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VENDREDI 2 JUILLET – 23h
CABARET SAUVAGE
20 places à gagner pour la soirée de samedi : invitation@cabaretsauvage.com
objet du mail : vrai/faux mariage – corps de mail : nom + prénom
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Teaser vidéo du Vrai-Faux mariage
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CABARET SAUVAGE Parc de la Villette – 59 boulevard Mac Donald – Paris 19ème tel : 01 42 09 01 09 – www.cabaretsauvage.com
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A l’heure ou le Parlement vient d’adopter définitivement le projet de loi portant sur le Grand Paris, la Galerie 64bis a décidé de donner la parole aux artistes qui travaillent sur le thème fascinant de la ville et a ainsi le plaisir de présenter l’exposition de groupe « Fragmentations Urbaines », composée de quatre jeunes artistes francais : Tadzio, Armelle Caron, François Mazabraud et Marion Orel.
Ces quatre artistes de talent ont en effet une passion commune pour la ville. Pour les millions de personnes qui vivent dans une ville de par le monde, celle-la ne prend l’apparence que d’un simple lieu, dénué de toute humanité, en raison de cette frénésie urbaine qui nous envahit.
Les quatre artistes que la Galerie 64bis expose aujourd’hui ont décidé, au sein de leur création artistique, de s’arrêter sur ce lieu de vie qu’est la ville transformée en fragments poétiques. En effet, en réalisant un travail de déconstruction / reconstruction de ces lieux, les artistes se réapproprient alors l’espace de la ville.
Tadzio voit dans la notion de mouvement l’essence même de la société actuelle. Dans une volonté d’abstraction, l’artiste déconstruit les mouvements d’un individu réduit à une simple silhouette. Le choix du diptyque renforce cette fragmentation et met sur un pied d’égalité l’homme et le lieu ; ce dernier est représenté par une surface plane, immobile et pour tant changeante, car soumise aux effets du temps.
L’homme est, quant a lui, fragmente, fige dans sa poursuite du temps. Armelle Caron se réapproprié une ville, grâce à sa topographie. En partant d’une vision formelle et fragmentée de carte urbaine, l’artiste parvient à envisager une dimension nouvelle de la ville, qui prend alors une forme radicalement différente, devenant alors triée et rangée. La subjectivité de l’artiste transforme la ville en un lieu poétique quasi littéraire.
Francois Mazabraud se concentre sur les flux de marchandises et d’informations qui composent un espace, montrant dans ses oeuvres une fragmentation de la ville qui fait écho à la multitude de circuits et de réseaux du monde actuel. La représentation de la ville symbolise alors une idée de pouvoir, « des impasses en hauteur que j’ai renversées », ainsi que l’explique l’artiste.
Marion Orel a choisi de mettre en avant les éléments de la vie quotidienne qui sont entrés dans le cadre du banal et dont la symbolique est pour tant très forte. Des fragments des tickets de métro ou de tram ensuite assemblés, deviennent alors la possibilité d’un ailleurs, d’un voyage, dépassant le simple trajet quotidien.
A l’occasion de cette exposition, la Galerie 64bis a fait appel au commissaire d’exposition Adrien Pasternak.
Ayant grandi a Paris, Tadzio, ingénieur de formation, a débuté sa vie professionnelle a Bangkok. Fasciné par cette ville et par plusieurs autres voyages dans des mégapoles asiatiques, Tadzio décide de se consacrer pleinement a la photographie. La première série a avoir vu le jour sera Unscaled, une étude sur le rapport des individus à la ville. En parallèle, la série Paysages Vite ! se penche sur la notion de mouvement. Les séries suivantes s’attachent plus particulièrement au temps et aux matières de la ville. En 2009, l’engouement de Tadzio pour la ville de Bangkok l’amène à y retourner pour réaliser un travail sur les mouvements de la ville, BKK Layers. Tadzio a toujours vécu dans des villes de taille importante – Saint Denis, Paris, Rennes, Bangkok – ces lieux lui ayant transmis une passion certaine pour la frénésie des mouvements qui s’y déroulent et se décomposent, véritables fragments de vie. Tadzio (1975) vit a Paris et travaille à Montrouge.
Originaire d’Epernay, Armelle Caron s’orienta très tôt vers des études artistiques, obtenant un diplôme de Fine Art a l’Université du Lancashire (Grande- Bretagne, 2001) ainsi qu’à l’Ecole supérieure d’art d’Avignon (2004). Véritable globe-trotter ayant habité dans de nombreux pays et dans des dizaines de différentes villes, Armelle Caron puise dans cette thématique urbaine une vision tant plastique que poétique. La fragmentation joue un rôle déterminant dans l’oeuvre d’Armelle Caron, qui s’approprie ainsi, par leurs formes, les nombreux lieux qu’elle découvre. La ville, sujet poétique, se transforme en une véritable oeuvre littéraire, chaque élément devenant signe, qui, mis bout a bout, livrent un nouveau langage au spectateur. Armelle Caron (1978) vit et travaille à Montpellier.
Ne a Limoges, François Mazabraud a suivi un cursus artistique à l’Ecole nationale supérieure des arts décoratifs de Paris, en section art (2009), ainsi qu’a l’Université Paris I-Pantheon-Sorbonne en histoire de l’art. Très tôt, l’artiste a manifesté un vif intérêt pour l’idée de boucles, de circuits et de réseaux, liés aux marchandises et aux informations composant un espace, particulièrement les villes, qui génèrent de nombreux mouvements sous forme de fragmentations. La démarche de l’artiste s’inscrit dans une phrase d’Alain Declercq, gravée dans son esprit ; « en tant qu’artiste les questions m’intéressent, en tant que citoyen les réponses m’intéressent ». L’art est plus que jamais, dans l’oeuvre de François Mazabraud, un moyen d’interroger le monde. François Mazabraud (1982) vit et travaille a Paris.
Originaire de Rennes, Marion Orel a débuté ses études artistiques aux Beaux- Arts de Rennes, avant de rejoindre la Villa Arson, à Nice, où l’artiste obtint son diplôme en 2004. Ayant eu la possibilité de beneficier d’un atelier, dans lequel l’artiste a developpé un atelier de sérigraphies, Marion Orel profite de conditions de travail particulièrement favorables, ainsi que de la position stratégique de Nice, qui lui permet de voyager dans de nombreux pays. Marion Orel concentre son travail sur les objets du quotidien devenus invisibles aux yeux de tous, et pourtant emprunts d’une grande poésie. En se focalisant sur l’aspect formel de ces objets, Marion Orel redonne ses lettres de noblesse et d’humanité à ces passeports du voyage que sont les tickets de métro. Marion Orel (1980) vit et travaille a Nice.
2009 / (DIPTYQUE) / TIRAGE JET D’ENCRE SUR TOILE • CHAQUE PANNEAU : 100 X 80 cm COURTESY GALERIE JEAN BROLLY
Galerie 64bis 64bis, avenue de New York / 75016 Paris P . +33 (0)1 46 47 53 50 / F . +33 (0)1 46 47 53 50 W . contact@64bis.com W . www.64bis.com
Inauguration le samedi 3 juillet à 17h30
Pour célébrer les vingt ans du musée d’Histoire Jean Garcin à Fontaine de Vaucluse, l’exposition …Que nuages…Histoire et propos d’artistes réunit seize artistes de diverses nationalités qui traduisent, chacun en son langage, leurs visions de la guerre, celle de la Deuxième Guerre mondiale et celles qui ravagent aujourd’hui notre planète. Introduites dans l’espace scénographique du musée, en résonance avec les collections, leurs œuvres sont tout autant d’images qui tentent de capter l’indescriptible violence des conflits humains qui griffent les ciels des générations de ce qui n’est plus «que nuages».
Que nuages … ou les mouvances de l’Histoire L’exposition s’intitule Que nuages…, mots d’un poème de William Butler Yeats daté de 1926, repris par Samuel Beckett pour sa pièce « But the clouds » en 1977 et pour lesquels Gilles Deleuze, dans son texte L’épuisé, apporte ce commentaire : « Une évocation silencieuse qui soit aussi une invocation et même une convocation et une révocation… non pas dérouler une histoire mais dresser une image ». L’artiste Didier Tallagrand a choisi la métaphore pour composer un dialogue entre les oeuvres des artistes ici présents. L’interprétation en est libre sans aucune explication à donner, seulement peut-on y voir ce que l’on veut : une allégorie de la mémoire qui se fait et défait, une illustration de la destinée humaine au regard de l’infini et d’un palimpseste d’éternité, la dialectique du souvenir et de l’oubli, la refiguration d’une expérience du monde sans cesse recomposé.
L’ambiguïté, la polysémie, la puissance atteinte par l’image accordent à l’art le pouvoir de faire surgir une dimension qui échappe aux analyses des historiens. Il est comme un opérateur de projection qui peut agir puissamment en touchant l’affect sans passer par la médiation de l’intellect ; éloquence muette qui se situe au-delà de ce que le langage peut exprimer. Le monde de l’art mobilise une mémoire plus spécifiquement liée à l’effet imaginaire si l’on entend par imagination la capacité de convertir en images ce qui s’impose à nous. Du trauma profond d’Auschwitz à Hiroshima, de la monstruosité concentrationnaire, de la malfaisance des techniques de destruction, des ruines du Liban, de Bagdad, de Gaza, du Kosovo ou de Kaboul, la scène artistique livre les signes de la colère, de l’amertume, du doute, de la fragilité et du deuil mais aussi de la résistance civile, non violente. Cette forme de liberté est celle de l’art qui n’a pas à respecter quoi que ce soit, l’art qui a failli disparaître au cours de ce « damné XXe siècle homicide » -comme le jugeait Henri Michaux-, attaqué, instrumentalisé, censuré par tous les pouvoirs à vocation totalitaire. Il faut toujours s’en remettre à l’art pour que s’effondrent les préjugés. L’art est fait d’excès, de fureurs, d’hybridations, de dérisions, il n’est pas plus homogène que cette identité nationale dont l’Etat français sous Vichy avait espéré la « purification ». Il est traversé par des flux divergents : enfouissement/retour, désenchantement/engagement, renversement/respect, pessimisme/ optimisme…
En fait, pour la plupart, les artistes conviés par Christine Blanchet, commissaire de l’exposition, ont entrepris un travail de mémoire qui interroge l’imaginaire social et les représentations qu’une société a d’elle-même face à l’absurdité de la guerre. Certaines oeuvres sont directement liées aux événements de la Seconde Guerre mondiale ou à des conflits plus ou moins proches, d’autres esthétisent, conceptualisent ou transposent à leur façon la mémoire du chaos, la nécessité de témoigner, la défense de l’individu. Toutes renvoient à la façon dont s’écrit l’histoire selon une vision de l’existence qui confère à l’art, si autonome et si indépendant, le rôle d’une catharsis.
Nous voudrions remercier les artistes qui sont intervenus in situ ainsi que tous ceux qui ont accepté le prêt de leurs oeuvres. René Char écrivait « Le monde de l’art n’est pas le monde du pardon ». Puisse cette exposition faire surgir du réel tragique de la guerre la relève d’une conscience mature et libérée.
Eve Duperray, Conservateur en chef du patrimoine,
Ce projet s’inscrit dans un programme global d’activités autour de la thématique : qu’est-ce qu’un musée-citoyen ? Il ancre symboliquement la démarche du musée dans la perspective de ses vingt dernières années et ouvre son champ d’investigation aux vingt prochaines. Pour la première fois, des oeuvres ponctuent le parcours et la scénographie du musée conçue par Willy Holt, un des plus grands décorateurs du cinéma français et américain Soufflé par l’artiste Didier Tallagrand, le titre …Que nuages … Histoire et propos d’artistes est largement inspiré d’une citation de Beckett, elle-même reprise par Gilles Deleuze dans son texte L’épuisé : «…L’image visuelle s’incline, se détourne, s’efface ou se défait comme un nuage, une fumée».
Par le déferlement quotidien des images notamment télévisuelles, la guerre fait partie de notre quotidien ; ainsi se pose la question de savoir comment les regarder, les recevoir et les interpréter ? Mais aussi, comment ne pas oublier celles d’hier ? Seize artistes de générations différentes et d’horizons divers ont été réunis pour témoigner de leurs préoccupations sur le sujet. Il ne s’agit pas d’une exposition commémorative, au contraire celle-ci convoque des oeuvres qui, au regard de l’Histoire, de sa mémoire et de sa transmission, résonnent dans notre propre actualité.
Certaines oeuvres se posent sur les événements de la période 39-45, telle la série À des amis qui nous ont manqué de Jean-Marc Cerino d’après les dessins des déportés, celle également de Jean-Sylvain Bieth d’après les dessins des enfants du camp-ghetto de Terezin ou encore l’installation de Christian Boltanski sur le lycée juif Chases à Vienne. Ces artistes qui n’ont pas connu la guerre questionnent la mémoire collective pour l’ancrer dans de nouvelles perspectives, dans des «visions» contemporaines de l’Histoire. Et puis, il y a des oeuvres en référence à des conflits plus récents qui ont marqué l’histoire de l’humanité comme le travail de Fiona Banner sur la guerre du Vietnam, les vidéos de Pascal Convert et la photographie de Sophie Ristelhueber sur les guerres en Irak ou encore cette vidéo-performance de Zad Moultaka et Yalda Younès en hommage à Samir Kassir, journaliste franco-libanais assassiné en juin 2005. Des oeuvres qui, toutes, traitent d’une actualité sensible et représenteront la mémoire de celle-ci pour les générations futures.
Aux côtés de ces artistes déjà reconnus, de jeunes plasticiens se sont «installés» in situ. Carole Challeau a réalisé une oeuvre en passementerie et broderies, évocation de la peur viscérale que l’on peut éprouver dans de telles circonstances.
Pablo Garcia a choisi d’investir la façade du musée. Il propose une «Barricade» image de la résistance qui, pour lui, rejoint la problématique de la désobéissance civile.
Didier Tallagrand, lui, a conçu un catalogue-livret qui offre au public un parcours singulier dans lequel sont présentées en résonnance aux objets de collection les réalisations plurielles et contemporaines de tous les créateurs comme autant de regards interrogateurs sur le fait de guerre et l’acte de résistance.
Christine Blanchet Docteur en Histoire de l’art Commissaire de l’exposition
Quelques lignes sur les artistes …….Fiona BANNER Née en 1966, elle vit et travaille à Londres, Grande-Bretagne. Nominée en 2002 pour le prestigieux Turner Prize, son travail témoigne de ses préoccupations sur « les mots et les limites du langage par l’écriture ». L’artiste, présente dans de nombreuses collections comme celles du Musée d’Art Moderne à New York, du Musée de Philadelphie, du Walker Art Gallery, Minneapolis, du Arts Council of England et de la Tate Gallery à Londres, participe régulièrement à des expositions en Europe et aux États-Unis. Pascal BERNIER Né en 1960, l’artiste vit et travaille à Bruxelles. Ludiques, ironiques, ses oeuvres traduisent ses préoccupations sur les rapports qu’entretient l’homme avec son environnement. A travers des médiums aussi différents que la photographie, la vidéo, la sculpture et le dessin, il confronte un monde idéalisé à la cruauté de notre réel. Christian BOLTANSKI Né d’un père juif et d’une mère catholique en 1944 à Paris, il vit et travaille à Malakoff. Son oeuvre est traversée par des thématiques récurrentes comme la mémoire, la Shoa, l’enfance, la mort et la vie. Réelle ou fictive, sa vie est devenue le sujet principal de son oeuvre. Á un collectionneur australien, il a vendu en viager « sa vie » (il est filmé par 4 caméras dans son atelier). En 2010, Boltanski est l’invité de la troisième édition de Monumenta au Grand Palais. Son installation, intitulée Personnes, renvoie à l’inéluctabilité de la mort et à la fragilité de l’homme face à sa fin. Christian Boltanski représentera la France à la Biennale de Venise en 2011. Jean-Sylvain BIETH Né en 1955 à Cambrai, il vit et travaille à Lille. Expositions personnelles (sélection) : 2000 Les Lois du Monde. Musée des Beaux- Arts, Rennes 2001 Les Lois du Monde II. Palais des Beaux- Arts, Bruxelles Un Monde Parfait (Eine gegenstandlose Welt), Galerie de l’Université de Sherbrooke (Canada) 2002 Bridge of the Pure Mathematics. Galerie Carousel, Paris Quai de la Fosse. Galerie Vacio 9, Madrid 2005 L’Extermination Par Les Doigts, Musée de Blois 2006 Debout les Morts ! Galerie Solstices, Lille Gedankenexperiment. Bureau d’Art et de Recherche, Roubaix 2009 Dio Cane (Rénovation de l’oubli) – Nancy- Thermal, Nancy 2010 Place Vendôme, Musée de Nantes Dio Cane II (Éthique du Figurant), Centre d’Art Contemporain, Lille. Jean-Marc CERINO Né en 1965, l’artiste vit et travaille à Saint- Etienne. Il est professeur à l’école des Beaux- Arts de Nîmes. Son oeuvre est avant tout une réflexion sur l’Homme et sur ses conditions dans la société, dans l’Histoire. C’est dans ce questionnement que ses oeuvres s’imposent : peindre l’être dans sa seule existence. Il se singularise par son engagement qui se traduit dans le choix de peindre des hommes et des femmes le plus souvent en marge de la société. Jean-Marc Cerino expose régulièrement en France et à l’étranger. Il participe à de nombreux colloques et séminaires. Engagé dans différents projets avec des philosophes contemporains, il fait partie du comité de rédaction de la revue De(s)générations. Carole CHALLEAU Née en 1971 à Tournai, Belgique, elle vit et travaille à Avignon. Les oeuvres de Carole Challeau se déclinent selon l’utilisation de divers médiums : photographies, dessins, cire, verres et broderies. Si la nature reste sa principale source d’inspiration et témoigne de la pureté et de son inlassable quête des formes dans une grande partie de son travail ; depuis quelques années, on constate dans ses préoccupations la réapparition du corps humain. Avec la délicatesse qui caractérise son oeuvre, des sujets sous-jacents se révèlent comme l’autoportrait, la filiation ou encore les paysages intérieurs de ses cartographies,. Elle scrute l’intérieur de la nature humaine pour en révéler ses mystères et ses beautés… Sophie RISTELHUEBER Née en 1949, l’artiste vit et travaille à Paris. Après des études littéraires à la Sorbonne et à l’École Pratique des Hautes Études, elle travaille pour un magazine consacré aux arts visuels. Au début des années 1980, elle photographie les destructions de Beyrouth et fait paraître son premier livre d’artiste. Que ce soit celles inscrites dans les corps ou dans les paysages, l’artiste rend visible les cicatrices et les plaies, «véritables mémoires des traumatismes ». Didier TALLAGRAND Né en 1960, il vit et travaille dans le Gard et enseigne à l’Ecole supérieure d’art de l’agglomération d’Annecy Á travers différents médiums, il produit des espaces de représentation physiques et mentaux révélant des sédiments d’histoires et d’images qui se conjuguent avec les problématiques du paysage, de l’architecture et de l’espace public. Son travail se déploie aussi bien dans des publications éditoriales que dans des expositions. Ces déambulations très ténues ouvrent des pistes de réflexions, des écrans poétiques, parfois avec humour mais toujours dans une dimension critique sur la question des représentations avec au centre la peinture. DT opère également à l’intérieur du collectif oréMDP dans l’espace public et ses aménagements |
Pascal CONVERT
Né en 1957, l’artiste vit et travaille à Biarritz. Pensionnaire à la Villa Médicis en 1989, Pascal Convert est plasticien, écrivain et également auteur de films documentaires. La question de la mémoire et de l’oubli est au coeur de son travail comme celui consacré à Joseph Epstein, résistant de la Seconde Guerre mondiale, fusillé au Mont Valérien en 1944. Il prépare actuellement un film documentaire et un livre sur Raymond Aubrac, autre figure de la Résistance. En 2002, il réalise la commande publique du Monument à la mémoire des Otages et Résistants fusillées au Mont Valérien. En 2008, il inaugure un ensemble de vitraux à l’Abbatiale de Saint-Gildas-des-Bois (Loire- Atlantique). Représenté par la galerie Eric Dupont, à Paris, il est présent dans de nombreuses collections publiques en France et à l’étranger. Pablo GARCIA Né en 1983, il vit et travaille à Montpellier. Ses premiers travaux témoignent de sa réflexion sur la mémoire collective des camps de la Deuxième Guerre mondiale. Il tente de traduire la présence de l’absence dans ces lieux, de produire une image de mémoire qui se dissipe peu à peu … . Á la suite de ses premières productions, il oriente ses recherches sur l’exploration des utopies sociales — particulièrement celles du XIXe siècle — et de leurs architectures. Actuellement, il s’intéresse à la question des moyens de diffusion du savoir. Gérard GASIOROWSKI (1930, Paris – 1986, Lyon) Après une formation à l’Ecole des Arts Appliqués, Gasiorowski apparaît sur la scène artistique entre 1964 et 1972. Au début de sa carrière, il réalise des toiles Pop hyperréalistes. Très critique sur le milieu de l’art, il se retire tout en poursuivant son oeuvre et invente une fausse académie de l’anagramme de son nom Worosiskiga et développe une série de tableaux signés par des artistes célèbres. Dans les années 1980, il peint de grands ensembles monumentaux. En 2010, le Carré d’Art, à Nîmes, présente une exposition de l’artiste disparu. Zad MOULTAKA Compositeur, né au Liban en 1967, poursuit depuis plusieurs années une recherche personnelle sur le langage musical, intégrant les données fondamentales de l’écriture contemporaine occidentale – structures, tendances, familles et signes – aux caractères spécifiques de la musique arabe – monodie, hétérophonie, modalité, rythmes, vocalité… Cette recherche touche de nombreux domaines d’expérimentation… La lente maturation d’une forme d’expression très personnelle a fait naître, à partir de 2003, une série d’oeuvres dont la production s’est peu à peu amplifiée : de la musique chorale à la musique d’ensemble, de la musique de chambre à la musique vocale soliste, de l’électroacoustique aux installations sonores et à la chorégraphie… Yalda YOUNES Née à Beyrouth en 1978, Yalda Younès est initiée au ballet classique avant de se former au flamenco en Espagne. Après des études de cinéma, elle se dédie à la danse. En 2003, elle suit ses premiers cours avec Israel Galván et découvre un langage qui par la suite deviendra sa plus grande source d’inspiration. Robert MORRIS Artiste américain né en 1931, il vit et travaille à New York. Il est l’un des principaux théoriciens et représentants de l’art minimaliste et participe activement à l’art de la Performance et au Land Art. Ses écrits théoriques sont liés à son oeuvre sculpturale. Pour lui, la signification de l’oeuvre dépend plus de sa relation à l’espace environnant et de l’expérience du spectateur face à elle, que de sa forme ellemême. Inaugurés en 2002, dix sept vitraux conçus par le sculpteur, ornent la cathédrale de Maguelone, près de Montpellier. Alexandre NICOLAS Né en 1970 à Toulouse, diplômé de l’Ecole supérieure des Beaux-Arts de Toulouse, Alexandre Nicolas se revendique comme sculpteur. Son expression artistique prend deux formes: des performances qu’il réalise dans un temps très court, sculptures sur glace, sur sable ou sur neige, telles celles de Gstadt, Crans-Montana et de Courchevel pour la maison Hermès. Il se consacre désormais à la sculpture en inclusion dans du cristal de synthèse inspirée par la culture populaire de notre temps. Entre humour, sarcasme et senscritique, il utilise des symboles qu’il détourne pour interpeler l’observateur sur l’espèce humaine, ses fantasmes, ses déviances et ses valeurs. Il est exposé de manière permanente dans plusieurs galeries françaises et européennes ainsi que sur de nombreuses foires internationales d’art contemporain. Le collectif LP LT est né de la rencontre de Frédérique Lecerf (1968) et de Franck Turpin (1964). Char Madame, Char Monsieur, est le fruit de leur collaboration (après Fantasy, une vidéo réalisée, en 2004, dans le cadre d’une résidence au château de la Napoule, et Louise-Prune, un bébé né en 2009). Frédérique Lecerf produit des vidéos, des installations et des performances qui privilégient l’or en tant que matériau. Franck Turpin travaille habituellement avec son frère, pour réaliser peintures, sculptures, vidéos et performances qui mettent en jeu leur gémellité. L’ouverture du binôme LPLT offre une nouvelle direction à ces deux artistes tout en leur permettant de conserver une partie du vocabulaire de base propre à chacun d’entre eux. (Olivier Goetz, 2010) |
Carole CHALLEAU
Fortement inspirée par l’espace du musée et sa thématique, Carole Challeau a créé plusieurs oeuvres qu’elle a entièrement intégrées dans la scénographie. Dans sa note d’intention, elle explique ainsi son projet : « Depuis l’origine de mes recherches artistiques, j’axe ma démarche autour du corps humain, source de questionnements multiples, de complexités extraordinaires et d’ambivalences. Mon regard se porte aussi bien sur l’enveloppe telles les nombreuses silhouettes et auras dessinées, brodées ou encore découpées dans des tulles et tarlatanes ; que dans son intérieur le plus infime et globulaire, en écho à certaines vues d’ouvrages de médecine d’histologie fonctionnelle. Ce sont de merveilleux paysages intérieurs. (…) Mes projets proposés pour le musée s’articulent sur l’idée du corps inerte physique ou symbolique, de ses restes et de sa trace où trône la mort en filigrane. Le corps physique se réduira à un fragment organique : les intestins, entrelacs de tripes, siège de la peur. Cette création sera un volume cloué à même le mur, composé de tissus, voiles, passementeries et broderies. Cette sorte de béance d’où jaillirait un flot grouillant de couloirs organiques portera à l’excès jusqu’à l’écoeurement dans son exubérance baroque. »
Pablo GARCIA
L’artiste a choisi d’investir la façade vitrée du musée, espace jusque là jamais occupé par une oeuvre. Il propose une «Barricade» image de la résistance qui, pour lui, rejoint la problématique de la désobéissance civile. À l’intérieur, les ombres de la barricade projetées dans l’espace en fonction du mouvement du soleil créent un véritable mouvement qui correspond à l’attente «d’action» des hommes derrière la barricade. En réponse à cette image est inscrite la phrase d’Étienne de La Boétie (1549) : Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux.
Musée d’Histoire Jean Garcin : 39 – 45 L’Appel de la Liberté Chemin du gouffre 84 800 Fontaine de Vaucluse Téléphone : 04 90 20 24 00 Télécopie : 04 90 20 58 35 Adresse électronique : musee-appel-liberte@cg84.fr
Informations, programmes et réservations en ligne sur le site web : www.vaucluse.fr
« 4 jours, 3 salles et 20 nationalités différentes pour plus de 60 concerts ! Europavox, festival de musiques actuelles axé sur la diversité de la création européenne, propose chaque année un tour d’horizon du meilleur de la scène musicale en Europe. Public, professionnels de la musique et journalistes de toute l’Europe se retrouvent pour 4 jours de découvertes, de rencontres et d’échanges. »
Les artistes présents :
Gaetan Roussel, Peter Doherty, Hondy Zahra, Boogers,Arno, Plasticines, Hocus Pocus, Band Of Skull, Music Is Not Fun, Las Ondas Marteles (projet de Seb Martel) et attention exclues ! :
La galerie MondapArt est heureuse de vous convier à la nouvelle exposition de : Juliette Clovis
du 21 mai au 20 juin 2010 Vernissage le jeudi 20 mai 2010 de 18h30 à 21h30
Créée par Isabelle Lefort, MondapArt est une galerie d’un nouveau monde, celui de « l’Art à tout prix », celui de l’art accessible, lisible. MondapArt propose un choix très éclectique de talents, à des prix abordables, en vente dans la galerie-maison et en ligne.
galerie-loft MondapArt 50/52 boulevard de la République 92100 Boulogne Billancourt contact@mondapart.com ou 09 70 40 69 75 Métro Marcel Sembat PLAN d’ACCES