Dessin

Johan Daenen : Empathica à la Jonas Gallery

Johan Daenen : Empathica à la Jonas Gallery

Posté le 31 jan 2012 à 11:16

« Empathica » fait référence à l’empathie que l’artiste éprouve et retrouve dans la banalité de notre existence. Une ombre, une forme, une croute de fromage, un élastique, … un élément banal se transforme en prétexte pour une fascination primaire. En décortiquant chaque forme, en faisant se multiplier, miroiter, basculer, se défragmenter l’objet, celui-ci évolue vers autre chose et est sublimé. La banalité est recréée. D’une part, Johan P.H.G. Daenen détient la maîtrise, le métier de quelqu’un qui a un don naturel et exceptionnel pour le graphisme, l’équilibre délicat des couleurs et des dimensions (le pôle « Velasquez ») et d’autre part il cultive une nonchalance presque enfantine et trompeuse (le pôle « Lascaux »).

Les deux pôles sont plutôt complémentaires que opposés. Les pôles s’expriment d’ailleurs a travers la manière dont il traite les couleurs : sa technique de chiffonnage rudimentaire donne une connotation impulsive tandis que le choix des couleurs et l’équilibre entres elles trahissent une grande sensibilité esthétique ainsi qu’un sens subtil des contrepoids. Les contours sont réduits aux moindres lignes nécessaires – comme dans l’art primitif ou chez des grands graphistes. Ses objets naviguent entre la mort et la vie, la nature et l’artificiel, l’organique et la mécanique, le tribal et l’urbain. Ils deviennent des totems étranges contemporains qui sont désormais né de la banalité de notre société mais en même temps font référence à une dimension intemporelle.

PRINCIPALES EXPOSITIONS EN SOLO

  • 2011 Juxtaposition. CLJP gallery, Bruxelles
  • 2010 Johan P.H.G. Daenen. Exposition au Bunker, Tervuren
  • 2009 Artworks Paintings Relicts. Exposition au Bunker, Tervuren
  • 2007 Daenen.JohanDaenen. Exposition solo à l’usine Van Gool, Anvers
  • 2005 De Fase. Exposition solo à l’hôpital psychiatrique, Malines
  • 2002 Johan Daenen@oArt. Exposition à l’oArt gallery, Olen
  • 2002 Pinxit. Exposition solo au Faculty club, Louvain
  • 1992 Paligraphe. Fresque sur les palissades de la Maison de la Culture d’Amiens ‘Paligraphe’, Amiens (France)
  • 1990 Johan Daenen en Salon. Exposition itinérante (Gand, Everberg, Anvers, Bruxelles et Louvain)
  • 1990 Les locataires de la loi. 15 portraits de Premiers Ministres Belges de l’après la 2ème guerre mondiale, Bruxelles
  • 1989 Eleganz. 4 tableaux bio chrome pour 4 poèmes de Peter Verhelst, édition limité, via EX-, Bruxelles
  • 1988 Installations espaciales. Vooruit, Gand
  • 1988 Vacuum packed art objects. Dragonetti, Gand
  • 1988 Inventaires. 40 tableaux à l’huile et des dessins de 10 pièces de théâtre, Théâtre Varia, Bruxelles
  • 1987 Barricades & experimentation. Evénement « Les années péchés » 58–’68′ Palais des Beaux Arts, Bruxelles
  • 1985 Palissade. Gallérie plein air: 40 tableaux (3mx2m) sur la Place de la Monnaie, Bruxelles
  • 1980 Black Yellow Red. Exposition solo à la Saint-Luc Art Gallery à Bruxelles.

EXPOSITIONS DE GROUPE

  • 1986 : Prix du Public et Premier Prix du comité de design poster pour l’exposition de groupe “La Nuit du Charbon”, Gare Centrale, Bruxelles.
  • 1977: Exposition de groupe: Mention d’honneur Paris critique, Grand Prix Humanitaire de France, Palma de Oro de l’association Belgo-Hispanique, membre de la délégation Belge pour les expositions à Santa Domingo et Osaka.

 

La Jonas Gallery se situe au coeur de Bruxelles, dans le quartier Dansaert, et présente depuis 6 ans déjà de l’art et du design contemporain à un public éclectique et toujours critique. Abstrait, figuratif, photographie, dessin… La Jonas Gallery entend casser les barrières et les codes et prône le décloisonnement. La galerie propose aussi bien des artistes belges que des artistes issus d’autres coins du monde, connus ou inconnus. Lors des expositions précédentes on a pu découvrir les œuvres de Knüt Kersse (B)), Wouter Steel (B) Erik Vervroegen (B), Marc Lagrange (B), Baptiste Giroudon (F), Chourouk Hiersh (F), Adalbert Gans (A), Thomas Nowotny (A), Ottmar Hörl (D), Sander Bokkinga – Bok (NL),Joseph Klibansky (NL), William Curtis Riedel (USA), Mat Maitland (UK). Après l’exposition de Johan P.H.G. Daenen, La Jonas Gallery organisera en avril-mai 2012, en exclusivité, une rétrospective du travail et la vie du designer anglais mondialement acclamé, Robin Day, décédé l’an dernier.

Jonas Gallery
 22,48 m2 présente Stock Option

22,48 m2 présente Stock Option

Posté le 02 jan 2012 à 10:37

Sur une proposition de Caroline Pradal, 22,48 m2 invite quelques artistes étroitement liés à « La Générale » à s’approprier la totalité des mètres carrés mis à leur disposition. Dès l’année 2005, ce collectif d’artistes s’est rassemblé sous l’appellation « La Générale ». Plateforme de travail consacrée à la production d’oeuvres et à l’organisation d’expositions, de concerts ou performances, hôte régulière d’artistes et de commissaires d’expositions français et étrangers, « La Générale » s’est rapidement forgée une place reconnue dans le réseau des jeunes scènes émergentes internationales. Ce collectif d’artistes se transforme, s’adapte, s’amplifie, tout en répondant à un vrai besoin de rassemblement. Ils investissent de façon temporaire des espaces, comme la manufacture de céramique de Sèvres où ils travaillent actuellement. Ces espaces éphémères se réduisent dans le temps, lorsque les propriétaires cherchent à se réapproprier les lieux. Dans un souci de renouvellement, d’expérimentation et d’expansion, la Générale cherche d’ailleurs actuellement un nouvel espace de travail qui lui permettra de poursuivre son engagement culturel. Ces moments critiques confrontent ces artistes aux problèmes relatifs à une cohabitation étroite et forcée. L’hétérogénéité des productions d’un artiste à l’autre, le stockage des oeuvres dans un lieu qui est aussi un atelier empiètent sur l’espace mental et physique de la production. Le projet d’exposition au 22,48 m2 veut commenter le conditionnement lié à la cohabitation et à la réduction d’espace. Il cherche à le voir comme une contrainte forte mais aussi nourricière pour le travail et la réflexion. Il est l’occasion pour les artistes de partager leur travail de création et de le confronter aux autres. La surface de 22,48 m2 impose ainsi des solutions d’organisation et de cohabitation pour ces oeuvres hétéroclites. Les artistes cherchent une hypothèse d’accrochage – prenant en considération l’ensemble disparate que constituent ces oeuvres et leurs options de stockage dans un seul et même espace.

STOCK OPTION, titre emprunté au champ lexical du monde financier comme un rappel à l’actualité, trouve ici une autre résonance. Entre organisation et chaos les frontières sont floues, les solutions multiples. Stock Option est une installation en mouvement qui se poursuit tout au long de l’exposition, à la recherche de solutions alternatives, avec le risque peut-être de ne jamais trouver d’équilibre, et de rester dans un éternel « work in progress ». L’exposition sera lancée par une performance de Fashion Garage lors du vernissage du 13 janvier.

  • Hugues Allamargot

Hugues Allamargot est peintre si l’on nomme peinture toute réalisation sur support plat, accrochable à un mur et ainsi offerte à la contemplation. Pourtant sa pratique exclut les outils qui définissent le médium. Il emploie en effet des plaques de tôle prévues pour le coffrage des voitures, qu’il fait recouvrir d’une couleur elle-même destinée à la carrosserie.

Hugues Allamargot est né en 1969 à Dijon. Vit et travaille à Paris et Chagny (71) www.huguesallamargot.net

  • Nathalie Bles

Nathalie Bles, née en 1964, vit & travaille à Paris. Dernières expositions: « La lalangue de ta mémère » au Salon de Montrouge (2011) et « La Cellule », France Fiction (2011). http://nathalie.bles.free.fr

  • Rada Boukova

Rada Boukova née en 1973 à Sofia, Bulgarie. Vit et travaille à Paris et Sofia. Représentée par la Galerie Patricia Dorfmann, Paris et Sariev Gallery, Plovdiv, Bulgarie. Exploitant l’importance d’un hors-champ, Rada Boukova produit des images qui théâtralisent le rapport entre le matériau utilisé, présent ici en direct et ce qu’il figure arbitrairement. On peut y observer notre position ambiguë et tendue d’étrangeté face au monde. Rada Boukova, née en 1973 à Sofia, vit & travaille à Paris et Sofia. Représentée par Galerie Patricia Dorfmann, Paris et Sariev Gallery, Plovdiv, Bulgarie. http://radaboukova.com

  • Benjamin Bruneau

Benjamin Bruneau, né en 1974, vit et travaille à Paris. Après deux années d’études aux Beaux Arts de Toulouse, il est diplômé en 2004 de l’ENSBA (atelier Jean-Michel Alberola) à Paris. Ses peintures montrent généralement des espaces jonchés de déchets plastiques, séquelles urbaines baroques, d’amas d’objets en tout genre. Et puisque le monde verse irrémédiablement dans le pop, il y accumule figures scintillantes en carton-pâte, décor de soap-opéra et chaos mercantile. Cette peinture invente une imagerie des névroses contemporaines où se dispute le merveilleux et le grotesque.

Benjamin Bruneau vit et travaille à Paris. Né en 1974 à Montpellier.

  • Fashion Garage

Fashion Garage est né en 2010 dans un garage de la banlieue de Paris. Tous les mercredis, toute personne qui le souhaitait pouvait venir dans ce garage de 22h à 5h du matin pour des séances de photo de mode, des sujets étaient donnés ou pas. Le lendemain, les photos étaient envoyées dans une newsletter reprenant l’esthétisme de la mode branchée. Au mois de juin, se fit sentir la volonté de faire vivre ce rituel archaïque à un public. Le Fashion Garage Show est un défilé de mode. Il emprunte au monde de la mode son dispositif autoritaire : le catwalk (la ligne), une projection vidéo agressive, un son techno (ou musique baroque forte), la seule différence, c’est que ce qui se passe pendant le show est imprévisible, chaque mannequin se prépare lui-même sans aucune contrainte et se présente comme il veut sur le catwalk. Les mannequins sont libres de sortir du dispositif et le public peut aussi aller dans les backstages s’habiller et défiler. Une collecte de vêtements, objets et déchets qui constituera le stock à la disposition des mannequins est faite au préalable dans la ville.

Fashion Garage est un projet performatif qui appartient à tout le monde.

  • François Fleury

François Fleury, 34 ans, se consacre à la photographie à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris. Après l’obtention d’une bourse d’étude à la S.V.A de New York, il prépare son diplôme dans l’atelier de Jean- Marc Bustamante, et décroche la mention Félicitation à l’unanimité du jury. Il devient photographe et directeur artistique dans une agence de communication en Afghanistan, puis monte le projet Bureau Iso ª où il intervient comme artiste invité et invitant à la Caisse des Dépôts. Membre du collectif « La Générale en Manufacture » il participe et organise des expositions en son sein, tout en menant une réflexion personnelle aux croisements du documentaire photographique et de l’installation, exposé en Allemagne, en Italie et en Espagne.

http://www.1000horizons.net

  • Dominique Forest

Dominique Forest, né à Thouars, dessine avec des crayons ou une tablette graphique, peint très vite, prend des photos, réalise des petits films sous le pseudonyme de Dominiqueoui sur Youtube, enregistre et compose de la musique avec Audacity, écrit des textes et les lit quelquefois, blogue et édite des fanzines autoproduits.

Dominique Forest est né le 18 mai 1969 à Thouars.

  • Sylvain Gelinotte

Sylvain Gelinotte, né en Bourgogne en 1971, a fait ses études d’arts plastiques à la faculté d’Aix en Provence où il a débuté sa carrière artistique en participant parallèlement à plusieurs collectifs artistiques alternatifs à Marseille, avant de s’envoler pour l’île de La Réunion où il a travaillé au FRAC pendant deux ans et découvert d’autres formes et approches artistiques. De retour en métropole, il s’installe à Paris et intègre le groupement d’artistes de La Générale. D’abord installé à Belleville puis à Sèvres, il s’investit activement dans cette association où il a son atelier.

Sylvain Gelinotte, né en 1971, vit et travaille à Paris

  • Elodie Huet

“Les projets d’Élodie Huet se définissent pour la plupart par leur recours à l’assemblage ou ses antonymes : le démontage ou la dispersion. Ils sont parfois relevés d’une pointe d’ironie lorsqu’ils renvoient aux champs de l’exposition ou à la circulation des projets artistiques. Élodie Huet partage avec de nombreux artistes le goût pour les oeuvres en mouvement, en distribution, vouées à être disséminées, éparpillées”. Texte de Jean-Jacques Dumont dans Restore Hope, catalogue d’exposition, Casino Luxembourg, Luxembourg atelier.

Elodie Huet, née à Bourges, France, 1973.

  • Stéphanie Lefebvre

Stéphanie Lefebvre, artiste plasticienne, vit et travaille à Paris. Elle explore les multiples modes de production d’une image et de son installation. Stéphanie Lefebvre, artiste plasticienne, vit et travaille à Paris. http://stephanielefebvre.fr

  • PierFrancesco Lerose

PierFrancesco Lerose est né à Parma, Italie en ‘79. Diplômé des Beaux arts de Milan, Il vit et travaille en Italie et en France. PierFrancesco Lerose donne à voir une variation de motifs abstraits qui se superposent et s’entrechoquent à l’intérieur d’une même surface picturale. Y cohabitent éléments et techniques classiques de la peinture avec le report d’images numériquement modifiées. Les images obtenues ont un statut ambigu. Ses compositions s’articulent autour de perceptions complexes, voir antagonistes, où le spectateur cherche vainement une sorte de «mise au point possible au sein de ce désordre général».

PierFrancesco Lerose, né à Parma, Italie, en 1979. www.pierfrancescolerose.com

  • Pierre Limpens

Le travail de Pierre Limpens est un écart, une prise de distance. Il demeure réceptif à son environnement, et ouvert aux nombreuses interactions auxquelles il prend nécessairement part. Diplômé en cinéma de l’Université de St Denis, il est tout d’abord réalisateur pour Jean Paul Gaultier, Narciso Rodriguez, Issey Miyake.

Pierre Limpens est né en 1978 à Amiens. Vit et travaille à Paris.

  • Marc Moret

Marc Moret D’abord écrivain, voire poète, Marc Moret mélange aujourd’hui vidéo, installation, image, sculpture, son et texte, usant d’une économie de moyens radicale, cherchant l’élémentaire, articulant les éléments pour réfléchir la situation. Il se reconnaît de très nombreuses et directes influences artistiques. « Le propre des choses est qu’elles ne sont pas à leur place. » (Stendhal). La forme recherchée s’accommode de leur déplacement. Récemment, c’est surtout la Générale et la France qui ont dirigé son attention.

Marc MORET, né à Jallieu, vit et travaille à Paris et à Sèvres.

  • Otto Muehlethaler

Otto Muehlethaler est né et grandi en Suisse. Il commence la photo à l’âge de douze ans. Après avoir travaillé dans de différents domaines et après de nombreux voyages aux Etats-Unis, en Amérique Centrale, en Afrique, en Russie et au Japon il s’installe en 2004 à Paris. En 2005 il rejoint la Générale et s’engage depuis dans la photographie grand format.

Otto Muehlethaler, né en Suisse, vit et travaille à Paris. www.ottomuehlethaler.com

  • Arnika Müll

L’ambiguïté de la vie se loge dans le détail, plus profondément que la surface ne peut le révéler. Les choses et les êtres dans les oeuvres d’Arnika Müll saisissent l’ambiguïté explicite de la vie. En mélangeant habilement les contenus symboliques présents derrière la façade du quotidien avec des niveaux de signification issus de la tradition, l’artiste crée des interprétations nouvelles qui reflètent l’individu et la société. Dans ses dessins et ses peintures murales, on découvre des horizons de signification qui ne deviennent visibles, derrière l’apparente simplicité d’un tracé linéaire et filigrane, qu’après une contemplation approfondie. Des squelettes et des os comme signes de l’éphémère, des oiseaux prisonniers dans des cages révélant les frontières de la liberté, viennent à notre rencontre avec des chauve-souris, des roses, des cygnes et d’autres éléments de la nature devenus symboles au cours du temps.

Arnika Müll, née à Giessen, Allemagne. www.arnika-muell.com

  • Vladimir Najman

Vladimir Najman, né le 2 octobre 1964 à Belgrade (Yougoslavie).

  • Caroline Pradal

Caroline Pradal diplômée des Beaux-Arts de Paris, vit et travaille à Paris. Elle rejoint La Générale en 2005 et poursuit son travail personnel de dessin, sculpture et photographie. En 2010, elle expose à la galerie 22,48 m!. Actuellement, elle travaille avec le conceptstore « Ménage à trois » à Los Angeles et la galerie Ockenlund à Copenhague au Danemark.

Caroline Pradal, née en 1976 à Cormeilles en Parisis.

  • Exposition du 14 janvier au 18 février 2012 Vernissage vendredi 13 janvier 2012 à partir de 18h

STOCK OPTION

Following the proposal of Caroline Pradal, 22,48 m2 brings together a group of artists closely related to “La Générale” and invites them to take over all available square meters.

Since 2005 the artist collective “La Générale” acts as a working platform dedicated to the production of artworks and the organisation of exhibitions, concerts or performances, and as a regular host of artists and curators of different origins. “La Générale” became rapidly known as a significant member within the networks of a young and international scene of emerging artists.

This artist collective is continually changing, adapting and developing, all the time responding to a real need to get together. The temporary take over of spaces, like for instance the porcelain factory in Sèvres where they work at the moment, is an integral part of their work. Momentary and transient, these spaces shrink with the time as the owners attempt to re-appropriate them. Constantly trying to innovate, to experiment and to expand, “La Générale” is currently looking for a new working space to allow the group to pursue its cultural engagement.

Such critical situations see the artists confronted to problems linked to a confined and forced form of cohabitation. The diversity of their works and their storage in a space that’s equally used as a working studio affects their mental and physical space of production.

The exhibition at 22,48 m2 seeks to comment on the conditioning inherent to cohabitation and the reduction of space. It tries to see it as a constraint that’s equally infringing and nourishing and thus stimulating work and critical thought. It provides an occasion for these artists to share their creative work and to confront it to the works of others.

Thus the surface area of 22,48 m2 imposes solutions for the organisation and cohabitation of a diverse range of artworks. The artists search for a possibility to exhibit their works by taking into consideration the diversity of the pieces and the way they might be stocked in one and the same space. STOCK OPTION, a term borrowed from the lexical field of finance as a reminder to current affairs, finds a new resonance here.

Between organisation and chaos the lines are blurred and the solutions vary. Stock Option is an installation in constant movement that continues throughout the exhibition pursuing its quest for alternative solutions with the possible risk of never find an equilibrium and to remain an eternal work in progress.

The exhibition will be launched by a performance of Fashion Garage at the opening on January 13.

22,48 m2

Zalez

Zalez

Posté le 30 déc 2011 à 11:27

Depuis les débuts de l’art, la représentation de la femme a toujours été une thématique récurrente chez les Artistes. Au début de l’humanité les déesses était représentées sous la forme de petites sculptures aux formes arrondies, symbole de la fertilité et standart de beauté de l’époque.

Dès les débuts de l’art le corps représenté de manière idéalisée, reflétait ainsi une pensée dans une société et une époque donnée. Ce qui ce poursuivra dans les siècles suivants, principalement par la représentation de corps féminins de Déesse et/ou d’allégorie.

Et cela jusqu’à Manet et l’«Olympia», peint en 1863, où il propose une vision différente, avec cette prostituée, couchée sur un lit, qui regarde le spectateur profondément. La représentation du corps féminin n’est alors plus une vision religieuse ou allégorique mais s’inscrit dans une réalité tangible. Cette femme induit une dialectique du regard aux spectateurs qui la contemplent. Ainsi, par le regard il y a une confrontation aux autres et aux mondes, preuve de son désir d’unicité.

Nous pouvons retrouver cette dialectique dans mon travail. En effet, la quasi totalité de mes œuvres entre 2008 et 2010 interrogent le regardeur en le prenant à partie, questionnant son propre voyeurisme.

Bien que mon travail se présente sous la forme de corps nus marchandisés, il se propose de faire contrepoids au caractère intangible du monde de plus en plus saturé d’images ; mais il peut aussi devenir éléments figuratifs permettant un retour à la primauté de l’image.

En plaçant des pochoirs de corps nus dans la rue, je propose une vision de la beauté idéalisée qui vient s’ancrer dans une réalité spatio-temporelle. Placer un corps nu de manière éphémère dans un espace public est un moyen de rendre hommage à ce qui n’est normalement pas exposé à la vue de tous, un moyen de fêter l’individualité dans un lieu publique. L’habitude de cacher la nudité dans une société reflète un déni compulsionnel du caractère naturel et mortel de l’être humain.

« C’est par l’intermédiaire du corps que s’exprime la vie intérieure d’un individu » (Althamer)

Dans mon travail, nous ne sommes pas, comme on voudrait le croire, devant des corps de femmes nus, mais devant des corps transcendés. Le spectateur se retrouve confronté à une nudité qui paraît naïve au premier regard mais qui soulève des questions telles que notre individualité et notre identité face aux autres.

Tout ces modèles érotisés paraissent tous se ressembler dans leur plastique parfaite posant les bases d’une réflexion sur le clonage.

Une première partie de mon travail a été réalisée en noir uniquement, où la lumière et l’ombre offrent une vision morcelée du corps. Les ombres entraînent à passer du corps au signe et de l’absence au concept.

Depuis 2010, j’ai débuté un travail en couleur qui assoit ce questionnement sur le corps et se rapproche de plus en plus de la photographie. Travail dans lequel l’éclat de la beauté suspend parfois le mouvement du désir en le comblant dans les yeux. Et la peinture tente de saisir ce moment extrême, elle essaie de rivaliser avec la nature, non pas par une imitation parfaite de celle-ci, comme l’enseignait le peintre Grec, mais par la création d’un état visuel équivalent à un état réel pareillement efficace.

Pour conclure, je dirai que le sujet féminin est un prétexte pour mettre à jour, à travers ma propre expérience, les beautés et les travers de toute l’humanité.  Zalez

Zalez

  • Vit à Paris et travaille à Thiers (Auvergne) -France

Exposition Papiers Ordinaires

Exposition Papiers Ordinaires

Posté le 24 déc 2011 à 2:21

De la peinture au feutre ? Le duo Le Quartier Général en est le pionnier en France. A partir du 12 janvier, la Galerie de L’Escale expose pour la première fois l’intégralité des trois séries qui constituent l’oeuvre au feutre Papiers Ordinaires. Des feutres, beaucoup, du papier-machine banal grand format et c’est tout. Des outils ordinaires pour une oeuvre extraordinaire. Des pauses travaillées, des personnages imaginaires aux teintes de peaux variées, des tissus colorés et narratifs, pour un engagement sans fauxsemblant pour la mixité. Les jumelles Delphine et Elodie Chevalme militent pour le pluriculturalisme.

Les différentes séries

  • La première série de tableaux de Papiers Ordinaires met en scène de jeunes Africains, Les Bouboys, adoptant des attitudes Hip Hop. « Ils sont totalement inventés. Ils portent des vêtements larges en tissus plutôt traditionnels, avec des attitudes à l’américaine » assurent les artistes.
  • La deuxième série, Los Corazonègros, met en lumière la population afro-péruvienne. Descendants d’esclaves africains devenus Péruviens depuis des générations, ils sont pourtant toujours ghettoïsés dans certains quartiers et revendiquent leur propre culture.
  • La troisième série, Zistwàr dé France, réinterprète des peintures classiques du XIXe siècle, comme La Liberté guidant le Peuple de Delacroix. Le Quartier Général propose une relecture du patrimoine culturel en interrogeant la diversité des identités nationales contemporaine.

LE PROJET :

UN TRAVAIL FIGURATIF ET PLURIEL

Papiers Ordinaires est un travail figuratif de portraits entièrement réalisés aux feutres, en grand format, à échelle un. Les portraits sont en pied de manière à montrer chaque personnage dans son intégralité. Le projet est constitué en séries car le dessein de ces Papiers Ordinaires se veut pluriel, à la façon d’un « pèlerinage » païen qui traverse les cultures comme nous les sentons nous parcourir. Nous avons la volonté de faire sortir ce projet de l’atelier, d’aller à la rencontre de terrains multiples et foisonnants et d’en faire un « voyage » célébrant les mélanges.

… SUR LE MÉTISSAGE,

Le métissage est l’axe de travail majeur autour duquel tourne le projet. Par métissage, nous entendons le mélange d’influences culturelles distinctes participant à l’identité de chacun des portraits. L’afro-descendance est notre premier terrain de réflexion, les deux premières séries s’attachant au continent américain, avec les États-Unis d’un côté et le Pérou de l’autre.

Le choix de la thématique du métissage est né d’un intérêt original pour les pratiques urbaines qui sont un véritable creuset de cultures, se définissant notamment par leur mixité sociale ; la culture du hip hop et du rap entres autres étant un repère identitaire de différents groupes ethniques. Le travail d’artistes, tels que Kehindey Wiley, Kerry James Marshall, Chéri Samba, Peintre Moké, Martine Barrat, Jamel Shabbaz, Malick Sidibé, Seydou Keita, Augustine Okoye, Joseph Rodriguez, Mike Mingering, Emory Douglas, Julien Beneyton ou encore Jr, est pour beaucoup dans notre parcours et dans notre orientation artistique. Le métissage culturel est mélange, c’est certain, mais le métissage est davantage préoccupé par l’affirmation de spécificités culturelles, loin d’en sacrifier leur personnalité originelle. Leopold Sedar Senghor écrivait : « Nous sommes des métis culturels parce que si nous sentons en nègres, nous nous exprimons en français. Pour se métisser, chacun doit s’enraciner dans les valeurs de sa race, de son continent, de sa nation, pour être ; puis s’ouvrir aux autres continents, aux autres races, aux autres nations, pour s’épanouir en fleurs ». Nous plaidons en faveur d’un humanisme fait d’enrichissements permanents et de tolérance. Exalter la diversité et les partages culturels : voici notre postulat.

ENTRE RÉALISME, RÉINVENTION,

Le projet prend appui sur une observation de la réalité, que nous appréhendons sous forme de rencontres, de documentation et de contacts avec d’autres domaines non artistiques.

Pour autant, la volonté de ces Papiers Ordinaires n’est pas tant de rendre compte d’une réalité purement documentaire, que de mettre à jour, pour chacun des portraits, leur épaisseurs culturelles : cet ensemble flou et mobile de savoirs historiques, d’héritages, de croyances, de valeurs symboliques et d’attitudes pratiques qu’on saisit en tant que culture. Il s’agit de dessiner l’invisibilité apparente du métissage, de saisir la complexité d’un ensemble de communautés culturelles plus ou moins étendues et de les faire exister dans un même espace de représentation. L’espace figuratif du support pictural réinvente l’apparence des personnages, nous écartant d’une représentation seulement réaliste, puisque nous ne dessinons pas exactement ce nous voyons.

ET AMBIVALENCE.

L’ambivalence est inhérente à la thématique du métissage. C’est par le corps et les apparences que nous représentons des identités tendues entre des territoires. Nous voulons rendre visible cette ambivalence, la faisant exister dans le même corps, dans un espace unique de figuration et ainsi proclamer une identité inédite, originale et forte.

« La pluralité, la fluidité identitaire est également un flou, une ambivalence identitaire. (…) L’identité métisse ne se vit pas toujours sans tension ni malaise à la frontière, dans cet entre-deux. La perception du Métis comme étant au milieu de rien et de nulle part, comme étant à l’extérieur des frontières pour y demeurer est une importante et lourde tradition du colonialiste. (…) Les Métis n’ont eu d’autre choix que de composer avec ces images d’eux-mêmes dans leur propre ambivalence historique entre mimétisme et altérité, entre intégration et marginalisation, dans cet entre-deux, sur la double marge. Face à l’affirmation et à l’expression de la différence, il y a la volonté d’intégration, l’aspiration à imiter, voire à devenir l’autre. Et puis, il y a précisément les autres, surtout ceux pour qui leur propre valorisation identitaire s’appuie sur la dévalorisation, la négation et le rejet du métissage, au nom d’une certaine uniformité et d’une certaine intégrité. » (1)

LA TECHNIQUE : MISE EN ABÎME

Leur matière première est une boîte de 18 feutres Reynolds Tribu’color©. 18 nuances : un feutre rouge, un jaune, deux bleus, un noir, deux verts, deux roses, un violet, un gris, un orange et six ‘couleurs de peau’, que nous apposons sur du papier-machine. Ce papier est l’ancêtre des actuelles feuilles A4, communément appelées ‘papier ordinaire’.

Techniquement parlant

La technique de Delphine et Elodie Chevalme ? Faire un format A4, puis reproduire échelle en esquisse crayonnée. « On commence toujours le feutre par la peau. Les motifs et les choix des couleurs se font au fur et à mesure. » Pliées en deux, elles travaillent toujours au sol. Un tableau leur prend environ un mois de travail, entre dix et douze heures par jour.

Diplômées de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Appliqués et des Métiers d’Art, et de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris, c’est dans la Culture Hip Hop qu’elles exercent tout d’abord leur talent. Le feutre, lui, les accompagne depuis toujours dans leurs déplacements. « Nous remplissons nos carnets de voyages grâce aux feutres. Pas de mélange à faire, c’est idéal et fonctionnel. Nous maîtrisons notre outil désormais et nous arrivons à mélanger les couleurs. On ne voit plus les coups de feutres. C’est de la peinture au feutre. »

En 2009, alors qu’elles ont créé leur studio de graphisme, on propose à Delphine et Elodie de participer à l’exposition accompagnant la sortie du film sur la vie du rappeur américain Notorious BIG. « Nous avons cherché à faire une taille affiche de cinéma. C’est ce qui a lancé notre travail sur les grands formats. »

Papiers Ordinaires voit alors le jour, avec des matériaux simples pour un art accessible. Une exposition étonnante qui rapproche les cultures.

  • Du 12 janvier au 18 février 2012

Papiers Ordinaires

  • Galerie de L’Escale – 25 rue de la Gare- Levallois
  • Médiathèque Gustave-Eiffel – 111 rue Jean-Jaurès- Levallois

(1) Luc Côté et Raymond Théberge, ‘La question métisse: entre la polyvalence et l’ambivalence identitaire’, Cahiers Franco-Canadiens de l’Ouest, Vol. 14, Nos 1-2, 2002, pp. 1- 6.

Johan P.H.G Daenen à La Jonas Gallery

Johan P.H.G Daenen à La Jonas Gallery

Posté le 16 déc 2011 à 10:22

Empathica’ fait référence à l’empathie que l’artiste éprouve et retrouve dans la banalité de notre existence. Une ombre, une forme, une croute de fromage, un élastique, … un élément banal se transforme en prétexte pour une fascination primaire.

En décortiquant chaque forme, en faisant se multiplier, miroiter, basculer, se défragmenter l’objet, celui-ci évolue vers autre chose et est sublimé. La banalité est recréée. D’une part, Johan P.H.G. Daenen détient la maîtrise, le métier de quelqu’un qui a un don naturel et exceptionnel pour le graphisme, l’équilibre délicat des couleurs et des dimensions (le pôle ‘Velasquez’) et d’autre part il cultive une nonchalance presque enfantine et trompeuse (le pôle ‘Lascaux’).

Les deux pôles sont plutôt complémentaires que opposés. Les pôles s’expriment d’ailleurs a travers la manière dont il traite les couleurs : sa technique de chiffonnage rudimentaire donne une connotation impulsive tandis que le choix des couleurs et l’équilibre entres elles trahissent une grande sensibilité esthétique ainsi qu’un sens subtil des contrepoids. Les contours sont réduits aux moindres lignes nécessaires – comme dans l’art primitif ou chez des grands graphistes. Ses objets naviguent entre la mort et la vie, la nature et l’artificiel, l’organique et la mécanique, le tribal et l’urbain. Ils deviennent des totems étranges contemporains qui sont désormais né de la banalité de notre société mais en même temps font référence à une dimension intemporelle.

BIOGRAPHIE

Johan P.H.G. Daenen est né à Schaerbeek en 1958 et grandit dans une famille artistique. Il est le 4ème d’une famille de six enfants. Son père était enseignant en criminologie à l’académie de la Gendarmerie à Bruxelles et le fondateur du premier musée “musée didactique de la criminologie”. Sa mère était couturière et styliste de robes de mariées. Un jour, son frère Emiel, de 10 ans son aîné, le voit dessiner passionnément et décide en accord avec les parents, de l’inscrire à l’âge de huit ans à l’Académie des arts décoratifs de Boistfort”. Ainsi Johan démarre le dessin et la peinture sous la tutelle d’abord de Michèle Purnal et plus tard de Lucien Braet (1966-1975). Johan suit ses humanités Gréco-latines chez les jésuites du collège Saint-Jean Berchmans à Bruxelles et il étudie le solfège et le piano à l’académie de musique.  Chez lui, il découvre tous les compositeurs classiques et modernes grâce à son frère Emiel, qui joue virtuosement sur les différents pianos à la maison.

Après ses humanités, il s’inscrit à l’institut Saint Luc à Bruxelles. Quand son mentor Braet décède un an après, il reste avec des sentiments orphelins car le moto de Braet était “peint mais n’expose pas” Bien qu’il ait toujours peint, il a souvent eu des doutes quant à l’exhibition de son travail. Quand Johan termine ses études en 1980 on lui offre pour ses travaux de fin d’études une exposition solo à la galerie de Saint-Luc

Mais au lieu de démarrer une carrière d’artiste, il ouvre en ’81 avec ses copains Stefan Loeckx et Stijn De Witte le Club l’EX à Bruxelles, le nightclub branché de l’époque où la musique, les arts et la performance se mélangent pendant 1000 jours jusqu’en’84.

Depuis ’82 Daenen s’applique à la conception et la création de différentes scénographies, des backdrops monumentaux, des objets pour les plateaux de télévision, théâtre, opéra et productions pour la danse.

Il est le scénographe de deux régisseur renommés : Jan DECORTE (BLOET/ Bruxelles)  et Jacques DELCUVELLERIE (GROUPOV/ Liège). Il est également le « peintre-backdrop » des productions de Wim VANDEKEYBUS.

Il travaille également avec d’autres régisseurs et chorégraphes dans différent théâtres et maison de danse tels que LA MONNAIE (Bruxelles), OPERA DE WALLONIE (Liège), TONEELHUIS (Anvers), le THEATRE DE LA PLACE (Liège), le THEATRE NATIONAL (Bruxelles), le KVS (Bruxelles) et le KAAITHEATER (Bruxelles). Il a enseigné la scénographie à la Posthogeschool Podiumkunsten POPOK (Anvers) et actuellement il est professeur, à titre occasionnel, en scénographie à la TONEELACADEMIE (Maastricht/Pays Bas) et le SCHOOL OF ARTS (Gand).

En plus de son travail de scénographe et d’enseignant, il est toujours actif en tant qu’artiste peintre autonome. Son œuvre plastique consiste en des dessins, tableaux, assemblages, installations, objets et projections vidéo. Aujourd’hui, il vit entre Paris et Bruxelles. Daenen est un artiste multi-facettes et très productif. Il y a toujours de la couleur et de l’inspiration… mais s’exposer ou faire du tamtam, ce n’est pas sa tasse de thé, et est plutôt rare. C’est pourquoi cette exposition “Empathica” à la Jonas Gallery est l’occasion par excellence de se laisser emporter par les contes et histoires présents dans ses créations.

La Jonas Gallery

La Jonas Gallery se situe au coeur de Bruxelles, dans le quartier Dansaert, et présente depuis 6 ans déjà de l’art et du design contemporain à un public éclectique et toujours critique. Abstrait, figuratif, photographie, dessin… La Jonas Gallery entend casser les barrières et les codes et prône le décloisonnement. La galerie propose aussi bien des artistes belges que des artistes issus d’autres coins du monde, connus ou inconnus. Lors des expositions précédentes on a pu découvrir les œuvres de Knüt Kersse (B)), Wouter Steel (B) Erik Vervroegen (B), Marc Lagrange (B), Baptiste Giroudon (F), Chourouk Hiersh (F), Adalbert Gans (A), Thomas Nowotny (A), Ottmar Hörl (D), Sander Bokkinga – Bok (NL),Joseph Klibansky (NL), William Curtis Riedel (USA), Mat Maitland (UK). Après l’exposition de Johan P.H.G. Daenen, La Jonas Gallery organisera en avril-mai 2012, en exclusivité, une rétrospective du travail et la vie du designer anglais mondialement acclamé, Robin Day, décédé l’an dernier.

  • du 17 février 2012 au 31 mars 2012
  • Vernissage Jeudi 16 février 18-22h

Jonas Gallery

Martin Lord : Il est évident qu'il est déjà trop tard à La galerie Vanessa Quang

Martin Lord : Il est évident qu’il est déjà trop tard à La galerie Vanessa Quang

Posté le 15 déc 2011 à 10:44

La galerie Vanessa Quang dans la lignée de son engagement pour la promotion de la jeune scène artistique contemporaine et multiculturelle, présente la première exposition personnelle de l’artiste québécois Martin Lord.

A cette occasion l’artiste présente un large panel de sa démarche artistique autour d’une atmosphère mêlant faits incohérents et mise en scène obscure, inspiré des films noirs des années 50 et de l’art des affichistes. Il est évident qu’il est déjà trop tard, plonge le spectateur dans une histoire complexe à moult rebondissements. Le public est invité à prendre la place du détective et se doit de résoudre l’énigme proposé par l’artiste. Martin Lord élabore une scénographie qui s’apparente à un mauvais montage filmique afin d’encourager une réflexion sur le rapport entre image et son dans un processus bi – dimensionnel.

Martin Lord est né à Montréal (Québec, Canada), en 1974. Il vit et travaille entre Paris et Montréal. Depuis 2002 il collabore à de nombreux projets en France et au Québec.

Martin Lord : Démarche

Dans les dessins et les animations de Martin Lord, il est un personnage récurrent… Capuche,vêtements sobres et sombres,tête baissée; ainsi apparaît la figure de ce «héros» type. Bien que souvent dissimulée on voit de plus en plus le visage artificiel du personnage, un masque aux expressions réduites.

Du registre de l’aversion aux faciès atones et figés, les protagonistes des dessins paraissent étonnés de leur propre condition d’image.

Le décor, ou plutôt le repère géographique, puisqu’il en faut un, c’est le monde; celui de la classe moyenne, des «citées dortoirs» ou des petites villes anonymes de banlieues. Le pavillon, y est montré comme un symbole de possible accession à la propriété, une marque de réalisation. Ce type d’architecture, en plus d’être décor apparaît comme un prolongement du trait qui dessine les personnages réifiés.

La ligne claire et désincarnée se déplace de forme en forme pour venir sans délié ni relief dessiner chaque élément qui constitue les scènes. Ce traitement indistinct du corps et des objets qui l’entourent est significatif du dessin d’après guerre, (après Georg Grosz), il est aussi un symptôme de l’ère industrielle qui engendre la mécanisation des images.

Dans ces scènes mystérieuses, entre comique et mélancolie,les corps à l’anatomie faussée sont manipulables à volonté. Ils se battent, s’étreignent, s’effondrent, se relèvent et recommencent dans un mouvement perpétuel. Le corps à l’épreuve apparaît dans le mouvement de sa propre chute.

Le personnage est la chute même et l’aspect fruste de la ligne semble dénoter du caractère na•f de la violence. Chaque scène est inscrite dans un monde sans horizon et flotte dans l’espace indéterminé de la feuille.

Ces situations opaques sont de la pure apparence ou tout paraît se figer selon un principe de représentation grotesque. Les formes sortent cependant rarement du néant, elles naissent de la coordination d’un contexte, d’un lieu et d’un temps donné.

Les paysages ainsi formés sont souvent pénétrés de par de grands nuages de poussières stagnantes. Ils s’engluent et sont hantés des même matériaux organiques: de la chair et du sentiment qui a vidée la scène.

Ces images sont des utopies malheureuses, comme une parodie des conséquences du style de vie imposée par le capitalisme. Il y a dans le travail de Martin Lord, un entrelas d’histoires personnelles et collectives qui est d’une certaine façon un pamphlet drôle et pudique sur la direction que prends le monde.

«let’s just imitate the real world until we find a better one»    ¹

Texte de Gaelle Hyppolite. ¹ Extrait de la chanson «Good lies» de Notwist.

  • DU SAMEDI 7 JANVIER AU MARDI 28 FEVRIER 2012 Vernissage le 7 janvier de 18h à 21h

Galerie Vanessa Quang

Same Fight à la galerie Moretti&Moretti

Same Fight à la galerie Moretti&Moretti

Posté le 12 déc 2011 à 10:21

L’exposition « Same Fight », à la galerie Moretti&Moretti, avec en tête d’affiche l’emblématique Villeglé et plus d’une dizaine d’artistes va constituer sans conteste l’événement artistique majeur de cette fin d’année 2011.

L’inédit, l’inattendu, voire l’hérésie et la subversion voilà ce que nous proposent – rien de moins – tous ces artistes dans leur combat d’un nouveau genre !

« Same Fight » c’est d’abord un cri qui devient clameur et rejoint ceux qu’éructait déjà à la face du monde un certain Antonin Artaud, les plus fous, les plus beaux, les plus forts pour dénoncer une société où règne le diktat des normes communément admises ou imposées.

C’est pourquoi unis dans un même combat contre toutes les règles imposées d’en haut et sans concertation (la crise financière actuelle en est la parfaite illustration), les artistes présents à cette exposition se positionnent dans une attitude que l’on pourrait qualifier d’anomique.

Déjà en 1949, tel un prophète qui criait dans le désert avec son ami Raymond Haims, Villeglé avait adopté une attitude similaire de récusation de l’ordre social propre à l’anomie. Certes sa démarche paraissait suicidaire aux yeux de certains, mais en définitive elle lui avait permis d’anticiper son époque et de s’ouvrir à de nouvelles émotions tout à la fois étranges et étrangères.

Selon Jean Duvignaud: « l’anomie n’est pas seulement subversive. Plus précisément, elle anticipe sur l’expérience actuelle d’une époque ou d’un type de société et s’ouvre à des émotions inédites, jusque- là inconnues. »

De la même façon qu’avec des mots inédits on revivrait l’innocence primitive dont parlait Paulhan.

C’est donc très tôt que Villeglé rompt avec l’idée que l’on se faisait du créateur et de sa création. Il coupe notamment le lien « individuel » qui unissait le créateur avec son œuvre et faisait de lui le seul responsable du déplacement des matériaux et de leur mise en œuvre.

Par contre en prélevant les affiches lacérées par d’autres, l’artiste va nous « dévoiler le non-sens du tran tran quotidien de nos contemporains » (Cheminements p.53-54). C’est la raison pour laquelle, il qualifie la lacération d’ « activité abhumaine ». Mais toujours modeste, Villeglé ne revendique pas d’autre statut que celui d’un collecteur ou d’un collectionneur !

Il va aussi casser l’image du créateur isolé dans son atelier qui n’exposerait exclusivement que dans des galeries. En fait pour cet artiste « hors norme », la rue est devenue son lieu habituel de travail et aussi très souvent sa propre galerie. Et de justifier ce choix puisque l’effet de lacération ne provient jamais d’un atelier mais toujours de la rue.

Membre des Nouveaux Réalistes, depuis le Manifeste du 16 avril 1960 publié par Pierre Restany, Villeglé a imprimé à son époque et aux nouvelles générations qui vont suivre ce goût d’accéder par différents moyens aux nouvelles approches perceptives du réel. Et tout cela parce que les Nouveaux Réalistes « considèrent le monde comme un tableau » !

Tous ces artistes qui exposent aux côtés de Villegié vont certes vibrer sur des médiums différents avec leurs propres visions du monde et aussi leur façon toute particulière de le dénoncer. Mais tous partagent en commun un enracinement dans l’art urbain. C’est la rue qui les relie dans un même combat.

Parmi tous ces artistes et dans le désordre, on peut citer d’abord VLP et Psyckose qui ont débuté leur carrière underground dans les Catacombes de Paris. Par la suite ils ont œuvré en surface en peignant dans la rue, sur les murs et les palissades. Derrière ces créations il existe un sens fédérateur, un besoin fort d’appartenir à une communauté : le mouvement graffiti.

Cependant chaque artiste crée ensuite son propre univers. La tête pixélisée de ZUMAN de VLP est en réalité celle de l’être humain qui possède des enrichissements sans fin.

Chez Psyckose l’univers devient même étouffant comme ce monde urbain déshumanisé hanté par des personnages sans visage, perdus dans la cité. Son style particulier qui possède la dynamique d’un tag avec trois dominantes fortes qui sont selon lui : « un côté brut, art brut, un côté pop art et graphique, et enfin un côté narratif et onirique. »

Parmi les autres pionniers de l’art urbain en France, Jeff Aérosol, est également une figure incontournable. Il utilise parmi les premiers le pochoir comme technique de la rue. Artiste emblématique de la scène parisienne depuis 1985 où il rencontre Miss tic, Blek le Rat, Speedy Graphito, Jérôme Mesnager.

Jeff est passé maître dans l’art du pochoir dans sa façon toute personnelle de restituer l’essence, l’essentiel d’un personnage ainsi que la profondeur et l’épaisseur d’une personnalité grâce à une technique proprement magique.

Konny Steding quant à elle a commencé également sa carrière artistique dans l’underground mais plus spécialement dans les tunnels du métro.

Dans le sillage du « ready-made » de Marcel Duchamp, Konny va par la suite jeter son dévolu sur un objet aussi commun que la poubelle qui symbolise selon elle cette société en voie de désagrégation. Sur une face de la poubelle, l’artiste fera apparaître une figure féminine sous les traits de la Super Star, Edie Sedgwick qui était la muse d’Andy Warhol dans les années 1960.

Toujours parmi les artistes féminins, Miss Tic développe grâce aussi aux pochoirs une originalité tout à fait étonnante. Son œuvre semble être transmutée par une féminité faite de grâce et de poésie. Sa maîtrise du pochoir lui permet sans difficulté de passer du poème au dessin. Une grande dame, une grande artiste !

Olivia Clavel, autre femme prestigieuse, ex-membre du groupe Bazooka, crée un monde fantastique, étrange et souvent angoissant avec des plantes carnivores, arbres parsemés d’yeux et autres spécimens végétaux. Elle a eu des prix au festival de BD d’ Angoulême.

Peintre de la couleur, ses teintes toujours plus électriques nous conduisent dans un monde féérique proche de l’Abstraction colorée et de la Figuration Libre.

Du côté des hommes, Dominique Larrivaz nous plonge plutôt dans le monde charnel. Les nus féminins sont omniprésents dans sa peinture. Et pourtant ce que nous donne à voir ce peintre parait souvent éloigné de la beauté sacrée car on y voit plus le grotesque que le sublime, le trivial que le mystique.

En effet le violent barbarisme de Larry se manifeste par ces femmes prostituées, abîmées par la vie et non par des figures sophistiquées épousant les canons de la beauté féminine que l’on retrouve dans les catalogues publicitaires.

Mais étonnamment, il réussit à restituer une profondeur d’âme à ces sujets car il rejette la perception convenue des êtres et des choses.

Autre figure représentative de la scène parisienne, membre du collectif le « Frigo », Paella Chimicos est adepte d’une « Figuration Délibérée ». Il même parallèlement une activité d’affichiste et de plasticien avec ses personnages à tête de spiral. Ses compositions évoquent l’enfermement par le mouvement circulaire.

Ensuite au sein de la jeune génération du Street-Art, des têtes émergent comme celle de Teurk qui est à la fois artiste peintre, sculpteur, scénographe et performer. Utopiste, il s’interroge sur la place de l’homme dans un monde qu’il a lui-même bétonné.

Un autre jeune, Zokatos, qui n’a que 27 ans est le représentant des années 2000. Il fait partie du cercle restreint de ces artistes de la rue qui investissent leur art par des formes non figuratives, d’où l’appellation de ses œuvres sous le vocable de « Abztractz ».

Les formes qu’il crée ressemblent étrangement à des labyrinthes ou à des mailles d’un filet empêchant toute sortie hors du cadre. Est-ce l’univers dans lequel vit l’artiste ou celui de l’homme contemporain dans la cité, la banlieue ?

Marchal « Shaka » est également une révélation de la scène parisienne. Artiste plasticien qui intègre de façon unique la 3D dans son œuvre. Cela produit des effets surprenants et inattendus de spontanéité liés à cet accès à un autre espace. On a l’impression que la toile devient le lieu d’un passage entre deux mondes.

Spé intrigue également puisque » investi dans une gymnastique régulière du dessin et de l’illustration, tout en ayant comme catalyseur le graffiti. » Il étonne par l’utilisation de nouveaux médiums: encre de chine, acrylique, peinture à l’huile, goudron, diluant. Il nous fait entrevoir un monde fantasmagorique psychédélique.

Autre médium, autre démarche c’est celle du vidéaste Simon Rouby et notamment dans un court métrage « La Marche ». C’est l’histoire d’un homme seul qui marche, seul dans la vie et seul avec la folie humaine…c’est le cercle vicieux où solitude rime avec plénitude…!

Pour terminer cette longue liste d’artistes aussi différents qu’inattendus, le prince Hubertus de Hohenlohe héritier d’une grande famille vient en quelque sorte « couronner » cette exposition riche et abondante, pour nous révéler ses derniers clichés. Son travail s’apparente à celui d’un peintre puisqu’il pense ses photos comme un tableau.

Le compte y est car ils sont au total 15 artistes. Résultat fulgurant qui laisse entrevoir un prodigieux travail qui touche le spectateur comme un fétiche ou un talisman. Accouchement magique qui provient pour l’essentiel de la rue. Celle-ci constitue en effet la principale source d’inspiration commune à tous ces artistes.

C’est pourquoi comme par révélation elle leur fournit le langage le plus primitif, le plus pur, le plus essentiel mais aussi le plus vrai.

Christian Schmitt pour ArtéMédia

  • Vernissage le 14 décembre 2011 à partir de 18h30
  • Exposition jusqu’au 14 janvier 2012

Galerie moretti & moretti 

Stefan Thanneur : Sinn-Enn +

Stefan Thanneur : Sinn-Enn +

Posté le 21 nov 2011 à 11:06

Arthur Toqué, Chargé de la collection d’Antoine de Galbert présente l’exposition personnelle de Stefan Thanneur « Sinn-Enn + » du 23 novembre au 18 décembre 2011 dans le vestibule de la maison rouge, à Paris.

Empreintes. Stigmates d’un au-delà ou d’un tréfonds. Vestiges de l’âme. Témoignages d’une rencontre, intense, profonde. D’une lente transe ritualisée, addictive. Paysage organique, autant mental que physique. Confrontation des extrêmes, des éléments et des sentiments. Captations d’une introspection. Des tourments de l’ambivalence. Raison d’être. Peur et fascination du vide. Abstrait ou symbolique, le travail de Stefan Thanneur évoque l’Homme.

Stefan Thanneur est né en 1970. Il vit et travaille à Paris.

Il séquence le processus de création de ses dessins en deux phases. Dans un premier temps, il élabore un travail de recherche de valeurs, de nuances et de composition par le photomontage. Puis il projette sur cette esquisse sous le papier. Là, il laisse glisser l’encre vers un infini de détail, rythmé par la répétition de minuscules points, laissant son inconscient devenir maître d’œuvre.

Animé par le résultat de certaines pièces, il leur offre une seconde vie dans des collages/photomontages, où les formes, les trames et les masses viennent se confronter, se superposer et/ou s’enlacer. Le résultat final peut voir son format décupler, jouant ainsi sur le rapport de lecture entre l’œuvre et le spectateur, pour accentuer en une sensation presque physique l’immersion dans le visuel.

Investi depuis son adolescence dans les mouvements underground de musiques extrêmes, Stefan Thanneur s’inspire aussi de codes esthétiques et de supports de communication propres à ces contre-cultures pour créer des mots logotypés. Ce langage, par son sens à multiples facettes et sa forme intriguante, invite le spectateur à s’interroger sur sa perception et son ressenti.

Le vestibule La maison rouge Fondation Antoine de Galbert

Nuit blanche avec Jean-Marc Forax

Nuit blanche avec Jean-Marc Forax

Posté le 25 sept 2011 à 10:25

Jean-Marc Forax présente un hommage au 17 OCTOBRE 1961.

Les événements du 17 octobre 1961 désignent la répression sanglante qui a frappé une manifestation organisée par le Fédération de France du F.L.N. en faveur de l’indépendance de l’Algérie à Paris. Des dizaines à des centaines d’Algériens, selon les sources, sont morts lors de la confrontation avec les forces de l’ordre alors dirigées par le préfet de police Maurice Papon. Les manifestants internés dans des centres de détention pendant quatre jours y auraient subi des violences.

Jean-Marc Forax qui interroge l’image en la faisant glisser de son support photo au dessin puis à la vidéo, a recueilli la photo médiatique du cadavre d’un Algérien tombé dans les rues de Paris. Il la réinterprète au fusain et à la craie noire et en projettera le résultat sur le mur de l’église Saint-Merry.

1er octobre –

« Montaigne commença à écrire ses Essais en 1572, l’année de la St Barthélémy. Je ne crois pas un hasard. Montaigne cherchait un refuge dans l’écriture. Il s’agissait pour lui d’échapper à l’horreur de vivre dans un royaume éternellement divisé contre lui-même. Nous ne sommes pas sortis depuis quatre siècles des guerres de religion, les prétextes changent, non la haine, ni les attentats. De petits crimes au nom de grands principes. C’est presque toute l’histoire de la France. » François Mauriac, D’un Bloc-notes à l’autre, 1962

JEAN-MARC FORAX

La démarche de Jean-Forax se nourrit de diverses inspirations, du cinéma au dessin classique en passant par l’art vidéo. L’image se trouve au centre de son questionnement artistique : le rapport entre image fixe et animée est une question essentielle dans sa pratique. Et au-delà, le rapport de l’image avec la mort, le sacré. Son intérêt pour l’image cinématographique est vaste : il touche aussi bien les classiques de l’art européen que du cinéma japonais, dont il maîtrise la langue. Cela l’a conduit à élargir son approche du sacré.

  • projection vidéo, NUIT BLANCHE 2011, 1er octobre 2011

Galerie Talmart

Nicolas Vial à L’Adresse Musée de La Poste

Nicolas Vial à L’Adresse Musée de La Poste

Posté le 11 sept 2011 à 4:16

L’Adresse Musée de La Poste propose aux visiteurs une lecture du monde à travers 30 ans de dessins de presse de Nicolas Vial, depuis la première parution dans Le Monde du 28 mars 1982. Mis en regard des coupures de presse, 150 dessins sont ainsi exposés.

Ces oeuvres originales, le plus souvent en couleurs et de grande dimension, ont été sélectionnées parmi près de 5 000 dessins réalisés depuis les années 80. Cette exposition est l’occasion de découvrir les maquettes originales des timbres-poste créées par Nicolas Vial et jamais présentées ! Le visiteur peut également voir 40 dessins réalisés autour de son personnage « la planète ». A la fois peintre, illustrateur et dessinateur de presse, Nicolas Vial nous livre une oeuvre prolifique. Il est connu pour ses dessins de presse. Le Monde a publié le premier en 1982, bientôt suivi par Le Journal du Dimanche, Le Nouvel Observateur, L’Express, Connaissance des Arts, Télérama, Madame Figaro… En 1997, il a reçu le Grand prix de l’humour tendre au Festival international de presse de Saint-Just-le-Martel.

Il est également l’auteur d’albums : Matou Miteux ; Les 24 heures du chat et La loi de la lagune (textes de Marion Paoli) ; Lire tue (texte d’Eric Fottorino) ; Sales chats (texte d’Anne Wiazensky) ; La planète n’est pas à vendre (texte de Michel-Edouard Leclerc) ; Le chat Star (texte de Marion Paoli)…

En 2002, son travail de peintre est révélé au grand public à travers une exposition du Musée National de la Marine à Paris. Amoureux de la mer, il est nommé Peintre Officiel de la Marine en 2008.

Nicolas Vial a par ailleurs créé dix timbres-poste dont Charte des droits fondamentaux de l’Union Européenne en 2003, Vacances en 2005, Fédération internationale de voile en 2007, Vancouver 2010…

  • Du 12 septembre 2011 au 4 février 2012

L’Adresse Musée de La Poste

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