Design

Pierre Henri Argouarch, exposition Art, Archi, Archibox

Pierre Henri Argouarch, exposition Art, Archi, Archibox

Posté le 21 mai 2012 à 6:13

En partenariat avec la Galerie DMA, Pierre Henri Argouarch présente son chemin particulier de la création, de l’expression graphique au projet d’architecture en passant par la peinture. Publication d’une monographie Pierre Henri Argouarch Architecte Plasticien

L’oeuvre Art, Archi, Archibox, les 3 A de l’agence d’architecture résument le parcours d’un créateur. Surfaces, couleurs, volumes de l’architecte et du plasticien dialoguent et se croisent, créant ce parcours unique. Le chemin qu’emprunte Pierre Henri Argouarch part toujours du port de Brest, de sa singularité physique et graphique, de cette espérance que constitue un grand port. Ce n’est qu’une fois ce rite accompli que le travail de re-création du monde peut advenir.

Propos Pierre Henri Argouarch : « Un livre et une exposition… comment aurais-je pu deviner que mes dessins, mes essais et bricolages divers, qui depuis toujours balisent ma vie dans le secret de l’atelier serviraient un jour, et au grand jour, de révélateur et de fil conducteur à mon travail d’architecte, au point d’en faire un support essentiel ! Comme si deux lignes parallèles depuis toujours se rejoignent et se croisent pour me permettre enfin d’affirmer et d’exprimer ma vision colorée de l’architecture et de la vie. »

Parcours Pierre Henri Argouarch est né à Brest où il travaille. Il exerce depuis 1989 après des études à UP2 et UP4 à Paris au sein de l’atelier Ménard. En 1990, il intègre le “Collectif d’Architectes” où il intervient comme un des associés principaux jusqu’à l’été 2005. Il crée alors l’agence Pierre Henri Argouarch afin de se recentrer sur un travail plus personnel, articulant production urbaine et architecturale avec peinture et dessin pour mieux faire coïncider l’idée, le projet et la mise en oeuvre.

Principales réalisations et projets : Le Quartz, scène nationale Brest – 2008, Telecom Bretagne – 2011, Îlot Bonne Nouvelle à Brest, 200 logements – 2009-2012, le siège de Financo – 2011-2013, le centre de formation du stade brestois actuellement en cours…

Monographie Projets d’architecte et de plasticien s’enchaînent sous le regard d’un sociologue, d’une écrivain poète, d’une architecte qui partage sa vie, et qui témoigne dans un livre manifeste qui interpelle le lecteur sur les enjeux de l’art et de l’architecture d’aujourd’hui. (Bigorno éditions. bigorno-editions@petitdesign.fr)

RENNES du 8 au 22 juin DMA Galerie : Vernissage le vendredi 8 juin à partir de 18h 30 BREST le 15 juin Pierre Henri Argouarch ouvre au public l’espace d’exposition de son agence : ArchiBox

Galerie Gosserez

Galerie Gosserez « Seasons » par Valentin Loellmann

Posté le 17 mai 2012 à 10:02

 

Du 15 mai au 13 juillet 2012, l’exposition « Seasons » présente deux collections « sœurs » du designer allemand Valentin Loellmann : la collection actuelle, « Fall/Winter », déjà distribuée en exclusivité par la Galerie Gosserez et très remarquée au Pavillon des Arts et du Design, et la nouvelle collection, justement nommée « Spring/Summer ». Ces deux séries de pièces de mobilier témoignent de la recherche d’une expression organique du design, loin de la grammaire géométrique habituelle, visant à ouvrir un nouvel espace de création où le design ne cherche pas tant à donner forme à la nature qu’à en tirer son origine même.

Fall/Winter. La collection Fall/Winter comprend une série de mobilier aux dimensions, structures et usages différents. Bien que variées en tailles et dispositions, toutes les pièces partagent une signature commune, avec un piétement en noisetier assemblé par tenons et mortaises à un plateau de chêne. Un mélange de sciure et de résine est utilisé pour enrober ces assemblages et créer une esthétique résolument organique dont toute forme saillante a disparu.

Les pièces sont ensuite brûlées et passées à la cire, après quoi le plateau est poncé au sable, poli et traité à l’huile. Les branches de noisetier, choisies pour leur robustesse et leur droiture, donnent à ces structures leur mouvement dynamique et confèrent à chaque objet son caractère distinct et unique immédiatement reconnaissable. Chaque pièce est fabriquée à la main, signée et numérotée.

Spring/Summer. La Galerie Gosserez présente une avant-première exclusive de la nouvelle collection Spring/Summer du designer Valentin Loellmann, qui s’inscrit dans la continuation et comme un écho à la série très remarquée Fall/Winter. Cette nouvelle collection, à laquelle de nouvelles pièces pourront s’ajouter au fil du temps, se décline autour d’objets associant un plateau ou une assise en chêne, sur lequel on vient modeler un piétement en métal forgé.

La base métallique est ensuite plongée dans une solution électrolyte pour la recouvrir d’une peau de cuivre. La partie en chêne est longuement travaillée, polie, brûlée puis passée au sable, pour obtenir un magnifique fini cuir mat. Le corps de métal sculpté autour de l’assise permet d’introduire un élément plus minéral mais sa patine cuivrée irradie de chaleur et vient se marier avec le plateau de chêne noir, évoquant les couleurs changeantes des saisons dont l’exposition tire son nom.

Valentin Loellmann, né en 1983 en Allemagne, a grandi dans un environnement familial très créatif, éveillant très tôt en lui une vocation artistique. Après son diplôme à l’académie des Beaux-Arts de Maastricht, aux Pays-Bas, il y ouvre un studio de design, et se met immédiatement à créer son propre univers et à réaliser des commandes spéciales, s’attirant rapidement une reconnaissance et une clientèle internationales. Mêlant ses inspirations de chineur, de rêveur, d’amoureux du bois, de designer et d’artiste, Valentin Loellmann explore continuellement les allers-retours et les correspondances entre le passé et le présent, l’ancien et le nouveau, le naturel et l’artificiel.

Galerie Gosserez

POURQUOI PAS BYLEX ? PUME à la Maison Revue Noire

POURQUOI PAS BYLEX ? PUME à la Maison Revue Noire

Posté le 12 mai 2012 à 8:38

“Avant, j’étais comme un rien. Aujourd’hui, je suis une personne parlante.” Pume

Pume par Jean Loup Pivin

Pume fait partie de ces artistes qui construisent une vision du monde, de la réalité, qui leur est propre. Comme l’Ivoirien Bruly Bouabré ou le Béninois Georges Adeagbo, Pume offre des formes intrigantes que l’on peut appeler artistiques, qu’il intègre dans un discours, une morale, une “vision” explicites du monde.

L’observation de la société, des sociétés dans leur actualités et leurs permanences, des phénomènes naturels, de la faune et de la flore, de tout ce qui touche de près ou de loin à l’humain, les nourrit dans une logique qui peut échapper parfois à l’entendement : la démonstration que la mathématique de l’univers peut exister sans réduction de poésie, la démonstration que le monde de la Raison reste une terre inexplorée en est le corollaire. Chaque oeuvre de Pume va forger la “preuve” que l’utopie est possible. Puisque Pume peut en donner une image, c’est donc non seulement que l’utopie est possible, mais qu’elle est réalité.

Roland Barthes évoquait la dimension littéraire des utopistes Sade, Fourrier, Loyola en montrant que toute pensée ne peut s’abstraire de la forme qu’elle revêt. Si Barthes évoque ainsi la forme littéraire, pour Pume, la forme est la sculpture, la maquette, le dessin. Et c’est donc l’oeuvre avec ou sans élément contextuel, avec ou sans discours éclairant ou obscurcissant, qui nous raconte une histoire, une idée qui fera sourire, intriguera ou émerveillera. Si l’on pose une question, il ne s’agira jamais de réponse, mais bien de la Nature de la réponse, son esprit. Comme un Grand Esprit pour ne pas dire le Saint-Esprit, même si pour Pume il est important de rappeler que Dieu est en nous.

De ses “Chaussures croissantes”, devenues ses indiscutables best seller pour collectionneur, à la très récente sculpture métaphorique “Métamorphose”, il construit les grands chapitres de la découverte des “mystères de l’invisible”, en espérant participer à faire naître l’harmonie du monde et de la société, dans ce chaos que Dieu nous a donné comme épreuve à notre sagesse. Et si Dieu est Dieu, et à vénérer dans toutes ses inventions, Pume est néanmoins le chercheur, l’ingénieur, l’architecte, le mécanicien, l’inventeur de ce nouvel ordre de l’humanité tout en restant cet homme de l’art, cet artiste qu’il reconnaît être en lui, pour assumer cette intuition qu’il a de l’harmonie.

Dans un sourire complice, il crée ce double “Bylex” bien plus puissant que lui car il est désincarné, il n’a pas la faiblesse de la chair, il a la puissance de la prophétie. Bylex est cette vision qui seule est capable de définir une globalité. Ce n’est pas un surnom, c’est un produit, c’est un système, c’est un ordre du monde. Bylex a son drapeau et se décline sur tous les supports du plus prosaïque au plus théorique. Et Pume peut en être le porte-parole, jusqu’à parfois confondre les « je P P ume » ou les « je Bylex ». Quelle gymnastique de l’esprit pour résoudre logiquement ce qui ne peut pas l’être !

Dés lors que Bylex, la géniale invention de Pume, est créé, Bylex n’a plus qu’à se développer pour convaincre et séduire le monde. Jean Loup Pivin, mars 2012

Pourquoi pas Bylex ? par Pume

Bylex n’est pas une personne, c’est une marque qui définit l’organisation du monde que s’est créé Pume et dans laquelle vit Pume. On pourrait croire que Bylex est un pseudonyme dont l’artiste Pume parle comme d’une entité carnée ( ? ), désincarnée ( ? ), à la troisième personne, sauf qu’il en est le créateur. Bylex est une proposition de Pume : son « pourquoi pas ? » fondateur.

« Pourquoi pas ? » dit Pume en opposant cette question à celle qu’il reconnaît tout aussi fondamentale du « pourquoi ? » mais qu’il juge stérile ou prétexte à toutes les élucubrations et les pugilats, sans solution. Alors que le « pourquoi pas ? » propose. L’œuvre de Pume est une proposition, qui force chacun à se poser au moins une seconde la question du « pourquoi pas ? ». Avec le but ultime que chaque proposition permette d’atteindre le « satiayouga » terme japonais qu’aime citer Pume pour désigner la satisfaction totale, l’harmonie dans le monde.

Bylex nous convie à comprendre les forces du monde jusqu’à se « casser la tête ». À force de réfléchir, il – l’Homme – « a mal à la tête ». Il a besoin de se reposer en laissant ses formes vivre leurs vies encadrées, envitrinées. Le monde de Bylex nous « bylexe », nous rend ainsi plus riches et heureux et à commencer Pume.

Il y a bien longtemps, en 1996, Pume me disait « Il y a des gens qui se disent, voilà, la mouche est très sale, tout ça … Mais moi j’ai observé la mouche à travers la loupe. J’ai remarqué que la mouche est drôlement belle avec son vert métallique, avec la couleur jaune dorée. Et je m’étais dit que je peux composer une tenue (vestimentaire) à partir de la mouche ». Même si j’écrase toujours cette mouche devenue admirable – quand j’y arrive -, quand elle m’échappe, j’ai désormais un pensée pour Pume. Souvent aussi me revient une de ses paroles éclairantes : « Il n’y a pas que les riches qui n’aiment pas la pauvreté, les pauvres détestent la pauvreté ». Et oui, dire l’évidence est probablement une.

Bylex aurait pu être littéraire, il est avant tout une production formelle accompagnée de paroles, parfois d’écrits. Comment associer l’œuvre formelle de Pume à l’ensemble de sa parole, de son comportement, de sa pensée ? Une œuvre formelle essentiellement faite de maquettes de ce qui existera grandeur nature. Un jour. À n’en point douter dans un futur mais qui intéresse peu Pume puisque la réalité de son monde existe déjà. Le modèle réduit est là et il se suffit à lui-même.

Et comme le monde de Bylex est joyeux, on peut même conclure par un grand éclat de rire et comme le dit Pume : à bas les « frappes en l’air » (ceux qui remue l’air) à bas « les copistes ratistes » (le copiste ou plutôt le copieur tellement bête qu’il recopie les ratures) à bas « le bœuf-laid-raid » (l’idiot). Jean Loup Pivin, mars 2012

PUME-BYLEX

N é en 1968 Vit et travaille à Kinshasa, RDC ongo

Issu d’une famille d’artisans, son père est menuisier, il suit des études secondaires et reçoit un diplôme de pédagogue. Pume peu attiré par l’éducation des enfants décide de suivre son destin.

Il dit que sa fascination de la logique, de la relation de cause à effet, des sciences vient de son observation des machines de projection cinématographique, qu’il regarde tourner inlassablement dans les cinémas. “Ceux qui ont inventé cet engin ne sont ni Dieu, ni anges, … alors pourquoi pas moi ?” Il invente sa propre machine à énergie solaire, vendue dans une foire. Avec les gains, il s’achète un projecteur…

En 1988, une voix (la voix de Byl, l’ “homme” qui ne veut pas perdre son temps) lui chuchote que tout est possible, qu’il faut être calme, qu’il n’est pas venu sur terre pour rien. “Né dans une famille riche, je n’aurais jamais eu le goût de pousser aussi loin. Mais on n’est tout de même pas venu au monde pour embrasser la souffrance.”

Mais que faire ? Pendant quatre ans, il va méditer sur la “statue Byl”, représentation symbolique de son passage à l’art. Il raconte : “Les femmes ont une richesse cachée. Elles chérissent avec tendresse leur enfant pendant neuf mois. Si on ne devient pas artiste, on ne sera jamais en mesure de leur payer la facture pour les remercier de nous avoir mis au monde. Avant, j’étais comme un rien. Aujourd’hui, je suis une personne parlante”.

En 1995, Pume participe à une exposition au Centre Culturel Français de Kinshasa avec une sculpture, «La maternité”, qui permet à Revue Noire de le connaître. Un article et la couverture du numéro Kinshasa le mettront en lumière. Tous ses codes sont alors définis dans les différentes oeuvres qu’il réalise : bureau, fauteuil, costume, « baiser de cochons, la « cité touristique »,…, sont déjà là. De même que les codes formels qu’il ne cesse de développer comme le carroyage («l’échiquier”) de l’ordre et de la science, la vitrine qui protège le précieux prototype et ses codes couleurs dont les célèbres « noir-corail » ou « blanc-oyant ».

En 1997, premier voyage en Europe, à Paris, pour l’exposition collective de Revue Noire “Suites Africaines”. Puis s’enclenche une suite d’expositions collectives prestigieuses dont “Partage d’exotismes” (Biennale de Lyon de 2000) et à partir de 2004 “Africa Remix” (Düsseldorf en Allemage, Centre Pompidou à Paris, Londres, Tokyo…). Une exposition personnelle importante “The world according to Bylex” à Bruxelles en 2008 précéde la présente exposition «Pourquoi pas Bylex ?” conjointement à la galerie Revue Noire et à la Halle de la Gombe à Kinshasa.

  • Exposition du 23 mai au 06 octobre 2012

MAISON REVUE NOIRE

 

 

Les créateurs Damien Gernay et David Taylor s'expose à la Galerie Gosserez

Les créateurs Damien Gernay et David Taylor s’expose à la Galerie Gosserez

Posté le 25 avr 2012 à 1:12

Avant l’exposition personnelle de Valentin Loellmann, la Galerie Gosserez propose deux nouveautés en exclusivité : l’étagère « Bloated » du français Damien Gernay et le bougeoir « Portland » de l’écossais David Taylor. Deux nouveautés où les forme pures et structurées sont chahutées par les brisures et les débordements organiques.

Avec le projet Bloated Shelf (« étagère gonflée »), Damien Gernay poursuit sa recherche sur l’anarchie organique, ou comment la matière crée elle-même sa propre forme dans une structure prédéfinie. Bloated Shelf est une mise en application de cette recherche avec du cuir. Le point de départ de cette pièce est l’image d’un ventre proéminent contraint par une ceinture, une forme ronde ligaturée, qui trouve naturellement sa place. C’est un dialogue entre une structure rigide et une peau souple. En gonflant, le cuir se déforme naturellement, et vient se lover sur la structure, rendant chaque pièce unique.

Damien Gernay est né à Paris en 1975. Il est diplômé en 2005 de l’école du Fresnoy, Studio national des arts contemporains (Tourcoing). Il vit et travaille à Bruxelles, où il dirige le studio de design Dustdeluxe, un lieu d’expérimentation pluri-disciplinaire qui marie la scénographie, les arts digitaux, la recherche plastique et le design. Son travail évolue en permanence entre ces disciplines et vise à traduire en 3 dimensions le monde de nos perceptions : le toucher à travers la volumétrie, la vue à travers la couleur, le son à travers la forme.

Le bougeoir “Portland” est caractéristique de mon approche créatrice, qui privilégie l’impression visuelle, l’utilisation des matériaux et le soin apporté à la réalisation. Le béton, dans sa brutalité architecturale, est le matériau parfait pour un objet aux références liturgiques aussi évidentes qu’un bougeoir. En tant que tel, le béton a des qualités esthétiques intrinsèques, avec les nuances de gris qu’il autorise, les insertions et les contrastes qu’il permet avec le métal, dans le cas de « Portland » avec le cuivre ou l’argent. Ces bougeoirs mettent en scène des barres de béton brisées, dont les différences de hauteurs et d’aspects attirent loeœil ». David Taylor

David Taylor est né en Ecosse en 1966 et vit en Suède. En 1999, il est diplômé de Konsfact, la plus grande université d’arts déco- ratifs de Suède, puis crée son studio de design. Il est rapidement reconnu pour son travail et reçoit de prestigieuses distinctions, en particulier le RED DOT award, en 2003 et à nouveau en 2006, le Marianne&Sivgard Bernadottes Art Award et le Design Award du magazine Elle Interior. Ses pièces sont entrées dans les collections du Röhsska Museum à Goteborg, du Musée national de Suède et du musée du design Zentrum à Nordrheim (Allemagne). L’influent critique du design suédois Petter Eklund dit du travail de David « qu’il est à la fois sérieux et amusant, jalonné qu’il est de souvenirs sentimentaux ou de débris de la culture pop. Il irradie ce qui est vraiment important aujourd’hui : une réflexion sur les choses, de l’humour, le besoin de quelque chose de différent ».

Galerie Gosserez

« FORMES » par Eric Jourdan à la Galerie Gosserez

Posté le 09 fév 2012 à 11:56

Après presque dix ans, Eric Jourdan revient confronter son dessin à l’espace de la galerie à l’invitation de Marie-Bérangère Gosserez. En trois pièces et une série de vases, il pose de façon éclatante sa grammaire plastique et fonctionnelle comme il est l’un des rares designers français à pouvoir le faire. Aimer le trait Jourdan une fois, c’est l’aimer à chaque fois tant la constance de son design est emblématique de ces créateurs dont le dessin est le moteur « Au commencement je n’envisage jamais un objet ou un meuble dans sa globalité, je dessine un détail (un assemblage, un creux, une jonction…) qui va m’amener à un autre, et un autre … Le tout est une juxtaposition d’éléments que je vais plus tard organiser. Cette méthode, ou plutôt cette non méthode, est liée à la pratique du dessin qui créé un lien continu entre toutes ces ébauches de formes. J’empile et après j’enlève. L’échelle n’a pas d’importance au début, elle se déterminera quand nous ferons des dessins aux dimensions définitives, côtés.

« J’imagine volontiers ces objets comme des constructions, des objets architecturés avec des plateaux, piliers, ouvertures, bref un langage plutôt lié à l’architecture. Plus tard vient l’organisation de ces formes, je construis, j’assemble des éléments qui au début peuvent devenir des objets différents, c’est ainsi que sur la même ébauche se trouvaient la console et un secrétaire. Voila ce qui pourrait sembler quelque peu primaire ou simpliste comme système d’élaboration d’un projet d’exposition. Mais le dessin peut être une liberté ou une prison ; cela dépend où l’on arrête la machine infernale qui consiste à noircir des carnets entiers. C’est là qu’intervient votre interlocuteur, celui qui organise, clarifie, vous fait prendre du recul, et pour cette exposition ce fut le rôle de Marie-Bérangère Gosserez. »

Avec Eric Jourdan, pas de story telling, pas de scenari donc, mais de la forme pure, comme ses condisciples Charpin, Bauchet, Bouroullec, pas non plus de sanctification artiste de ses manipulations plastiques « On pourrait croire que montrer son travail dans une galerie soit une sorte d’exutoire permettant au designer de se dégager des contraintes industrielles ou commerciales (ce à quoi je suis de plus en plus confronté) mais non, le design ne se fait pas tout seul, sans dessin, sans galeriste ou sans industriel… A travers cette exposition, je veux montrer que tout ne sera toujours qu’échanges, ratures, déceptions, tensions, retours, progrès, plaisir. Je ne crois pas aux postures d’artistes ; dans notre métier tout n’est que co-production de concepts et de FORMES ».

Bio :

Eric Jourdan, designer est diplômé de l’Ecole des Beaux Arts de St Etienne (87) et de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts décoratifs de Paris (89). Dès 1989, il travaille pour la Fondation Cartier et la Galerie Neotu. Il conçoit ensuite le mobilier et l’aménagement de Cartier USA à New York avant de participer en 1993 au projet Tim Thom ( Thompson multimédia) avec Philippe Starck. avant de collaborer avec les plus grands éditeurs de mobilier français : Roset, Cinna, Domeau & Pérès. Adepte d’un dessin de l’économie de signes sans être minimal, il a également exposé à la galerie Peyroulet, obtenu la carte blanche du VIA en 2002 et réalisé la nouvelle scénographie du salon Première Vision en tandem avec Francesca Avossa.

«Tour Miroir » Le système constructif est identique à la console mais s’y ajoute l’idée de proportions inconnues, qui renvoient aux tours de verre qui s’élancent vers le ciel. Comment faire tenir sur un piétement plutôt grêle une masse de bois, de verre. J’aime me faire architecte et faire tenir d’immenses volumes sur des supports semblant trop fins…

  • Métal laqué, placage de noyer et miroir H : 180 – l : 60 – P : 20 cm Edition limitée à 12 exemplaires

Console « Promenade » J’imagine volontiers les objets comme des constructions, des objets architecturés avec des plateaux, des piliers, des ouvertures, bref un langage plutôt lié à l’architecture, domaine qui me passionne. Ici, il est question de construction et surtout de laisser « à voir » les différents assemblages, empilements de matières et textures. Le meuble est ouvert comme un ilot ouvert en urbanisme dont chaque plan s’ouvre sur un autre et invite au passage. Le piétement n’est pas aligné sur l’ensemble de la structure ainsi que le panneau arrière, cette configuration permet au regard de se promener au travers du meuble comme on peut déambuler dans une architecture.

  • Métal laqué et placage de noyer
  • H : 100 – l : 100 – P : 30,5 cm
  • Edition limitée à 12 exemplaires

Galerie Gosserez

L’Etagère vide-poche de Marie Dessuant

L’Etagère vide-poche de Marie Dessuant

Posté le 21 jan 2012 à 2:06

L’Etagère vide-poche est une rencontre entre le petit meuble d’entrée et la coupelle en céramique posée au-dessus. Les deux tablettes inférieures permettent de ranger des choses plus volumineuses ou nécessitant une position verticale. Tandis que le réceptacle souple du dessus accueille clés, cartes, pièces, boutons jetés négligemment. L’Etagère vide-poche est issue de la collection Swing-Swung-Swung, une réflexion sur les notions de souplesse, de fluidité, d‘imprévu et de déformation à travers le textile dans le domaine du mobilier.

‘Swing-Swung-Swung’  une collection de mobilier et d’objets.

Après une année passée à Shanghai, j’ai commencé à dessiner des objets et du mobilier « sans enracinements », sans fixation au sol, en suspension, liés à cette sensation de flottement durant mes déambulations ou errances dans les ruelles, les rues, les avenues, les chantiers, les terrains vagues de cette mégapole. Durant ce séjour, ma rencontre avec le tailleur Hu Shifu a été particulièrement marquante. Nous avons collaboré à l’élaboration de la première collection de la marque d’accessoires Plore. Après des mois passés dans son atelier, Hu Shifu m’a amené à voir le textile d’une façon complètement différente. Les heures passées à dessiner des patrons, faire des maquettes en papier, en coton, en soie, en laine, à plier, à coudre, à froisser, à tresser, à superposer, à malmener les matières, m’ont donné envie de réintroduire dans des objets, les notions de souplesse, de fluidité, d‘imprévu et de déformation. La part non maîtrisée dans une forme souple m’a amené à une réflexion nouvelle sur les rapports entre forme, fonction et usage.

Biographie

Marie Dessuant est née en 1984 à Paris. En 2008, elle est diplômée de l’Ecole Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg avec les félicitations du jury. Elle écrit un mémoire sur la divagation dans le quotidien et développe une collection d’objets intitulée Objets Vagues. Elle travaille ensuite à Shanghai et collabore avec les agences Naço et EXH. En 2010, elle est lauréate du prix Cinna – Ligne Roset “révélateur de talents” avec l’étagère de coin qui est à présent éditée par Cinna – Ligne Roset. D’octobre 2010 à octobre 2011 elle est designer résident à Fabrica, Centre de Recherche en Communication du Groupe Benetton, en Italie. Elle vit et travaille à Paris.

Elle envisage le design comme une façon d’aborder les choses qui nous entourent, une façon de voir et de donner à voir. Elle évolue sur un vaste terrain de jeux (objet, mobilier, espace, graphisme, dessin, concept…) Au-delà des formes, elle cherche à développer de nouveaux usages. Avec ces nouvelles typologies ou en modifiant certains détails d’objet traditionnel, elle essaye de ne pas imposer quelque chose à l’usager, de ne pas trop en dire, de ne pas être narrative. Ses projets relèvent de la proposition cherchant à amener un questionnement plutôt que des solutions.

Cendrine Rovini, Liquide Vermeil

Cendrine Rovini, Liquide Vermeil

Posté le 15 nov 2011 à 4:16

L’exposition de Cendrine Rovini, Liquide Vermeil, nous fait entrer dans un monde éminemment féminin et nous invite à son règne d’images.

Il y a d’abord la relation familière de la femme et du sang, mystère intime riche d’un pouvoir qui fascine l’homme et lui échappe sans cesse. L’artiste nous présente ses femmes en créatures étrangement belles qui jouent et qui jouissent de leur propre féminité jusqu’à l’ivresse. Débordements du sang qui se fleur, flux des larmes qui sont chevelure, visages de pluie, poussées de cornes en délicate et violente anarchie végétale… Dans des œuvres comme Toutesoie et Foisons, les créatures féminines de Cendrine Rovini se recouvrent d’une fourrure naturelle, laissent s’épanouir la jouissance de leur sexe fertile : des fleurs étranges s’échappent de la corolle de leur vulve dans un plaisir littéralement incarné.

Il y a aussi l’imagerie d’une artiste qui explore ces thèmes avec des qualités tenant de la magie : alliances et métamorphoses. Alliances avec le monde animal ou avec la végétation, dans des mêlées inquiétantes mais souvent douces au regard. Métamorphoses qui semblent tenir d’Ovide, mais qui suggèrent des mythes encore à inventer. En tous les cas éloge du vivant à travers le corps multiple de la femme.

L’artiste recueille ces images dans ce lieu crépusculaire de la conscience qu’elle sait explorer, ce moment liminaire entre veille et sommeil avant la bascule complète dans le dormir. C’est dans ces instants hypnagogiques, comme à la surface des profondeurs, que le moi se défait de ses vêtements de jour et accepte de disparaître en partie, de se fondre, de subir des transformations, de se mêler à ce qui vient quoi qu’il advienne…

Le sentier de perles noires rend compte de ce passage inquiétant dans le devenir-autre, avec le masque rouge d’un oiseau se superposant au visage d’une femme sidérée, tandis que Toute plongée répond à cette vision bachelardienne de l’imagination comme étant la « faculté de déformer les images ». Ici, l’identité ne se perd pas mais se déforme, se modèle, s’ajoute à d’autres éléments, et par son sexe qui rêve la femme s’ouvre à l’animalité, voire à l’animisme. Le sentier des buées est représentatif d’une autre tendance de l’artiste : celui de l’effacement. Délicatesse d’un corps de femme seulement visible par son contour, la ligne du visage s’évanouissant dans une multitude de gouttes de pluie, comme autant de larmes fécondantes qui aident à la poussée de plantes légères sur son dos, tandis qu’un masque lunaire veille au déroulement de ce rituel tout en transparence. Dans l’art de Cendrine Rovini la matière et l’invisible se conjuguent naturellement, et l’étonnement que l’on peut ressentir devant ses images se retrouve parfois dans le regard même de ces femmes qui assistent à leur propre métamorphose. Nous n’avons pas affaire ici à des concepts abstraits qui viendraientt soutenir et justifier l’oeuvre de l’artiste, c’est même l’inverse qui est vrai. Ces œuvres sensibles favorisent une conception toute matérielle de l’imagination, à la faveur de noces charnelles avec le monde, dans une sorte de violence très retenue, comme contenue dans la beauté visible. Il fallait un lieu qui respecte cette qualité de mystère pour accueillir les rêves de Cendrine Rovini, et la galerie Da-End se fait véritablement matrice pour abriter ce Liquide Vermeil. Michaël Ludwig, psychologue et poète, Aurillac, octobre 2011

  • Exposition du 15 décembre 2011 au 15 février 2012

DA-END

or(s) à la Galerie En Attendant les Barbare

or(s) à la Galerie En Attendant les Barbare

Posté le 03 oct 2011 à 11:13

Avec cette exposition, la galerie En Attendant les Barbares explore un matériau aussi fantasmagorique que précieux, aussi intemporel que d’actualité : l’or. Ou plutôt les ors. En l’occurrence, il s’agit de feuilles d’or blanc et d’or jaune. Les créateurs ont eu carte blanche pour l’utiliser un peu, beaucoup, ou à la folie sur du bois, de l’acier ou du fer. Minimalistes ou provoquantes, ces pièces démontrent que l’or n’est pas seulement un signe extérieur de richesse : c’est aussi une source d’inspiration.

Un inédit de Garouste et Bonetti ! Elizabeth Garouste et Mattia Bonetti ont donné l’autorisation exceptionnelle à la galerie d’éditer une pièce inédite qu’ils avaient conçue en 1998 lors de leur travail en commun, et qui n’avait jamais été produite : un bureau en acajou teinté et fer, ponctué d’une touche de feuille d’or blanc.

L’histoire de la civilisation a fait des or(s) un élément d’ornement. Des traces subsistent de cette utilisation dès l’Antiquité égyptienne. La théâtralité baroque en fait grand usage en Italie au 16e siècle, puis répand ses feux en France. Le bois doré pare les ensembles décoratifs et le mobilier, de Venise à Paris dans les Cours au 18e siècle. L’emploi de l’or est alors choisi à des fins de séduction. Il est aussi le signe ostentatoire de la prospérité et du pouvoir. Le travail de l’or, jaune ou blanc, métal rare, nécessite un savoir-faire exceptionnel. L’exposition de la galerie En Attendant les Barbares s’inaugure cet automne, alors que les feuilles des arbres parisiens prennent la couleur des ors. Agnès Standish-Kentish a invité les designers de sa galerie à composer avec les or(s). Une opportunité de concevoir, en association avec le bois, l’acier ou le fer forgé, des formes nimbées en contre-point de cette lumière énigmatique. Une expérience de luxe et de volupté qu’assument discrètement les uns et dont se saisissent avec gourmandise les autres. A l’ère du virtuel et de l’immatériel, la galerie En Attendant les Barbares réintroduit l’élégance et la délicatesse du travail de l’or avec des oeuvres à la fois signées et fonctionnelles, rehaussées de cette matière précieuse qui aura traversé les siècles. Anne Bony Historienne du design

Les Artistes :

  • Garouste & Bonetti
  • Elizabeth Garouste
  • Olivier Gagnère
  • Christ ian Ghion
  • Eric Schmitt
  • Eric Jourdan
  • Eric Robin
  • Jean Philippe Gleizes
  • Matt Sindall

 

Exposition du 6 octobre au 15 décembre

Galerie En Attendant les Barbares

  • 35 rue de grenelle
  • 75007 paris
  • Métro : rue du Bac
Benjamin Graindorge : Morning Mist

Benjamin Graindorge : Morning Mist

Posté le 02 oct 2011 à 3:35

Après l’exposition collective «Marbre poids plume» qui réunissait des pièces de Cédric Ragot, Normal Studio, Benjamin Graindorge et A+A Cooren, le studio Ymer&Malta présente à l’occasion de la Paris Design Week sa première exposition monographique du 10 septembre au 12 décembre 2011.

«MORNING MIST» est le 1er soloShow de Benjamin Graindorge. Pour cette exposition personnelle, il propose des formes et réflexions nouvelles sur le thème de la lumière – matériau émotionnel, avec une série de pièces de mobiliers et objets.

«Je réfléchis toujours à la lumière comme à un matériau, c’est une chose que l’on fabrique, que l’on sculpte mais que l’on peut attraper. Ma fascination pour ce matériau impalpable m’a poussé à proposer 5 objets répondant à des usages simples : s’assoir, s’éclairer, ranger mais proposant aussi une altération de la réalité, ou plutôt, ils tentent de révéler l’essence du réel… Une évidence de la disparition»

YMER&MALTA est un nouvel éditeur de design crée par Valérie Maltaverne et Rémy le Fur. Depuis janvier 2011, Ymer&Malta s’est installé dans son studio-galerie au coeur du quartier des Batignolles à Paris. Sa philosophie est d’éditer des pièces uniques ou en série limitée de jeunes talents confirmés et émergents qui se situent aux frontière du design et de l’art contemporain.

Benjamin Graindorge,  est diplômé de l’ENSCI depuis 2006. Son projet de diplôme, le Paysage domestique a fait l’objet d’une aide du VIA. Il est sélectionné deux années consécutives au festival Design Parade et remporte consécutivement le concours Cinna et les Audi Talents Awards dans la catégorie Design.

Après être parti en résidence à la villa Kujoyama à Kyoto il revient en France pour collaborer avec François Bauchet sur la scénographie de la Biennale Internationale du Design de Saint-Etienne 2010. Cette année, après sa participation avec YMER&MALTA à la foire ART PARIS, il a réalisé pour AUDI la scénographie des Designers Days.

Benjamin présentera quatre pièces lors du festival designParade 2011, dont la lampe morningMist. Amorce de son soloShow de septembre que présentera YMER&MALTA

betweenShadows – Benjamin Graindorge, 2011

« Alcôve propice aux rêveries, revêtue d’une véritable peau en biscuit de céramique, bewteenShadows nous place dans cet entre-deux monde aux frontières du profane et du sacré ; là où l’ombre naît de la lumière, là où ils se révèlent l’un à l’autre. Un espace ou le feu prend corps. La lumière n’est pas que scintillement, elle est aussi calme et profonde. J’aime penser que cet objet d’ombre illumine notre règne intérieur, espace trop fragile qui ne supporterait pas l’excessive clarté. »

  • Matériaux : biscuit de céramique peint.
  • Couleur : se décline en 4 versions, une pure et 3 avec un graphisme à la base, noir, orangé et bleu-gris.

Dimensions :

  • Grand : L. 253mm x l. 280mm/ H. 547mm
  • Petit : L. 337mm/ l 258mm/ H. 383mm
  • Édition limitée à 8 exemplaires + 2 Prototypes + 2 E.A. par modèle
  • Pièces signées et numérotées

Studio YMER&MALTA

  • 44, rue La Condamine
  • Paris 17e

 

 

Adrien De Melo à la Galerie BSL

Adrien De Melo à la Galerie BSL

Posté le 01 sept 2011 à 10:09

 

Pour sa première exposition personnelle, Adrien De Melo propose à la galerie BSL durant la semaine de la Paris Design Week une vision structurelle de l’objet, squelette premier qu’il habille de peaux minérales ou végétales. Un jeu de gamme technique avec la pierre et le bois pour ce passionné de savoir-faire, jeune designer issu du monde de la production artistique où il a réalisé des pièces pour quelques monstres sacrés de la manipulation de matière. Il révèle ici en sept objets en éditions limitées un univers de designer sensible et contemporain où l’onyx, les essences de bois et l’acier s’articulent dans un jeu élégant et technique de contrastes et de complémentarités.

« Lili » est une lampe de sol composée d’un abat-jour en pierre onyx de couleur blanche et d’un piètement en inox brossé. D’une apparente légèreté, « Lili » évoque le graphisme en suspension des Water Towers new-yorkais. Soulevée, enlevée, la pierre se trouve révélée en transparence. Nervures, veines et fluides fossilisés apparaissent et s’éclairent dans ce luminaire d’intérieur où la roche quasi-translucide devient lumière.

Adrien De Melo :

Né à Nanterre (France) en 1979, diplômé des Universités Paris 8 et Paris 1 Sorbonne, Adrien De Melo exerce depuis 2006 à Paris une activité de designer indépendant. Scénographe pour l’Espace Culturel Louis Vuitton (2010), auteur de mobilier pour Le 104 (2008) et l’agence de communication Tilder (2009), il envisage le design comme une architecture intégrée, non standardisée, où les éléments du processus de fabrication sont mis à nu et valorisés. Une approche conceptuelle qui découle directement d’une riche expérience en maîtrise d’oeuvre et en direction de production technique en art contemporain. Ainsi, il se forme à l’architecture chez Périphériques Architectes et GPAA. En 2007-2010, pour la galerie italienne de renommée internationale Galleria Continua, il dirige en France la reconversion d’une friche industrielle (12 000 m2) en galerie – aménagement des espaces d’exposition, design des bureaux – et réalise pendant trois ans sur le site Continua-Le Moulin (France) la production des expositions et d’oeuvres d’artistes tels Subodh Gupta, Daniel Buren, Mona Hatoum, Loris Cecchini, Michelangelo Pistoletto ou Kendell Geers. En 2006, au sein de l’agence Art Public Contemporain, il dirige la production technique de neuf micro-architectures pour « l’Accompagnement artistique du Tramway des Maréchaux Sud » conçues notamment par Frank O. Gehry, Dan Graham, Sophie Calle, Didier Fiuza Faustino, Peter Kogler et Daniel Buren.

  • Du 9 septembre au 12 novembre

Galerie BSL

  • 23 rue Charlot
  • 75003 Paris
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