A l’occasion des 25 ans du Béjart Ballet Lausanne, la compagnie présentera le Boléro, ainsi que deux ballets inédits à Paris : Aria et Dionysos. Soit 5 soirées exceptionnelles du 3 au 7 avril 2012 au Palais des Congrès de Paris. Cela fait 25 ans déjà que le Béjart Ballet Lausanne émerveille les spectateurs grâce à ses chorégraphies tout en richesse et profondeur. Pour célébrer son anniversaire, la compagnie propose des chorégraphies de Maurice Béjart revisitées, mais aussi une création originale de Gil Roman. Le Béjart Ballet Lausanne, dans les studios de Lausanne comme dans les principales salles de spectacle du monde, confirme chaque jour que la technique classique traduit les aspirations et les interrogations de l’époque, et que cette ouverture au monde, à l’écart des sentiers battus, peut susciter l’intérêt des plus larges publics. Un événement majeur !
Musique : extraits de JS Bach, Nine Inch Nails, Melponem, chants inuits – Compositions originales: Thierry Hochstätter & Jean‐Bruno Meier (Citypercussion)
Première création de Gil Roman après la disparition de Maurice Béjart, Aria met en scène le mythe du Minotaure.
Ce mythe est à l’image de la condition d’artiste, de sa situation labyrinthique interne : la tentative de fusion entre l’instinct et la raison, entre une danse libre, ouverte, et une danse classique, codifée.
Musique: Manos Hadjidakis
Dans une taverne grecque de nos jours, un Grec raconte le mythe de Dionysos, sa naissance miraculeuse et ses danses endiablées qui, de la Grèce, rejoignent le Moyen Orient sur la Route des Indes.
Un mythe actuel, moderne par sa violence et ce souffle de liberté qui l’anime. Eternel parce-que l’homme a besoin de cette ivresse dionysiaque pour retrouver le contact avec la grande Nature et ses forces vivantes, occultées par la pseudo-civilisation des lumières, cartésienne et scientiste.
Musique: Maurice Ravel
Maurice Béjart précise en ces termes sa conception de l’oeuvre de Ravel: «Musique très connue et pourtant toujours nouvelle grâce à sa simplicité. Une mélodie – d’origine orientale et non espagnole – s’enroule inlassablement sur elle-même, va en augmentant de volume et d’intensité, dévorant l’espace sonore et engloutissant à la fin la mélodie».
Maurice Béjart confie le rôle central – la Mélodie – tantôt à une danseuse, tantôt à un danseur. Le Rythme est interprété par un groupe de danseurs.
Le concours «Typographic Games» met au défi les créatifs du monde entier. Objectif de cette course à l’imagination : décrocher l’or et partir à Londres pour les Jeux Olympiques !
Conqueror, marque emblématique du papetier Arjowiggins Creative Papers, lance un challenge graphique : les «Typographic Games». Pour atteindre la première marche du podium et décrocher un billet pour les Jeux Olympiques 2012 de Londres, les designers devront créer une affiche typographique sur le thème du sport.
Un jury international de bloggers, typographes et designers, présidé par Jean François Porchez, aura pour mission de départager les plus belles créations. Les délibérations se tiendront à Londres, en mai 2012. Jean François Porchez, typographe de réputation internationale, a réalisé les 5 fontes AW Conqueror de la campagne de communication «It’s Not What You Say, It’s How You Say It» de Conqueror.
Le médaillé d’or se verra décerner une place pour les Jeux Olympiques 2012 à Londres, et les 5 médaillés d’argent recevront une paire de Nike ID. Leurs affiches, ainsi que celles des 7 médaillés de Bronze, seront publiées dans une revue internationale de design.
Une exposition des oeuvres gagnantes aura lieu à Londres, en juin 2012.
Il est dans la nature de l’homme de chercher la lumière, source de vie et de connaissance, sans forcémmment fuire l’obscurité dont il a aussi besoin pour son repos. Les artistes se sont inspirés depuis d’aube du temps de cette ambiguïté, depuis la caverne de Platon, l’homme n’a cessé de méditer sur son côté obscur et de réinventer et se réjouir de la lumière.
La photographie moderne, qui doit son existence à son ancêtre, la camera obscura, a donné naissance à son tour au cinéma et à la vidéo: dessiner avec la lumière et le temps et le mouvement. Grâce à la lumière, elle serait non seulement révélatrice d’une certaine idée de « vérité », mais aussi porteuse d’une force symbolique.
Dans cette exposition, Galerie G – l’art au Garage, présente 8 artistes contemporains de diverses pays dont le travail (photographie, vidéo, installation…) explorent des thèmes évoqués par les contradictions entre la lumière et l’obscurité, ainsi que les métaphores qui s’y attachent; la vie et la mort, l’impermanence, toujours dans un équilibre entre fascination et de rejet.
Les artistes:
23 rue des Lilas, 75019 PARIS (à l’angle de la rue Eugénie Cotton) M° Place des fêtes http://lartaugarage.over-blog.com/
Entre témoignage et hommage, l’exposition collective « New York – New York » revient, dix ans après, sur le plus grand attentat de l’Histoire. Tout commence le 9 septembre 2001. Le commandant Massoud, opposant à Oussama Ben Laden, est assassiné en Afghanistan. Reza, grand ami de Massoud, avait réalisé en 1985 le célèbre portrait du « Lion du Panshir ».
Le 11 septembre 2001, le vol 175 de la United Airlines se brise sur la tour Sud du World Trade Center. Depuis vingt minutes, les journalistes commentaient le premier crash sur la tour Nord, croyant à un accident. Un silence glacé s’impose dans les rédactions : la nation américaine est attaquée. Un effroi qu’expriment les photos de Robert Clark : quatre clichés pris depuis le toit de son immeuble à Brooklyn. Le photographe enregistre, stoïque, l’attaque.
Quelques instants plus tard, Klaus Reisinger puis Allan Tannenbaum sont au pied des tours. Dans une ambiance de chaos, les photographes offrent au monde un témoignage puissant. Les tours sont tombées, les rues sont plongées dans l’obscurité, étouffées par la cendre, il ne reste que des ruines qui se dressent telles des cathédrales. Dans les débris les pompiers appellent : « Hello, is anybody there ? Hello ? » Ils sont les nouveaux héros de la nation.
Dix années ont passé, la ville a gardé ses stigmates. Dix années durant lesquelles le photographe français Jean-Michel Turpin a suivi la convalescence de New York et des New-Yorkais. Le rêve est revenu, le patriotisme est resté, et les pompiers sont toujours des héros. En 2011, Ethan Levitas a photographié les passants de Ground Zero. Il réalise ici un essai photographique, qui rappelle la présence de ceux qui furent en ces lieux. Une étude du présent qui se projette dans le passé et vice versa, une étude du temps qui se dilate et se concentre.
Actuellement aussi à la Galerie Polka
La galerie Polka présente les travaux du photographe turc Ahmet Ertug. Architecte de formation, Ahmet Ertug photographie les monuments qui ont une histoire. « Sérénité et force de l’image » sont les maîtres mots de son esthétique. Prises à la chambre, les photographies monumentales d’Ertug jouent des ombres et des lumières. Elles dévoilent l’âme de ces lieux chargés de sens. Pour cette première exposition, la galerie Polka présente deux séries : Hagia Sophia, les images majestueuses de l’ancienne basilique Sainte-Sophie d’Istanbul, et Palaces Of Music, la dernière production du photographe sur les opéras du monde. Sainte-Sophie ou Hagia Sophia, la « sagesse divine », est l’un des chefsd’oeuvre de l’architecture byzantine. En photographiant l’intérieur, ses détails, et l’évolution de sa monumentale restauration, Ahmet Ertug lui a rendu un magnifique hommage. L’ensemble de la série est par ailleurs exposé tout au long de l’année dans l’enceinte même de la basilique, devenue musée. Les coulisses de l’Opéra Garnier sont solennelles : ses dorures, son plafond repeint par Marc Chagall, ses lustres. Les photographies de l’auditorium et du foyer de l’opéra parisien, sous l’oeil d’Ahmet Ertug, deviennent de véritables icônes.
Le pitch : Adolescent de 15 ans, Mike se rend à son tout premier jour de travail : il vient d’être embauché dans un établissement de bains publics de l’East End londonien. Sur place, sa collègue Susan est chargée de lui présenter les lieux. Le jeune homme est tout de suite attiré par cette jolie rousse plus âgée que lui. Alors qu’il découvre une atmosphère étrange autour de la piscine, Mike doit faire face aux avances d’une cliente échaudée. Peu à peu, Susan joue avec l’inexpérience du garçon, profitant de son admiration candide pour le faire plonger dans une dangereuse spirale de fantasmes et d’obsession…
A propos :
Sous ses apparences de comédie outrancière ou de joyeux bizutage, Deep End dissimule un drame cruel de l’adolescence qui navigue entre thriller psychologique et tragédie romantique. Avec un sens ahurissant de la composition plastique, Jerzy Skolimowski suit la déambulation d’un garçon hanté par l’image d’un amour insaisissable. Cette oeuvre au ton instable est une plongée frénétique dans l’East End, négatif sinistre du Swinging London qui invoque les ambiances de Répulsion (Roman Polanski) ou de Blow-Up (Michelangelo Antonioni). Traversé par la musique des seventies, de la folk-pop de Cat Stevens au rock expérimental du Groupe Can, Deep End est l’un des films emblématiques du cinéma indépendant.
En salles depuis le 13 juillet 2011
Jerzy Skolimoswki naît à Lódz en 1938. Son enfance est marquée par la brutalité de la guerre : son père, résistant, est tué par les nazis et sa mère cache notamment une famille juive chez eux. Un contexte douloureux qui, selon le cinéaste, fut déterminant sur son travail de réalisateur.
Après une scolarité agitée, Skolimowski étudie à l’université l’ethnographie, la littérature et l’histoire, tout en se passionnant pour le jazz et la boxe. Alors qu’il n’a qu’une vingtaine d’années, il écrit et a déjà publié plusieurs recueils de poèmes et de nouvelles lorsqu’il rencontre Andrzej Wajda, chef de « l’école polonaise » alors dominante dans le cinéma. En réponse au défi lancé par Wajda, Skolimowski écrit pour le réalisateur le scénario de son long-métrage « Innocent Sorcerers » sur lequel il est également engagé comme acteur. Skolimowski intègre la Lódz Film School et termine son cursus en ayant achevé son premier film, composé de scènes tournées au fil des années. Puis, il collabore avec Polanski, écrivant les dialogues de « Knife in the water ».
Entre 1964 et 1984, Skolimowski tourne douze longs-métrages, dont six en partie autobiographiques. Après un 1er tournage en dehors de Pologne avec « Le Départ », film en français avec Jean-Pierre Léaud, l’interdiction de son long-métrage « Hands Up », film anti-stalinien, contraint le réalisateur à l’exil. Il tourne alors « Deep End », 2ème film basé sur un de ses scénarios. Le film, sorti en 1970 n’est pas soutenu par son studio et disparaît malheureusement rapidement de la circulation. Le cinéaste y reprend un de ses thèmes importants, déjà présent dans « Le Départ » et « Walkower » : le passage à l’âge adulte, une période décrite de manière agitée et inquiétante. Le mélange de romantisme et de détachement proche du cynisme que l’on trouvait déjà chez Skolimowski fusionne ici autour du personnage de Mike, obsédé par sa collègue de bureau.
Le cinéma de Jerzy Skolimowski a participé au renouveau au cinéma en Europe centrale et orientale, dans le sillage de la Nouvelle Vague française. La plupart de ses films sont très personnels, Skolimowski ayant déclaré à plusieurs reprises tourner avant tout pour son propre plaisir. Le réalisateur a également affirmé : « En tant que poète, mon esprit suit un chemin d’associations poétiques . Je n’ai pas peur de m’éloigner d’une narration directe. Je me sens à l’aise avec une histoire qui vous tente à croire ou à ne à pas croire. »* En 2008, sort sur les écrans « Quatre nuits avec Anna ». Le film marque le retour de Skolimowski au cinéma, après dix-sept années d’interruption durant lesquelles l’artiste s’est notamment consacré à la peinture et au jeu d’acteur. Puis, il y a quelques mois est sorti « Essential Killing », récompensé par deux Polish Film Awards, dont celui du meilleur réalisateur/meilleur film. Skolimoswski vit actuellement en Pologne.
* As a poet my mind is trained along the path of poetic associations—I’m not afraid to wander away from direct narrative—I feel safe with a story that tempts you to believe or disbelieve.
SoiseM dessine pour l’édition jeunesse et pour de nombreux magazines et journaux sur des thèmes économiques, financiers et sociaux (dont Le Monde, Le Parisien, Le courrier des cadres et Amnesty International). En ce mois de Juin, soiseM expose sous le thème du développement durable l’illustration de plusieurs albums jeunesse et peintures associés à ce thème. Ces oeuvres s’organisent autour d’un imaginaire mêlé de réalités désirées et de références à l’histoire de l’art moderne.
L’exposition sera visible dans le hall de FRANCE LOISIRS , 123 bld de Grenelle, à Paris - du 31 mai au 1er juillet 2011 – métro La motte Piquet Grenelle – Horaires bureaux.
SoiseM en quelques mots :
C’est pendant mes études à l’ESAG, que je décide d’être illustratrice. Très vite, je présente mon press-book à des éditeurs et des directeurs artistiques. Syros, Hachette et Atlas éditions me confient mes premiers livres et fascicules à illustrer. Mon travail s’inspire de multiples artistes, écrivains, peintres, photographes, cinéastes, et de souvenirs de voyages. Plastiquement, c’est la forme et la couleur qui comptent pour moi. Je crois en leur fort pouvoir d’impact psychologique. J’illustre autant mes livres de façon abstraite, que narrative. Mon regard sur la vie est basé sur l’être humain. L’amitié, le respect des personnes, l’élégance des êtres et des choses retiennent toute mon attention. L’esthétique et l’éthique pour moi, vont de paire et l’image que prend parfois notre environnement m’importe beaucoup. »
Soisem Peintre illustratrice, travaille et vit à Paris, née en 1963.
Son et lumière pour davantage de bien-être ! Lampe d’appoint à technologie LED pour une économie d’énergie, cette nouveauté MUSE permet de maîtriser la lumière et de créer des ambiances en fonction de votre humeur et de vos activités. En couleurs ou en lumière blanche diffuse, choisissez votre intensité !
Ainsi, le ML-30 CR diffuse dans la pièce une lumière multicolore et changeante au gré de vos humeurs et de vos envies. Pour un usage plus commun de simple lampe de chevet dédiée à la lecture par exemple, le ML-30 CR se contente, si tel est votre bon vouloir, de diffuser une lumière blanche.
Avec une intensité réglable en fonction de vos besoins du moment, il est une solution optimale pour tamiser une pièce et la rendre propice au repos et à la détente.
Un réveil en douceur, toujours de bonne humeur avec son simulateur d’aube et ses nombreuses fonctions de sonnerie. Le ML-30 CR est aussi un radio-réveil efficace et subtil. Doté d’une double alarme, il permet de réveiller un couple aux horaires décalés. En prime sa fonction répétition d’alarme assure une garantie contre les réveils vraiment difficiles, fort utile pour les gros dormeurs et autres amoureux de l’oreiller…
Au moment du réveil, la lampe d’appoint qui surplombe son socle fonctionne tel un simulateur d’aube. En même temps que vous ouvrez les yeux, la lumière s’intensifie peu à peu.
Diffusant une lumière de plus en plus forte, le ML-30 CR simule le lever du soleil pour vous offrir un réveil naturel, sans stress ni brutalité.
Le ML-30 CR de MUSE permet un réveil au son de la radio, via son tuner FM/ MW avec afficheur numérique LCD à rétro-éclairage LED avec réglage d’intensité. Mais il peut aussi réveiller, au choix, via la sonnerie du buzzer ou l’un des sons de la nature comme le bruissement d’un ruisseau ou le chant des oiseaux !
S’endormir en douceur
En complément de son réveil en douceur, le modèle ML-30 CR favorise aussi l’endormissement et prépare le corps et l’esprit au repos. Ainsi, doté d’une fonction spécifique « sommeil », le ML-30 CR diffuse la lumière avec une diminution progressive d’intensité jusqu’à extinction complète.
Une façon toute en douceur de plonger dans les bras de Morphée, utile pour les grands et les petits qui apprécient particulièrement de s’endormir avec un système de veilleuse autonome.
Le ML-30 CR fonctionne sur secteur avec une sécurité contre les éventuelles pannes d’électricité, puisqu’il est muni d’un réceptacle pour recevoir deux piles de sauvegarde type AAA (2 x1,5 volts).
En prime, le ML-30 CR de MUSE intègre une prise Jack et peut donc également diffuser la musique contenue sur un lecteur MP3 ou un smartphone, se transformant en enceinte d’appoint pour la chambre !
Fiche Technique :
Dessins, etc… Mat Collishaw Solo Show, Andrea Mastrovito et Jeanine Woollard Travaux récents
Intemporel et immémorial, le dessin a été la forme première d’expression artistique humaine, première en termes ontologiques et première aussi pour chacun d’entre nous. Depuis Segni e Disegni (1993), grande exposition de dessins proposée à Analix Forever par le commissaire italien Gianni Romano (Segni e disegni, 1980-1993, a cura di Gianni Romano, éditions ArtStudio, 1993), la galerie s’est continuellement intéressée au dessin, pour sa simplicité d’abord – la plus petite distance possible entre l’artiste et son medium -, pour son infinie complexité ensuite.
En 2010, la galerie a inauguré un espace intitulé Dessins, etc… dans lequel on trouve une sélection évolutive de travaux sur papier, quelques trésors oubliés, des dessins d’étudiants devenus des artistes reconnus, mais aussi des pièces toutes récentes. L’espace accueille aussi des artistes qui y élisent domicile pendant quelques jours pour dessiner, suivant la tradition de résidence d’artistes de la galerie.
En 2011, Analix Forever rejoint Drawing Now Paris avec trois artistes emblématiques de la galerie, Mat Collishaw (solo show), accompagné de Jeanine Wollard et Andrea Mastrovito, et se réjouit de présenter leurs travaux aux spécialistes, fins connaisseurs et amateurs du dessin, aficionados souvent discrets voire secrets que sont les visiteurs de ce Salon.
Mat Collishaw (né en 1966), artiste britannique issu du groupe des “YBA”, fort d’une renommée internationale mais encore peu présent sur la scène française, « the master of illusions » comme on l’appelle en Angleterre, pour ses installations vidéos, est aussi un fin dessinateur. Les dessins présentés, inspirés d’anciens livres, d’anciennes planches médicales, synthétisent la notion d’horreur délicieuse : c’est le même coup de crayon qui dessine la beauté et l’horreur – la boursouflure de la tumeur et la finesse du sourire. Conjuguant une présentation singulière du dessin et de la vidéo, Collishaw, aussi inspiré par les splendeurs de l’histoire de l’art qu’il l’est par les horreurs de celle de la médecine, « anime » la célèbre aquarelle d’Albrecht Dürer, La Grande Touffe d’Herbes (1503, aquarelle, 41 x 32 cm) qui devient The Whispering Weeds . En redessinant des images proches mais décalées, en les animant sur écran, en dissimulant l’écran dans un cadre comme une aquarelle d’autrefois… l’artiste manipule le regard du spectateur, surpris de voir La Grand Touffe d’Herbes onduler dans le vent qui ne semble pourtant pas souffler pas dans les couloirs du Salon… Comme l’écrit si bien Richard Leydier (http://dessinsetc.wordpress.com/), « le dessin est le vecteur d’une fulgurance de la pensée, sa transcription immédiate en images. Il relève communément du fantasme et du rêve. Il ouvre une fenêtre sur tous les registres de l’inconscient, du mot d’esprit à l’inquiétante étrangeté ».
Andrea Mastrovito (né en 1978), enfin, est un artiste italien dont le principal matériau de travail est le papier qu’il aime à plier, découper, photocopier, filmer… lorsqu’il n’en fait pas un usage plus classique, avec le dessin qu’il maîtrise remarquablement. C’est en effet la même main qui déploie une énergie vitale et débordante dans une série-hommage à un groupe de rock adulé ou qui esquisse des scènes de guerre sur des centaines de feuillets pour in fine réaliser une animation vidéo d’une rare finesse, figurant à la fois la plus grande violence et une dérision que seul le dessin permet dans ce cas. Andrea Mastrovito est également l’auteur de délicats dessins érotiques, dans la grande tradition classique des artistes qu’il admire et dont il suit vaillamment les traces…
Jeanine Woollard (née en 1978) est une artiste britannique que la galerie soutient depuis le terme de ses études. On connaît bien ses installations et ses autoportraits mythologiques, dans lesquels l’artiste reconstitue une réalité factice avec les objets qui l’environnent. Notre regard fait le reste, et l’illusion recréée est parfaite. Les dessins de Jeanine Woollard, outre leur remarquable finesse, complètent avec humour sa production plastique : si elle utilise un pommeau de parapluie en guise de pied dans une installation, elle va lui réserver le même emploi fantaisiste dans son dessin. Sa délicate production sur papier révèle ainsi une grande inventivité teintée d’onirisme. La réalité n’est jamais donnée comme telle…
Le dessin, parce qu’il se confond avec le plan du mur, demeure dans un espace virtuel qu’on identifie à la psyché de l’artiste ; un espace de « l’entre-deux », comme si l’oeuvre n’était pas encore vraiment venue au monde. Curieusement, ce maintien du dessin dans ce qu’on pourrait appeler les « limbes de la pensée » le protège en quelque sorte du jugement critique.
Artistes exposés :
Guest :
Paul Ardenne, commissaire de « Réalité Revisitée »
Contact :
Barbara Polla
Si les ventes aux enchères correspondent à des valeurs tout à fait actuelles (mode « vintage », achat au meilleur prix, goût pour l’art et la culture), leur mode de fonctionnement est encore mal connu du grand public. Pour la sixième année consécutive, le SYMEV, syndicat national des maisons de ventes aux enchères, invite le public à venir se familiariser avec les enchères lors du « Week-end au Marteau » dans l’une des 100 maisons de ventes aux enchères participantes les 26 et 27 mars prochains. www.symev.org
Oser les enchères
Pour se meubler à moins de 1000€ (vente « Je vis à l’Hôtel » chez Maître Cousin aux Andelys), mettre de l’esprit dans sa déco (ventes « Vanités » chez Eve à Paris, « Au temps des dinosaures » chez Leclere à Marseille …), s’habiller vintage (vente de la collection Haute Couture Christian Lacroix pour Jean Patou 1986 chez Chayette & Cheval à Paris, vente Vintage chez Artcurial Lyon-Michel Rambert…), s’offrir de la lingerie coquine à prix glamour (vente « Erotica » à L’Hôtel des ventes de Toulon), investir dans une oeuvre de musée à un prix abordable (vente « Musée éphémère » chez Sadde à Dijon) ou tout simplement s’amuser (« Folle journée à Morlaix », conférence « La pin’up dans l’histoire de l’art » aux Andelys….), faire estimer un objet dont on ignore la valeur, acquérir sa première oeuvre d’art, acheter une voiture, constituer sa cave, rien de mieux que d’entrer sans complexe dans l’une des quelque 100 maisons de ventes françaises participant à cette opération les 26 et 27 mars prochains. Et si on ne veut pas se déplacer, on pourra suivre la vente en direct sur Internet et enchérir depuis chez soi dans une quinzaine de maisons de ventes sur toute la France.
Découvrir un trésor dans son grenier
Et si vous aviez sans le savoir un trésor dans votre grenier ? Comme dans cette famille chez qui Maître Labarbe a découvert un rouleau impérial chinois du 18ème siècle qui sera mis en vente à Toulouse le 26 mars lors du Week-end au Marteau. Estimé 3 à 4 millions d’euros, cet objet historique important devrait atteindre des records. (Maître Marc Labarbe – Toulouse – 26 mars 2011 à 11h).
Maîtres Chassaing et Marambat, commissaires-priseurs d’une autre maison de ventes toulousaine, viennent de découvrir pour la troisième fois un sceau impérial chinois provenant d’une famille du sud-est de la France.
Rappelons que le premier, découvert au fond d’un placard, fut vendu en 2008 pour la somme de 5,4 millions d’euros ! Celui qu’ils mettront en vente le 26 mars est estimé 1 à 1,5 million d’euros.(Chassaing-Marambat – Toulouse – 26 mars 2011 à 16h).
Après avoir enregistré un record pour « le Penseur » de Rodin en août dernier (681.600€ pour un bronze à patine noire de 37,5 cm de haut), Artcurial Deauville vient de découvrir dans une famille normande un autre bronze de Rodin aussi emblématique que le précédent, « Le Baiser ». Ce bronze a été transmis de père en fils depuis 1916, date de son acquisition par un industriel de la région ayant fait fortune dans la fabrication de perles de fantaisie, et sera vendu le 27 mars par Artcurial Deauville (estimation 400.000/500.000€).
Le bon plan du Week-end au Marteau : C’est l’occasion ou jamais d’aller faire expertiser le bijou ou le tableau de grand-maman oublié au fond du grenier depuis des années. Les commissaires-priseurs feront des estimations gratuitement tout le week-end.
Aider à construire une école à Madagascar en achetant une oeuvre d’art
Pour 100 briques …t’as une école ! SOULAGES, BETTINA RHEIMS, ENKI BILAL, et une centaine d’artistes contemporains ont chacun transformé une brique fabriquée à Madagascar en oeuvre d’art. Les 100 briques seront vendues au profit de l’Association Ecoles du Monde présidée par le producteur de cinéma Charles Gassot (ARTCURIAL – Hôtel Marcel Dassault Paris – Exposition 26 et 27 mars – Vente Lundi 28 mars à 20h30)
Le bon plan du Week-end au Marteau : toutes les briques sont estimées au même prix de 500€. L’occasion de s’offrir une oeuvre de SOULAGES en faisant une bonne action !
1. Dénicher l’objet On peut tout acheter en vente publique et à tous les prix : meubles et objets d’art mais aussi véhicules, matériel informatique, outillage, électroménager …. Pour suivre l’actualité des ventes, il y a les journaux et magazines spécialisés mais aussi les sites Internet tels que Drouot.com ou Interencheres.com . Ce dernier répertorie chaque vente même « courante » (c’est-à-dire sans catalogue mais avec des photos sur le site pour le moindre objet) de 240 maisons de ventes dans toute la France (sur les 370 existantes) et offre aux internautes un service d’alertes gratuites. Si vous cherchez un artiste, un style ou un type d’objet, il suffit d’enregistrer les mots clés correspondant à votre recherche, vous serez prévenus par e-mail dès que l’objet figurera au programme d’une vente aux enchères. On peut aussi consulter les catalogues de ventes et les résultats sur les sites Auction.fr et Drouot.com si l’on est abonné.
2. Faire le point sur les prix
3. Connaître les termes des « pros » Si le prix de réserve n’est pas atteint, le lot est invendu (« ravalé » dans le jargon des brocanteurs). Il pourra néanmoins être acheté directement à la maison de ventes dans un délai de 15 jours à un prix égal ou supérieur à la dernière enchère prononcée, c’est ce que l’on appelle l’ « after-sale » (ou vente après-vente), anglicisme qui témoigne d’une pratique courante chez les anglo-saxons et autorisée en France seulement depuis 2000. Lors de vos consultations des cotes sur les sites Internet, certains prix sont affichés avec les « buyer’s premium » c’est-à-dire prix d’adjudication + frais de vente.
4. Visiter l’exposition En général, elle a lieu la veille de la vente et le matin de la vente. Il faut prendre le temps de regarder les objets, de vérifier leur état et ne pas hésiter à poser des questions au commissaire-priseur, à ses clercs ou à l’expert. Les questions incontournables : l’époque, la provenance (elle est intéressante si l’oeuvre a appartenu à un collectionneur réputé), l’état, et le niveau de prix auquel l’objet est estimé en fonction de l’intérêt qu’il suscite.
5. Assister à la vente ou enchérir de chez soi On a de nombreux moyens pour enchérir si l’on ne peut pas assister à la vente. On peut laisser des ordres d’achat au commissaire-priseur ou à ses clercs, enchérir par téléphone ou par Internet à condition de s’être fait enregistrer auparavant. Certains collectionneurs préfèrent enchérir par téléphone ou personne interposée, pour ne pas se faire reconnaitre du public. L’avantage d’être dans la salle est de capter l’atmosphère, la tendance et de profiter de ce que les professionnels appellent les « trous » qui sont des passages à vide où l’opportuniste fera la bonne affaire.
6. Suivre la vente sur Internet De plus en plus de maisons de ventes proposent des ventes « Live » : on peut suivre les enchères depuis son ordinateur en « pyjama », même si l’on ne veut pas enchérir ! Pour le Week-end au Marteau une trentaine de commissaires-priseurs partout en France proposeront ce service, réservé jusqu’ici aux grandes maisons de ventes. Il suffira d’aller sur les plateformes web www.the-saleroom.com ou www.drouotlive.com pour enchérir partout en France (ou presque !).
7. Apprendre à enchérir C’est le commissaire-priseur qui détermine la tranche de progression de l’enchère qui est proportionnelle au prix et va en général de 10% en 10%. Cependant le client peut énoncer son prix à voix haute en passant directement par exemple de 100€ à 200€, une manière d’accélérer l’enchère qui peut être efficace.
8. Garder le bordereau d’acquisition Contrairement au commerce traditionnel et aux sites Internet de ventes aux enchères type e-bay, les commissaires-priseurs fournissent une garantie légale de 5 ans. Un bordereau d’adjudication est délivré à l’acheteur à l’issue de la vente et l’inscription au procès-verbal des résultats de la vente aux enchères est la preuve légale du changement de propriété. Il stipule aussi les termes exacts définissant l’objet, qui serviront de base à toute contestation éventuelle.
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Du 2 au 9 mars 201
La peinture du sensible dans ses toiles, qu’elles soient de petits ou de grands formats, le travail de la matière – subordonné à la technique (lavis ou matière) – est développé de manière à donner une vraie présence à la peinture. Cette dernière peut être étalée en larges champs quasi monochromes qui saturent la toile ou laissée telle quelle sur certaines parties formant quelques amas colorés. Il en résulte un espace abstrait profond et lumineux dans lequel la spatialité renvoie une grande liberté visuelle. Face aux grands formats, le spectateur est convié à reculer pour contempler un espace pictural où le regard s’enfonce et plonge, ou bien s’accroche et se heurte à quelques bribes de matière laissée telle quelle. Alors que face aux petits formats – similaires à de petites sculptures peintes, sortes de petits objets captivants – l’âme curieuse se rapproche au maximum afin d’intercepter la matière et les touches colorées de luminosité. Dans les deux cas, une grande intimité se créer entre l’oeuvre et le spectateur qui est d’une façon ou d’une autre happé par l’espace pictural et son intensité lumineuse.
« La peinture de Charly est une peinture de l’expression, du sensible où l’artiste projette sur la toile ses sentiments, ses états d’âme en effectuent une véritable mise à nue. Mais si ces peintures infinies traduisent le sentiment de l’existence de l’artiste elles sont aussi un refuge pour le spectateur, un moyen de se défaire du monde réel et de mettre en pause sa vie un instant pour laisser se manifester l’émotion. » (Morgane Barat – Février 2010)
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