Dans le cadre de la campagne pour les élections présidentielles, nous avons décidé d’interviewer tous les candidats déclarés sur leur idée de la Culture dans notre société et de la manière dont ils l’envisageraient si ils étaient élus. Monsieur Nicolas Dupont-Aigant a été le premier à bien vouloir répondre aux questions d’ArtéMédia. Monsieur Nicolas Dupont-Aigant est Président de » Debout la République ». Il est aussi député de l’Essonne et Maire de la ville d’Yerres.
Les questions d’ArtéMédia :
Les réponses de Monsieur Nicolas Dupont-Aigant :
Comme vous le savez, je m’inscris dans la lignée du gaullisme, et le général de Gaulle a été le premier à créer un ministère des Affaires culturelles. La culture est un secteur à part de l’action publique, aux facettes multiples. Outre sa dimension d’épanouissement personnel indispensable à la société, la culture est d’une part la richesse des siècles passés qui nous instruit et nous renseigne sur le présent. La culture est un instrument de cohésion sociale et un moyen de comprendre le monde contemporain. Mais d’autre part, la culture est une disposition nécessaire et utile à la politique étrangère d’un Etat. La culture française contribue de manière significative au rayonnement de la France sur le monde et permet la diffusion de son message de paix, de liberté et de respect des peuples.
La langue Française est la 5ème langue parlée dans le monde, elle est utilisée par de nombreuses organisations. Mais ce n’est un secret pour personne qu’elle recule, signe de la résignation de nos dirigeants successifs qui laissent l’anglais gagner une place qui ne lui revient pas de droit (la Chine commerce aisément avec les Etats-Unis sans que l’anglais prédomine de manière excessive dans leurs dialogues).
Ainsi, si j’étais élu Président de la République en 2012, j’axerais ma politique culturelle sur ces deux points :
Comme préalable, il est impératif d’enseigner correctement le français à l’école, ainsi que d’autres matières qui tendent à l’enrichissement personnel comme l’histoire notamment.
On me demande souvent si j’étais élu, quelle serait la première loi que je ferais voter. Je réponds que je rétablirais un protectionnisme sélectif et intelligent. C’est exactement ce qui existe encore en France au sujet de la culture. Ainsi, je maintiendrais le prix unique du livre et les droits d’auteur seraient conservés par la France, malgré leurs incessantes remises en cause par l’UE. En effet, cette loi est souvent qualifiée de mesure d’effet équivalent à une restriction quantitative interdite par l’article 30 du Traité instituant la Communauté européenne, autrement dit une politique protectionniste interdite par l’UE. Mais c’est grâce à ce protectionnisme intelligent que vivent et prospèrent encore le cinéma et la chanson française.
La culture est un bien immatériel, difficile à évaluer pour les financiers qui orientent la plupart des décisions politiques actuelles. La culture ne se mesure pas en culture de riches ou de pauvres, mais les moyens d’accès à la culture peuvent se mesurer comme tel. La loi HADOPI constitue une injustice absolue et complètement hypocrite.
Le gouvernement actuel freine la diffusion de la culture pour répondre aux exigences de la finance et des majors de la musique. Alors qu’il serait facile de rémunérer les artistes grâce aux abonnements Internet, les maisons de disques tentent de préserver leurs privilèges en continuant à vendre des dizaines d’euros des disques qui ne leur coutent que quelques centimes. Cette entêtement regrettable m’en rappelle un autre : celui des moines copistes qui, au XVème siècle, ont tenté d’empêcher l’essor de l’imprimerie !
Au lieu de faire la promotion d’un internet neutre, propre à faire de notre pays un leader dans ce domaine technologique, nous régressons sous la pression des moines copistes graveurs de DVD et de CD qui sont de toutes les façons condamnés par l’Histoire à occuper une place marginale dans la diffusion de la culture.
Notre pays a pourtant des atouts incroyables, notamment parce que les FAI français modèrent leur marge plus qu’ailleurs, démocratisant ainsi l’accès à Internet. Avec 25% des créations d’emploi depuis 1995, Internet est aujourd’hui le premier facteur d’emploi en France. Et alors que la finance débridée est en train de détruire l’économie réelle, on cible une fois de plus Internet, alors qu’il est un moteur de notre croissance.
Avec les lois de type HADOPI 1-2 et LOPPSI 2, l’accumulation des taxes sur les FAI, la stigmatisation d’Internet au moindre fait divers sordide, nos dirigeants insultent l’avenir qu’ils sont pourtant censés préparer. A cet égard, les cris de victoire du président de la République après la fermeture administrative de Megaupload par les autorités américaines, furent caricaturaux.
Il est d’ailleurs assez singulier de constater que ce sont les même qui crient au fascisme dès que l’on ose parler de protectionnisme – mécanisme qui vise à corriger les effets néfastes du libre échange – qui dans le même temps érigent dans le domaine numérique des murailles aux effets bien plus pervers sur les libertés que de simples droits de douanes dans le domaine commercial !
En effet, du point de vue des libertés individuelles, le dispositif que nous prépare HADOPI 3 a déjà été testé avec « succès » par une entreprise française (Amesys) dans la Libye de Monsieur Kadhafi, juste avant la chute de ce dernier. Il permettait aux services de renseignements libyens d’analyser le trafic de l’internet de leur pays afin de détecter, non pas de simples téléchargements de films ou de MP3, mais bien de débusquer les opposants en fouillant dans les mails, dans les habitudes de surf sur le web, etc.
Malheureusement avec HADOPI 3, la France d’après risque bien de ressembler à la Libye d’hier ! Espérant avoir répondu à vos interrogations. Nicolas DUPONT-AIGNAN
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Seb Janiak met en scène l’image, joue avec le temps, avec l’espace temps, cela pour nous emmener dans son imaginaire d’homme et de photographe. Seb Janiak, croit à la beauté des choses, à l’infini de l’être humain et de Dieu. Seb Janiak est un faiseur de beau, sa recherche de l’esthétisme dans son travail est omniprésente. Il voit les choses en grand à l’infini, il veut et désire véritablement partager ses émotions avec le plus grand nombre. Ses derniers travaux avec Naomie Campbell nous montre l’étendue de ses pouvoirs, de ses envies de mise en scène, de ses permanentes plasticiennes recherches, de son plaisir à inventer d’autres univers, oniriques et fantasmagoriques aux frontières d’un ou de mondes plus visionnaires. Curieux de rencontrer l’homme, d’en savoir un peu plus, ArtéMédia est allé lui poser quelques questions.
ArtéMédia : Bonjour Seb Janiak, ravi de vous rencontrez! Pouvez vous en quelques mots s’il vous plaît vous présentez ?
Seb Janiak : Bonjour, Je suis photographe et réalisateur, autodidacte et indépendant
ArtéMédia : Vous êtes un passionné de l’image, de la photographie, mais pourrait on dire aussi que vous êtes un technicien, un chercheur, un professeur tournesol qui s’ingénie à faire en sorte que ses images, malgré le temps qui passe, ne se figent jamais, leurs apportant ainsi et à jamais une intemporalité ? Et En tous les cas vous aimez jouer avec le temps !
Seb Janiak : J’aime les émotions profondes et qui se renouvèlent d’elles mêmes, tout en ayant évoluées. Beaucoup de films ou de photos sont des mac do qu’on bouffe vite fait et qu’on oublie aussitôt ! Le temps est mon ami, il coule et personne ne peut l’arrêter… je crois surtout que lorsque l’on crée avec son âme et en toute sincérité, sans se poser de question, que l’on arrive à s’approcher de la simplicité qui est vérité. L’intemporalité est là, dans la vérité et l’émotion brute.
ArtéMédia : Chose assez étonnante aussi dans votre travail, c’est le choix de vos sujets qui sont aux confins de plusieurs mondes, de mondes qui se composent et se recomposent mais ayant tous comme frontière commune, la fiction, la science fiction, l’imaginaire de l’homme. Qu’en est il du choix de vos sujets et de votre imaginaire ?
Seb Janiak : Je crois en l’infini de l’être humain et de Dieu ! c’est aussi simple que ça. Notre monde ne s’arrête pas aux plaisirs matériels que notre société nous vends 24/24 en utilisant le mensonge comme outil de dialogue. J’essaye de montrer d’autres réflexions, d’autres possibilités pour témoigner combien la vie est immense, de l’intérieur de notre corps à l’infini du cosmos. Transformer Naomi ou me laisser aller dans mes cieux de l’au delà, c’est la même approche et les mêmes questions !
ArtéMédia : Vous venez de terminer un série de photos, mode beauté, qui est vraiment magnifique avec notamment Naomi Campbell comme modèle. J’aimerais vous demander d’une part, comment c’est passée avec Naomi cette séance photographique et d’autre part si ce n’est pas un secret de fabrication, de savoir comment avez-vous réussi à donner à Naomi ce côté androïde, cette luminosité, cette transparence qui l’habille ?
Seb Janiak : J’avais déjà tenté, il y a quelques années avec Laetitia Casta l’idée d’une poupée plastique poussée à l’extrême, et quand mon livre a commencé à se mettre en place, je me suis dit qu’une série « anniversaire », cad presque 10 après celle du « Robot » serait assez tentante… Naomi a toute suite répondu favorablement et Olivier, le créateur du Soon m’a bien aidé à mettre tout en place en quelques jours. La matière plastique est un secret de fabrication que Charlotte Willer (la maquilleuse avec qui j’ai signé pas mal de séries) et moi avons mis au point. Pour le reste, vu le côté extrêmement brillant, il fallait éviter toutes sortes de reflets parasites et contrôler au maximum les réflections.
ArtéMédia : J’ai lu dans votre dossier de presse que vous êtes un humaniste contemporain, pouvez-vous nous expliquez cela ?
Seb Janiak : Je crois que j’ai déjà répondu à cette question plus haut… ma liberté me permet d’aller ou je veux en terme de pensées et de créations. Mais la liberté à un prix, celui du sacrifice, de la solitude parfois, de la douleur physique que j’endure au quotidien mais je suis heureux comme ça ! Dans beaucoup de religions et de croyances, la douleur est source de purification ! j’en ai pris bonne note !! le recul est un luxe aujourd’hui, mais sans ça, aucune réflexion ne peut s’enfoncer dans les méandres de la conscience. Et on ne fait que survoler les choses et la vie ! j’ai conscience d’être privilégié , par le fait d’être un artiste, habitant à Paris ! alors je me dois d’être le plus sincère possible et digne de tant de chance.
ArtéMédia : Cette année vous vous êtes fait plaisir avec la publication aux éditions Zauberkind, d’un très bel ouvrage sur votre travail, celui-ci dédicacé par Philippe Starck. Parlez-nous de ce livre, qui est il faut le souligner est en édition limité à 1000 exemplaires, et qui est vraiment très très réussi ! De votre rencontre avec Philippe Starck ?
Seb Janiak : Je me suis dit que mon 1er client qui est un monstre sacré du design et de l’architecture, (sans oublier le philosophe contemporain) serait une bonne chose car j’aime beaucoup Philippe ! il y en a très peu comme lui sur cette petite planète !! La réussite de ce livre se doit surtout au 2 fondateurs de Zauberkind, Armin Senrich (art director) and Patrizio Di Renzo (editor).
Je leur ai laissé carte blanche, j’ai lâché prise comme ont dit ! et je n’ai pas été déçu du résultat. Ça n’a pas du être facile pour eux de trouver un moyen de mélanger toutes ces séries parfois très différentes, mais ils ont réussi ! Merci pour le compliment, je leur transmettrais.
ArtéMédia : Vous exposez actuellement à la galerie Visionairs Gallery, pouvez-vous nous parler, pour les mois à venir de vos prochaines aventures ?
Seb Janiak : Je ne sais pas, je laisse faire Lydie Geoffroy (Visionairs gallery), moi j’ai encore pas mal de séries à finaliser ou à démarrer, sans compter un documentaire qui est en cours de travail… je ne peux rien dire de plus !!
Merci Seb d’avoir bien voulu répondre aux questions d’ArtéMédia !
Merci à vous !! Je vous remercie pour votre patience et à bientôt !
Visionairs Gallery
Rencontrer Imany, est un réel plaisir ! Voir et écouter Imany en concert un grand bonheur ! Alors rencontrer, voir, écouter et interwiever Imany, vous imagninez la chose ! En tournée depuis pas mal de jours dans toute la France Imany était de passage le 8 Octobre au Cap d’Aulnay sous Bois où ArtéMédia a pu lui poser quelques questions. Depuis la sortie au mois de mai de son premier album « The shape of the broken Heart« , Imany taille la route à cent à l’heure enchainant date après date. Boostée à fond et 100% heureuse, Imany mène au galop, et avec une rare énergie sa carrière de chanteuse. En quelques mois Imany a parfaitement réussi son entrée dans la cour des grandes chanteuses de soul ! Alors pour tout ce qui ne l’ont pas encore vu sur scène, il reste encore de nombreuses dates pour aller l’écouter ! Imany terminera en 2012 sa tournée en beauté, en étant sur la scène de l’Olympia !
Les prochaines dates de concert :
Inspiration
Du power pop au punk rock, du dub reggae au hip-hop et de l’acid house au rare grove, Ian Wright est un partisan de la créativité visuelle influencée par une série d’expériences sonores. Du son statique brut des radios pirates londoniennes à celui des copies privées illégales, la Boombox de Wright est restée à l’écoute des émissions musicales sur les ondes. La Boombox JVC d’origine de Wright, un grand classique de l’époque, est toujours stockée dans un garage du nord de Londres. Source d’inspiration de cette oeuvre emblématique, le Ghetto-Blaster années 80 de Wright a diffusé à fond la bande originale de sa vie créatrice.
Processus
La capture et la restitution de l’esthétique audacieuse du design de la Boombox ont joué un rôle essentiel : en créant une image à partir d’une grille numérique pixélisée, Wright transforme les pixels en support papier.
Sur des papiers et cartons de la gamme Keaykolour Original (Sunny Green, Aubergine, Tangerine, Royal Blue and Holly étant les teintes sélectionnées), Wright estampe à chaud des feuilles de papier avec des références typographiques discrètes, avant de mesurer et de couper le papier en bandes de longueurs identiques. Influencé par les tapis et couvertures tissés de Navajo, trouvés parmi les vêtements d’occasion des magasins vintage de son quartier de Soho à New York, Wright plie et tisse simplement les bandes de papier.
En combinant l’utilisation de techniques textiles classiques à des procédés artisanaux contemporains, Wright crée des modèles entrelacés qui fascinent, la symétrie de la Boombox étant magnifiquement reproduite sur le papier tissé. Wright a ainsi coupé, taillé et tissé les papiers Keaykolour afin de créer une image visuelle riche qui renvoie vers les stations de radio et maisons de disques qui ont résonné tout au long de sa vie.
Le choix de Ian Wright en tant qu’ambassadeur artistique de Keaykolour, il représentera la marque au cours de l’année à venir. Il s’agit d’un professionnel reconnu et d’une véritable idole. Il est un designer, illustrateur et artiste avec une multitude de talents et d’intérêts. Et c’est une personne à la pointe de la culture qui repousse les frontières créatives depuis plus de cinquante ans. Keaykolour et Ian Wright partagent de toute évidence les mêmes gènes et ce n’est pas un hasard s’il a eu recours à la marque tout au long de sa carrière guidée par la passion, l’expérimentation, l’innovation et l’amour du métier.
Wright s’est toujours trouvé à l’avant-garde du design et de l’illustration contemporains, créant des images emblématiques et influentes pour des clients sur le devant de la scène culturelle. C’est grâce à cette position privilégiée qu’il a pu vivre une vie réellement haute en couleurs en première ligne des évolutions culturelles. Il a évolué au coeur des mouvements et des moments clés de la culture pop et de la jeunesse qu’il a soutenus et qui l’ont tous inspiré, du power pop au punk rock, du dub reggae au hip-hop et de l’acid house au rare grove. L’inspiration qu’il puise dans la musique a été particulièrement déterminante dans la réalisation de ses trois oeuvres pour Keaykolour.
Ian Wright
Né à Londres en 1953, Wright a fait des études de design graphique au Goldsmith College et plus tard au London College of Printing durant les années 1970. Dès l’obtention de son diplôme, il commence à travailler en tant qu’assistant au NTA Studios and Hipgnosis, avant d’ouvrir son propre studio en 1981. Ses références incluent les magazines New Musical Express et The Face dans les années 1970 et 1980 mais également les journaux The Sunday Times et The Guardian dans les années 1990 et 2000. Il a créé des images pour des marques internationales telles que Nike, Givenchy et Issey Miyake ainsi que pour des artistes, auteurs et produits notamment des jaquettes de CD, des pochettes de livres et des campagnes publicitaires.
En quittant Londres pour New York, il est représenté par une célèbre galerie de SoHo et s’impose comme artiste. Son travail a été exposé dans le monde entier, du London’s Design Museum en 2007 à l’International Poster and Graphic Festival of Chaumont en 2010. Aujourd’hui encore Ian Wright demeure un artiste et designer prolifique, et son travail et ses images continuent d’inspirer et d’influencer la nouvelle génération de créateurs d’images.
Keaykolour
Collaborer avec des artistes et des designers a toujours fait partie intégrante de la philosophie Keaykolour. En désignant Ian Wright comme ambassadeur artistique, la marque confirme que l’exploration créative, un enthousiasme partagé pour les couleurs et un engagement à repousser les frontières sont des éléments fondamentaux de ce lien qui les unit.
Connu pour son utilisation innovante et expérimentale des matériaux, Ian Wright a également été très impliqué dans la jeunesse et la culture urbaine, la musique, la mode et le cinéma au cours des cinq dernières décennies. Cet engagement se traduit par une esthétique visuelle qui est à la fois une célébration et une critique de ces influences diverses.
Dans le cadre du projet « Colourful Life » et en reconnaissance de l’inspiration que Keaykolour lui a procuré tout au long de sa carrière, l’artiste a créé trois nouvelles oeuvres très personnelles en utilisant les papiers Keaykolour. Keaykolour est une marque d’Arjowiggins Creative Papers.
Véritable artiste polyvalente, Betty Seymour a été chorégraphe, comédienne et se dévoile aujourd’hui sous une autre facette : celle de musicienne. Une guitare à la main et des mots qui vont droit au coeur pour raconter en chanson sa vie, ses peines, ses déceptions mais aussi ses joies et ses réussites. Betty Seymour est une artiste très attachante, pleine de vie et de bonne humeur. Heureuse sur scène comme un poisson dans l’eau, elle entraine les spectateurs dans son univers, celui de ses mots et de ses sons, mots qui parfois crié, ne pourront vous laisser indifférent. Très écrits ses textes racontent la réalité du monde, parle du bonheur, du plaisir de la vie et de la rencontre avec les autres. Betty qui adore aussi le chocolat pour sa tendresse et sa volupté le retranscrit dans ses mélodies, et le doux son de l’harmonica remarquablement joué par Mario Scilla vous emmènent dans de belles et grandes ballades. Première partie la semaine dernière du concert de la très belle Imany, nous avons profité de ces instants pour aller poser quelques questions à Betty !
Photo by Jean Marc Lebeaupin
Présentation du projet présenté par Betty Seymour
Actuellement soutenue par la scène de musique actuelle du CAP à AULNAY-SOUS-BOIS, j’enregistre depuis peu un nouvel EP qui devrait être disponible pour le printemps 2012. Je souhaite avec la mise en ligne de ces 6 titres, mettre un maximum d’énergie pour diffuser le single « La fille des magazines » et effectuer sa promotion grâce au clip vidéo.
Cela me permettra de faire connaitre mon univers artistique et de développer encore plus mon projet. J’ai besoin de votre soutien !!!
« La fille des magazines » est une chanson qui me tient vraiment à cœur. Elle raconte mon histoire et celle de nombreuses personnes. Pour ma part, c’est à partir de l’âge de 12 ans que j’ai été suivie par un endocrinologue et une nutritionniste. Pourquoi me direz-vous ? Parce que 12 ans et 90 kilos, ça fait lourd pour une balance et une ch’tite fille. Alors voilà, régime, salle de sport, danse, cardio, IMC, épinards… j’ai connu, je connais ! J’ai fait de nombreuses années de danse, j’ai été prof de danse, puis j’ai fait tellement de sport que je me suis usée les genoux. Ben oui, trop de sport, tue les genoux !!! Et j’ajouterai qu’en surpoids ou non, on a souvent envie d’être différents. Parce que notre société nous suggère des modèles, parfois refais sur ordinateur et qui ne ressemblent en rien à la réalité.
Dans cette quête de la beauté imposée, exposée, j’ai passé un diplôme de conseillère en image et relooking. Bien plus qu’un diplôme, j’ai adopté une nouvelle philosophie. Aimez-vous comme vous êtes et on vous aimera pour ce que vous êtes, c’est dingue ça marche .
A l’heure où je vous écris, j’ai une très bonne amie à moi qui m’a offert une boîte de chocolats, hmmm que dire de plus, c’est extraordinaire !!!
Le budget du tournage est fixé à 4000€. Tout le monde peut y participer de 1€ à 1000€ où pour cette somme vous pourrez suivre Betty Seymour sur un festival en France + tous les plus plus. Pour découvrir tout le projet et soutenir Betty Seymour Cliquer ici
Kisskissbankbank, une vitrine pour crédibiliser les projets ! Le plus difficile quand on a une idée, cʼest souvent de réunir les premières centaines ou milliers dʼeuros pour la faire naitre. En effet, jamais une banque ne finance une maquette en studio, une première expo ou tout autre projet créatif personnel. Du coup la très grande majorité de ces projets ne voient jamais le jour. » Kisskissbankbank est une plateforme web dédiée à la créativité, qui permet aux créateurs, aux innovateurs, aux audacieux dʼexposer leurs projets et de collecter des fonds pour les réaliser.
Vic, photographe et Gérard le Cloarec, artiste peintre exposent actuellement et jusqu’à la fin du mois d’octobre à la galerie Mydesign. Curieux qu’il nous parlent de ces accrochages et de leurs créations, profitant de cette occasion nous avons décidé d’organiser une interview entre ces deux artistes plasticiens.
Vic :
Vic a débuté à l’âge de 12 ans (2003), elle a collaboré entre autres pour, Edifice au Pavillon des Arts et du Design, la galerie Har Design, les galeries La Suite et Out Door, la galerie MY Design, Concept Art Event.
Vic travaille sur différentes séries réalisées aussi bien en architecture, que dans les paysages urbains ou la nature. Les thèmes abordés peuvent, parfois en apparence, sembler éloignés les uns des autres, leur lecture montre qu’ils servent la même quête plastique : à la lumière et au regard du photographe Vic, se greffent la poésie et la sensibilité d’un peintre.
Gérard Le Cloarec est un peintre français né à Penmarc’h (Finistère) le 29 décembre 1945.
Gérard Le Cloarec vu par Pierre Restany
Et voilà que, à la suite de ses diverses stations successives, Gérard Le Cloarec est entré dans le troisième millénaire par la voie royale des portraits. Tout le travail précédent, et en partie la grande aventure spirituelle des penseurs, le prédestinait à ce rapport particulier avec le visage. Gérard Le Cloarec est un artiste de son temps, un artiste qui vit de façon intense, directe et passionnée toute l’aventure de la communication visuelle de son époque, et il était fatal qu’il enregistre les abus comme toutes les ouvertures et les espoirs.
Nous vivons à une époque de culture globale et cette culture globale se traduit avant tout par une généralisation des structures télématiques de l’information, donc nous sommes bombardés, saturés d’images, d’images qui sont justement les images de notre temps parce qu’elles nous intéressent au premier chef et parce que nous ne pouvons pas prendre de véritable distance vis-à-vis d’elles. Ces images sont le produit de la greffe que la machine électronique est en train d’opérer sur nos cerveaux en changeant les critères mêmes de la perception et de la sensibilité. Ces images nouvelles constituent le souffle d’actualité de l’amalgame d’une information universelle transmise aux quatre coins de la terre à travers les réseaux de l’Internet. Ce type d’image indissociable des réseaux qui le supportent nous fascine parce qu’il traduit tous les modes de notre actualité, tout ce qui se passe dans le monde, de façon directe, instantanée, immédiate.
Il ne s’agit plus, comme dans la peinture classique des portraits, de définir la qualité d’un regard, d’un moment de l’expression, du grain de la peau, du galbe de la chair. Le visage naît du magma informatif à travers des signaux distinctifs que le peintre souligne et consolide comme les points de repère de son aventure personnelle. Et on peut parler en effet d’aventure personnelle devant la pratique opérationnelle qui préside à la production de ce genre de portraits : l’artiste s’y livre à un véritable reportage dans le cours profond d’une mémoire individuelle. L’arrêt sur image que ces portraits représentent est un arrêt dans le parcours de la mémoire : le présent y coexiste avec le passé. Le mixage temporel est un des éléments les plus fascinants et les plus actuels de la démarche de Gérard Le Cloarec car il est bien certain que c’est à un niveau de cet amalgame du temps que va se jouer le destin de notre culture globale.
Avec son nouvel album « Claudiography« , Rachel Claudio, nous emmène dans l’univers de ses mots, des ses sons, de ses rêves. Depuis toute petite sa passion est le chant, la musique, l’écriture. Elle compose, pour nous raconter des histoires de vies, mais aussi nous dire son histoire, ses joies et ses peines. Grande voyageuse, elle parcoure le monde pour aller à la rencontre des autres, pour leur dire combien elle les aime. Nous l’avons rencontrer pour vous, pour vous la présenter un peu plus. Une belle artiste à découvrir si ce n’est déjà fait et à écouter sans modération.
Depuis quelques temps déjà il se baladait sur la terre et sur l’eau, sans jamais trop donner de nouvelles. L’année dernière il est revenu avec un album très personnel, très personnalisé « Legendaire Serenade« . Il est le blanc qui chante le reggae. Il est Pierpoljak, qui nous revient avec un super album, un « Best of » de ses plus belles chansons, de ses plus belles ballades et mélodies. Il est actuellement en promotion et en tournée, nous l’avons rencontré chez Universal.
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Tracklist du Best Of
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PIERPOLJAK EN CONCERT
Le week end dernier, se tenait à la Courneuve l’édition 2011 de la Fête de l’Humanité qui a rassemblé plus de 500.000 visiteurs, autant qu’en 2010. ArtéMédia y était présent, pour y faire de nombreuses photographies et y réaliser un reportage que nous publierons d’ici quelques jours. Nous avons eu le plaisir d’effectuer plusieurs interviews dont celui d’Yvan le Bolloch que nous vous présentons ci-dessous.
TOUS LES CHEMINS MENENT AUX ROMS… Soir brûlant d’une fin d’été sur une route du midi de la France. Je viens de quitter le tournage du 812 ième film de Jean-Pierre Mocky. Dans la voiture, ma femme, mon GPS à moi, m’indique la route à l’aide d’une carte routière datant des Resto Routes Jacques Borel. Forcément, il arrive ce qui devait arriver : on se paume. Accablés par la chaleur, nous décidons donc de faire le point dans une Pizzeria douteuse située sur la N45. Et là, tout en parcourant la carte du menu, j’ai des frissons. Non pas que les tarifs prohibitifs de la gargote me taraudent .Non. Si j’ai des frissons, c’est à cause de la musique jouée par deux gitans, Yanis et Patrick. Immédiatement, je suis submergé par l’ampleur du chant de Yanis (on aurait dit qu’il avait un ampli sous sa chemise) et la maîtrise du compas de Patrick (certains disent que, depuis qu’il l’a entendu jouer, Manitas De Plata s’est mis au badminton). Depuis ce jour-là, on s’est plus quittés. Car dans ma petite tête de breton buté, je me suis dit qu’un jour ou l’autre, on monterait sur scène pour proposer un spectacle musical. Avec de la musique bien sûr (60 %) mais aussi des sketches (40%) qui retraceraient la rencontre d’un « Payo » (un non-gitan) avec le monde des gitans, leur quête d’une maison de disque ou bien encore pour les fines gueules, la recette du hérisson….jusqu’au Olé ! final qui ponctue la flamboyance de cette culture ancestrale. Et comme on dit chez eux : « Sabourem por las santes » ! (On se verra aux Saintes) Pour leur deuxiéme album, Yvan Le Bolloc’h & « Ma guitare s’appelle reviens » gardent le cap… Après deux années à parcourir les routes de France avec le spectacle « Tous les chemins mènent aux roms » « Ma guitare s’appelle reviens » creuse son sillon avec un nouvel album aux couleurs Rumba flamenca, chaleureuses et conviviales. « FIERS & SUSCEPTIBLES » .
Patrick Baptiste, Yannis Patrac, Yvan Le Bolloc’h, Javier Fernandez, Abdel Seba, Anouchka Lenders, Xavier Sanchez
Jeanne Champion peintre et auteure présente actuellement à la Bellevilloise son avant dernière exposition de peinture. Pleine de vie et très attachante, ma curiosité du personnage m’a donné à l’occasion de cette exposition l’envie de lui poser quelques questions.
Jean Marc Lebeaupin : Bonjour Jeanne Champion ! On pourrait dire que l’on ne présente plus Jeanne Champion ! Jeanne Champion avec ses 80 ans de bons et loyaux services au service de la culture et de la création, mais on pourrait aussi dire aujourd’hui que vous êtes une petite jeunette dans le monde des expositions ! Alors, Jeanne Champion dites-nous qui êtes-vous, qui se cache derrière cet incroyable parcours de vie ?
Jeanne Champion : Qui se cache ? une femme animée par le désir de créer. La vie n’a de sens pour moi que dans la recherche et la création à laquelle je dois autant de joies que de peines
JML : 50 ans de peinture sans exposition, mais avec une production de plus de 600 toiles, cela doit prendre beaucoup de place dans un atelier ? Mais plus sérieusement, cela vous a fait si peur de vous exposer en tant que peintre ?
JC : Effectivement mes toiles prennent beaucoup de place dans mon atelier même si le chiffre 600 est abusif. Cependant, il m’est arrivé d’exposer quelques unes d’entre elles notamment au profit d’associations que je souhaitais aider. Ce fut le cas pour le C.N.E.A. installée dans l’ancien atelier Picasso rue des Grands Augustins à Paris puis, plus récemment, au profit des déshérités représentés ici par Médecins du Monde et le Samu Social. Le fait est; j’ai passé plus de temps dans mon atelier que dans les salons où l’on rencontre qui pourrait vous proposer ses cimaises. Ceci explique le pourquoi d’un pareil entassement.
JML : Vous avez beaucoup vécu, vous avez beaucoup écrit, 22 romans de publiés et vous avez déclaré que votre créativité vous a épuisée. Cette créativité a été aussi et quand même votre essence de vie, votre façon d’être présente au monde. Alors regrettez-vous d’avoir été aussi productive et si c’était à refaire le referiez-vous ?
JC : Non, je ne regrette pas d’avoir autant travaillé et je ne souhaite qu’une chose, continuer jusqu’à ce que mort s’ensuive, parce qu’enfin, connait-on état plus enrichissant que de donner un sens à sa vie ?
JML : Vous dites que vous devez vous débarrassez de vos toiles, enfin de les vendre, afin de ne pas laisser à votre fille un héritage embarrassant, je trouve ça très drôle ! Avez-vous été une bonne mère pour votre fille ? Est-on une bonne mère quand on peint et l’on écrit autant pendant si longtemps ? Votre fille est-elle satisfaite de sa mère ?
JC : C’est à elle qu’il faudrait poser la question ! Est-on bonne mère lorsqu’on est happée par le désir de créer ? Je n’en suis pas certaine, trop d’angoisse enlaçant ce besoin incessant. A la rigueur on peut servir d’exemple: celui d’une travailleuse que le courage et l’enthousiasme maintiennent à la verticale.
JML : Alors le 1 septembre c’est déjà l’avant dernière exposition, cela veut dire qu’il y aura une dernière ? Mais si j’ai bien compté cette avant-dernière exposition est aussi la première, vous n’avez pas le trac pour cette première avant dernière ?
JC : Comme je vous l’ai dit plus haut ce n’est pas tout-à-fait une première. Ce titre » avant-dernière » signifie davantage une interrogation … voire, le fameux avant-dernier verre que l’ivrogne avale chaque soir ou l’avant-dernière cigarette que le tabagiste sort de son paquet…ou …Quant au trac je l’ai devant la toile blanche, la feuille de papier vierge et pour ne rien vous cacher je préfère le laisser derrière les murs de l’atelier.
JML : J’ai lu que vous avez fait du figuratisme par défi, pour prouver que vous saviez dessiner et donc ma question, avez-vous pris du plaisir dans ce style de peinture ? Ou est-ce que l’abstraction reste l’amour de votre vie ?
JC : Je demeure attachée à l’abstraction mais je ne renie pas le figuratisme, la preuve, j’y reviens à travers mon travail sur d’anciennes lithographies et des morceaux affiches. D’ailleurs, pour moi, l’abstraction absolue n’existe pas. Il y a dans toute peinture quelque chose, un éclairage, une forme qui ramènent chacun à son imaginaire, donc à son cahier d’images.
JML : Je crois, si je ne m’abuse, que vous avez pratiquement essayé toutes les techniques, toutes les couleurs dans vos créations, c’est génial, de pouvoir aller jusqu’au bout du bout enfin s’il y en a un ! Non ?
JC : J’ai, en effet, tenté de conquérir pas mal de techniques, du pastel sec à la peinture à l’huile traditionnelle, en passant par l’encre de chine et dernièrement la peinture glycérophtalique enrichie par des collages. J’ai également réalisé des boites en plexiglas que j’ai surnommé des exvotos. La couleur joue un grand rôle dans mon travail. Je ne sais pas si ces recherches sont géniales, ce que je sais c’est qu’elles sont difficultueuses et épuisantes.
JML : Alors j’aime beaucoup votre tenue de travail, votre blouse, elle fait très professionnelle, quant à vos chaussons ils sont de toute beauté, tout en couleurs, dommage, je n’ai pas eu le plaisir encore de vous apercevoir dans cette tenue ! La portez-vous depuis longtemps ou celle-ci est-elle aussi par vous, en permanence réinventée ?
JC : Merci d’apprécier ma tenue de travail. Elle porte la trace des années. J’ai moi-même pour elle beaucoup d’affection. Si elle pouvait parler, elle en raconterait des choses !
JML : Parlez-nous un peu de Montchauvet, de votre antre, d’un endroit que vous devez adoré je suppose. Va-t-il vous manquer après votre mort ? Comment l’avez-vous acquis et mis à vos couleurs ?
JC : Montchauvet est le lieu en effet où je travaille. Ma maison n’est pas belle mais elle a beaucoup de charme. Plantée au milieu d’un jardin de curé, elle surveille les ruines d’une église, son clocher, une place où s’étale un énorme marronnier. Je l’ai acquis grâce à des amis et j’y ai fait des travaux au fil des ans. Maintenant, va-t-elle me manquer après ma mort ? Bien malin celui ou celle qui pourrait vous répondre.
JML : Enfin et pour terminer cet entretien, comme je suis sur que vous avez beaucoup de chose à faire qu’allez-vous faire en priorité après avoir goûté au joie de l’exposition ?
JC : Me remettre au travail.
JML : Je vous remercie Jeanne Champion, d’avoir bien voulu répondre aux questions d’ArtéMédia
JC : C’est moi qui vous remercie de me les avoir posées, même si je n’ai pas su y répondre de la manière dont vous l’auriez souhaité.
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