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Elene Usdin : AntiChambre avec vueS

Elene Usdin : AntiChambre avec vueS

Posté le 03 fév 2012 à 10:07

Dans le cadre de Art Paris, la galerie Esther Woerdehoff et le label HPRG ont décidé de prolonger une collaboration initiée par le projet PHPA (Photo d’hôtel, photo d’auteur) en présentant une installation inédite de la photographe plasticienne Elene Usdin.

Le stand de la galerie verra la mise en scène de l’univers de trois photographes. Dans un espace théâtralisé, les visiteurs découvriront les oeuvres de Michael Schnabel, d’Ursula Kraft et d’Elene Usdin, dans l’apparition surprenante d’un corridor d’hôtel et d’une chambre recréés sous la nef du Grand Palais. Lorsque l’hôtel La Belle Juliette a ouvert ses portes, Alain Bisotti, directeur commercial du label HPRG, a invité l’artiste Elene Usdin à réaliser deux oeuvres inspirées par Juliette Récamier à qui l’hôtel rend hommage. Ce travail de commande a connu une belle suite artistique car Elene Usdin s’est vue confier la Carte Blanche de l’exposition Photo d’Hôtel, Photo d’Auteur 2011.

Sensible à la particularité et à la beauté des différentes chambres, l’artiste a attribué une personnalité féminine à chaque hôtel du label : l’impératrice Joséphine à l’Hôtel des Grands Hommes, George Sand à l’Hôtel Panthéon, Simone de Beauvoir à l’Hôtel Design Sorbonne, Isadora Duncan à l’Hôtel Jardin de l’Odéon et bien sûr Juliette Récamier à l’Hôtel La Belle Juliette.

« Les Impatiences », Petite OEuvre Multimédia (POM) est le fruit des prises de vue réalisées par Elene lors des nuits qu’elle a passées dans chaque hôtel : incarnant ces cinq femmes célèbres, l’artiste nous les livre sous forme d’autoportraits en belles endormies que des rêves insoupçonnés agitent dans leur sommeil. Terme médical, Les Impatiences définissent le syndrome des jambes sans repos qui se manifeste la nuit, par un besoin impérieux de bouger les jambes. Surprenant ces femmes dans l’intimité de leur sommeil, plutôt comique, cette POM, réalisée image par image est aussi un hommage au cinéma muet. Sa bande son inédite, remixant des airs de variété très connus ajoute encore au parti pris humoristique.

ANTICHAMBRE AVEC VUES par Elene Usdin

« L’oeuvre de E.M. Forster “A Room with A View” de 1908, traduite « Avec vue sur l’Arno », nous parle d’une chambre d’hôtel avec vue, désirée et fantasmée par l’héroïne pendant son séjour à Florence. Et si le spectacle était dans la chambre et non au dehors ?

Lorsque Alain Bisotti m’a proposée de réaliser la Carte Blanche PHPA 2011, nous avons évoqué di!érentes pistes de réflexion pour le travail à venir. L’hôtel La Belle Juliette venait d’ouvrir et j’avais participé à la décoration par le biais d’un achat de deux oeuvres originales par l’hôtel. Etant donné que l’hôtel est tout entièrement consacré à un personnage féminin ayant connu un beau destin Juliette Récamier, nous nous sommes posés la question suivante : Quel personnage féminin pourrait correspondre aux hôtels du label HPRG ? Nos conclusions ont été les suivantes : L’hôtel des Grands Hommes aurait l’impératrice Joséphine comme icône, l’hôtel Panthéon recevrait George Sand, l’hôtel Jardin de l’Odéon entendrait les pas furtifs d’Isadora Duncan et l’hôtel Design Sorbonne serait l’hôtel de Simone de Beauvoir.

Lorsque je me suis retrouvée dans les chambres des hôtels où j’ai passé une nuit en repérage, j’ai commencé à imaginer ce que ces Dames auraient pu penser, faire dans une chambre d’hôtel, dans leur intimité… Et il m’est arrivé des choses incroyables : Toutes les nuits, j’ai rêvé que j’étais l’une d’elles. Mais le plus extraordinaire est que j’avais mon appareil photo »

la galerie Esther Woerdehoff

Installée Rive Gauche au coeur du quartier du Montparnasse, dans une maison historique où ont travaillé des artistes tels que Camille Claudel et Constantin Brancusi, la galerie Esther Woerdehoff est un lieu incontournable à Paris pour les amateurs de photographie.

Depuis son ouverture en 1996, les collectionneurs de photographies contemporaines et classiques du monde entier s’enthousiasment pour sa sélection éclectique et sa programmation dynamique. Parmi les artistes de la galerie : Carolle Benitah, Philippe Calandre, Christian Tagliavini, Mario Cravo Neto, Sabine Dehnel, Ursula Kra », Loan Nguyen, Michael Schnabel, Fabian Unternährer et Carla van de Puttelaar.

Alain Bisotti et Esther Woerdeho! se sont rencontrés à Paris Photo et très rapidement une envie de travailler ensemble est née. Depuis 2011, la galerie accueille l’exposition du prix PHPA pendant un mois. www.ewgalerie.com

  • ART PARIS ART FAIR du 29 MARS au 1er AVRIL 2012

Paris Les Halles - Regards d’aujourd’hui

Paris Les Halles – Regards d’aujourd’hui

Posté le 28 jan 2012 à 9:54

Transformations, modifications, changements : rien de plus passionnant que le moment de la transition, lorsque le « autrefois » a déjà disparu et que le « à venir » n’existe pas encore, dans une parenthèse, un éphémère équilibre, où la vie continue – autrement. Un cas d’école : les Halles de Paris pendant le chantier d’amélioration du site. Un champ ouvert à l’expérimentation photographique, une occasion unique de saisir la ville en train de se régénérer, l’espace public en mutation. A l’instar d’un Robert Doisneau revenant sans cesse visiter les Halles Baltard et prendre leur pouls, huit lauréats SFR Jeunes Talents ont travaillé sur une carte blanche pendant un mois. Partenaire de la Mairie de Paris, SFR a permis à ces huit photographes sélectionnés, via le programme SFR Jeunes Talents, de travailler en tutorat avec Patrick Tourneboeuf – du collectif Tendance Floue – sur ce projet. Sous la conduite du parrain du programme, les lauréats ont effectué un travail artistique et documentaire sur le thème : « Les Halles de Paris – Pendant les travaux, la vie continue ». Ils ont traité des multiples facettes du quartier et de la vie du Forum des Halles pendant les travaux.

Emilie Arfeuil pratique, depuis ses 15 ans, la photographie en autodidacte. Elle expose dans des festivals et galeries.

Derrière les portes… Le matin dès 7 heures, l’équipe de nettoyage s’active pour préparer le Forum avant l’ouverture des commerces. Les Halles sont étrangement vides, le travail est solitaire et silencieux. Chaque employé a une tâche bien précise qui lui est assignée dès son arrivée : nettoyage des sols, vitres, escalators, parking, poubelles, sculptures et cour centrale au jet d’eau, machine, chiffon, balai, de la porte Lescot à la porte Rambuteau. Derrière les portes de service, c’est un autre Forum qui se dévoile, vétuste et sombre, où les travailleurs, durs à la tâche et appliqués, immigrés discrets et braves, accomplissent sans rechigner leur besogne quotidienne.

Carlos Ayesta, originaire du Venezuela, fait partie du Collectif de photographes Trois 8, avec lequel il travaille pour des projets artistiques et de communication.

(Re) Nouveau départ… Depuis 18 mois, Mustapha vit dans les entrailles des halles. Le soir, il s’endort discrètement dans un des recoins du parking du centre commercial. Parenthèse de vie, chagrin d’amour, rupture conjugale. Depuis des mois, il mène une vie d’ermite. Ses journées passent en lisant, en téléphonant à ses enfants et en observant les passants. Il regarde sans être vu. A force de détermination, il vient de trouver un travail et un logement. Il reprend contact avec ses proches, à son rythme. Cette série marque la fin de cette période trouble et en quelque sorte, un nouveau départ, une (re)naissance… Hasard ou coïncidence, la vie de Mustapha a basculé au moment où les Halles se transformaient.

Arno Brignon, adepte de l’argentique en N&B, pratique une photographie d’auteur, intuitive, émotive d’inspiration documentaire. Il vit à Toulouse.

6 feet under… Les Halles, temple de la consommation, sont en reconstruction…mais si strass et paillettes n’étaient qu’un prétexte à l’errance ? Dessus, dessous, sans dessus ni dessous, des centaines de couloirs où s’entrecroisent des milliers de vie d’ici, du bout du monde ou encore d’une ville de la ligne B. Certains passent là où d’autres vivent…Eux tiennent les murs de la gare RER, se régalant de cette pièce de théâtre qui se joue en continu sous leurs yeux. Je me joins à eux dans ce lieu sinistre, qui est aussi celui de tous les possibles, de tous les rêves : des plus mercantiles aux plus romantiques. Ce voyage dans les veines du coeur de Paris me donne à voir la société dans laquelle je vis. A force d’errances dans ce labyrinthe, j’en viens à me demander dans quel couloir se trouve le meilleur de l’homme…

Ezio d’Agostino fait partie de Documentary Platform, une structure d’archives visuelles du territoire et de la société italienne. Il est multiple lauréat du programme SFR Jeunes Talents.

ALPHABET / Les Halles 1979 – 2011 : Dans l’horloge biologique du lieu, je regarde aux secondes, plutôt qu’aux heures. J’écoute les derniers grains glisser dans le sablier. Le temps est presque épuisé, plusieurs traces se sont accumulées, il faudra des espaces nouveaux, des formes nouvelles, une nouvelle page blanche, de nouvelles traces pour la remplir. Je recherche la langue des signes créée par cet espace, l’alphabet visuel dans lequel le lieu a écrit son histoire, son autobiographie commencée il y a 32 ans. Je note les mots, les voyelles, la ponctuation, les vers écrits sur ces feuilles en pierre, verre et ciment. Je catalogue les vestiges d’un lieu en route vers son passé.

Antoine Katarzynski débute en photographie à 15 ans. Il parcourt durant deux ans les rues de Paris pour réactualiser l’oeuvre humaniste d’après-guerre en puisant dans un trésor caché de la ville : la scène de rue.

Visages de marque… Les Halles, plus grand centre commercial souterrain d’Europe, est avant tout un lieu de passage et d’échange. Chaque jour, des milliers de personnes s’y croisent, des milliers d’anonymes y viennent s’approvisionner parmi les nombreuses enseignes implantées sur le site. La présente série, composée de quinze photographies, se propose d’isoler ces personnages avec leur sac de courses. Les portraits, volontairement spontanés, s’inscrivent pleinement dans le cadre des Halles qui, malgré leur reconstruction, demeure sans conteste le nerf commercial de Paris.

Guillaume Martial a une démarche qui allie dimensions sociale, humaine et contemporaine pour converger vers une seule finalité : créer du sens.

Metropolis : Paris Les Halles 2012, changement de décor. L’architecture historique laisse une nouvelle fois place au moderne, à la ville futuriste. Pendant cette mutation, Metropolis continue d’engloutir ses milliers d’individus sur de multiples niveaux souterrains. Mais étonnamment, dans ces photographies, l’humain est individualisé ou suggéré comme pour mieux parler de sa condition. Guillaume Martial crée des décors dans lesquels surgissent des personnages surréalistes, parfois en décalage avec l’environnement. Il dresse une vision irréelle, absurde, parfois burlesque du monde dans lequel nous vivons. Comment s’exerce le rapport entre l’humain et son espace urbain ? Entre réel et fiction, le trouble s’installe dans ces photographies aux allures de plan-séquences cinématographiques.

Stefan Mihalachi fait un travail photographique urbain et moderne. Il possède une parfaite maîtrise des contrastes entre ombres et lumières.

Les anonymes des Halles… Au Forum des Halles, j’ai commencé mes photographies à l’extérieur, autour des palissades qui cachent le chantier et dans les rues qui lui sont adjacentes, en mettant l’accent sur les passants. Je me suis installé à la sortie de la Porte Lescot. J’aime imaginer cet endroit comme une scène dont je suis le spectateur. Des curieux essayent de regarder le chantier à travers les grillages de la palissade. Certains se dépêchent, d’autres s’arrêtent un instant pour regarder le nouveau décor. J’observe les interrogations qui apparaissent sur les visages et les gestes désorientés des passants. Il y a ceux qui ignorent le chantier et ceux qui tracent. Les gens continuent d’aller et venir, ce n’est pas le chantier qui va arrêter le cours de leur vie. Le chantier ce n’est que l’expression d’un chaos temporaire dans la vie d’une ville. Les gens acceptent ce chaos, cet enfer, s’adaptent et continuent d’avancer vers leur devenir.

Julien Raout développe une recherche autour de la problématique de l’abandon, de la trace de ce qui a été, jusqu’à la solitude.

Caché : Le renouveau du quartier des Halles s’amoncelle discrètement dans un fourmillement paradoxalement dense. Comme dans l’attente d’une naissance, ce chantier grandit, protégé des regards par cette enveloppe métallique. Il s’agit alors de promener une vision sur ce qui, pour l’heure, nous oblige au contournement. Dans un parcours de vie modifié, j’ai arpenté les chemins autour de cette barricade rendus invisibles par la quotidienneté et l’affluence. Dans un flux constant, un espace semble en suspend. Cette barrière adossée à l’équivalent d’une frontière, marque une rupture, et relaie à l’état de carcasse les édifices en instance de disparition. Dès lors, ce rideau quasi chirurgical s’est révélé comme un pont entre la vétusté du lieu et sa promesse de réhabilitation. Une photographie, comme pour célébrer ce qui empêche la vue, redorer ce qui annihile notre champ de vision, témoin d’un bouleversement en quasi censure.

  • Au Forum des Halles, sous les verrières de la place Basse niveau -1, -2,-3, du 8 février au 15 mars 2012
  • A l’Hôtel de Ville de Paris, dans le cadre de l’exposition « Doisneau-Paris Les Halles », du 8 février au 28 avril 2012
Cheyco Leidmann : TANTATRYSK

Cheyco Leidmann : TANTATRYSK

Posté le 24 jan 2012 à 11:24

Exposition solo «TANTATRYSK» de Cheyco Leidmann, programmée du 03 février au 17 mars 2012 à La Lune En Parachute art contemporain, un espace de 600 m² au deux niveaux, à Epinal. L’immense galerie d’art contemporain La Lune En Parachute présente parmi les plus grands artistes contemporains internationaux . Bob Jeudy, fondateur de La Lune En Parachute, est le commissaire de cette exposition. Il est également présidente de l’association le M.U.R.à Paris, un espace expérimental spécifique à ciel ouvert.

«TANTATRYSK» le projet de Cheyco Leidmann se compose de 76 œuvres qui recueille des images rétrospectives,mais essentiellement des images actuelles et inédites ,tiré en autre en grands formats. Cheyco Leidmann crée un univers irréel ou se mêlent rêves, fantasmes et réalité.Il peint une vision cauchemardesque, les situations étranges et mis en scène une univers délirantes et apocalyptiques, quelque fois avec une notion de cynisme et d’humour noire. Avec ses nouvelles images il continue de s’attaquer aux démons sociaux, il observe la réalité et la débarrasse de ses artifices pour n’en révéler que la perversion et l’absurdité de l’époque.Cheyco Leidmann est accompagné par sa collaboratrice créative Ypsitylla von Nazareth.

TANTATRYSK

Cheyco Leidmann’s solo exhibition of TANTATRYSK is scheduled from 03 February to 17 March 2012 at La Lune En Parachute Contemporary Art Space, spanning an area of 6500 sq.ft.(600 m²) on two levels in Epinal. The vast contemporary art gallery La Lune En Parachute presents local as well as the greatest international contemporary artists. Bob Jeudy, founder of La Lune En Parachute, curates TANTATRYSK. Cheyco Leidmann’s project «TANTATRYSK» consists of 76 works which resemble retrospective,current and unpublished images printed partially in large scale formats. Cheyco Leidmann creates an unreal world in which he juxtaposes dreams and fantasies with reality. His nightmarish vision of strange situations sets up an universe of a delusional and apocalyptic world, sometimes with a notion of cynicism and black humor. With new images he continues to tackle social demons; he observes reality and exempts it from its trickery to reveal the absurdity and perversion of the time. Cheyco Leidmann is accompanied by his creative collaborator Ypsitylla von Nazareth.

La Lune En Parachute art contemporain

 

Frédérique Chauveaux et Michael McCarthy : Human form

Frédérique Chauveaux et Michael McCarthy : Human form

Posté le 24 jan 2012 à 10:54

L’exposition “Human form” croise deux parcours édifiés autour de la forme humaine, deux regards qui se rejoignent, mais aussi deux démarches à contre-temps qui interpellent et impliquent le spectateur. L’une est celle d’un sujet qui devient regard, quand l’autre, est celle d’un regard qui devient sujet.

Venue du monde de la danse, Frédérique Chauveaux s’est lentement extraite d’un corps pour mettre en espace des corps, aujourd’hui prolongés dans des installations vidéo. Photographe, Michael McCarthy est entré dans l’objectif pour devenir sujet et papier. Sans complaisance, il explore et transgresse technique et support pour retrouver et faire corps.

Frédérique Chauveaux: Danseuse-interprète, chorégraphe, directeur de sa propre compagnie… Frédérique Chauveaux a assumé tous les rôles avec talent, sur les scènes les plus prestigieuses, oeuvrant avec des metteurs en scènes renommés. Lorsqu’en 1998, elle découvre la vidéo, ce nouveau médium devient sa passion; c’est tout naturellement qu’elle en fait le prolongement de ses inlassables expérimentations sur le corps et son mouvement.

Habituée à la scène et au contact direct avec le public, elle abolit d’emblée l’écran distanciateur. Elle introduit la 3ème dimension en vidéo avec ses « installations vidéo« , donnant vie à des objets inanimés, telles, pour la série « Habitations« , cette chemise qui respire ou cette autre qui vole. Car, en filmant comme elle le fait l’objet, en l’animant par divers procédés, puis, en re-projetant sur ce même objet le résultat du mouvement créé, elle obtient un étrange ballet, la quintessence de la chose. En insufflant ainsi vie à l’inerte, elle déstabilise le spectateur et suscite un trouble de la perception qui le fait douter du Vrai et du Faux, jusqu’à le conduire inexorablement à vouloir… toucher, participer.

Les thèmes qu’elle aborde – au coeur de ses préoccupations figurent l’entre-deux amoureux, la sensualité, l’érotisme, le désir, la souffrance…- et sa démarche artistique singulière impliquent le spectateur émotionnellement et physiquement.

Elle expose notamment pour les Nuits blanches en 2009 et 2010. De la société Louis Vuitton, elle reçoit commande en 2010, de l’installation « Bon voyage! », qui est exposée au musée Carnavalet d’octobre 2010 à février 2011.

Michael McCarthy: Diplômé en Histoire et en Photographie de la Tyler School of Art (PA, USA), Michael McCarthy débute sa carrière d’enseignant en photographie et d’artiste en Pennsylvanie (USA); il voyage beaucoup et s’expatrie notamment 4 ans en Italie (Florence, Cortone, Rome) puis 2 ans en Grèce. Il expose à de nombreuses reprises outre-atlantique et en Europe. Il s’installe finalement en France où il vit et enseigne depuis 3 ans.

Familier des techniques les plus pointues de la photographie, ses goûts et sa curiosité expérimentale l’incitent à une exploration de tous les procédés photographiques mis en oeuvre depuis les origines de la photo au milieu du XIX° siècle (photogrammes, sténopés, procédé Van Dyke etc). En 1997, il est chargé au sein de l’Université de Collegeville (PA, USA) de développer un ambitieux programme sur la photographie alternative.

Cette exploration des procédés anciens lui procure des moyens plastiques plus qu’un but en soi’ il s’affranchit en effet de toute cette technique qu’il maîtrise pour créer un univers singulier. Il utilise les instruments du peintre, pinceau et pigments, et re-travaille implacablement son négatif et/ou son épreuve par pratique de chimie, découpage, pliage et lacération…

Dans ses séries « Bodies« , « Anti-portraits » et « Cyan-portraits » présentées dans l’exposition « Human form », son modèle est le corps humain, le sien propre, qu’il fragmente, décompose et découpe par le biais de l’image; son regard introspectif est sans concession. Il entretient un rapport au corps qui est celui d’un sportif accompli et d’une esthétique du relief archéologique et sculptural influencée par son expatriation en Italie et en Grèce.

  •  Exposition du 16 mars au 05 mai 2012

Galerie Duboys

Svetlana Ostapovici : Au nom du métal et de la nature

Svetlana Ostapovici : Au nom du métal et de la nature

Posté le 21 jan 2012 à 10:17

Au nom du métal et de la nature

Il suffit d’une pensée et l’image s’impose d’elle-même. Svetlana Ostapovici, artiste d’origine moldave naturalisée italienne depuis plus de dix ans, nous offre un corpus de travaux entièrement basé sur des réflexions au nom de la Nature, dans lesquelles elle affronte des thèmes profonds et importants avec une simplicité qui fait de son travail une œuvre de génie.

Initialement mosaïste, Svetlana Ostapovici travaille maintenant dans le monde de la photographie et de l’installation : son troisième œil enregistre des paysages dont le centre focal est constitué d’accumulations de débris de ferraille, tôles compressées et autres déchets issus des vicissitudes de la vie quotidienne, capturés au moment où ils sont mis à l’écart pour être ensuite oubliés.

C’est justement de cette absence qu’émerge l’existence de l’homme et son encombrante présence. À travers son objectif, Ostapovici affronte le difficile chemin du portrait, en focalisant son attention sur le paysage interprété, auquel elle confie un message à la fois important et salvateur. C’est comme si les déchets étaient comparés à des cathédrales architecturales, encadrés de manière à rendre justice aux magnifiques perspectives et lignes d’horizon qu’ils créent.

Les enroulements et les superpositions génèrent des formes qui se rapportent à ce monde si beau qu’il nous est donné d’habiter et que nous devons préserver, un monde fait de ciel, de terre et de tant d’autres choses et dont l’humanité n’est autre que l’un des nombreux passagers. Par d’habiles retouches photo, l’artiste intègre des statues et d’autres objets esthétiques précieux pour nous inviter à voir qu’il s’agit d’une sorte de ville futuriste, suggérant à qui observe ses œuvres un parcours agréable à suivre au milieu de ce qui est normalement regardé avec aversion ou même ignoré : le monde fait de ce qui est usagé et abusé, utilisé et jeté sans égards.

Cependant, Ostapovici ne concentre pas son attention sur la mélancolie qui jaillit de l’objet abandonné qui perd sa fonction : ce phénomène est inévitable une fois que l’objet n’a plus de rôle à jouer. La réflexion de l’artiste est bien plus élevée. L’objet jeté est considéré en tant que tel et non de manière émotive en relation avec ce qu’il n’est plus : le déchet est traité en tant que tel, c’est le lieu où il repose qui se modifie en beauté pour se montrer au monde comme un endroit qu’il faut respecter et continuer de générer, avec l’hypothèse empreinte d’affection et de « bizarrerie » qu’il pourrait devenir un lieu agréable à fréquenter. L’artiste nous demande de rester à l’écoute afin de nous souvenir que nos déchets ne cessent pas d’exister au moment où nous nous en débarrassons.

Les montagnes de déchets créent des Grand Canyons majestueux et des chaînes de montagnes contemporaines qui, au lieu d’être composés de sédiments naturels, sont constitués de ce qu’il n’est pas possible d’éliminer naturellement.

L’intention d’Ostapovici consiste à nous faire raisonner en nous faisant découvrir l’attrait hypothétique d’une situation que nous ne pouvons pas voir, pour nous inviter enfin à observer le monde avec plus de sensibilité : pour cela il nous suffit de porter notre regard sur les « autres choses » qui nous entourent…Viviana Siviero

SVETLANA OSTAPOVICI : In/NATURE/l

Svetlana Ostapovici respecte les urgences iconographiques de l’œuvre. Je dirais que tout son parcours est un défi fait d’équilibres et de contaminations, une tension constante pour mélanger message et forme finale, sans jamais que l’un prévale sur l’autre. Ce n’était pas facile étant donné le support choisi : la photographie. Encore moins facile lorsque la technique numérique construit des paysages autres qui inventent une seconde réalité fondée sur le monde concret. Les images provoquent des réactions, défient le regard par leurs vertiges hurlants. Elles s’habillent d’épidermes solides qui vibrent avec le crissement vivant des pierres, des métaux, des bois, des plastiques… La nature hurle sa souffrance et l’œuvre en amplifie les passions, se transformant en caisse de résonance acoustique qui fait résonner l’irrégularité du rythme cardiaque de la planète. L’artiste moldave écoute les blessures du paysage, caresse la pathologie tumorale qui lacère l’éden perdu. Elle regarde avec amour le malaise environnemental, sans dégoût ni ton nihiliste, montrant au contraire la lumière qui se cache derrière chaque tragédie et élaborant un deuil aux allures de lutte. Ses visions, tout en critiquant la culture du bien-être post-capitaliste, dépassent largement la rhétorique du problème et cherchent des espaces d’adaptation, l’alchimie dialectique entre opposés, une sorte de continuité historique qui établit les raisons du réel en mutation. Ostapovici nous raconte le côté sale de la planète sans aucun moralisme ; elle préfère l’émotion lucide et le sens de la protection de l’élément faible, soulignant la nature cyclique des événements et l’aspect inéluctable du changement. Ses projets évoluent dans la direction de la beauté dangereuse mais nécessaire, en pleine conscience du problème, et dépassent le mur de la nostalgie. Chaque œuvre parle avec des phrases métalliques, comme l’auraient fait James G. Ballard et Kurt Vonnegut s’ils avaient choisi pour s’exprimer les images à la place des mots. C’est l’art visuel qui incarne la vision globale espérantiste, un code ouvert aux interprétations et au passage de la contemporanéité. C’est le tableau qui assume la responsabilité du futur.

À propos du cycle « Metal Recycling » : d’énormes accumulations de matériaux compactés, une sorte de bibliothèque à ciel ouvert où surgissent, à la place des livres, les mémoires compressées de la civilisation industrielle. Dans ces espaces se découpent des sculptures figuratives témoignant clairement de symbologies morales, recréant des alchimies photographiques où cohabitent l’élévation de la pensée (la sculpture) et les rebuts de l’activité humaine (la décharge). Culture et vie, instinct et raison, beauté et horreur : tout se mélange en une vision qui réinvente le réel sur les cendres de l’excès collectif.

À propos de quelques œuvres « site specific » : des installations créées en se fondant sur les dimensions et les caractéristiques des espaces préalablement choisis, selon des physionomies morales qui coïncident avec les raisons thématiques du projet lui-même. Les ajouts numériques des cycles photographiques trouvent ici une nature spatiale qui redéfinit les relations entre tableau et volumes sculpturaux. Des œuvres dotées d’un fort impact émotionnel qui reprennent l’esthétique et les thèmes chers à l’artiste.

 Laurencine Lot : Carlotta Ikeda du Butô à la danse insensée

Laurencine Lot : Carlotta Ikeda du Butô à la danse insensée

Posté le 19 jan 2012 à 2:26

 

« La danse Butô est située au noeud de la lumière et de l’obscurité, de la vie et de la mort, de la réalité et du surréel ; c’est une technique sacrée qui assimile les antagonismes » Ko Murobushi

Rencontre entre le Japon et la France

Toujours en quête d’ouverture sur le monde, dorothy’s gallery propose une rencontre inédite entre Laurencine Lot, photographe des monstres sacrés du théâtre français depuis les années 1970 et l’unique danseuse féminine de Butô, Carlotta Ikeda.

À travers une sélection d’une cinquantaine de photographies couleur et noir et blanc, Laurencine Lot retrace 30 ans de création de Carlotta Ikeda,danseuse japonaise, depuis sa première tournée en Europe en 1978.

«Danse des ténèbres» : corps nus sous un maquillage blanc

Carlotta Ikeda va au-delà d’elle- même, elle danse tel un fantôme incarnant le sexe et la mort, l’effroi et l’amour, la grâce et la légèreté, l’affranchissement de toute pudeur. Par des cadrages épurés, des lumières de scène contrastées, des plans souvent serrés, Laurencine Lot capte un univers sombre et lumineux, frappé par la puissance de l’émotion vécue sur scène : douleur, cri, joie, terreur, extase, émerveillement…

Laurencine Lot : Photographe

À partir des années 70, de la Comédie-Française aux petits et grands théâtres, Laurencine Lot a photographié l’essentiel de la création théâtrale à Paris et des centaines de comédiens et comédiennes, parmi lesquels Silvia Monfort, Maria Casarès, Jean-Louis Barrault, Robert Hirsch, Laurent Terzieff, Daniel Auteuil, Isabelle Carré, Juliette Binoche…

C’est à Silvia Monfort qu’elle doit sa rencontre avec Carlotta Ikeda, en 1978 lors du spectacle « Dernier Eden ».

La découverte du Butô fut brutale : puissance des images, des sons et des effluves des corps nus sous le maquillage blanc. De cette fascination initiatique naquit une belle fidélité, puisque, depuis lors Laurencine Lot suit dans sa continuité et ses développements toutes les créations chorégraphiques de Carlotta Ikeda : des profondeurs du Butô à l’épanouissement de sa danse insensée.

Au cours de ces années, Laurencine Lot expose ses photographies de théâtre à Paris, Bruxelles, Rennes, Moscou, Los Angeles… En 2005, Laurencine Lot publie « Carlotta Ikeda, danse Butô et au-delà » (Ed. Favre) qui inscrit dans nos mémoires vingt-cinq ans de ses spectacles.

« Le travail de Carlotta va au-delà de toutes les conventions, la beauté de son Butô va à tous les extrêmes, puissance et grâce, sublime expression du tragique. J’ai suivi Carlotta pas à pas, toujours prête à me rendre où elle dansait, mes photographies expriment son évolution. Il s’en est suivi confiance et amitié. » Laurencine Lot

  • Du 27 janvier au 26 mars 2012

dorothy’s gallery / American Center for the Arts

 

Gilles Desrozier : Inscape à la Galerie Taïss

Gilles Desrozier : Inscape à la Galerie Taïss

Posté le 18 jan 2012 à 7:37

Au printemps 1855, on aurait croisé dans Paris, et plus spécifiquement dans les allées de l’Exposition Universelle qui s’étalait à l’emplacement actuel du Grand Palais, la silhouette ombrageuse du poète Charles Baudelaire. Il examinait, comme bien d’autres curieux, les milliers d’inventions techniques présentées à l’occasion de cet immense événement international qui regroupait des industriels et des artisans du monde entier. La photographie n’avait alors, officiellement, que seize ans et Baudelaire s’en méfiait beaucoup, craignant qu’elle n’amenuise les facultés de pensée, de création, d’idéalisation de l’être humain, tant était magnétisante (et avilissante à ses yeux) sa manière d’enregistrer la réalité, de la documenter passivement. Mais sans doute Baudelaire n’aurait-il pas rechigné de la sorte s’il avait pu anticiper l’extravagant destin de ce medium et ce qu’il est devenu au xxie siècle, grâce à l’apport des technologies numériques, dont Gilles Desrozier est un insigne représentant, aujourd’hui reconnu et légitimement consacré.

L’imagination au pouvoir

Voilà en effet, grâce à la série Inscape, la preuve faite, et définitivement faite, que la photographie jouit d’un admirable pouvoir évocateur qu’on ne pouvait pas encore soupçonner, ou alors de façon très ténue, au mitan du xixe siècle. L’imagination est « la reine des facultés » affirmait Baudelaire. Et c’est d’abord un tribut à celle-ci que rend Gilles Desrozier, faisant preuve, sans céder à la débauche d’effets spectaculaires, d’un sens extraordinaire de la combinaison, de l’association et, pour employer le mot classique par excellence, de la composition. Ce qu’il promeut, ce sont des hallucinations conscientes et nettes. Exactement comme les génies de la fantasmagorie au xvie siècle – Bosch, Bruegel, Arcimboldo… – ou de la figuration surréaliste – Chirico, Dali, Magritte… – travaillèrent leur vision avec une acuité virtuose pour rendre plausible l’improbable. C’est dans cette prestigieuse lignée que s’inscrit l’oeuvre numérique de Gilles Desrozier.

L’enchantement poétique

Ce faisant, Gilles Desrozier s’affirme comme un véritable poète de la période contemporaine. Non par ses thèmes, quoiqu’ils répondent pour certains à ce qu’on entend communément par poésie, mais par sa façon de casser les définitions, c’est-à-dire la raison. Là où le rationnel achoppe parce que l’espace se métamorphose jusqu’au paradoxe visuel, surgit le poétique, tout à la fois insaisissable, saisissant, incongru, ironique et drôle aussi. Gilles Desrozier ne se contente évidemment pas de dérouter la perception – exercice somme toute assez simple et convenu –, il s’attèle également à l’enchanter. Sa science du cadrage, son sens des accords chromatiques produisent une excitation oculaire galvanisante. Son oeuvre, de fait, est un monde en soi, issu de la rencontre entre différentes réalités. Lui-même raconte comment la série Inscape procède d’une expérience personnelle, d’un fantasme d’enfance où une image de forêt l’absorbait, corps et pensée, dans la forêt même. À son tour, Desrozier nous aspire dans son univers intérieur.

L’intensité du mythe

Reste à décrire celui-ci. Il se fonde sur une concurrence, sourde mais tenace, entre architecture et nature. Rien de benoitement écologique ou environnemental là-dedans. Il s’agit plus sûrement de la mise en image d’une tension. Les oeuvres de Desrozier ont une plastique soignée, d’une impeccable minutie, sans laquelle on ne croirait pas à ses visions, mais il laisse aussi affleurer le heurt et l’accident en confrontant des pôles antithétiques : le mur et la perspective, le dedans et le dehors, le dessus et le dessous, l’animé et l’inerte, la vie et la mort, l’idéal et le matériel. Ainsi naissent les mythes. D’une rencontre entre deux sphères – c’était jadis celles des hommes et des dieux – et d’un dialogue mystérieux, souvent initiatique, parfois douloureux entre elles. Il n’y a plus qu’à l’écouter, avec le regard.

Gilles Desrozier Né en 1963, vit et travaille à Paris

  • Du 27 janvier 2012 au 01 mars 2012
  • avec la participation de la galerie Baudoin Lebon

Galerie Taïss

 

La Galerie FMR présente Fantasmes

La Galerie FMR présente Fantasmes

Posté le 16 jan 2012 à 11:12

Le fantasme , existe t-il encore dans nos esprits ? À l’heure où internet façonne nos idées, nos désirs, où presque tout est accessible…avons-nous encore une part de rêve ? L’érotisme, principe de vie par excellence, a toujours fasciné les artistes, ils nous proposent dans cette exposition, une vision singulière du fantasme. Laissez-vous tenter par l’univers de cette mise en scène, évocatrice de nos désirs les plus secrets… Crystalle Gourdon

Gilles de Beauchêne Le décor est dressé. Il revisite dans cette oeuvre, une thématique universelle: Le retour au sein maternel. Espace confiné, capitonné, régression fantasmatique qui trouve un écho en chacun de nous. Douceur des textures, chaleur de la peau, nos sens sont sollicités à l’extrême. Une création dérangeante, obsessionnelle. Emmanuel Gomis

Hervé Perdriel Le thème de la reproduction de l’espèce s’accorde parfaitement aux procédés évoqués. Des hanches pudiquement couvertes se muent en bouées de sauvetage de l’humanité, entraînée dans le cycle immuable et mobile de la fécondité et de la virginité. La composition hélicoïdale des soutiens-gorges se mue en un trèfle à quatre feuilles comme autant de promesses de bonheur. Les fils torsadés de la trame distancient ces seins à la fois offerts et interdits. Le sous-vêtement masculin se fond dans la spirale des bras et la semi-nudité des corps se transforme en barrières massives. Chaque mouvement de transgression s’achève en interdit avant que le tabou ne se métamorphose à son tour en promesse. Yvon Birster, La Rotonde

Jean Robert Franco Tremblement de désir, explosion de plaisir ! Soupir… Mouvement capté à l’improviste, rareté de l’instant volé, délice délictueux. Nous n’avons pas été invités à la transe, mais elle nous frappe de plein fouet, orgasmique. Impossible de faire semblant. Nous y sommes, dans la démesure et le plus intime de l’orgasme, crucifiés par cette étrange combinaison de plaisir et de douleur. Emmanuel Gomis

Marko Echeverria Le travail multimédia récent de Marko Echeverria se veut un passage entre le monde personnel et affectif et la réalité dite objective par la transversalité des techniques en arts plastiques, le multimédia et l’informatique appliqués.C’est un travail en constante mutation dans lequel se rencontrent des techniques et des procédés multiples qui peuvent être défini comme le travail multimédia d’un artiste peintre, où la technologie métamorphose et travestit les motivations esthétiques de l’auteur.

Michaël Couvreur L’histoire d’un art qui colle à la peau. Michaël habille les mannequins de vitrine, avec pour tissu : timbres, images de BD, cartes routières… comme une seconde peau. Son travail minutieux, procure une apparence hiératique autant que soumise à des figures figées, en attente d’éternité….Emmanuel Gomis.

Philippe Bruneteau Le travail plastique de Philippe BRUNETEAU s’inscrit dans le champ de la sculpture et offre au spectateur plusieurs approches intéressantes, voire dérangeantes. La récurrence de certains thèmes, le choix des matériaux, la poésie ludique font de ce travail, un univers cohérent dont les paradoxes apparents tendent à susciter interrogations et dialogue. Le hasard est équilibré par la maîtrise des matériaux et les effets obtenus, la poésie allège le message et les jeux de mots sont intégrés aux formes. Francis MEYER – Collectionneur

Philippe Jozelon Depuis toujours je suis sensible aux climats, aux ambiances étranges…. j’aime les fantômes, les parfums, les odeurs invraisemblables. Grand amateur de rencontres folles, je projette mes modèles, vulnérables, dans mes désirs de textures et de tempêtes émotionnelles. Mes oeuvres composites oscillent entre photographie, art numérique, peinture et montages de matériaux divers. Elle vous emmène vers des territoires évocateurs, puissants, qui interpellent.

  • Exposition du 7 au 12 février 2012
  • Vernissage le jeudi 9 février de 18h30 à 22h en présence des artistes.

l’Espace Kiron www.kiron.fr

Soutenez de jeunes artistes en organisant chez vous, une exposition privée. Le temps d’une soirée, votre appartement se transforme alors en véritable Galerie d’Art. Recevez un artiste peintre, photographe, sculpteur ou musiciens, c’est à vous de choisir. www.galeriefmr.com

Francesca Piqueras, L’Architecture du Silence

Francesca Piqueras, L’Architecture du Silence

Posté le 09 jan 2012 à 2:05

Un espace visuel silencieux

Après «l’Architecture de l’Absence», l’artiste franco-italo-péruvienne Francesca Piqueras expose pour la troisième fois à la Galerie de l’Europe et propose une série de photographies prises sur les côtes Mauritaniennes.

Esthétique de l’abandon, «L’ Architecture du Silence» met en scène des paysages industriels, afin d’évoquer la rencontre du monde sauvage avec celui de nos sociétés urbaines. À travers une photographie froide mais émouvante, l’artiste plonge le spectateur au cœur de ce paradoxe. Francesca Piqueras est allée dans la baie de Cansado, là où les bateaux sont sabordés sciemment sans règlementation aucune… Zone jonchée d’épaves, qui, une fois découpées par les ferrailleurs, deviennent méconnaissables… « N’en reste qu’un paysage métallique dessiné par des formes inquiétantes, émergeant de l’eau ». Grâce à ses jeux de plans et de lumières, l’artiste construit «un espace visuel silencieux où chacun peut projeter sa propre histoire».

En mouvement entre la France, l’Italie et le Pérou, Francesca Piqueras expose son œuvre depuis 2007. Influencée par le cinéma et l’ambiance de certains films noir et blanc japonais ou russes des années 50, 60, elle utilise la photographie comme support graphique, plastique et visuel, portant un regard personnel et solitaire sur le monde.

Le paysage est au cœur de ses préoccupations artistiques depuis ses premières expositions : «Limites» en 2007 et « Paysages clairs pour des jours sombres » en 2008/2009 à la Galerie de l’Europe , l’hommage à l’Angélus de Millet pour l’exposition à Barbizon en 2010, «Ganges et la vie suit son cours» à la Maison de l’Inde en 2010.

Bio :

Née à Milan de mère italienne et de père péruvien, tous les deux artistes, Francesca Piqueras est à Paris depuis l’âge de 3 mois, mais toujours en mouvement entre l’Italie et, plus tard, le Pérou.

Elle photographie depuis l’âge de 13 ans, et expose depuis 2007. Elle étudie le cinéma et l’histoire de l’art.

Ses photos sont influencées par le cinéma et l’ambiance de certains films noir et blanc japonais ou russes des années 50, 60.

Elles reflètent dans un premier temps une errance nocturne, le monde urbain, les traces d’urine qui sont également des êtres se détachant du trottoir : une guitare, une femme au pistolet, un joueur de basket… Il s’agit de toute façon de paysages, même urbains : ciels à la limite de l’obscur entre les ombres des immeubles, sculptures de la rue, objets laissés à même le trottoir, trottoirs ouverts dont elle photographie les entrailles : c’est son exposition « Limites », en 2007.

Paysages aussi, quand elle pousse son regard et, quelquefois, le voile à travers des arbres, le soleil derrière, dans un train allant de Milan à Lausanne: en 2008/2009, c’est l’exposition « Paysages clairs pour des jours sombres ».

Quand il s’agit de rendre hommage à l’Angélus de Millet pour l’exposition de Barbizon en 2010, elle saisit l’énergie solitaire et introspective des deux personnages à travers deux arbres calcinés qui se font face dans un paysage sombre.

Elle utilise la photographie comme support graphique, plastique et visuel, portant un regard personnel et solitaire sur le monde.

Galerie de l’Europe

Exposition collective à l'Atelier 40

Exposition collective à l’Atelier 40

Posté le 07 jan 2012 à 10:25

Georges DUMAS

Le travail de Georges Dumas s’articule autour d’une nouvelle conception de la photographie. Son imagerie intègre la modernité technologique via le re-travail sur ordinateur. Par ce jeu, il sublime un corps, ou métamorphose un lieu, un objet. Il joue avec nous; nous questionne sur le sens et le contenu de l’image.

Cette imagerie sait aussi s’approprier la force visuelle de la peinture qui s’imbrique avec le travail photographique afin de recréer des images uniques.

Dès lors, la matière picturale dialogue souvent avec Photoshop et le papier glacé…. Dans notre époque de surabondance, Georges Dumas nous interroge sur ce qu’est une image, son sens ou son non-sens, son authenticité, sa puissance formelle, sa construction et sa déconstruction.

Natalie J. LAUER

Jeune munichoise, nièce du portraitiste Hans Lauer, Natalie J. Lauer étudie l’art et la théologie à l’université Ludwig Maxmilian.

Sa peinture joue des contrastes: la figuration et l’abstraction, le brut et le subtil, le noir et le blanc. De la banalité du quotidien naît, par le travail de l’artiste, une expression forte et moderne. Où qu’elle soit, Natalie prend des photographies de gens au quotidien. Aucune pause. Son intention n’est pas de rechercher la beauté d’un portrait mais une expression simple et vraie. Elle retravaille alors ce matériau en peinture.

Une fois la figuration posée, l’abstraction la décrypte, l’interprète et la porte vers l’universel.

Grégory LOTH

Formé à SFP puis à l’école EFFET de Paris, Gregory Loth commence jeune la photographie et manie tôt le paradoxe: fasciné par l’infiniment petit et précieux des composants électroniques, il immortalise aussi le spectacle vivant; Attiré par le vide, il s’intéresse également à la foule et aux concerts de heavy métal.

En 2002, il découvre… Holga ! Précisément Holga 120, un appareil numérique chinois entièrement manuel et rudimentaire dont les défauts nourrissent son besoin d’images non formatées et renforcent sa vision personnelle.

Fort de la tension de toutes ces expériences contradictoires, il serait trop simple de ne lire que la représentation du vide dans le travail photographique actuel de Gregory Loth. En regardant de plus près, plus longtemps, on perçoit plutôt le créateur/scrutateur d’un monde étrange, abîmé mais palpitant, vivant. On ressent son envie de nous faire partager un univers inquiétant mais qui peut devenir familier et proche…

Amaryllis JOSKOWICZ

Arrière petite fille d’Edmond Bailleul, Amaryllis mène de pair son activité de coach, de styliste et son amour de la photographie.

Avec la même sensibilité à fleur de peau, tout en sourire, mais aussi tout en énergie et concentration, elle dissèque la personnalité de son interlocuteur et la retranscrit en pixels créatifs et sa passion pour le corps de la femme, de la danseuse sensuelle (un fantasme de jeunesse non assouvi ?) éclate. Le travail d’Amaryllis est expression de sa vision d’une certaine féminité et de la sensualité, un jeu de séduction entre l’image et son spectateur mais aussi l’expression d’une solitude : nous sommes entourés et en même temps toujours seuls… peu importe l’instant ou le lieu.

Karine PELGRIMS

Depuis sa plus tendre enfance, Karine Pelgrims est fascinée par l’image. Mannequin et comédienne dès l’âge de 4 ans, elle se tourne vers la photographie après des études de science politique puis d’art plastique. Les deux resteront intimement liés car Karine réalise depuis des vidéos ou des séries photographiques dans lesquels elle revendique d’être au plus près des gens et de la vie, de leur vie.

Elle s’investit à partir de 1995 dans de nombreux projets qui impliquent des quartiers de banlieues difficiles et des foyers Sonacotra. Son regard à la fois doux et incisif nous montre avec humanité la diversité et la richesse de ces populations.

Jean-Marc QUITTARD

Artiste autodidacte, Jean-Marc Quittard retranscrit depuis plus de quinze ans le corps et ses méandres. Pour lui, le travail sur le corps est perçu comme une nouvelle théâtralité. Il réintroduit dans la peinture les notions de temps, d’éphémère et de vivant.

Son travail s’appuie sur trois principaux modes d’expression : peinture, dessin et vidéo qui fonctionnent par cycles et viennent s’enrichir l’un l’autre.

Alors que le dessin se présente comme un instantané, la peinture est une recomposition narrative du corps. Pas de réalisme, pas d’abstraction : Jean-Marc Quittard transcende l’émotion visuelle.

La vidéo intervient comme un documentaire fiction du travail de l’artiste et de son interaction avec les corps. Elle s’insère dans le travail pictural même, interagit avec la toile pour donner naissance à la «vidéopainting», synthèse inédite entre peinture et vidéo.

Isabelle MEGLINKY

Traité de façon minimaliste, le paysage vu par Isabelle Meglinky s’éloigne de la figuration pour frôler l’abstraction. Par un cadrage lointain, comme une photo prise au télescope, se crée une distance, qui donne un espace de liberté, de rêverie, de face à face avec soi-même.

L’artiste est fascinée par le geste humain primordial de la construction, et joue sur l’accumulation de formes géométriques impulsant ainsi une sensation ambivalente entre gigantisme froid et univers magique sur-réel.

Elle retranscrit les sentiments et perceptions de l’homme dans la ville moderne.

Formée à l’école du Louvre et élève des sculpteurs Pierre Szekely et Joseph Visy, Isabelle Meglinky privilégie aujourd’hui la sculpture et principalement le travail de l’ardoise.

Présent à Paris, son oeuvre se déploye également aux Etats Unis et dans de nombreux pays d‘Europe.

  • Du 20 janvier au 17 février 2012
  • Vernissage le vendredi 20 janvier de 18h30 à 21h30 en présence des artistes

Atelier 40

Ouvert du mercredi au vendredi 16h-19h et sur rendez-vous en dehors ce ces horaires.

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