Leonora Hamill et Eric Pillot ont été élus lauréats 2012 par le comité exécutif du Prix HSBC pour la Photographie parmi les 13 nominés présentant 12 façons de photographier selon Rafael Doctor Roncero, conseiller artistique. Le Prix HSBC pour la Photographie accompagnera les lauréats en publiant avec Actes Sud leur première monographie, et en organisant une exposition itinérante de leurs oeuvres dans quatre lieux culturels.
«Ce genre de travail est un vaste exercice de catalogage des espaces construits ou habités par les hommes. Une étude de la condition humaine à travers une typologie concrète de ses espaces : les écoles d’art et leurs ateliers d’artistes. Au cours de plusieurs années et tout autour du monde, Leonora Hamill a photographié tous ces endroits où les gens apprennent l’art de façon différente. Parcourir ces ateliers ne suffit pas à montrer la façon particulière d’interpréter qu’adoptera l’artiste dans le futur de la société dans laquelle il vit. Dans ce travail prédomine le caractère collectif du labeur artistique dans son étape de formation, ce qui l’oppose à l’idée généralisée qui veut que l’artiste soit un être isolé et indépendant. Il s’agit sans doute d’un grand travail, auquel s’ajoute une importante charge sociologique, où l’on perçoit la recherche d’une esthétique froide capable de présenter de la manière la plus directe ces espaces habituellement surchargés d’éléments et de formes.» Rafael Doctor Roncero, conseiller artistique 2012
«Ce n’est pas la première fois qu’un artiste fixe son regard sur les animaux vivant en captivité près de nous en tant qu’éléments d’attraction pour nos loisirs. Ce genre de travail met l’accent sur la façon dont les êtres humains vivent dans l’acceptation de constantes contradictions par rapport à des principes éthiques qu’ils utilisent à leur convenance. La dignité de l’être animal est l’une des causes non résolues dans l’évolution de l’être humain. Les animaux représentent l’autre, un autre plus proche que ce que nous pensons et à qui notre attitude de supériorité est capable de voler l’âme. Un travail comme celui d’Eric Pillot n’est autre que la mise en évidence de la grande injustice de notre société par rapport à ces thèmes pour lesquels existe une législation très vague autorisant de constantes atrocités, sous prétexte d’augmenter les possibilités de diversion au cours de notre temps libre. Dans cette série se mêlent des animaux réels et d’autres qui semblent fictifs, afin de réduire au maximum l’être vivant traité comme une valeur presque uniquement décorative. Eric Pillot fait un portrait de l’état de désolation de ces êtres vivants si proches et cherche en même temps la confrontation de leur regard, un regard auquel nous ne pouvons échapper et capable de nous mettre totalement à nu, puisqu’aucune réponse logique ne peut justifier ces espaces de cruauté.» Rafael Doctor Roncero, conseiller artistique 2012
Le jury de la quatorzième édition du Prix Arcimboldo a récompensé le travail de Claudia Imbert « famille incertaine ». Décerné par l’Association Gens d’Images et son partenaire la Fondation Swiss Life, le Prix Arcimboldo est le seul consacré à la création photographique utilisant les outils numériques. Il reçoit le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication.
Une exposition du travail de la lauréate sera présentée à partir du 31 mai 2012 avec le partenariat de la société Epson, à la galerie Basia Embiricos – 14 rue des Jardins de Saint Paul – Paris 3ème. Dans ce cadre, la Fondation Swiss Life remettra un chèque de 8000 € à Claudia Imbert.
Par un travail sensible de mise en scène et une maîtrise achevée de l’outil numérique, Claudia Imbert renouvelle la chronique de la vie quotidienne dans l’univers indicible de la banlieue que l’auteur définit comme « le théâtre des familles ». Armelle Canitrot, responsable service photo et critique à La Croix, qui a parrainé ce travail, explique « ni tableaux idylliques, ni critiques à charge contre la famille, ces images évoquent plutôt l’ambigüité de la vie familiale, prise entre la promesse d’un cocon sécurisant et le risque d’un étouffant carcan. »
Née en 1971, Claudia Imbert a été formée au MIAMI Dade College, USA , à l’Ecole Supérieure de Réalisation Audiovisuelle de Paris et à l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris. Elle a notamment été lauréate de la Bourse du Talent BNF Paris en 2007, mention spéciale du Prix Lucien et Rodolf Hervé en 2008 et lauréate du prix Jeune Création 2011,
Le Jury était composé de: Sophie Bernard, Images Magazine ; Nathalie Bocher-Lenoir, Gens d’Images ; Guy Boyer, Connaissance des Arts ; Jacques Deret, collectionneur ; Eric Dereumaux, galeriste ; Didier de Fays, photographier.com Marta Ponsa, Jeu de Paume ; Anne-Marie Lasry, Fondation Swiss Life ; Baudoin Lebon, galeriste ; Hervé Le Goff, journaliste ; Monique Plon, Gens d’Images, Philippe Serenon, Festival Photo Med.
Les précédents lauréats sont : Orlan (1999), Catherine Ikam (2000), mention spéciale à Clark et Pougnaud, Nicole Tran Ba Vang (2001), J.B. Barret (2002), Tom Drahos (2003), Florian Schneider (2004), Patrick Fournial (2005), Nicolas Moulin (2006), Alain Delorme (2007), Jean-François Rauzier (2008), Mathieu Bernard-Reymond (2009), Muriel Bordier (2010), mention spéciale Nicolas Dhervillers et Alexis Cordesse (2011), mention spéciale Gilles Desrozier.
Les prix de la Fondation Bleustein-Blanchet s’adresse à :
Si votre candidature est retenue, vous recevrez un dossier à remplir, qui devra nous être retourné, rempli, dans les dix jours suivant la réception. C’est à partir de ce moment que votre candidature sera effective. N’attendez pas les derniers jours avant le 31 mai, votre dossier risque de ne pas être accepté.
PRIX LITTERAIRE DE LA VOCATION
Roman ou nouvelles, parus depuis juin de l’année précédente (pas de compte d’auteur)
Pour y participer demander à l’éditeur de contacter Anne de La Baume au 01 53 63 25 92 ou 01 53 63 25 90 entre janvier et fin avril
Le prix est remis en juin de chaque année. Le lauréat reçoit 3 850 euros en septembre et 3 850 euros en décembre au cours de la cérémonie de remise des bourses à la promotion de l’année. (une vingtaine de lauréats dans des disciplines diverses.)
PRIX DE POESIE DE LA VOCATION
Envoyer un recueil ou tapuscrit d’une cinquantaine de poèmes avant le 31 mai 2012 (compte d’auteurs acceptés) et une photocopie de la carte d’identité.
Les poèmes du lauréat seront édités aux Editions Cheyne. Le prix est attribué en même temps que le prix littéraire. Le lauréat reçoit 1 550 euros en septembre et 1 550 euros en décembre au cours de la cérémonie de remise des bourses.
Créé par l’ADIAF en 2000 pour soutenir la scène artistique française, le prix Marcel Duchamp distingue chaque année un artiste français ou résidant en France travaillant dans le domaine des arts plastiques et visuels. L’ambition de ce prix de collectionneurs, organisé en partenariat avec le Centre Pompidou, est de rassembler les artistes les plus novateurs de leur génération et de les aider à développer leur visibilité internationale. Président de l’ADIAF, Association pour la Diffusion Internationale de l’Art Français, Gilles Fuchs a annoncé le 16 février chez ARTCURIAL les noms des quatre artistes sélectionnés pour le Prix Marcel Duchamp 2012. Une exposition des artistes nommés aura lieu cet été au Château de Tours, puis en octobre à la FIAC. Choisi par un jury international, le lauréat sera annoncé le samedi 20 octobre 2012, puis invité par le Centre Pompidou pour une exposition personnelle au sein de l’espace 315 à l’automne 2013. L’ADIAF lui remettra une dotation financière de 35 000 euros.
Valérie FAVRE, née en 1959 Peinture – Galerie Jocelyn Wolff, Paris www.galeriewolff.com
DEWAR&GICQUEL, nés en 1976 et 1975 Sculpture, Installation – Galerie Loevenbruck, Paris www.loevenbruck.com
Bertrand LAMARCHE, né en 1966 Installation – Galerie Poggi, Paris www.galeriepoggi.com
Franck SCURTI, né en1967 Sculpture, Installation – Galerie Michel Rein, Paris www.michelrein.com
CHATEAU DE TOURS : Exposition des artistes du prix Marcel Duchamp 2012
Depuis l’année dernière, les artistes nommés bénéficient d’une nouvelle vitrine en région. Après le LaM (Lille Métropole Musée d’art contemporain), c’est la Ville de Tours, située au coeur de la Touraine et du Val de Loire, qui leur ouvre les portes de son château cet été à partir du 29 juin.
FIAC : Exposition des artistes du prix Marcel Duchamp et annonce du lauréat 2012
Depuis 2005, la FIAC accueille chaque année une exposition des artistes nommés. Le jury international se réunira pendant la foire et annoncera le nom du lauréat le samedi 20 octobre sous la coupole du grand Palais.
CENTRE POMPIDOU : Remise du prix et exposition du lauréat 2012
Partenaire de référence de l’ADIAF depuis l’origine, le CENTRE POMPIDOU invitera le lauréat pour une exposition personnelle de trois mois. L’ADIAF remettra à l’artiste une dotation financière de 35 000 euros et participera à la production de l’oeuvre.
Le photographe espagnol Samuel Aranda a remporté le World Press Photo Award 2011 pour son cliché pris au Yémen en octobre 2011, d’une femme voilée tenant avec précaution dans ses bras, un de ses proches blessés. La photographie a été prise pour le New York Times dans une mosquée de Sanaa transformée en hôpital de campagne lors du soulèvement populaire contre l’ancien président Ali Abdallah Saleh. Samuel Aranda/ The New York Times/ Handout
Le photographe de l’AFP Yasuyoshi Chiba s’est vu décerner le premier prix de la catégorie « People in the News » du World Press Photo 2012, le plus prestigieux concours de photojournalisme, pour sa série de photos sur le tremblement de terre et le tsunami au Japon en 2011. En poste à Nairobi en mars 2011, il avait été appelé en renfort pour couvrir la catastrophe dans son pays. Il est actuellement basé à Sao Paulo.
Correspondant AFP à Kaboul depuis 2007, Massoud Hossaini a remporté le premier prix de la catégorie « Spot news » du 69ème Pictures of the Year international (POY), l’un des prix de photographie les plus prestigieux aux Etats-Unis. La photo lauréate montre une petite fille en habits verts hurlant au milieu des victimes de l’attentat de Kaboul le jour de l’Ashoura, le 6 décembre 2011.
Agé de 30 ans et originaire d’Afghanistan, Massoud Hossaini se trouvait à quelques mètres seulement d’un sanctuaire chiite, théâtre de l’explosion qui a fait 80 morts et 150 blessés. Il a également reçu pour cette photo le 2e prix de la catégorie « Spot News » du World Press Photo 2012.
Basée à Athènes, Louisa Gouliamaki a remporté le 2e prix du POY dans la catégorie « General News » qui lui a été attribué pour la photographie d’un enfant évacué de Benghazi en Libye et arrivant en Grèce à bord d’un ferry. Pedro Pardo, correspondant AFP à Acapulco, s’est quant à lui vu attribuer un prix d’excellence dans la catégorie « Spot News » pour une photo « Violence in Acapulco ». Le reportage dont est extrait cette image avait déjà été primé lors du Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre en octobre 2011 et une de ses photos avait été sélectionnée par le Time Magazine pour faire partie des dix photos de l’année 2011. Il a par ailleurs reçu pour ce même reportage le 3ème Prix de la catégorie « Contemporary Issues » au World Press Photo 2012.
« Démontrant une nouvelle fois une capacité d’adaptation et de réaction sans faille, l’AFP est le témoin d’une actualité à la densité exceptionnelle parfois dramatique. Avec courage et professionnalisme, les photographes, les reporters et tous les personnels de l’Agence continuent de mettre chaque jour leurs talents au service de l’information » déclare Emmanuel Hoog, Président-Directeur Général de l’AFP.
Le service photo international de l’AFP couvre l’actualité mondiale 24h/24 grâce à son réseau de 500 reporters-photographes. Plus de 2.500 nouvelles photos sont transmises chaque jour.
La 7éme édition de la Cérémonie des Globes de Cristal, s’est déroulée, le lundi 6 février 2012 en direct du LIDO. Elle a récompensé le meilleur de la culture française.
Meilleur Film
Meilleure Actrice
Meilleur Acteur
Meilleur One Man Show
Meilleure Pièce de Théâtre
Meilleure Comédie Musicale
Meilleur Roman – Essai
Meilleure Interprète féminine
Meilleur Interprète masculin
Meilleur Téléfilm – Série télévisée
Meilleure Exposition
Meilleur Créateur de mode
Un Globe d’Honneur a été attribué à Eric Reinhardt, écrivain.
La seconde édition du Prix Platinum MasterCard®, organisée en association avec la galerie ArtFloor.com, a été remportée hier soir par Vincent J. Stocker. Le prix lui été décerné par Emmanuel Petit, Président et Directeur Général de MasterCard France, Georges Ranunkel et Geoffroy de Francony, Directeurs de la Galerie ArtFloor.com lors d’une soirée à Paris, en présence d’un grand nombre personnes issues du monde de l’art et de la culture. MasterCard France a remis la dotation de 12 000 euros à Vincent J. Stocker et à la galerie Alain Gutharc qui le représente.
Vincent J. Stocker a été désigné, parmi 10 artistes nominés, par un jury international de dix personnalités influentes du monde de l’Art Contemporain, regroupant notamment des artistes, des critiques d’art, des spécialistes du Design, des galeristes et des directeurs de musées prestigieux. 136 galeries, dont plus de la moitié des galeries françaises présentes à la FIAC, ont participé en présentant un de leurs artistes.
Le travail du photographe est récompensé par un prix qui a pour vocation de soutenir la création d’un artiste émergeant sur la scène française qu’il soit peintre, photographe ou encore plasticien. Vincent J. Stocker cultive son art dans la restitution d’un univers en ruine dans lequel il s’attache à montrer une vraie cohérence graphique et intellectuelle alors même que la photographie d’architecture est à la mode. Il réalise le plus souvent de grands tirages qui happent le public et le projettent au coeur même de l’image. Déjà collectionné par le Fonds National d’Art Contemporain (FNAC), l’artiste expose via la Galerie Gutharc sa remarquable série d’oeuvres intitulée « Hétérotopia » et donne des conférences en France depuis 2010.
« La physique fait de l’art en magnifiant les architectures », souligne Vincent J. Stocker. « Mes photos font l’éloge du labeur lent et méticuleux que l’on doit au temps, cet ouvrier de génie qui émiette nos structures d’acier. Le bâti devient le support de la nature et éveille le sentiment du sublime » ajoute-t-il pour définir sa recherche artistique.
« MasterCard est très fier d’être aux côtés de cet artiste, aujourd’hui distingué par un jury exceptionnel. Nous espérons que l’obtention du Prix Platinum MasterCard sera un bon levier pour sa carrière artistique, déjà prometteuse », se félicite Emmanuel Petit, Président et Directeur Général, de MasterCard France. « Avec cette deuxième édition du Prix Platinum MasterCard, en association avec ArtFloor, MasterCard réaffirme son engagement auprès de l’Art Contemporain et de la création de demain. »
Né en 1979, à Clichy-la-Garenne, France Vit et travaille en Oise, France
Vincent J. Stoker parcourt le monde à la recherche de lieux en perdition, en dégradation et donc en devenir. La décrépitude leur confère une beauté sublime. Les prises de vues effectuées à la chambre dans des conditions souvent difficiles et périlleuses permettent de réaliser de grands tirages qui happent le spectateur et le projette au coeur même de l’image. Leur frontalité est une autorité qui nous absorbe et nous contraint à un regard attentif et fasciné.
Je m’intéresse à l’altérité radicale de lieux dont on ne vient plus perturber la lente existence, à ces espaces qu’on laisse là, dépossédés de leurs sens et de leurs fonctions, à ces étendues complètement autres, hors de toute expérience quotidienne. L’histoire de ces lieux c’est l’Histoire de nos crises, l’Histoire de l’échec de nos projets utopiques. Ils dévoilent l’envers, fonctionnent comme des antimondes, jettent le doute à l’égard de systèmes autophages qui laissent se détruire ce qu’ils ont eux-mêmes construit. Mon travail est de rappeler ces restes, ces ratés, les vaincus oubliés de l’Histoire. Je fais entendre ceux que l’on n’entend pas. Ma série est un hommage aux petits, autrefois monuments porteurs de grandes espérances. L’humanité est ainsi faite qu’elle fait des erreurs, c’est cela qu’il ne faut pas oublier. Ces mutilations terribles, nous finirons par les aimer. Ces lieux n’ont jamais été aussi beaux qu’aujourd’hui, dans leur déstructuration. La physique fait de l’art en magnifiant les architectures. Mes photos font l’éloge du labeur lent et méticuleux que l’on doit au temps, cet ouvrier de génie qui émiette nos structures d’acier. Le bâti devient le support de la nature et éveille le sentiment du sublime. La série montre ce qu’il se passe dès que l’homme se retire de ses propres constructions mégalomanes. En cas de disparition, notre civilisation serait très vite oubliée, recouverte de mousse. Ces lieux me fascinent pour eux-mêmes, pour ce mode propre qui est le leur, celui du doute et de l’inachèvement. Je les surprends à cet instant tangent, quelque part entre vie et mort, croissance et dépérissement, entre être et non-être, perpétuellement au bord de l’effacement. Ils sont des sédimentations, celles du temps accumulé, resserré en eux. Le passé et le futur se rejoignent dans une temporalité qui n’est plus fléchée. Le lieu et l’espace donnent ici à voir le temps, cet éternel irreprésentable.
Ces monstres trapus et monumentaux, vestiges de l’Histoire, nous rappellent l’impermanence de toute chose et la fragilité de nos existences. Peut-on penser Vanité plus puissante que le monument dans sa forme décatie?
Heterotopia s’oppose en bloc à la morosité lancinante du ‘soleil noir de l’ennui’ quotidien. Il existe un lyrisme à la feuille blanche de papier, une poétique du banal que seul l’art peut révéler. En dehors, quand il se fait chair, le quotidien n’est qu’une souffrance sourde, déprimante. La photographie intervient comme outil de combat salvateur contre la réduction du vécu à une expérience morne et pauvre, contre la dépréciation d’un quotidien qui ne laisserait aucune trace objective et durable dans la mémoire. Son pouvoir héroïque est d’asseoir la course du présent hystérique et d’accroitre l’expérience du vécu en rendant le temps saisissable et communicable aux autres.
Heterotopia est une investigation phénoménologie du lieu autre qui utilise la photographie pour disséquer les corps architecturaux en leurs éléments fondamentaux et atteindre une compréhension plus éclairante du monde. L’approche objective et austère s’apparente à celle du scientifique qui saisit informatiquement les données de son expérience et doit permettre d’exhumer le caractère problématique du lieu et de la photographie.
Hetero : autre, l’altérité ; topos : le lieu. Les hétérotopies sont les autres lieux.
Les hétérotopies se définissent par ce qu’elles ne sont pas. Ici et nulle part, elles ne sont ni lieux réels, ni utopies mais les deux à la fois. Lieux hors de tout lieu mais pourtant répertoriés sur les cartes, elles sont des localisations physiques d’utopies. Principe fondamental de leur altérité, elles entretiennent un rapport ambigu à la réalité.
Ces espaces autres se défont de la relation communément établie du temps pour entrer dans une temporalité qui leur est propre. Au temps linéaire souverain de la montre se substitue celui de la lenteur molle du temps suspendu des ruines, le temps de l’accumulation humaniste des réserves du savoir ou encore celui de l’instant éternellement figé de la photographie.
L’agencement spatial de ces lieux empêche de les superposer aux autres aménagements territoriaux. Ce privilège leur est accordé par un pouvoir de juxtaposition topographique qui leur permet de solidariser en eux des espaces habituellement incompatibles. Les séries « les corps utopiques » et « le savoir de réserve » font coexister temps et époques, espaces et géographies des quatre coins du monde.
Les hétérotopies échappent de manière inédite aux normes de vie habituelles. Elles ont la faculté de dissoudre les règles comportementales qui sont celles des lieux communs et imposent à leurs usagers des us atypiques. Les ruines de la série « Heterotopia, la chute tragique » aventure par-delà bien et mal, du coté de la licence. Les réserves muséales de la série « Heterotopia, les corps utopiques » imposent, a qui veut y accéder, des protocoles comportementaux contraignants comme le port de petits gants en latex ultra-sensibles.
Dernière caractéristique constituante de l’hétérotopie, la question de l’accès. Ces autres lieux s’excluent de leur voisinage topographique, se ferment aux regards par des systèmes autoritaires d’ouverture et de fermeture. Contrôle de passeport, signature de contrat, petit billet, cooptation, rite d’initiation, pince coupe-boulons et escalade: on n’entre pas comme ça en Heterotopia.
Les 10 Artistes & Galeries nominés pour l’édition 2011
Pour de plus amples informations à propos du Prix Platinum MasterCard, du lauréat de l’édition 2011, ainsi que du jury, vous pouvez consulter le lien suivant : www.prix-platinum-2011.com
Pour la cinquième année consécutive, le concours de photographie « Renaissance » est lancé au profit de l’aide aux femmes atteintes d’un cancer du sein. Cette année, Brett Rogers et Mary McCartney rejoignent le jury du concours.
Le prix Renaissance a été fondé en 2006 par Fiona Gifford. La jeune avocate et photographe amateur passionnée avait 34 ans lorsqu’on lui diagnostiqua un cancer du sein. « Plus j’avançais dans mon traitement, plus mes soucis quotidiens perdaient d’importance. J’ai pris conscience des moments qui comptaient vraiment dans ma vie : les instants d’émotion, de chaleur humaine, d’émerveillement devant la beauté de la nature. La photographie ne constitue-t-elle pas le meilleur moyen d’exprimer ces moments? »
Au cours des quatres années qui sont écoulées depuis sa création, Renaissance a recueilli plus de 190 000″ pour le Lavender Trust de Breast Cancer Care.
Le concours se divise en cinq catégories: expression, environnement, mémoire, perspective et désorientation.
Jusqu’au 24 février 2012, des photographes venus des quatre coins du monde concourront pour ce prix s’élevant à plus de 9000€, le gagnant aura la chance de voir son travail exposé dans l’une des plus prestigieuses galeries londoniennes.
Cette année pour la deuxième fois, un prix spécial sera par ailleurs décerné à la meilleure photographie argentique. Le gagnant de cette catégorie se verra remettre un appareil Nikon F6 d’une valeur de 1800€.
Brett Rogers, Mary McCartney, Michael Hoppen, Monica Allende et Brigitte Lardinois sélectionneront 100 photographies parmi les milliers d’oeuvres concurrentes. Ces 100 clichés finalistes seront exposés pendant une semaine à la prestigieuse Mall Gallery de Londres, une exposition qui culminera lors de la soirée du 13 juin 2012, au cours de laquelle le nom des gagnants sera officiellement révélé.!
« Le prix Renaissance ne récolte pas seulement des fonds pour une cause essentielle. Il donne aux photographes du monde entier la possibilité de montrer leurs oeuvres à un jury composé des personnalités du monde de la photographie. » Martin Parr Photographe de l’agence Magnum et juge du concours.
Les Globes de Cristal sont les prix de la presse française pour les arts et la culture. Ils sont décernés par les journalistes des rubriques culturelles. Un jury d’une vingtaine de journalistes, présidé par une personnalité de la presse, établit une liste de 5 nommés dans 12 catégories. Compte tenu du nombre de votants, et surtout de leur disparité géographique, cette manifestation donnera une palette artistique et culturelle nationale.
Président jury 2012 : Nicolas DEMORAND
Un an après la disparition de Lucas Dolega, le photographe espagnol Emilio Morenatti a reçu le trophée pour la première édition du Prix photographique international Lucas Dolega des mains de Bertrand Delanoë et Daphné Anglès, Présidente du jury du prix et rédactrice Photo Europe pour The New York Times.
Le Prix est organisé par l’association Lucas Dolega pour rendre hommage à ce photoreporter franco-allemand de 32 ans décédé le 17 janvier 2011 à Tunis suite à ses blessures alors qu’il couvrait la « Révolution du Jasmin ». Pour sa première édition, 98 candidats représentant 22 nationalités ont soumis 126 reportages au concours. Le jury a élu Emilio Morenatti Lauréat 2011 du prix pour son reportage « Displaced in Tunisia » qui traite les réfugiés libyens en Tunisie au début de la guerre en Libye.
Avant la remise du prix au lauréat, Bertrand Delanoë a rendu hommage à Lucas Dolega en évoquant ce photojournaliste de talent et s’est félicité de ce nouveau prix destiné à soutenir les photojournalistes qui risquent souvent leur vie dans la poursuite d’un droit cher à nos concitoyens : le droit à l’information. Pierre Meunié, photographe et proche de Lucas Dolega, a ensuite évoqué son ami en parlant d’un homme passionné par son travail. Un diaporama des photos de Lucas Dolega et des reportages soumis pour le prix a été diffusé devant les invités.
Organisé en partenariat avec la Mairie de Paris, le magazine Polka et avec le soutien de Reporters sans frontières, le Prix Lucas Dolega a pour essence de récompenser un photographe qui par son engagement personnel, son implication sur le terrain, ses prises de position et la qualité de son travail, aura su témoigner de son attachement à la liberté de l’information. http://www.lucasdolega.com/prix-lucas-dolega/
Le prix comprend une dotation Nikon d’une valeur de 10 000 euros, une exposition à l’UPP et une parution dans l’album de RSF ainsi que dans un numéro de Polka magazine. Polka offre également au lauréat la production d’un autre reportage.
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