer, diffuser et accompagner ses œuvres. L’information du public sur le contexte (historique, esthétique, politique…), le débat sur les œuvres, doivent remplacer toute forme d’interdiction, notamment fondée sur la morale ou la religion, ou toute forme de sanction.

Mais cette liberté est-elle sans limite? Si une personne est injuriée, diffamée, si un groupe est pris à partie, discriminé, que se passe-t-il?

Tel était le principal sujet de la journée organisée le samedi 10 décembre à Bobigny par la Ligue des Droits d l’Homme, jour anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme . ArtéMédia présent est allé poser la question « L’artiste a-t-il tous les droits? » aux artistes présents.

Présentation de Jean Pierre Dubois – Vice Président de la Ligue :

 

Agnès Bihl :

Clarika :

 

Mell :

 

La Demoiselle Inconnue :

ABD EL Haq et Félix Jousserand

Le débat sur « l’artiste a-t-il tous les droits » est ouvert depuis que l’homme a découvert qu’il pouvait être aussi artiste. Les faits divers et avariés de ces derniers jours prouvent qu’il le sujet est toujours et encore, encore, encore, d’actualité. L’artiste dérange la routine et la médiocrité de notre monde, de nos sociétés. L’artiste nous fait rire et pleurer, nous fait vivre des aventures, nous libère de nos peurs et nous apporte de l’imaginaire, du beau et du bien être dans nos vies. Oui, l’artiste à tous les droits ! Qu’on se le dise ! Vos commentaires et vos témoignages sont les bienvenus sur ArtéMédia

ArtéMédia remercie  la Ligue des Droits d l’Homme et Zebrock

Rencontres avec Pierre Christin et Enki Bilal à l’Université Lumière Lyon 2

Rencontres avec Pierre Christin et Enki Bilal à l’Université Lumière Lyon 2

Posté le 26 nov 2011 à 11:25

Le 5 décembre, l’Université Lumière Lyon 2 accueille le scénariste Pierre Christin et le dessinateur Enki Bilal, pour des rencontres autour du « neuvième art ».

Cette journée d’études est centrée sur trois albums qui traduisent une même volonté de mettre en scène les débats idéologiques contemporains : Les phalanges de l’ordre noir (1979), Partie de chasse (1990), et Le sarcophage (2001). La parution du premier d’entre eux constitue d’ailleurs une véritable rupture au sein de la production « franco-belge ».

La master-class, animée par Pierre Christin et Enki Bilal, est consacrée au thème « BD et idéologie » : les défis posés par la scénarisation d’événements contemporains et par l’élaboration d’une esthétique adaptée aux thèmes politiques.

Réservée aux étudiants, elle fait écho à un séminaire du Master 2 Histoire moderne et contemporaine animé par Philippe Delisle. Dans le cadre de cet enseignement, les étudiants ont acquis des clefs sur l’évolution du média et sur les modes d’analyse d’une littérature en images séquentielle. La conférence, qui porte sur le thème « La BD au service d’une réflexion sur le temps présent : les Légendes d’aujourd’hui de Christin et Bilal », est programmée en fin d’après-midi pour accueillir un large public.

Pierre Christin : né en 1938 à Paris, a fait des études à Sciences-Po, et soutenu un doctorat en littérature comparée, avant de fonder l’école de journalisme de Bordeaux. Il part en 1965 aux Etats-Unis, où il retrouve son ami Mézières, avec lequel il écrit sa première BD. A partir de 1968, il multiplie les collaborations avec d’autres « futurs » grands noms de la BD : Tardi, Bilal … Il publie ensuite plusieurs romans et nouvelles. Il a vendu plus de cinq millions d’ouvrages tous genres confondus.

Enki Bilal : né en 1951 à Belgrade en Yougoslavie, il rejoint en 1960 son père à Paris. Il publie en 1972 sa première BD dans Pilote, où il rencontre Pierre Christin. Leur collaboration donne naissance à des albums mythiques, unanimement salués par la critique, comme Les phalanges de l’ordre noir. Entre 1980 et 1993, il écrit et dessine par ailleurs une importante trilogie de science fiction: Nikopol. Président du salon de BD d’Angoulême en 1987, Enki Bilal a enfin réalisé plusieurs films, tels que Bunker palace hotel ou Immortel.

  • Lundi 5 décembre 2011 Master-class : de 14h à 16h Réservée aux étudiants inscrits dans le cadre de leur cursus
  • Conférence : de 18h à 20h00
  • Entrée libre dans la limite des places disponibles

Université Lumière Lyon2 – Grand amphithéâtre 18 quai Claude Bernard – Lyon 7e

Plus d’information : www.univ-lyon2.fr 

Références bibliographiques

Ouvrages réalisés en commun par Pierre Christin et Enki Bilal :

  • 1975 La croisière des oubliés, Casterman
  • 1976 Le vaisseau de pierre, Casterman
  • 1977 La ville qui n’existait pas, Casterman
  • 1979 Les phalanges de l’ordre noir, Casterman
  • 1990 Partie de chasse, Casterman
  • 2001 Le sarcophage, Dargaud
  • 2005 Coeurs sanglants, Casterman
  • 2006 Fins de siècle (intégrale), Casterman
  • 2007 Los Angeles 1984, Casterman
La Ligue des droits de l’Homme vous donne rendez-vous pour participer à,  Libertés, libertés chéries

La Ligue des droits de l’Homme vous donne rendez-vous pour participer à, Libertés, libertés chéries

Posté le 25 nov 2011 à 4:17

Le samedi 10 décembre, jour anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, la Ligue des droits de l’Homme vous donne rendez-vous pour chérir et cultiver les libertés et la création.

Liberté pour celles et ceux qu’on montre du doigt, qu’on stigmatise, qu’on discrimine, qui vivent dans les banlieues, dans les quartiers populaires, entre chômage, précarité, racisme et contrôles au faciès, et qui veulent la liberté, l’égalité et le respect, pour de bon.

Liberté pour la jeunesse qui crée, qui chante, qui crie son refus de tout cela. Liberté de la création, liberté de la communication. Liberté de s’exprimer, de s’indigner et de résister… Libertés en fête ce samedi 10 décembre 2011, à Bobigny, avec toutes celles et tous ceux qui créent et qui s’engagent pour les droits, pour faire résolument et joyeusement le choix de l’avenir.

Programme :

  • 16h-19h : « Belles chansons rebelles »
  • Atelier d’écriture « Ecrire le monde » avec des auteurs et professionnels de la chanson. (Sous inscription auprès de mletertre@zebrock.net / 01 55 89 00 60).
  • 17h30-19h : « Les artistes ont-ils tous les droits ? »
  • Conférence-débat avec la LDH et l’Observatoire de la liberté de création.
  • 20h-23h : Concert des libertés… en partenariat avec ZEBROCK.
  • Agnès Bihl / Clarika / Mell / Marc Perrone & Marie-Odile Chantran /Abd El Haq & Félix Jousserand / La demoiselle Inconnue

L’artiste a-t-il tous les droits?

L’œuvre d’art n’est pas la réalité. Elle est dans la réalité, mais elle en est une représentation.

C’est pourquoi l’artiste est libre de déranger, de provoquer, voire de faire scandale. Et c’est pourquoi son œuvre jouit d’un statut exceptionnel, et ne saurait, sur le plan juridique, faire l’objet du même traitement que le discours qui argumente, qu’il soit scientifique, politique ou journalistique…

Il est essentiel pour une démocratie de protéger la liberté de l’artiste contre l’arbitraire de tous les pouvoirs, publics ou privés. Une œuvre est toujours susceptible d’interprétations diverses, et nul ne peut, au nom d’une seule, prétendre intervenir sur le contenu de l’œuvre, en demander la modification, ou l’interdire.

Le libre accès aux œuvres, au sens de l’article 27 de la DUDH est un droit fondamental pour le public, et l’artiste doit pouvoir librement créer, diffuser et accompagner ses œuvres. L’information du public sur le contexte (historique, esthétique, politique…), le débat sur les œuvres, doivent remplacer toute forme d’interdiction, notamment fondée sur la morale ou la religion, ou toute forme de sanction.

Mais cette liberté est-elle sans limite? Si une personne est injuriée, diffamée, si un groupe est pris à partie, discriminé, que se passe-t-il?

L’Observatoire de la liberté de création vous propose d’en débattre avec :

  • Nicolas Jones Gorlin, auteur
  • Gilles Manceron, historien
  • Isabelle Parion, productrice, membre de la Commission de classification des films
  • Agnès Tricoire, avocate, déléguée de l’Observatoire de la liberté de création.

Salle Pablo Neruda

  • 31 avenue du Président Salvador Allende – 93000 BOBIGNY
  • Tramway T1/ métro ligne 5 Bobigny – Pablo Picasso
  • Participation aux frais : 5 €
  • www.ldh-france.org
  • www.zebrock.net

Colloque International : révolution numérique et si le cinéma perdait la mémoire ?

Colloque International : révolution numérique et si le cinéma perdait la mémoire ?

Posté le 16 sept 2011 à 8:58

La révolution numérique transforme brutalement la cinématographie telle qu’on la connaissait depuis 1895 : disparition ou mutation de la pellicule comme support des images, numérisation et restauration en 4K, imagerie de synthèse (motion capture et performance capture) accompagnée de la 3D, transmission des films par satellite, remise en cause des bases fondamentales de la technique (obturation, cadence de prise de vues, perception du mouvement)…

La Cinémathèque française organise, en partenariat avec le CNC, un colloque international et ouvre le débat sur l’avenir des archives filmiques, mais aussi et surtout sur l’avenir du cinéma : interventions, tables rondes, projections…

Pendant deux jours, quatre axes de réflexion et d’interventions :

1. La révolution numérique aujourd’hui et demain.

2. Filmer en numérique : écrire sur du sable ?

3. Restauration et numérisation de collections.

4. Quel avenir pour les cinémathèques ?

Cinéastes, techniciens, producteurs, conservateurs, historiens du monde entier viendront à la Cinémathèque française pour nous faire partager leurs connaissances sur ces enjeux majeurs.

 

PROGRAMME

13 octobre

9h30 – OUVERTURE : INTRODUCTION

Frédéric Mitterrand (Ministre de la Culture et la Communication), Éric Garandeau (CNC), Serge Toubiana, Costa-Gavras (Cinémathèque française)

1. LA RÉVOLUTION NUMÉRIQUE AUJOURD’HUI ET DEMAIN

• 10h : De l’argentique au numérique par Laurent Mannoni

• 10h30 : Le cinéma numérique, une technique et un art « immatériels » ? par Olivier Bomsel

• 11h : Cartographie de la projection numérique et futurs systèmes de distribution des images par Jean-Baptiste Hennion

• 11h30 : La normalisation du numérique par Alain Besse

• 12h : Le livre, les imprimés et l’avenir des fichiers numériques par Bruno Racine

• 12h30 : Questions du public

2. FILMER EN NUMÉRIQUE : ÉCRIRE SUR DU SABLE ?

• 14h30 : Cinéastes, documentaristes et archives face au « Dilemne numérique » par Milt Shefter

• 15h30 : Le futur des laboratoires cinématographiques par Christian Lurin

• 16h : Le film a de l’avenir par Clive Ogden

• 16h30 : Table ronde – Filmer en numérique : écrire sur du sable ?

en présence d’Olivier Assayas, Caroline Champetier, Thierry Frémaux, Jean-Pierre Beauviala, Jean-Pierre Neyrac

Pour clore cette première journée à 20h :

Projection en avant-première de la restauration 4K par Sony Columbia de

Taxi Driverde Martin Scorsese.

14 octobre

3. LA RESTAURATION ET LA NUMÉRISATION DES COLLECTIONS

• 9h30 : Qu’est-ce que restaurer un film ? par Kevin Brownlow

• 10h : La restauration de film avec les outils de post-production numérique : la voie à suivre ? par Martin Koerber

• 10h30 : La conservation des films : le syndrome numérique par François Ede.

Avec la participation de Ronald Boullet (superviseur des restaurations numériques chez Éclair).

• 11h : Télévision et radio, les perspectives de la numérisation par Mathieu Gallet

• 11h30 : Calendrier d’une numérisation du patrimoine cinématographique européen par Mari Sol Pérez Guevara

• 12h : Table ronde – Les cinémathèques et les catalogues des producteurs, une nouvelle alliance ?

en présence de Gian Luca Farinelli, Marc Lacan, Béatrice de Pastre, Pascal Rogard, Ellen Schafer, Nicolas Seydoux

4. QUEL AVENIR POUR LES CINÉMATHÈQUES ?

• 14h30 : Le dépôt légal et la plate-forme numérique par Laurent Cormier

• 15h : Le rôle du numérique dans une collection film : persistance des images ? par Alexander Horwath .

• 15h30 : Vers un cinéma hybride ? Dialogue avec Jean-Pierre Beauviala

• 16h30 : Table ronde – Cinémathèques et cinéphilies de demain

en présence de Jean-Marc Lalanne, Luc Lagier, Alexander Horwath, Gian Luca Farinelli, Jean-François Rauger

• 17h30 : Synthèse et clôture.

En clôture du colloque, à 20h :

Projection de L’Homme qui en savait trop (Alfred Hitchcock, 1956), copie 35 mm originale avec son dimensionnel.

Présentation historique par Jean-Pierre Verscheure

(Colloque bilingue français-anglais/traduction simultanée)

La Cinémathèque française

  • 51, rue de Bercy – 75012 PARIS
Rétrospective Jean Painlevé : Le cinéma au cœur du vivant

Rétrospective Jean Painlevé : Le cinéma au cœur du vivant

Posté le 15 juin 2011 à 11:19

Auteur de plus de 200 films, à la croisée de la recherche scientifique et de l’esprit rebelle de l’avant-garde, Jean Painlevé a consacré sa vie à une radiographie luxuriante et joyeuse de l’infiniment petit, avec une prédilection pour la faune aquatique. Il a développé les technologies les plus pointues (caméra sous-marine, trucage, ancêtre du steadycam), mêlant ses images au jazz de Louis Armstrong et de Duke Ellington ou aux musiques électroniques de Pierre Henry.

Un cycle de films en partenariat avec les Documents Cinématographiques.

Dans l’œuvre de Jean Painlevé se rejoignent préoccupations scientifiques (essentiellement l’étude des fonds marins), pédagogiques (souci de diffuser la science, notamment auprès des scolaires) et cinématographiques (50 ans de films).

C’est une œuvre passionnante, bourrée d’humour et de fantaisie, riche de l’invention de nouvelles formes et techniques, de la volonté permanente d’inventer un nouveau regard scientifique par le prisme de la caméra et de collaborer avec l’avant-garde de son époque.

Avec cette rétrospective exclusive, réalisée en collaboration avec Les Documents Cinématographiques, le Muséum national d’Histoire naturelle retrouve celui qui passa tant de temps, jeune homme, au Jardin des Plantes, curieux de comprendre le vivant, puis d’en capter les beautés et les mystères.

Une rétrospective chronologique et en trois temps (les 19, 24 et 26 septembre), qui mélange films et témoignages (des collaborateurs de Jean Painlevé évoqueront l’homme et son œuvre) et qui, loin de figer le souvenir du cinéaste, donne envie de prolonger sa démarche humaniste et infiniment poétique. Pour petits et grands !

Pour plus d’informations :

 

Les séances : Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles (120 places) Accueil du public 30 min avant Auditorium de la Grande Galerie de l’Evolution 36, rue Geoffroy Saint-Hilaire – Paris 5e

Programmation :

Lundi 19 septembre à 18h

Invités : Brigitte Berg (Les Documents Cinématographiques) et François Porcile (réalisateur, historien du cinéma et musicologue)

Mathusalem

Cinq séquences filmées, projetées à l’origine pendant la représentation de la pièce de théâtre surréaliste d’Ivan Goll au théâtre Michel à Paris, avec notamment Antonin Artaud.

1927, 9min, Noir & Blanc, sonore

Le Mouvement des Plantes

Vingt ans après Jean Painlevé, le docteur Comandon a utilisé les techniques de la cinématographie à des fins d’études biologiques. C’est à lui que l’on doit les premiers films tournés image par image et projetés en accéléré. C’est en ralentissant la prise de vue à une image par heure ou même plus que Jean Comandon « donne vie » aux plantes qu’il filme.

Réal. : Jean Comandon, 1920-30, 12min, N&B, muet

Premières images II

Figure incontournable de la naissance du cinéma, Etienne-Jules Marey est une référence constante chez Painlevé. Dès 1882, Marey, en menant ses recherches en physiologie, il invente et construit le chronophotographe, la 1ère caméra à proprement parler.

Réal. : Etienne-Jules Marey, 1883-1900, 3min, N&B, muet

Traitement expérimental d’une hémorragie chez le chien (Le sérum du Dr. Normet)

L’injection du sérum Normet chez un sujet ayant subi une importante saignée permet une rapide reconstitution du plasma sanguin.

1930, 4min, N&B, muet

La Pieuvre

Locomotion, détails physiques, respiration. Elle jette son encre. Combat et mort.

1927, 13min, N&B, muet

Hyas et sténorinques

Présentation de ces petits crustacés dont la particularité est de se couvrir, selon leur gré, de colonies végétales ou animales. Convivialité avec leur voisin, le ver spirographe.

1927, 10min, N&B, musique : Frédéric Chopin

Oursins

Etude de Jean Painlevé sur la morphologie des oursins de sable et des oursins de roche.

1928, 10min, N&B, muet

L’Hippocampe

Locomotion de l’hippocampe, seul poisson vertical. Présentation de son mode de reproduction étonnant puisque c’est le mâle qui accouche, après que la femelle a déposé ses œufs dans sa poche ventrale. Développement des embryons.

1933, 13min, N&B, musique : Darius Milhaud

Samedi 24 septembre à 15h30

Invitée : Brigitte Berg (Les Documents Cinématographiques)

Barbe-Bleue

Film d’animation en pâte à modeler d’après le conte de Perrault, tourné en Gasparcolor. Une prouesse technique sur un opéra-bouffe de Maurice Jaubert. Version restaurée image et son de 1995.

Réal. : René Bertrand, 1938, 13min, couleur, musique : Maurice Jaubert

La Quatrième dimension

Après la présentation des trois dimensions connues, introduction d’une quatrième dimension hypothétique, celle du temps. Grâce aux trucages d’A.P Dufour, cette dimension fictionnelle nous promène dans un univers digne de Lewis Caroll.

1936, 10min, N&B

Le Vampire

Présentation d’une espèce de chauve-souris d’Amérique du Sud. Approche de la proie, technique d’attaque. Allusion au mythe de Nosfératu chez Murnau.

1945, 9min, N&B, musique : Duke Ellington

Ecriture du mouvement

Présentation de la méthode de Pierre Conte, qui permet d’écrire la danse comme la musique. Cette écriture s’applique également à des gestes usuels, de métier, sportifs ainsi qu’aux animaux.

1947, 9min, N&B

Les Oursins

Biologie et comportement de l’oursin. Documentaire réalisé en macro-caméra et en accéléré avec de nombreux gros plans révélant des détails anatomiques.

1954, 11min, couleur, musique : bruits organisés en hommage à Edgard Varèse

Diatomées

Morphologie et importance de ces mystérieux organismes dans la formation de la croûte terrestre. L’humour du commentaire se conjugue à la beauté des images.

1968, 17min, couleur, musique : Pierre Angles et Roger Lersy

Comment naissent des méduses

Nutrition et reproduction chez différentes espèces de méduses.

1960, 14min, N&B, musique : Pierre Conté

Lundi 26 septembre à 18h

Invités : Brigitte Berg (Les Documents Cinématographiques) et Pierre Jansen (compositeur de musique de films) (sous réserve)

Les Amours de la pieuvre

Déplacement, respiration, nutrition de la pieuvre qui se niche dans le creux des rochers. Accouplement et ponte.

1967, 13min, couleur, musique : Pierre Henry

Histoire de crevettes

Présentation de la crevette. Nutrition, reproduction et délivrance des larves.

1964, 10min, couleur, musique : Pierre Conté

Acera ou le bal des sorcières

Mollusque bisexué qui nage et danse à l’aide d’un repli formant un manteau autour du corps.

Ponte et développement des larves jusqu’à l’état adulte.

1972, 12min, couleur, musique : Pierre Jansen

Les Pigeons du square

Ce film – le dernier réalisé par Painlevé – a pour objet d’intéresser le jeune public à des animaux familiers. Description, sur un mode humoristique, de la morphologie et du comportement du pigeon.

1982, 26min, couleur, musique : Ramon de Herrera

Cristaux liquides

Etude au microscope des dispositions moléculaires multicolores des cristaux liquides.

1978, 6min, couleur, musique : François de Roublaix

Auditorium de la Grande Galerie de l’Evolution

  • 36, rue Geoffroy Saint-Hilaire – Paris 5e

Le sujet qui fait débat : Faut-il inclure les oeuvres d’art dans le calcul de l’ISF ?

Posté le 07 juin 2011 à 10:41

Les députés examinent actuellement le collectif budgétaire avec la fameuse réforme de l’ISF. Le vote final devrait intervenir dans la première quinzaine de juillet et plus de 200 amendements ont été déposés et examinés en Commission des finances. L’un de ceux qui a été adopté, a créé la surprise : il prévoit d’intégrer les œuvres d’art dans le calcul de l’ISF,un débat qui ne date pas d’hier. Cette décision ne fait pas l’unanimité. Le ministre du Budget François Baroin a rappelé qu’il allait « tout faire » pour convaincre les parlementaires de retirer ou « voter contre » un amendement visant à intégrer les œuvres d’art dans le calcul de l’ISF. Ce débat qui divise, dépasse largement les clivages gauche-droite. L’ADIAF a réagit au projet d’inclure les oeuvres d’art dans le calcul de l’ISF et nous à fait parvenir ce communiqué. Il est signé par Gilles Fuchs, Président de l’ADIAF et Florence Guerlain, Vice-présidente de l’ADIAF.

Le communiqué :

C’est avec indignation – et nous traduisons le sentiment de la majorité des quelque 300 collectionneurs inscrits à l’ADIAF – que nous apprenons cette proposition visant à réintégrer les œuvres d’art dans le périmètre de l’ISF, et lisons les commentaires qui l’accompagnent.

Soupçonner les collectionneurs d’être des fraudeurs est indigne.

Les assimiler aux grandes fortunes françaises ou mondiales, c’est montrer l’ignorance du rédacteur sur la réalité des collectionneurs d’art, personnages compulsifs et passionnés, qui souvent préfèrent sacrifier leurs vacances, leur voiture, leurs loisirs, leurs économies, pour acheter une œuvre d’art que parfois ils payent sur plusieurs mois … Investissements non productifs peut-être, mais onéreux à conserver, à protéger, à exposer. Les collectionneurs sont les partenaires des artistes et les complices de la création de leur génération. L’achat d’une œuvre d’art contemporaine est un réel acte d’engagement et non un acte de spéculation. Assimiler les collectionneurs à des spéculateurs, c’est ignorer cette réalité. Un tel jugement ne peut être basé que sur la seule lecture des invraisemblables records n’ayant le plus souvent aucune signification profonde avec la réalité artistique.

Cette attitude revient à mépriser totalement l’énorme travail accompli par les collectionneurs et les galeries, oubliant leurs dépenses ou leurs pertes, pour ne plus considérer qu’un « gain » hypothétique, aléatoire et fragile.

Considérer que l’impact économique est « quasiment nul », c’est simplement oublier tous les métiers qui tournent autour de l’art : galeries, encadreurs, restaurateurs, imprimeurs, marchands et artisans de toutes sortes, derniers « conservateurs » d’un savoir-faire qui s’oublie et se perd … mais aussi maisons de ventes, foires internationales, biennales, expositions. C’est aussi mépriser la masse de visiteurs qu’elles attirent.

Mais les enjeux économiques ou fiscaux ne sont pas l’essentiel. Depuis de longues années, la France et ses artistes ont été exclus du monde international de la création. Les grands collectionneurs comme les grands musées étrangers, les grandes foires internationales négligeaient les artistes français.

Inquiète de cet état de fait, l’ADIAF a été créée dès 1994 par des collectionneurs pour réagir à cette situation et redonner de la visibilité internationale à la création française. Le fameux et très officiel rapport Quemin a confirmé haut et fort ces constatations alarmantes et ce déclin. Les musées, les institutions ont vigoureusement participé à ce renouveau français : expositions sur l’art français au Centre Pompidou, au Palais de Tokyo, la Force de l’art, création du Prix Marcel Duchamp par l’ADIAF… Toutes ces initiatives ont eu pour but de mieux faire connaitre la scène artistique française.

Le résultat de ces années d’efforts se fait sentir. Aujourd’hui, le marché de l’art français n’est plus jugé négligeable; des galeries majeures étrangères s’installent à Paris ; les grandes ventes aux enchères resurgissent, la FIAC redevient l’une des trois premières foires du monde et Paris s’affirme comme une des plaques tournantes de l’art international.

Pénaliser les collectionneurs français reviendrait à casser l’élan qui a nécessité près de 20 ans à reconstruire. Car ce sont eux qui ont redonné en France sa vitalité, et ce sont souvent eux qui alimentent un mécénat tellement nécessaire à la vie artistique.

Et les artistes français dans tout cela ? Ils ont absolument besoin de la reconnaissance nationale d’un large public pour pouvoir percer à l’étranger. Alors pourquoi décourager ces collectionneurs français qui sont les premiers à les avoir soutenus et applaudis ; les pénaliser serait nuisible en premier à nos artistes qui risqueraient alors d’être de nouveau considérés comme « les danseuses de la République ».

L’art n’est pas un enjeu économique, ce n’est pas un instrument de justice fiscale. Nuire aux artistes c’est perdre l’âme d’un pays, ce qui a été vu dans d’autres circonstances malheureuses. Les artistes sont les moteurs et les réservoirs de la création et le témoignage du dynamisme psychique d’un pays. Ils sont aussi notre orgueil et notre joie.

Quel désenchantement de voir la France réduite à tenir un rôle de second plan. Voila un plan bien machiavélique. En matière cinématographique, l’Etat a su favoriser de manière remarquable le développement du cinéma français. Pourquoi n’en serait-il pas de même pour les arts plastiques ?

Abandonner nos artistes pour quelques euros de plus soulignerait le peu de cas que nos élites politiques se font du destin profond de notre pays.

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Colloque international le 17 et 18 mai 2011 à l’Institut National du Patrimoine

Colloque international le 17 et 18 mai 2011 à l’Institut National du Patrimoine

Posté le 09 avr 2011 à 9:19

L’édition 2011 du PrinTEMPS de la Typo s’intitule « »Écrire la ville »,». Il s’agira de questionner le sens et le rôle des écritures en milieu urbain

Après une première édition, intitulée « Transmettre l’écrit », voici la 2ème édition du  » Printemps de la typo consacré au thème « Écrire la ville ».

Dans l’état d’esprit d’ouverture et de prospective qui caractérise l’Ecole Estienne, le thème « Écrire la ville » dressera un panorama des écritures qui peuplent aujourd’hui la ville et les formes et significations d’écritures urbaines actuelles et à venir.

De nombreux intervenants, responsables associatifs et politiques, prospectivistes, professionnels de l’architecture et de l’urbanisme, écrivains, plasticiens, designers, graphistes et typographes bien sûr sont invités à contribuer à une réflexion exploratoire sur les rapports complexes qu’entretiennent la typographie et la ville, sur le statut, le sens et le rôle des écritures urbaines.

Contexte

Ce colloque s’inscrit dans un programme international portant sur le façonnage des milieux urbains par l’écriture soutenu par la Mairie de Paris (Projet « les écritures urbaines de Paris 2030 » associant l’École des Hautes Études en Sciences Sociales et l’École Estienne).

En parallèle, les workshops et conférences organisés en partenariat avec l’Institut Mémoires de l’Édition Contemporaine (IMEC) et le Centre Pompidou, l’exposition « les mots de la ville » à Estienne témoignent de la vitalité des recherches et des créations du moment.

L’École Estienne est la « maison mère » du projet.

Printemps de la typo 2011 – 2ème édition

1 –  Parole au graphisme  Vendredi 6 mai 2011

Centre Georges Pompidou – PARIS

Littérature en forme

En collaboration avec l’Institut Mémoire de l’Edition Contemporaine (IMEC)

Alors que les outils de mise en page permettent une souplesse de plus en plus marquée, le travail du graphiste dans l’édition se limite trop souvent à la couverture, particulièrement en littérature. Est-ce seulement au nom d’une « neutralité » censée ne pas parasiter le texte ?

À travers quelques exemples récents et non conventionnels, où la forme donnée au texte participe pleinement de l’écriture, nous tenterons d’évaluer les résistances et le champ des possibles dans le graphisme des ouvrages littéraires.

Invités

  • Sonia Chiambretto, écrivain
  • Philippe Millot, graphiste

Modérateurs

  • Yoann Thommerel, (Institut Mémoire de l’Édition Contemporaine)
  • Romain Lacroix, service de la Parole du Centre Georges Pompidou

2 – Exposition « Les mots de la ville » mai 2011

École supérieure des Arts et Industries graphiques Estienne 18 boulevard Auguste Blanqui 75013 PARIS

  • Une expo sur la pelouse d’Estienne sur le thème « Les mots de la ville« .

Descriptif de l’exposition : 13 panneaux recto photo verso texte montés sur un axe planté dans la pelouse et permettant une rotation en fonction du vent. Format 1m x 1,50 m.

  • Une exposition dans le hall de l’École sur un« Paris 2030« 

Édition

  • Présentation de produits éditoriaux

> Mercredi 17 mai

17h – 18h30 / Conférence

18h30 / Hall de l’école, vernissage de l’exposition

3 – Colloque international  17 – 18 mai 2011 « Écrire la ville »

Institut National du Patrimoine  2 rue Vivienne – Auditorium Colbert 75002 PARIS

> Mardi 17 mai

9h30 – 13h00 / Écritures urbaines contemporaines (ou d’hier et d’aujourd’hui)

Quelles sont les écritures de la ville en l’an 2011 ?  Une tentative d’inventaire, sans précisément répondre à cette question les intervenants de cette première journée livreront leurs expériences, connaissances et réflexions sur ce sujet.

Intervenants

  • Claude Abron, Photographe et auteur de « Graffiti« , « Couleurs et humeurs de la ville » et « Voitures extra-ordinaires« .

Photographe,  qui  vient de publier 2 superbes bouquins « Graffiti » (Fnac et n’importe quelle bonne librairie éditions place des victoires) et « Couleurs et humeurs de la ville »(eden 21collection plus difficile à trouver) sur sa recherche depuis plus de 40 ans a travers le monde sur les graffitis, fresques, textes, mots divers, dans la ville etc…

Les graffiti exclusivement réalisés sur les voitures : « Voitures extra-ordinaires »(eden21collection).

  • Jack Usine ou (Jules Vernacular),
  • Étienne Hervy « Graphisme et architecture’aujourd’hui « , une réflexion sur les rapports complexes, mais indissociables, qu’entretiennent le graphisme et l’architecture aujourd’hui. La signalétique, l’architecture, les lettrages en façade, les interventions dans l’espace public ou les identités visuelles, la diversité des projets sélectionnés montre la nécessité d’ouvrir des voies de travail communes entre les professions d’architectes, graphistes et urbanistes.
  • Julien Gineste, Enseignant, Graphiste, Auteur et Sandra Chamaret, Auteur

Excoffon dans la thématique de l’écriture urbaine sont les suivants :

Les caractères d’Excoffon (Banco, Mistral, Choc, Nord) sont très représentés dans l’espace urbain français (enseignes et devantures commerciales) connaissent un phénomène de disparition (inscriptions originales des années 50 à 70) mais aussi de renouvellement (pourquoi ces caractères continuent-ils toujours à être employés?)

Certains alphabets (Choc) ont un usage très spécifique dans l’espace urbain (restaurants japonais) l’emploi des caractères d’Excoffon se perpétue de nos jours presque exclusivement dans l’espace urbain.

  • David Poullard,  » lettres hors la page », l’inscription, les enseignes des petits commerces, les noms de stations de métro en carrelage, la station Hector  Guimard, police de caractères ordinaires, typographie d’affichage des frontons du tramway du sud parisien.

« Ces lettres dans lesquelles on circule » spatialité de la lecture, singularité de l’inscription dans l’espace de la rue.

  • Mireille Appel-Muller Déléguée générale IVM Institut pour la ville en mouvement / City On The Move

« Typographie et mobilité dans la ville« :

  • mobilité des individus et des groupes sociaux confrontés à des difficultés spécifiques ;
  • mise en valeur de la qualité des lieux par la communication graphique, l’écrit ou/et la typographie et des temps du mouvement ;
  • contribution au développement des cultures de la mobilité urbaine et des civilités ;
  • prise en compte des contraintes et des enjeux environnementaux.
  • Henri –Pierre Jeudi, sociologue analyste Critique de l’esthétique Urbaine
  • Yo Kaminagai, responsable de l’unité management du design à la RATP

Modérateur

Michel Wlassikoff, historien enseignant à l’École Estienne

> Mercredi 18 mai

9h30 – 12h30 / Écritures urbaines futures (programme en cours d’élaboration)

Quelles seront demain les écritures de la ville ?

  • Armelle Nouis, proviseur le l’École Estienne
  • Jean-Louis Missika, adjoint au Maire de Pais chargé de l’Innovation, de la Recherche et des Universités
  • Béatrice Fraenkel, Directrice d’étude à l’EHESS, directrice de l’équipe responsable du projet « Les écritures urbaines de Paris 2030 » penser les écritures urbaines de Paris 2030, recherche prospective, réflexion théorique, projets graphiques et typographiques
  • Représentant de la ville de Paris ou/et collectivité locale, politique de gestion des écritures urbaines en matière de signalétique, d’affichage publicitaire et politique, de zonage et de nettoyage  en distinguant prescriptions, interdictions et réalisations.
  • Sophie Pène, directrice de recherche ENSCI Les Ateliers
  • Pierre Di Sciullo, typographe
  • Pierre Giner, artiste et enseignant ESAA Duperré
  • Jean-Louis Fréchin ?, architecte et consultant en nouvelles technologies, designer produit bureau NoDesign, enseignant à l’INSCI

Espace public, internet, équipements numériques et affichage en milieu urbain (signalétique, informations), les nouveaux objets de communication, interfaces ou aides à la mobilité urbaine : réseau interactif de plans de rue afin de fluidifier les connexions entre les lignes de métro et de bus, panneaux d’information et surfaces tactiles interactives ; terminaux interactifs et qualité de l’environnement urbain ;

14h – 16h / Témoignages de jeunes diplômés (programme en cours d’élaboration)

Table ronde / témoignages d’étudiants, les travaux de recherche et diplôme de fin d’étude

  • Julien Priez, diplômé 2010 de l’École supérieure Estienne Diplôme supérieur d’arts appliqués « Design Typographique » projet communication urbaine Ville de Montreuil
  • Étudiants d’écoles supérieures d’art et de design (Allemagne, Angleterre, Belgique, Pays-Bas, Suisse, etc.). Sondage en cours (MW)

Modérateur

Michel Wlassikoff

A propos de Ecole Estienne

En 2009, l’École Estienne a 120 ans et continue d’allier innovation et tradition.

La création de l’école municipale professionnelle des arts et industries du Livre avait  été décidée par la ville de Paris en 1887 ; le nom d’« Estienne » a été donné à la nouvelle école, pour relier cette école du livre à la tradition humaniste des Estienne, dynastie d’imprimeurs de la Renaissance. Et le 1er juillet 1896, le président de la République, Félix Faure, inaugurait les bâtiments actuels du boulevard Auguste-Blanqui.

À cette époque, les élèves étaient orientés, selon leurs capacités, vers le dessin ou vers l’industrie et ils étaient répartis dans les différents ateliers après avoir accompli le « circulus », c’est-à-dire avoir « circulé » dans tous les ateliers : ateliers  de reliure et de dorure, de dessin, de gravure, de composition typographique ou d’impression.

Par la suite, les études et les diplômes ont suivi les évolutions de l’enseignement technologique comme dans les autres écoles supérieures de Paris que sont Boulle, Duperré et Olivier de Serres : on y prépare aujourd’hui, au cours d’études post-baccalauréat, 5 BTS, 5 DMA, 3 DSAA. L’École Estienne, dédiée à l’origine à l’imprimerie, est devenue aussi école du design de communication et des métiers d’art du Livre.

Pour former professionnels d’excellence, qu’ils soient imprimeurs, graphistes, designers ou éditeurs, pour enrichir la modernité de la tradition, à toutes les époques, le souci constant de l’École a été de mettre à la disposition des professeurs et des étudiants les technologies les plus modernes et les plus performantes, depuis l’introduction de la linotype en 1905 jusqu’à la presse numérique en 2005 et le CTP numérique aujourd’hui. Les premiers ordinateurs ont fait leur apparition dans les années 80 ; il y en a 350 aujourd’hui..

Pour faire honneur au nom d’Estienne, l’école Estienne a maintenu au fil du temps une longue tradition d’ouverture culturelle : premières portes ouvertes en 1972, invention de la Semaine culturelle en 1986, de Presse citron en 1992 (concours national de dessin de presse, ouvert à deux catégories « professionnels » et « juniors »).

Aujourd’hui école du livre et de la communication, école supérieure de l’enseignement public, EPLE municipal, c’est le ministère de l’Éducation nationale qui gère les 115 enseignants et les 600 étudiants, c’est la Mairie de Paris qui délègue les budgets de fonctionnement et d’investissement.

Les illustres issus de l’Ecole Estienne : Robert Doisneau (photographe), Lucien Fontanarosa (peintre), Édouard Boubat (chroniqueur, reporter photographe), Pierre Faucheux (graphiste et architecte), Siné, (dessinateur, caricaturiste), Cabu (dessinateur et caricaturiste), Jean-Paul Maury (PDG de l’imprimerie Maury à vingt-trois ans ; il a construit une entreprise d’importance nationale en 2001, c’est la première imprimerie de rotatives offset en France avec 1560 employés et 300 000 tonnes de papier imprimé par an), Yann D. Pennor’s (designer graphiste, il a créé le logo de Forge de Laguiolle, puis il en a redessiné le couteau  qui est devenu un objet culte), Benoit Devarrieux (coprésident fondateur de l’agence Devarrieuxvillaret, graphiste).

À vous de lire ! Littératour

À vous de lire ! Littératour

Posté le 23 mar 2011 à 2:41

Le livre est une valeur sûre, un repère fort. Il fait partie de notre quotidien, il invite à l’évasion, incite à la réflexion : il nous ouvre de nouveaux horizons.

A l’heure où l’écrit vit une nouvelle étape, « A vous de lire ! – Littératour » partira à la rencontre des Français du 26 mai au 7 juin 2011. Un événement destiné à rappeler au grand public la richesse de la lecture, l’imaginaire qu’elle suscite et le rêve qu’elle engendre.

Voyage au pays de l’écriture dans de sublimes voitures-exposition « Des tablettes d’argile aux tablettes numériques » : tel est l’intitulé de la rétrospective présentée dans les voitures-exposition de ce convoi exceptionnel qui seront mises en scène et en lumière par l’agence « bâtisseur de rêves » SKERTZO , à laquelle on doit notamment les métamorphoses du château de Chambord, les illuminations de la cathédrale de Reims, ou encore la mise en lumière du Cours des Cinquante Otages à Nantes. Quant au contenu éditorial, il a été conçu par le journaliste et romancier Franck Ferrand, également animateur de l’émission quotidienne Au coeur de l’histoire sur Europe 1.

Le résultat de cette association de talents : un voyage à travers l’histoire de l’écriture, rythmé par une sélection de documents, manuscrits et correspondances d’exception, prêtée par le musée des Lettres et manuscrits à Paris, complétée par le musée d’Art et d’Histoire d’Avranches.

La caution de l’exposition est assurée par le concours actif de la BNF.

Le propos de cette exposition de grande envergure se veut à la fois pédagogique et attractif. Autrement dit : cet événement vise aussi bien les amateurs d’histoire, les fans d’écriture et un plus large public, notamment de jeunes, qui souhaitent en savoir plus sur le passage du volumen (le rouleau) au codex (le livre à plat), la révolution de l’imprimerie ou encore l’actuelle transition numérique.

Un parcours passionnant, jalonné de repères phares dans l’histoire littéraire : de l’Epopée de Gilgamesh à la Divine comédie, des poèmes d’Homère au théâtre de Shakespeare, des oeuvres de Rabelais à celles de Goethe, tous présentés dans leur format d’époque. Avec quelques trésors, dont plusieurs incunables (imprimés très anciens).

Au programme : une exposition-événement d’exception, pour revivre la grande aventure de l’écrit, des plus anciens supports jusqu’aux tablettes numériques. Une façon originale de sensibiliser le grand public à la lecture, donner, voire redonner l’envie de lire, de discuter et d’échanger autour des livres.

12 VOITURES POUR UN CONVOI EXCEPTIONNEL

  • Papyrus et rayonnages de la Grande bibliothèque d’Alexandrie Dans un parcours qui marquera l’accélération progressive du facteur temps dans les moyens de véhiculer l’écrit, l’exposition vous transportera successivement de l’argile au parchemin, du volumen au codex ». Véritable plongée dans le passé, le visiteur pourra admirer les tablettes mésopotamiennes en cunéiforme, des papyrus égyptiens et grecs, ainsi que la reconstitution d’une série de rayonnages de la Grande bibliothèque d’Alexandrie, garnis de rouleaux indexés. Un film sur le passage des écritures idéographiques aux écritures alphabétiques sera également projeté en continu.
  • Manuscrits, parchemins, enluminures et incunables « Du parchemin au papier, du manuscrit à l’imprimé ». Une fois encore, la scénographie sera digne d’un film à grand spectacle : manuscrits, parchemins, enluminures et autres incunables seront exposés et mis en perspective avec des oeuvres telles que la Divine Comédie de Dante, Gargantua de Rabelais, Hamlet de Shakespeare ou encore Don Quichotte de Cervantès. Le tout illustré par un documentaire consacré à l’introduction du papier en Europe.
  • De l’imprimerie à la tablette tactile Enfin, la dernière thématique : « Du papier à l’écran tactile, de l’offset au numérique ». Au menu : un focus sur l’imprimerie industrielle, la composition et le procédé offset. Le tout illustré par des clins d’oeil au Faust de Goethe, au Rouge et le Noir de Stendhal ou encore à Guerre et Paix de Tolstoï. A ne pas manquer : un film sur le fonctionnement d’une presse rotative offset, ainsi qu’une tablette tactile géante pour consulter l’intégralité des textes mis en scène dans les voitures précédentes.

A l’occasion de l’opération « À vous de lire ! » initiée par Frédéric Mitterrand, Ministre de la Culture et de la Communication, le Train « A vous de lire ! – Littératour » sillonnera la France du 26 mai au 7 juin.

OU ET QUAND LE TRAIN FERA-T-IL ETAPE ?

Parcours du Train

  • Mercredi 01/06 : ANGERS ST LAUD
  • Jeudi 26/05 : LYON PERRACHE
  • Vendredi 27/05 : VALENCE VILLE
  • Samedi 28/05 : MARSEILLE SAINT CHARLES
  • Dimanche 29/05 : TOULOUSE MATABIAU
  • Lundi 30/05 : BORDEAUX SAINT JEAN
  • Mardi 31/05 : LA ROCHELLE
  • Jeudi 02/06 : RENNES (Expo de 10h à 19h)
  • Vendredi 03/06 : Fermeture
  • Samedi 04/06 : NANTES
  • Dimanche 05/06 : LILLE FLANDRES
  • Lundi 06/06 : REIMS
  • Mardi 07/06 : PARIS NORD

Autre temps fort du Train A vous de Lire – Littératour : la présence de voitures de l’Orient Express, train non seulement mythique, mais aussi source d’inspiration pour de nombreux écrivains, à commencer par Agatha Christie, la reine du roman policier.

Le café littéraire accueillera, chaque jour de 12h30 à 13h45, un café littéraire animé par Gonzague Saint Bris : l’écrivain recevra auteurs et universitaires à chaque étape du train pour parler littérature, mais aussi débattre de thématiques en lien avec la destination où le Train sera stationné.

Parmi les écrivains qui ont déjà répondu présents, citons Irène Frain, Didier Van Cauwelaert, Alexandre Jardin, Jean Becker, Mohamed Aissaoui, Adrien Goetz, Anne Berest, Yann Quefellec, Gilles Martin- Chauffier, Philip Plisson, Frédérique Deghelt, Anne Goscinny, Patrick Mahé, Eric Giacometti, Alain Mabanckou, Jacques Ravenne…

Du côté des universitaires, citons notamment la participation de l’historien Philippe Tourault au café littéraire prévu en gare de Nantes. Quant à Patrick Demouy, professeur d’histoire médiévale à l’Université de Reims Champagne-Ardenne, il participera à un débat en gare de Reims à l’occasion des 800 ans de la cathédrale de la ville. Par ailleurs, Odile Bazin, veuve d’Hervé Bazin, sera dans le train à Angers, ville natale de son mari.

UNE VOITURE-CONFERENCE POUR APPRENDRE ET DEBATTRE

Parallèlement, une voiture-conférence accueillera les scolaires pendant la journée, ainsi que des ateliers de lectures faites par des comédiens professionnels. Des kits ludiques et des documentations sur le livre et la lecture seront également offerts par La Poste et Culture papier.

L’EXPOSITION ET L’ACCES AU CAFE LITTERAIRE SERONT ENTIEREMENT GRATUITS LE TRAIN SERA OUVERT AU PUBLIC DE 9H A 19H TANDIS QUE DES SEANCES DE DEDICACES DES AUTEURS SE DEROULERONT DE 14H30 A 18H SUR LE QUAI DE LA GARE

Regarder les photographies de l’inauguration :

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