Exposition

L'univers imaginaire de l'enfant Klee au Cobra Museum et Le Siècle d'Or fait la fête au Frans Hals Museum

L’univers imaginaire de l’enfant Klee au Cobra Museum et Le Siècle d’Or fait la fête au Frans Hals Museum

Posté le 06 fév 2012 à 12:17

Du 28 janvier au 22 avril 2012, le Musée Cobra organise l’exposition internationale Klee et Cobra. Intitulée « L’univers imaginaire de l’enfant Klee« , elle révèle l’influence de Paul Klee sur le mouvement artistique  Cobra partant de la  fascination récipr oque pour le monde imaginaire et merveilleux de l’enfant. Au total, 120 chefs-d’oeuvre de Klee et 100 oeuvres de Cobra, notamment de Karel Appel, Constant Corneille et Eugene Brands, seront rassemblées.

L’exposition L’univers imaginaire de l’enfant Klee est le fruit d’une collaboration entre le Zentrum Paul Klee de Bern, le Louisiana Museum of Modern Art de Humlebaek (Danemark) et le Cobra Museum d’Amstelveen. Les pièces proviennent également de collections privées.

Les œuvres de Paul Klee et de Cobra n’ont, au premier abord, pas grand chose en commun. En effet, Paul Klee décède en 1940 et les artistes du mouvement CoBrA (Copenhague-Bruxelles-Amsterdam) ne découvrirent son œuvre qu’en 1948, lors d’une exposition commune au Stedelijk Museum dans la capitale néerlandaise. Mais l’œuvre impressionne, puisque leur conception de l’art est la même. C’est notamment la spontanéité presque naïve et le côté désinhibé qui les réunit.

  • Du 28 janvier au 22 avril 2012
  • Pour plus d’informations sur le musée: Cobra Museum

Le Siècle d’Or fait la fête

Le Frans Hals Museum est en fête cet hiver. L’exposition « Le Siècle d’Or fait la fête » montre que les fêtes furent un thème favori des peintres du 17e siècle. Jan Steen et Frans Hals, par exemple, peignaient volontiers leurs contemporains festoyant, que ce soit les paysans des kermesses rustiques, les gais lurons du carnaval ou les joyeux bourgeois des parties de campagne ou attablés aux banquets des gardes civiques. L’exposition accroche une soixantaine de tableaux, dont des pièces majeures provenant de la collection du musée ou de plusieurs prêts, notamment du Metropolitan Museum (New York) et du Louvre (Paris). Elle ouvre ses portes du 11 novembre 2011 au 6 mai 2012 inclus.

L’exposition est la première présentation d’ensemble de la peinture sur le thème de la fête au Siècle d’Or hollandais. Elle présente, outre nombre de tableaux savoureux de la main de peintres importants du 17e siècle, toute une série de peintures anecdotiques qui illustrent – souvent avec ironie – les normes et les valeurs de cette époque. Elle montre la fête sous toutes ses formes, aussi bien la partie de campagne de la bourgeoisie aisée que la kermesse, le banquet, la noce rustique, sans oublier Sinterklaas – la fête de Saint Nicolas, si importante aux Pays-Bas – ni les fêtes religieuses de l’Épiphanie et de la Pentecôte.

Information dernière minute :

L’Exposition Rubens, Van Dyck & Jordaens à l’Ermitage d’Amsterdam a été prolongée jusqu’au 15 juin 2012

La White Moon Gallery : première participation à Art Paris Art Fair 2012

La White Moon Gallery : première participation à Art Paris Art Fair 2012

Posté le 05 fév 2012 à 11:47

La White Moon Gallery développe et multiplie les collaborations avec des artistes et des designers de réputation internationale. Mêlant savoirs-faire traditionnels et nouvelles technologies de pointe, elle propose une approche entièrement renouvelée d’un matériau unique : le marbre de Carrare. À la fois laboratoire de recherche, atelier de production et show-room, la White Moon Gallery produit, expose et diffuse des projets uniques signés par les créateurs contemporains les plus innovants.

En ce début d’année, la White Moon Gallery annonce sa première participation à Art Paris Art Fair 2012, où elle présentera sous la nef du Grand Palais de nombreuses réalisations inédites, dont une oeuvre exclusive du célèbre créateur Ora-ïto qui vient de rejoindre la galerie.

À cette occasion, la White Moon Gallery vous donne rendez-vous afin de découvrir aussi de nombreuses créations exceptionnelles : une sculpture-objet de Mario Botta en Paonazzo, un marbre précieux aux nuances violacées, de nombreuses sculptures de Philippe Pasqua en onyx ainsi qu’une cage-écrin aux barreaux de marbre abritant en son coeur une vanité finement ciselée, du mobilier d’Emmanuel Babled, une oeuvre unique d‘Aurèle — le créateur du célèbre Lost Dog —, ainsi que la fameuse « Cinderella Table » du collectif Demakersvan, dont un exemplaire figure déjà dans les collections du MOMA de NewYork.

le marbre de Carrare

Parmi tous les marbres, celui de Carrare se distingue à la fois par sa pureté et sa blancheur mais aussi par la fascination qu’il a exercé sur les plus grands artistes à travers toute l’histoire. La galerie remet au goût du jour ce matériau en proposant des œuvres, des objets et du design destinés aux intérieurs d’aujourd’hui et de demain. Réalisés à l’aide des technologies et des machines les plus innovantes ou bien façonnés à la main par des artisans expérimentés, tous les projets présentés par White Moon Gallery ont pour point commun d’être réalisés dans des blocs de marbre de la plus haute qualité, provenant exclusivement des montagnes de Carrare, dans les Alpes Apuanes.

WHITE MOON GALLERY

  • 18 rue de Lille
  • Paris 75007

Ingres en Miroir au Petit Château du Domaine de Sceaux

Ingres en Miroir au Petit Château du Domaine de Sceaux

Posté le 03 fév 2012 à 11:04

Le Conseil général des Hauts-de-Seine présente, en partenariat avec le musée Ingres de Montauban (82), une nouvelle exposition : « Ingres en miroir », dessins du musée Ingres de Montauban, une sélection de 63 dessins de Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867), au Petit Château du Domaine de Sceaux.

Cet ensemble exceptionnel, issu du fonds de 4 500 pièces légué par le maître à sa ville natale en 1867, abordera la question de la représentation du visage et plus généralement de la figure par l’artiste.

Le public pourra notamment découvrir des dessins préparatoires à des oeuvres aussi célèbres que l’Apothéose d’Homère, le Portrait de Luigi Cherubini et la muse de la Poésie lyrique ou encore Le Bain turc, trois chefs-d’oeuvre aujourd’hui conservés au musée du Louvre à Paris. La plupart des grandes oeuvres d’Ingres seront représentées à travers leurs études dessinées, tels le Portrait de Madame Moitessier (Londres, National Gallery) ou celui de la Comtesse d’Haussonville (New York, Frick Collection).

« Le Conseil général s’est fixé pour objectif de montrer en région parisienne des expositions de qualité présentées en province. Il s’agit de faire découvrir à un large public francilien des oeuvres parfois méconnues et de faire la promotion de musées qui méritent d’être visités. « Ingres en miroir » ouvre ainsi une série de rendez-vous, que nous espérons nombreux, au Petit Château du Domaine de Sceaux » explique Patrick Devedjian, Président du Conseil général des Hauts-de-Seine.

Deuxième exposition présentée au Petit Château après « Le dessin français de paysage au XVII et XVIIIe siècles », cette exposition rétrospective sur l’un des plus grands maîtres du dessin français, confirme la vocation culturelle du Petit Château du Domaine de Sceaux.

Commissaire de l’exposition : Dominique Brême, directeur du musée de l’Ile-de-France au Domaine de Sceaux

  • Du 23 mars au 24 juin 2012

Le Petit château du Domaine de Sceaux

Donnant sur la ville côté cour, partie intégrante du parc départemental côté jardin, le Petit Château du Domaine de Sceaux complète désormais les espaces du musée de l’Île-de- France ouverts au public. Il devient aujourd’hui le lieu de rendez-vous des amateurs d’arts graphiques.

Le Petit Château du Domaine de Sceaux a été bâti en 1661 à la demande de Nicolas Boindin, conseiller du roi, chargé des affaires immobilières de la ville de Paris. Acquis par Colbert au tout début des années 1680, pour être intégré à son domaine, le Petit Château devint le lieu de résidence des hôtes des Colbert (Colbert de Seignelay devint propriétaire de Sceaux à la mort de son père, en 1683). Les enfants du duc et de la duchesse du Maine y eurent ensuite leurs habitudes.

Bibliothèque municipale de la ville de Sceaux pendant un temps, le Petit Château fut le siège du Conseil d’Architecture, d’urbanisme et d’environnement (CAUE) des Hauts-de- Seine jusqu’à la fin de l’année 2009. Il réintégra alors le giron du musée de l’Île-de-France, propriété du Conseil général des Hauts-de-Seine.

Le Département a décidé de faire du Petit château de Sceaux un lieu dédié aux arts graphiques.

  • Petit Château du Domaine de Sceaux – 9, Rue du Docteur Berger, 92330 Sceaux
exposition-vente SUPER HEROS à l’Hôtel Lutetia

exposition-vente SUPER HEROS à l’Hôtel Lutetia

Posté le 31 jan 2012 à 10:30

Après le succès de l’exposition organisée à La Cantine du Faubourg (Galerie 105) en juin 2011, ARTSUPERHERO by Myface et la galerie LO4ART signent leur première exposition de l’année 2012 en partenariat avec l’Hôtel Lutetia. L’exposition se déroule du 12 janvier au 29 février 2012.

En 2010, à l’occasion des 75 ans de DC Comics, Warner Bros. Consumer Products (WBCP) et Myface ont signé un partenariat à travers une collection de produits exceptionnels qui rapproche les Super Héros DC du monde de l’art.

DC Comics est la « Maison » des Plus Grands Super Héros : Batman, Superman, Wonder Woman, Green Lantern,… Ces personnages iconiques ont forgé dans la mémoire collective la notion même de héros et ont créé une mythologie moderne pour toutes les générations à travers différents médias. Les personnages DC Comics ont en effet inspiré de nombreux films grand public, émissions télévisées, jeux vidéo et de nombreux produits dérivés pour les fans de tous âges et partout dans le monde. Myface relève ce défi de manière originale en réalisant une collection exclusive d’oeuvres d’art sur le thème des Super Héros DC Comics, représentant 4 des plus grands : Batman, Superman, Green Lantern et Wonder Woman.

  • LA « ART COLLECTION » résulte d’un concours lancé en mai 2010 auprès d’artistes de toutes nationalités avec pour thème la libre interprétation, selon l’approche dite du « mix media numérique », de quatre parmi les plus célèbres Super-Héros DC Comics : Batman, Superman, Wonder Woman et Green Lantern. C’est la première fois dans l’histoire de DC Comics que des artistes ont eu l’opportunité de réinterpréter, dans leurs univers respectifs, les Super-Héros DC Comics.
  • LA « COVER COLLECTION » : inédit également et en exclusivité mondiale, DC Comics autorise une marque, ARTSUPERHERO by Myface, à éditer ses couvertures mythiques sous forme d’oeuvres d’art, retraçant ainsi toute l’histoire des Super-Héros DC Comics à travers les différents âges, des années 1930 à nos jours, du Golden Age au Modern Age.

Ces deux collections sont éditées sur tirages photo montés sous Plexi pour offrir un rendu des plus surprenants mais elles sont également en éditions plus traditionnelles sous forme de lithographies (tirages sur papier d’art 250g) et de t-shirts.

Hotel Lutetia

  • 45, Boulevard Raspail
  • 75006 Paris

Exposition,  Le Ministère est au parfum

Exposition, Le Ministère est au parfum

Posté le 28 jan 2012 à 10:13

Le 26 janvier, Frédéric Mitterrand a inauguré l’exposition « Le Ministère est au parfum» présentée dans les vitrines du ministère de la Culture et de la Communication, au Palais-Royal, et consacrée aux créateurs de parfums.

Des parfums d’anthologie. Le ministère de la Culture et de la Communication rend hommage au savoir-faire des parfumeurs en exposant, dans ses vitrines du Palais-Royal quelques-uns des plus beaux flacons et des plus belles fragrances de toute l’histoire de la parfumerie. Dans l’une de ces vitrines, c’est toute une paillasse de parfumeur qui a pu être reconstituée. Par ailleurs, un ingénieux système permet aux visiteurs qui s’approchent des vitrines de respirer quatre parfums d’anthologie tout spécialement recréés pour l’exposition : Eau de Cologne Napoléon (1820), Moment suprême, Patou (1931), La Rose Jacqueminot, Coty (1904), Un Air Embaumé, Rigaud (1912).

Du 23 janvier au 18 mars 2012 des parfumeurs-compositeurs, intégrés ou indépendants, d’hier et d’aujourd’hui, trop souvent méconnus du grand public, sont mis à l’honneur.

Annick Le Guérer, historienne du parfum, et commissaire de cette exposition, s’est attachée à mettre en scène les grandes familles de parfums et présente le savoir-faire de ces créateurs qui ont marqué notre histoire et notre mémoire, à l’exemple de la fragrance créée par Jean-Louis Fargeon pour Marie-Antoinette, ou celle que Brigitte Bardot portait dans ses cheveux.

L’exposition parle également du rôle de la révolution de la synthèse dans l’enrichissement et le perfectionnement de ce patrimoine culturel, avec la création notamment de deux nouvelles catégories de parfums: « les gourmands », et « les aquatiques ».

Par ailleurs, elle met en valeur l’Osmothèque de Versailles, unique conservatoire au monde à rassembler des senteurs déjà existantes et à faire renaître de grands classiques, dans la perpétuation de ce patrimoine culturel.

La révolution de la synthèse

Avec l’essor de la chimie organique, la fin du XIXe siècle marque un tournant décisif. Le parfum se libère de ses origines naturelles en associant des odeurs artificielles aux matières odorantes traditionnelles et en développant des fragrances inédites.

À la même époque, l’écrivain Huysmans célèbre dans son roman À Rebours l’avènement du parfumeur moderne qui se risque à s’écarter des sentiers battus et devient ainsi un véritable créateur : « L’artiste qui oserait emprunter à la seule nature ses éléments ne produirait qu’une oeuvre bâtarde, sans vérité, sans style… dans la parfumerie, l’artiste achève l’odeur initiale de la nature dont il taille la senteur, et il la montre ainsi qu’un joaillier épure l’eau d’une pierre et la fait valoir ».

Le principe odorant de la fève Tonka, la coumarine, est obtenu par voie synthétique, en 1868, par le chimiste William Henry Perkin. Ce produit évoquant l’odeur douce du foin coupé, encore très utilisé aujourd’hui, entrera, pour la première fois, en 1882, dans la fameuse Fougère Royale créée par Paul Parquet pour Houbigant.

En 1874, Tiemann et Reimer, fabriquent industriellement le principe olfactif de la gousse de vanille, la vanilline. Aimé Guerlain s’en servira une quinzaine d’années après pour créer le toujours célèbre Jicky.

Ernest Beaux

Né à Moscou, le 8 décembre 1881, de père français, Ernest Beaux appartient à cette génération de parfumeurs qui va savoir tirer parti de la révolution de la synthèse. En 1898, date de son entrée dans la parfumerie, tout l’art consistait encore essentiellement à préparer et à mélanger un nombre assez restreint de produits. « Jusqu’à la création industrielle de la vanilline, de l’héliotropine, de la coumarine, du musc de Baur… les formules étaient très simples et paraîtraient à un parfumeur d’aujourd’hui naïves et surtout peu variées. L’on y voyait revenir : rose, géranium, bois de rose, patchouli, girofle, bergamote, citron, néroli, petitgrain, lavande, etc. ». En 1898, il est engagé chez Rallet, une importante société française de parfumerie installée en Russie qui possède les méthodes et les matériels de fabrication les plus modernes et fournit les tsars, les grandes cours d’Europe et exporte aux confins de l’Asie occidentale et orientale l’Eau de Cologne Russe, conditionnée dans un flacon à vodka. C’est par l’intermédiaire du grand duc Dimitri Pavlovitch, cousin germain du tsar Nicolas II, que Gabrielle Chanel le rencontre.

Ce n’est qu’en 1924 qu’il entre chez Chanel. Il deviendra le directeur technique des parfums de la Maison qui lui doit outre le N°5, d’autres créations célèbres comme le N°22 (1922), Cuir de Russie (1924), Gardénia (1925), Bois des Iles (1926).

Au début du XXe siècle, le chimiste Darzens met au point de nouvelles molécules odorantes longtemps inexploitées par les parfumeurs à cause de leur violence et de leur manque de stabilité : les aldéhydes. En 1912, Robert Bienaimé, l’assistant de Paul Parquet les utilise en petite quantité dans Quelques Fleurs d’Houbigant. Mais c’est Ernest Beaux qui prendra le risque d’y faire pleinement appel dans le N°5 de Chanel, paru en 1921. Une réussite qui a donné naissance à toute une lignée de créations.

L’Osmothèque de Versailles

Conservatoire des parfums unique au monde, cette banque de données olfactives sans équivalent permet d’appréhender le travail des créateurs et l’univers des fragrances. C’est en 1987 que l’aventure commence lorsque Jean Kerléo reconstitue le fameux Crêpe De Chine de Millot, créé en 1925 par Jean Desprez. L’Osmothèque est fondée en 1990 avec un groupe de compositeurs convaincus de l’intérêt de sauver de l’oubli les anciens chefs-d’oeuvre.

L’entreprise bénéficie du soutien de trois cofondateurs : l’ex- Comité français du Parfum, la Chambre de Commerce et de l’Industrie de Versailles et la Société Française des Parfumeurs qui a pour but de promouvoir la qualité du parfum français et de mettre en valeur la créativité des compositeurs. L’Osmothèque (du grec osme = odeur et theke = rangement) a pour vocation non seulement de recenser et rassembler les senteurs existantes ou à venir mais aussi de retrouver la trace des grands classiques et de les faire renaître. Elle est présidée depuis 2009 par le parfumeurcompositeur Patricia de Nicolaï qui ambitionne d’en faire une « Maison de la culture du parfum ».

  • Commissariat scientifique : Annick Le Guérer Scénographie : Arielle Picaud, Garde-Temps Direction technique : Michel Le Louarn Dessins réalisés par Gwénaëlle Deredec-Sasaki

Vitrines du ministère de la Culture et de la Communication,péristyle et galerie de Valois, Paris 1er

Exposition photographique : Eaux précieuses - Eaux sauvages

Exposition photographique : Eaux précieuses – Eaux sauvages

Posté le 25 jan 2012 à 1:27

L’année 2012 est l’année de l’eau. Un important colloque et de nombreuses rencontres sur cette thématique auront lieu sur le territoire des Bouches-du-Rhône. Dans ce cadre, la collectivité a souhaité que ses principaux lieux d’exposition proposent un temps dédié à cet élément. Dans le même esprit que l’exposition sur le cirque « Parade », il a été demandé à Agnès de Gouvion Saint-Cyr, spécialiste de la création photographique et commissaire de l’exposition, de donner à voir plusieurs époques et divers traitements de cet élément par les yeux des plus grands photographes.

La galerie d’art d’Aix-en-Provence accueille donc du 10 février au 9 avril les oeuvres de grands génies de la photographie tel que Robert Doisneau, Henri Cartier-Bresson, Man Ray, Yann Arthus-Bertrand ou encore Brassaï. A travers leurs regards, l’eau coule, dessine des paysages urbains, se déchaîne en milliers de cascades, capture le temps, absorbe le regard d’un enfant et compose la tristesse d’une femme.

Agnès de Gouvion Saint-Cyr

Indispensable à notre condition d’être humain mais trop souvent imprévisible dans son absence ou sa surabondance, l’eau, principe vital essentiel pour notre planète, dans ses aspects liquide, solide ou gazeux a fasciné non seulement l’homme, qu’il soit poète, flâneur, marin, aviateur ou scientifique, mais aussi l’artiste qui s’est abîmé dans sa contemplation. Dès lors nous ne cessons de l’observer, de l’analyser, de l’attendre, de la craindre ou de l’admirer.

Très vite, l’eau, mais aussi la mer, les nuages ou la montagne enneigée sont devenus des thèmes récurrents dans la représentation du paysage en photographie en raison notamment de la poésie qui s’en dégageait, mais aussi pour répondre au désir d’un ailleurs que suggéraient les scènes de marine ou la description des nuages. Toutefois la lenteur des films utilisés pendant la plus grande partie du XIXème siècle et donc les longs temps de pose qui en découlaient ne permettaient pas d’interpréter le mouvement de la mer ou celui des nuages, contraignant les photographes à « gommer » de leurs images l’impression de flou ainsi produite dans l’espace du ciel et celui décrit par les vagues, avant de repeindre le négatif avec des rehauts de peinture.

Puis, lorsque les progrès de la technique le leur ont permis, les artistes ont décrit l’eau dans tous ses états : l’eau qui donne vie, telles ces gouttes de rosée sur les capucines qu’offre Brassaï, l’eau qui s’écoule de notre corps pour souligner notre vulnérabilité comme le suggèrent les larmes de Man Ray, mais aussi l’eau bienveillante qu’utilise l’enfant de Doisneau sous la pomme d’arrosoir.

Depuis longtemps, architectes et urbanistes ont pris conscience de la nécessité de guider l’eau dans son parcours au travers de la cité, Brassaï s’émerveille du dessin que proposent les pavés, alors que Doisneau nous attendrit avec l’enfant penché sur le caniveau en crue ou avec ses camarades qui la recueillent serpentant rue Villin. Obstacles naturels qui segmentent la rue, les flaques d’eau obligent les citadins, qu’il s’agisse du passant derrière la gare Saint Lazare d’Henri Cartier-Bresson ou des Parisiens de Brassaï et de Sabine Weiss, à exécuter d’étranges sauts afin de leur échapper. Puis, lorsque l’eau ruisselle le long des vitres, de fantomatiques silhouettes décrites par Izis ou Sabine Weiss se glissent devant les vitrines de la ville. Les photographes contemporains se sont intéressés à une représentation plus picturale de l’eau, travaillant sur les limites entre la terre et la mer, tel Elger Esser dont les espaces marins se perdent jusqu’à l’infini avant de faire surgir la pointe d’un rocher, ou Véronique Ellena qui, dans la Valleuse d’Antifer, reprend le cadrage audacieux des Falaises de Varengeville de Claude Monet. Sugimoto dans ses Marines ou Robert Adams avec Time Passes préfère fondre la mer dans l’éther. Et lorsque Véronique Ellena, dans le Pas des Ondes, scande le reflet des arbres sur la surface lisse du lac ou que Luigi Ghirri décline les tons pastel pour décrire un jardin de Versailles au dessin d’une grande pureté, ils mettent en exergue le thème des eaux paisibles.

En revanche la même Véronique Ellena va souligner la puissance, voire la violence des flots qui se fracassent sur le rivage à Sète ou creusent le flanc de la montagne dans la Cascade à Confolens tandis que Yann Arthus-Bertrand compose une ode désespérée avec ces blocs de glace disloqués en Arctique.

Les propositions de Patrick Tosani, qui semblent au premier abord plus ludiques, s’avèrent en fait tout aussi dramatiques. Ainsi, le plongeur est-il saisi en pleine action dans un moment de plaisir avant de se retrouver immobilisé, prisonnier de cette eau gelée puis soumis à la lente fonte de la glace, dans un temps incertain, avant de retrouver la liberté. De même, associant l’image à l’idée, va-t-il représenter la violence avec laquelle la pluie peut frapper la terre et violenter l’homme, comme s’il « pleuvait des cordes » qui dessinent des figures géométriques.

Enfin, la vidéo de Douglas Gordon s’inscrit comme une vanité dans cet ensemble d’oeuvres où l’eau balance et hésite entre beauté et sauvagerie.

Artistes exposés

Robert Adams, Yann Arthus Bertrand, Brassaï, Henri Cartier-Bresson, Robert Doisneau, Véronique Ellena, Elger Esser, Robert Mapplethorpe, Lucia Ganieva, Luigi Ghirri, Izis, Man Ray, Chu Shun, André Steiner, Hiroshi Sugimoto, Maurice Tabard, André Steiner, Patrick Tosani, Sabine Weiss

  • du 10 février  au 9 avril 2012

Galerie d’art du Conseil général

  • Hôtel de Castillon
  • 21 bis cours Mirabeau
  • 13100 Aix-en-Provence

Peintures de Rabindranath Tagore, la dernière moisson

Peintures de Rabindranath Tagore, la dernière moisson

Posté le 25 jan 2012 à 10:51

L’exposition du Petit Palais présente 98 de ses peintures et dessins de 1928 à 1939 : animaux fantastiques, visages peints avec tendresse, paysages, scènes d’autant plus énigmatiques qu’elles n’ont pas de titre. Fantasques et imprévus, les thèmes abordés dans l’exposition plongent le visiteur dans les sources de son inspiration. L’artiste nous dévoile une histoire narrative, un langage visuel poétique et musical, des portraits empreints de mystères, des paysages aux couleurs chatoyantes.

Rabindranath Tagore ( 1861-1941), auteur de l’hymne national de l’Inde, est également célèbre pour être le premier écrivain non occidental à se voir décerner le prix Nobel de littérature en 1913. Sa personnalité revêt des domaines d’expression multiples (littérature, créations théâtrales et musicales), mais ce n’est que tardivement, à l’âge de 67 ans, qu’il découvre la peinture. A travers ses peintures sur papier, Rabindranath Tagore exprime de façon personnelle, presque émotionnelle, les visions du monde qui l’entoure. C’est sa « dernière moisson » créative, visions nées des ratures dont il envahissait parfois les pages de ses manuscrits pour en faire de véritables enluminures. Tagore réalisa ainsi plus de 2500 peintures et dessins qui se caractérisent par une très grande originalité, liberté d’expression sans référence à aucune école même si on a pu, pour certains d’entre eux, les rapprocher des expressionnismes européens. La spontanéité de ce mode d’expression sans mot et la place qu’il occupe dans l’ensemble de sa création renvoient également au rôle dévolu à la création graphique dans l’oeuvre de Victor Hugo.

Eclectique, foisonnante, multiple, son oeuvre constitue un lien artistique vital entre l’Inde et le reste du monde : par ses peintures inspirées d’un profond humanisme, Tagore s’adresse au monde entier et inspire encore aujourd’hui les artistes les plus modernes d’Inde.

Commissariat

  • Gilles Chazal, conservateur général, directeur du Petit Palais
  • Sylvain Lecombre, conservateur en chef des musées de la Ville de Paris
  • R. Siva Kumar, professeur d’histoire de l’art, Université de SantiniketanPetit Palais

Rabindranath Tagore

Rabindranath Tagore est né en 1861 à Calcutta, la capitale du Bengale. Sa famille, l’une des plus éclairées de l’Inde de cette époque, se caractérisait par son engagement pour le progrès intellectuel, social et spirituel. Les arts y tenaient une grande place et plusieurs de ses frères et neveux furent peintres ou écrivains. Il fut élevé dans l’esprit du Brahmo Samaj, mouvement religieux théiste (doctrine indépendante de toute religion positive, qui admet l’existence d’un Dieu unique, personnel, distinct du monde mais exerçant une action sur lui) s’inspirant d’éléments de l’hindouisme, de l’islam et du christianisme et qui accordait une grande place à des préoccupations sociales telles que l’action philanthropique, l’abolition du système des castes ou l’émancipation des femmes. Il n’a que quatorze ans quand il publie son premier poème dans un journal de Calcutta. Deux ans plus tard, c’est la musique qui, selon ses propos, « vint sur lui comme une surprise ». Il écrivit et composa au cours des années des centaines de chants. L’un d’eux , écrit en 1911, devint l’ hymne national de l’Inde en 1950.

En 1879, à l’âge de dix-huit ans, il fut envoyé à Londres pour suivre des études de droit mais c’est sans les avoir achevées qu’il s’empressa de revenir en Inde en 1880.

Il publie son premier livre de poèmes, Sandhya Sangit, (Chansons du soir) la même année et son premier drame musical, Valmiki Pratibha, l’année suivante.

Son activité créatrice va dès lors prendre une très grande ampleur. Son inspiration puissante et très variée s’exprime dans tous les genres de la littérature : poèmes d’un grand souffle lyrique, romans et nouvelles où sont abordées les questions sociales, pièces de théâtre qu’il met souvent lui-même en scène et dans lesquelles il peut aussi intervenir comme acteur, essais portant sur la spiritualité, les réformes de la société et de l’éducation, la situation de l’Inde colonisée et du monde contemporain .. Son père le charge en 1890 de l’administration d’une partie du domaine familial à une centaine de kilomètres de Calcutta. Les paysages de la plaine du Gange où l’on voyage alors lentement par bateau, la vitalité du peuple des campagnes seront pour lui une très riche source d’inspiration pour de nombreux romans et nouvelles où il se montre attentif aux relations sociales étroitement codifiées par la tradition et à la condition des femmes. Il manifeste, en 1901, son profond attachement au peuple de cette région en créant à Santiniketan une école fondée sur des méthodes d’éducation très innovantes inspirées par les valeurs du Brahmo Samaj et où la pratique des arts jouait un rôle primordial.

Il prend résolument parti en 1905 contre le projet de partition du Bengale mis en oeuvre par Lord Curzon et qui provoqua une vague de terrorisme contre l’administration anglaise. Ce projet concernait particulièrement Tagore qui a toujours combattu ce qui tendait à opposer hindouistes et musulmans. Ce thème sera traité dans son roman Gora (1909).

Prix Nobel de littérature

Le séjour qu’il fait à Londres en juin 1912 sera pour lui d’une grande importance. Il y arrive avec la traduction qu’il a lui-même faite en anglais de 103 poèmes publiés en bengali deux ans plus tôt sous le titre de Gitanjali. Par l’entremise du peintre William Rothenstein, cet ouvrage est publié par la Société indienne de Londres avec une préface du poète W.B.Yeats. Il sera par la suite traduit en français par André Gide qui lui donne comme titre L’Offrande lyrique (NRF, 1917). Sa visite à Londres ayant permis de révéler, loin de l’Inde, toute la grandeur et l’originalité de son oeuvre, un membre de la Société royale de littérature, Thomas Sturge Moore, le recommande à l’attention des organisateurs du Prix Nobel. En 1913, ce prix qui lui est décerné récompense pour la première fois un écrivain non occidental.

Cette haute distinction donnera un écho mondial à son oeuvre, à ses prises de position sur les nationalismes, causes des affrontements dans le monde et à son action éducative à Santiniketan où il ouvre en 1921 l’université Visva Bharati (le monde entier dans un seul nid) où de nombreux professeurs étrangers seront invités.

Fort de cette renommée, il effectuera jusqu’au début des années 1930 de nombreux voyages pour aller à la rencontre du monde et créer des liens entre l’Asie et l’Occident : en France (où il se lie d’amitié avec Romain Rolland, prix Nobel de littérature en 1915), en Allemagne (où il rencontre Einstein), en Suisse , en Suède, en Autriche, en Italie, en Grèce, en Russie, en Egypte, en Iran, en Irak, aux Etats Unis, en Argentine, au Pérou , en Chine, au Japon , en Birmanie, à Java, à Bali, en Malaisie, en Thaïlande, etc.

La dernière moisson

Mais Tagore n’avait pas encore été jusqu’au bout de ses facultés créatrices. A l’âge de 67 ans, il produit ses premières peintures sur papier. C’est sa « dernière moisson » créative. Il explique dans un texte de 1930 comment il aborda ce nouveau domaine. Il y révèle que le dessin fut pour lui un « apprentissage inconscient » qui se manifesta d’abord dans les ratures qu’il faisait sur ses manuscrits. Les lignes désordonnées, errantes, qu’il y traçait l’intéressèrent pour les « relations rythmiques » qui s’instauraient entre elles et pour leur pouvoir de faire apparaître des ornements ou des figures imprévus.

« Certaines d’entre elles prenaient la forme d’une sorte d’animal qui avait manqué sa chance d’exister, d’autres d’un oiseau qui n’existe que dans nos rêves et fait son nid dans les lignes que la peinture lui offre »

Ses premières peintures autonomes des manuscrits datent de 1928. Et jusqu’à la fin de sa vie il en produisit plus de 2500.

Dans ce même texte de 1930, il définit bien la spécificité de cette nouvelle pratique qui, pour lui, ne consistait pas à reproduire la réalité mais à créer des formes inédites, inattendues. En cela, il se trouve tout à fait en phase avec le mouvement moderne, né en Europe au début du siècle, qui avait affirmé que le fait plastique pouvait acquérir une totale autonomie par rapport au réel. « Mon instinct et mon expérience m’ont appris que lignes et couleurs dans l’art n’ont pas à être porteuses d’informations : elles cherchent seulement une incarnation rythmique dans la peinture. Leur but ultime n’est pas de copier ou d’illustrer un fait extérieur ou une vision intérieure mais de se manifester comme un ensemble harmonieux qui parvient, par notre oeil, à agir sur notre imagination. Je n’ai pas besoin de formuler une quelconque doctrine sur l’art. Je me contenterai de dire simplement que mes peintures n’ont pas leur origine dans une discipline apprise, ni dans une tradition, ni dans une volonté délibérée d’illustration mais dans mon instinct pour le rythme, dans mon plaisir à produire d’harmonieuses combinaisons de lignes et de couleurs. »

C’est en mai 1930, à Paris, qu’il montre pour la première fois ses peintures Il a été encouragé en cela par son amie argentine Victoria Ocampo qui organise cette première exposition. Sous le patronage de l’Association française des Amis de l’Orient, elle a lieu à la galerie Pigalle récemment ouverte comme dépendance du théâtre Pigalle fondé en 1929 par Alfred de Rothschild. Préfacée par Anna de Noailles, cette exposition fut visitée par quelques illustres personnalités : Paul Valéry, Georges-Henri Rivière, le futur fondateur du musée des arts et traditions populaires, André Gide, Ezra Pound, André Lhote.

Son inauguration fut ainsi relatée dans le journal L’Intransigeant : « Cette après midi, à trois heures, eut lieu à la galerie Pigalle l’ouverture de l’exposition de dessins et aquarelles du grand poète hindou Rabindranath Tagore. La Comtesse de Noailles a accepté d’écrire l’introduction au catalogue de cette belle exposition pour laquelle elle a manifesté un grand intérêt. D’autres personnalités littéraires et artistiques ont aussi apprécié, depuis le matin, l’art original de ces aquarelles qui évoquent Gauguin ». Juste rapprochement de l’art de Tagore avec celui du fondateur du primitivisme en peinture.

L’article le plus important qui fut consacré à cette exposition parut dans le quotidien Le Temps. Le critique Henry Bidou rend bien compte de la particularité de l’art de Tagore qu’il relie à la modernité occidentale : « Que cette peinture pure, absolument sincère et tout à fait ignorante de nos coutumes d’atelier, ressemble par moments aux plus récentes recherches des peintres d’Occident, ceux-là seuls s’en étonneront qui n’ont jamais reconnus ces courants mystérieux, propres à une époque, qui pénètrent les âmes par osmose et qui orientent tout un siècle. Il ne peut être ici question d’imitation. Mais la convergence est singulière. Il ne s’agit point d’un divertissement. Depuis deux ans, R.Tagore est entièrement occupé de cette création nouvelle. Les dessins qu’il exécute avec des plumes et des encres et qui ont l’aspect d’aquarelles singulièrement habiles et somptueuses, s’imposent à lui et celui qu’il a commencé ne lui laisse point de trêve qu’il ne l’ait achevé. Ces ouvrages sont faits d’un coup, en un temps très court, qui ne dépasse guère une heure, sans que la pointe fasse une erreur dans le dédale des courbes entre-croisées et des blancs réservés. »

  • Du 27 janvier au 11 mars 2012

Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris

Exposition Jacques TRUPHEMUS  « Les trois lumières, 1951-2011 »

Exposition Jacques TRUPHEMUS « Les trois lumières, 1951-2011 »

Posté le 24 jan 2012 à 10:24

La Région Rhône-Alpes présente, du 3 mars au 23 juin, l’exposition « Jacques Truphémus, Les Trois Lumières, 1951-2011 » qui retrace le parcours d’un artiste exceptionnel autour de 120 de ses œuvres.

Cette grande rétrospective sera présentée selon 7 thèmes : paysages du Nord, cafés et Lyon, Japon, Cévennes, portraits d’Aimée et autoportraits, natures mortes, ateliers de Lyon et du Vigan…

Né à Grenoble, étudiant aux Beaux-Arts de Lyon, Jacques Truphémus, souvent présenté comme le peintre de l’intime, partage son temps entre son atelier des bords de Saône et celui des Cévennes. L’exposition présente ses œuvres historiques et d’autres plus récentes, certaines montrées pour la première fois, ainsi que des notes de voyages au Japon et des livres illustrés.

Sylvie Carlier, Commissaire de l’exposition, a choisi « trois lumières », celle de Lyon, des Cévennes et du Nord, pour guider les pas du visiteur. Pendant plusieurs années, Truphémus a essentiellement peint des marines et saisit la lumière en pratiquant des pâtes grasses colorées. Il a ensuite évolué vers plus de dépouillement, après sa découverte du Japon et utilise aujourd’hui des pâtes grattées et des jus fluides, pour moduler la lumière sur les objets. Dans ses productions récentes, la lumière estivale des arbres se retrouve dans des camaïeux de verts tendres.

« En cette année où nous fêtons le tricentenaire de la naissance de Rousseau, je me réjouis d’accueillir cette rétrospective. La peinture de Jacques Truphémus est une alchimie sensible d’humanité, d’insaisissable et de lumière : la rêverie d’un promeneur solitaire » – Jean-Jack Queyranne, Président de la Région Rhône Alpes.

Les œuvres présentées sont issues des collections de la Galerie Claude Bernard (Paris 6ème), du musée Paul Dini (Villefranche-sur-Saône), de la Collection Jacques Truphémus, de la Collection Muguette et Paul Dini ainsi que de collections particulières.

Le Plateau – Région Rhône-Alpes 

  • 1, esplanade François Mitterrand
  • Lyon 2ème

Vendôme Luxury présente Emmanuelle Legavre, La Clé de mon Ego

Vendôme Luxury présente Emmanuelle Legavre, La Clé de mon Ego

Posté le 23 jan 2012 à 11:07

*

A l’occasion de la Fashion Week, le Vendôme Luxury Trade Show invite Emmanuelle Legavre à présenter sa première incursion dans le domaine de l’art design avec son installation monumentale « La Clé de mon Ego ».

Avec beaucoup d’humour et de fraicheur, Emmanuelle Legavre imagine un porte clé géant en détournant une icône du vintage des années 1960, une petite voiture anglaise qui a beaucoup fait parler d’elle….

Engluée dans un bain de chrome poli miroir, cette voiture (échelle 1) a été entièrement vidée, étanchéifiée, chromée… puis rattachée à une clef rose fluo. A travers ce projet fou, Emmanuelle Legavre propose une vision très personnelle d’un objet auquel elle a toujours été profondément attachée… pour en faire une oeuvre qui s’inscrit dans la lignée du pop’art entre préciosité, symbolique vintage, magie du décalage et de l’inattendu…

Cette pièce de collection de 250 kg saura créer son « waou effect »par ses dimensions : une voiture de près de 3m de long et une clef de 2,70 m, presque autant que la chaine à laquelle elle est accrochée ! Emmanuelle Legavre signe ici la première oeuvre de sa collection « Crazy World », et dévoilera d’autres objets sous différentes formes dans le courant de l’année. Destinée au grand public et aux collectionneurs, l’oeuvre a été choisie par Le Vendôme Luxury Trade Show, acteur incontournable de la Fashion week pour la promotion des créations les plus exclusives offrant ainsi à Emmanuelle Legavre une tribune internationale pour ses premiers pas dans le monde de l’art design… Informations pratiques

«Je m’amuse, j’invente un maximonde, ma bulle de fraicheur et de liberté », Emmanuelle Legavre

  • Exposition ouverte au public du 27 février au 7 mars 2012 de 10h à 20h

Hôtel Le Meurice

  • 228, rue de Rivoli 75001 Paris
26° Puces du Design à Bercy Village

26° Puces du Design à Bercy Village

Posté le 23 jan 2012 à 10:54

A vos agendas ! Knoll, Eames et Prouvé; Panton, Saarinen et Dior,  Sottsass, Paco Rabane et Paulin… éliront domicile à Bercy Village du 10 au 13 mai prochains à l’occasion des 26° Puces du Design. Tous les plus grands noms du design seront là mais vous y trouverez aussi des pépites et petits trésors, pièces anonymes ou signées de designers que l’on commence tout juste à (re)découvrir. Pour le plaisir des yeux, pour repérer ou pour acheter, les Puces du Design sont aujourd’hui le rendez-vous incontournable des amoureux du design.

Précurseur et original

Créées en mai 1999, les Puces du Design ont été le premier événement en France à réunir des antiquaires spécialisés en mobilier d’après-guerre. L’idée de Fabien Bonillo de partager sa passion pour les pièces qui ont jalonnées le 20° siècle a immédiatement rencontré l’adhésion du public. Le succès est tel que, prévue pour l’année suivante, la deuxième édition des Puces du Design a lieu dès l’atomne. Avec deux rendez-vous par an, Les Puces du Design restent aujourd’hui encore le seul rendez-vous de cette envergure et de cette qualité à être d’accès libre et gratuit. Il y avait à l’origine, une dizaine de participants et une représentation de pièces originales des années ‘50 à ‘70. Après 13 années et 25 éditions, les Puces du Design réunissent une centaines de participants, venant de toute l’Europe, qui proposent des pièces des années ‘50 jusqu’aux débuts des années 2000.

Fidélité et pérennité

Une majorité des participants aux Puces du Design reviennent à chaque édition; certains sont même là depuis la première… Nouveautés et surprises sont toutefois toujours là : ils apportent à chaque fois un regard neuf et leurs connaissances sur une époque, un designer, un style ; de plus, une dizaine de nouveaux venus apportent à chaque nouveau rendez-vous sa fraîcheur et son enthousiasme…

Les visiteurs aussi sont fidèles, ils sont environ 30 000 à visiter l’événement. Ils viennent de tous les horizons et ont des profils très variés; de l’amateur éclairé au professionnel, du collectionneur au simple curieux.

Expertise et qualité

Depuis l’origine, une sélection est faite en amont de l’événement pour que ne soient présentées sur Les Puces du Design que des pièces originales, d’époque, restaurées s’il le faut, mais exclusivement dans les règles de l’art. Pour la première fois en mai 2012, des experts accompagneront le public dans sa découverte et, le cas échéant, dans ses acquisitions. Marc Mineray, sapiteur à la CEFA, spécialiste des années ‘50 vous aidera donc à authentifier des signatures telles que Jean Prouvé, Florence Knoll, ou Mathieu Matégot. Benoît Ramognino, expert CEA et CEFA, couvrira quant à lui les décennies ‘60, ‘70 et ‘80, vous donnant toutes les astuces et les clefs pour reconnaître une édition originale Seventies, un authentique fauteuil de P. Paulin.

Evénement

Enfin, il n’y a plus de Puces du Design sans la mise en lumière d’un créateur phare du 20° siècle. Ce sera, pour ce mois de mai 2012, une exposition exceptionnelle de pièces rarissimes, issues du stock neuf d’époque, de Quasar Khanh, pionnier du mobilier gonflable. En effet, la Velvet Galerie présentera dans son intégralité «Aerospace» la première gamme de mobilier gonflable jamais conçue ainsi que la première concept car de l’histoire : la «Quasar Unipower»; des créations de Quasar Khanh, designer visionnaire aujourd’hui peu connu du grand public mais dont les inventions ont marquées l’histoire.

Exposition Quasar Khanh

La Velvet Galerie organise à l’occasion des 26° Puces du Design du 10 au 13 mai prochains une exposition consacrée à Quasar Khanh, pionnier du mobilier gonflable. A cette occasion seront présentés la collection «Aérospace », première gamme de mobilier gonflable jamais conçue avec des pièces rarissimes issues de stocks neufs d’époque ainsi qu’une voiture « Quasar Unipower » , modèle de concept car avant l’heure conçue en 1967.

De son vrai nom Nguyen Manh Qhanh, Quasar Khanh est né en 1934 à Hanoï au Vietnam. Il arrive à Paris avec sa famille en 1949 et sortira ingénieur de la prestigieuse Ecole des Ponts et Chaussées.

En 1957, il épouse une jeune styliste liée au milieu de la mode ; tous deux vont marquer leur époque et former un couple d’avant-garde, créatif et médiatique. Cette rencontre hors normes de deux grands talents créatifs marquera un tournant majeur dans leur vie : il sera « Quasar » (astre brillant à des milliards d’années lumière) aux cotés de celle qui deviendra la célèbre Emmanuelle Khanh. Elle dévelopera dans ces années-là des collections de prêt à porter féminin et la célèbre marque de lunettes éponyme. Lui, touchera à tous les domaines de la création. Sacré «inventeur du prêt à porter de marque» avec sa collection de mode masculine vendue notamment aux Galeries Lafayette, il va très vite s’intéresser à une thématique unique, qu’il va ensuite aborder de multiples manières, la transparence. En 1967, il met au point la toute première gamme de mobilier gonflable, la collection «Aerospace» qui deviendra instantanément un standard du design. En 1968, il créé la voiture «Quasar Unipower», préfiguration éclairée d’un véhicule purement urbain, cube de verre roulant, conçu pour une production de masse. Elle ne sera finalement produite qu’en six exemplaires mais marquera son époque par son aspect novateur et futuriste. Elle sera utilisée par le magazine Elle pour faire la promotion des «Etats Généraux de la Femme» en 1973.

Alors qu’il prépare avec Marc Mineray de la Galerie 47 une monographie sur le sujet, Benoit Ramognino, expert CEFA et CEA et directeur de la Velvet Galerie, va présenter lors des 26° Puces du Design une des six voitures «Quasar» et, dans son intégralité, la collection de mobilier gonflable. Les pièces seront présentées avec carton d’origine et kit de restauration d’époque.

Inspirée par la conquête spatiale, thématique vedette des Sixties, cette collection de mobilier gonflable intitulée «Aerospace» est dans son esthétique comme dans les techniques mises en oeuvre – utilisation d’un polychlorure de vinyle coloré – totalement révolutionnaire à l’époque; même si les formes nous semblent aujourd’hui familières tant elles ont été copiées depuis… Ces canapés «Chester field», fauteuils «Apollo», chaise longue «Relax» et autres lampes gonflables… ont été fabriquées entre 1968 et 1972 en banlieue parisienne dans une usine de jouets de plage. Elles sont réalisées entièrement à la main telles des pièces de haute couture, et pour certaines, les assemblages sont réalisés par des anneaux en métal.

Cette série est très vite devenue une des icônes de la culture pop et a connu, dès sa sortie, une très grande notoriété : elle a été présentée dès 1969 au Musée des Arts Décoratifs de Paris, au Musée d’Art Moderne et, la même année, à la Triennale de Milan.

Cette reconnaissace institutionnelle se poursuit jusqu’à aujourd’hui : des pièces de la collection «Aerospace» figurent au catalogue des plus grands musées du monde – Centre Pompidou, Moma, Vitra Design Museum… – et ont été présentées dans le cadre de l’exposition «Mobiboom» au Musée des Arts Décoratifs en 2010. Depuis 2007, trois pièces sont rééditées, avec les technologies d’aujourd’hui, par la société Branex Design.

La présentation de ces pièces rarissimes sur les 26° Puces du Design sera, depuis 40 ans, leur première confrontation avec le grand public et l’occasion, pour les amateurs, d’acquérir de véritables pièces d’exception.

26° Puces du Design

  • Place des Vins de France à Bercy Village, Paris 12°
  • Accès libre et gratuit • jeudi 10 mai : 14h – 20h puis vendredi 11, samedi 12 et dimanche 13 mai de 10h à 19h.
  • www.pucesdudesign.com
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