La galerie place à elles vous invite à découvrir le travail de l’artiste autrichienne Berivan Sayici du 5 mai au 16 juin 2012. Cette héritière contemporaine de l’actionnisme viennois se situe entre performance et photographie, elle compte parmi les jeunes talents inédits de la galerie.
Armée de son appareil photo, d’une caméra vidéo, de vêtements étonnants et d’un sens de l’esthétique accentué, Berivan Sayici s’attaque aux clichés hétéronormatifs qu’elle transgresse avec finesse d’esprit et humour. Ses oeuvres font réfléchir et rire… à moins qu’elles ne dérangent… les personnes dépourvues de curiosité ! L’artiste ne cherche pas à provoquer gratuitement. Elle préfère bousculer doucement que choquer brutalement pour faire évoluer les regards et les mentalités.
L’exposition s’intitule quel genre ? afin de distinguer l’assignation au sexe biologique du genre socialement construit. Le genre existe-t-il dans l’absolu ou s’agit-il de représentations stéréotypées que personne ne peut véritablement incarner ? Avons-nous conscience de l’énergie mobilisée à vouloir se conformer à tout prix à un idéal essentialiste ? Et si, plutôt que de rejeter et diviser pour se rassurer faussement, nous osions aller voir au-delà du mythe universaliste ?
Parfois la pression crée des diamants. Ainsi, entre incompréhension, codes rigides, grilles de lecture inadaptées, morale répressive, préjugés oppressants et idées reçues uniformisantes, la possibilité d’un espace de liberté étincelle : la réinvention des rapports sociaux, le droit de se définir soi-même, la réappropriation de ces corps que l’on voudrait assagis, immuablement rangés dans des tiroirs clairement étiquetés.
special guest jessica label
Quel genre ? parce que Jessica Label, artiste singulière qui ne se laisse pas enfermer dans un seul domaine puisqu’elle est à la fois architecte, urbaniste, professeure, plasticienne et bien d’autres choses encore, s’est chargée d’aménager le coin surprise. Son installation mélange les genres artistiques, sculpture, film, pièce sonore, photos… laissez-vous surprendre !
L’exposition met en scène de l’art qui ne sert pas seulement à décorer les murs. Rose ou bleu ? Bariolée, réponse courageuse et engagée, pour d’avantage de réflexion plutôt que de projections.
Le public est bienvenu au vernissage le 5 mai 2012 dès 17h et pourra assister à la performance participative.
La galerie place à elles
La jeune artiste franco-britannique Heidi Moriot investit les locaux de la galerie place à elles du 24 mars au 28 avril 2012. L’exposition « play, replay » transforme l’espace en terrain ludique et invite le public à entrer dans le jeu (de piste) de l’artiste.
Heidi Moriot détourne des objets quotidiens qu’elle fait revivre en tant qu’œuvres d’art étonnantes, drôles et toujours surprenantes. Aucun matériau n’échappe à sa curiosité artistique : ainsi, une chaussure dont on ne voulait plus entame sa nouvelle existence une fois devenue installation sculpturale sophistiquée. Un tapis vous encombre ? Heidi s’en sert pour réaliser un text work. Vous reconnaîtrez aussi le portrait d’un personnage médiatisé obtenu à partir d’une toile cirée perforée montée en caisson lumineux. Les choses ne sont pas forcément ce qu’elles semblent être.
Heidi Moriot maîtrise divers médias artistiques, ce qui lui permet de véhiculer ses messages en s’exprimant à travers des supports très variés. Photos ou vidéos, tour à tour elle se montre, elle se cache – derrière des post-it, surgit d’où on ne l’attend pas – des hortensias.
Ses dessins grand format méritent une attention particulière et témoignent d’un talent remarquable dans ce domaine. De son excellent coup de crayon, l’artiste trace sa perception du monde sur le papier, non sans faire des clins d’œil à la réalité en laissant libre cours à son imaginaire plein de fantaisie et d’humour. Entre le vu, le voir et l’entrevoir se dessine un interstice. Aux déjà-vu, déjà connu et déjà entendu, l’artiste ajoute le sous-entendu.
Choisir un visuel pour l’invitation parmi les dessins ou les vidéos aurait été trop évident, Heidi a donc croqué l’arrêt sur image d’une vidéo que l’on retrouve dans l’exposition. Mais on ne va pas tout vous dévoiler, entrez dans le jeu et venez découvrir le coin surprise de la galerie…
Les équipes des candidats à l’élection présidentielle 2012 s’affairent et s’affrontent; pendant ce temps, la Galerie Duboys a donné carte blanche à cinq artistes pour exprimer leur ressenti durant cette campagne. Des travaux éloignés des discours partisans, nés dans l’urgence et dans l’inconnue du résultat du scrutin, pour interroger notre monde et son actualité; Ce sont des arrêts sur image, métamorphoses d’un évènement en le plaçant ailleurs… La galerie Duboys, complice artistique, s’engage aux côtés de ces cinq artistes.
• Frédéric BOURRET : photographe français, né en 1973, formé à New-York, il vit et travaille à Paris.
« L’agitation médiatique est à son comble pour cette élection présidentielle, sondages après sondages, chiffres contre chiffres, les journaux nous abreuvent d’informations. Nous sommes installés entre 10 orchestres qui jouent leurs partitions aussi bruyamment que maladroitement.. Le projet « musique de campagne », initié par la Galerie Duboys, est une note artistique dans ce paysage hostile » F.B. http://www.fredericbourret.com
• Raoul HÉBRÉARD : Plasticien français, vidéaste, metteur en scène… né en 1948, vit et travaille à Toulon.
« L’artiste a toujours cette tentation d’observer et de prendre des notes sur le monde qui l’entoure pour ensuite le traduire par le filtre de ses préoccupations artistiques » R.H.
• OAKONE : street artiste français né en 1976, il vit et travaille à Paris et taggue dans le monde.
« Pour moi, le street art, c’est un peu comme faire une campagne politique : je place mes Street Totems dans la rue, de façon anarchique et dans la limite de la légalité, à la façon des affiches des candidats… Ma seule promesse , que je suis sûr de tenir, est de montrer de l’art , à tous, dans la liberté, l’égalité et la fraternité… pour de vrai !!! » O. http://www.oakone.fr
• Stéphanie de ROUGÉ : photographe française née en 1976, elle vit et travaille à New-York.
« Me balader, appareil au poing, dans ma ville de coeur (New York) pour raconter les tournants de 2012 dans ma ville d’origine (Paris) – c’est de cet entre-deux que vient tout ce que je fais. » S.d.R. http://www.stephaniederouge.com
• Andrey ZOUARI : Photographe né à Stockholm en 1985, formé à Lausanne, il vit et travaille à Paris.
« Je me présente à vous tel un candidat, mon assemblée sera un orchestre, et ma gouvernance une poésie » A.Z.
http://www.galerieduboys.com/Artistes/Zouari.aspx
Galerie Duboys 6 rue des Coutures Saint-Gervais, 75003 Paris
Performance d’art contemporain sur le thème de l’objet et de l’absent.
Le Théâtre du Gymnase a invité l’artiste Virginie BALABAUD, photographe et vidéaste, dont le travail plastique s’articule autour de l’art, de la psychanalyse et de l’Histoire, à présenter sa performance « Une année sans une autre » constituée d’une trilogie vidéo et d’une lecture :
« Le grenier et ses secrets. »
La vidéo de 7mn30 est composée d’une succession de photographies couleur prises dans le grenier d’un hôpital psychiatrique où sont entreposés des objets datant de la fin du 19ème siècle jusque 1975 environs. Tous les objets personnels étaient « confisqués » par l’administration aux patients dès leur hospitalisation selon d’anciennes pratiques en vigueur dans les « asiles d’aliénés ». D’autres valises contiennent les effets personnels et les objets familiers des patients décédés durant leur hospitalisation.
Ce travail est l’occasion d’une réflexion sur le système hospitalier psychiatrique, ses rapports complexes avec le monde extérieur, son existence en tant que micro- société et enfin sur son actuelle difficulté à communiquer sur son histoire. Ces objets sont aussi des témoins du 19ème et 20ème siècle. Leur découverte et leur mise en scène permettent d’aborder les thèmes du secret, de l’inventaire, de l’abandon, de la mémoire et de la mort.
Suivi d’une lecture de brouillons de lettres d’une patiente hospitalisé en psychiatrie durant la période de la deuxième guerre mondiale.
« Jour de l’Acte. »
Vidéo de 6mn18 est une forme, à la fois ludique et dramatique, d’inventaire d’objets abandonnés dans une maison familiale, quelques jours avant l’acte de vente. Ces objets soulignent une impossible transmission.
• Les jeter signifie de détruire le passé.
• Les conserver est symboliquement trop difficile à supporter par chacun des membres de la famille.
• Les laisser au futur acquéreur de la maison, serait une forme de « cadeau empoisonné », en raison de l’histoire intime que supporte chaque objet.
Le prétexte de la signature de l’acte de vente, avec ses termes légaux ambigus comme jouissance et possession, est une base afin de retracer une histoire familiale à travers un voyage photographique au milieu de ses objets. La photographie, comme un rail autobiographique et support des projections de l’artiste, se renouvelle dans sa recherche par le montage des images entre elles. Comme dans un rêve, la logique interne reste secrète, menant le spectateur d’indices en indicible… La construction de l’identité est interrogée. Construction, déconstruction, reconstruction de l’objet mémoire par l’objet Art, tel est le seul vecteur de transmission possible. La bande son est constituée d’extraits d’un jeu de monopoly organisé avec les membres de la famille.
« Objets petit tas. »
Vidéo de 26 mn. Cette toute dernière production de l’artiste, clôture la trilogie. Cette vidéo bouleversante est ici présentée pour la première fois au Théâtre du Gymnase. Abordant la thématique de la mémoire par les objets sous un angle très intime; elle est composée de photographies, de plans vidéo, et d’une bande sonore faite d’une interview et de musique.
L’interview d’une femme de 90 ans évoque, par son histoire personnelle, l’origine de sa perception des objets et les raisons profondes, qui la pousse à conserver et entasser ces mêmes objets, jusqu’à limiter son espace vital. En se confrontant à la problématique du vide et du plein, on entend en filigrane se profiler l’histoire du philosophe grec Diogène.
Le montage progresse comme un voyage poétique, celui d’une femme énergique habitant paris, qui se représente le temps passé, présent et futur par sa relation aux objets, et à leur accumulation. L’artiste, Virginie Balabaud propose une alternative artistique à cette conservation d’objets en évoquant le projet de constituer ensemble une tente avec les tissus accumulés depuis des années.
Eléments biographiques
Née en France, en 1966, Virginie BALABAUD vit à Paris et s’est formée à la photographie aux ateliers de la ville de Paris. Diplômée en psychologie clinique et en recherche psychanalytique, ses travaux abordent les thèmes de la mémoire, de la mort, et la relation que l’humain entretient à ses objets. L’intimité reste au coeur de ses recherches en photographie et en vidéo. Son travail pré senté en marge du festival (out), a été remarqué par le magazine “ Artforum ” durant les rencontres internationales de Arles 2004, le considérant ainsi comme un des plus intéressants du In, du Off et du Out. Ses oeuvres vidéos et photographiques ont été de nombreuses fois présentées en France et à l’étranger (N.Y., Alabama, Sarajevo).
Une parution de livre sur le thème de la voix aux éditions Manuella est prévue en septembre 2012, Arlette Farge, Historienne, en est co-auteur.
Site de l’artiste : http://virginie.balabaud.free.fr/
Théâtre du Gymnase
Pour cette saison de la programmation arts plastiques, le Collège des Bernardins invite des artistes contemporains autour de la notion du vivant. Pensée dans la continuité de la précédente qui explorait les notions de destin et de choix, il s’agit, avec le désir de passer du particulier au général, de porter le regard sur le collectif et les vies en société, la richesse de l’être en commun mais aussi ses possibles et détestables excès. De février à avril 2012, la réflexion artistique proposée porte sur la ville comme métaphore de la communauté : Céleste Boursier-Mougenot crée des dispositifs poétiques qui conjuguent le son et le mouvement, et Jan Kopp présente un film d‟animation conçu lors d’une résidence dans un quartier périphérique de Rouen.
Céleste Boursier-Mougenot élabore au Collège des Bernardins une installation s’inscrivant dans la série commencée en 2000 sous le titre générique de videodrones. Cette série d’installations audio et vidéo est basée sur un principe technique qui permet d’écouter le son produit par des images.
La sortie vidéo d’une caméra connectée à l’entrée d’un amplificateur audio produit un bourdonnement continu, génère un drone qui module en fonction de la quantité de lumière captée par la caméra, de la luminosité, de la vitesse et de la taille des objets qui traversent son cadre.
Le traitement consiste à effectuer la transduction audio du signal vidéo puis à extraire et à amplifier les modulations du signal pour activer des filtres audio qui agissent sur lui, l’accordent ou le colorent. L’artiste installe des caméras vidéo, privées de leur fonction sonore, aux alentours du Collège des Bernardins, pour filmer en plan continu l’activité ambiante. Les images captées par les caméras sont ensuite rediffusées en direct et en continu, sur cinq écrans placés sur les murs ouest et nord de l‟ancienne sacristie : la ville en mouvement, les flux urbains s‟invitent dans les murs du Collège des Bernardins. La diffusion simultanée des images, des objets en mouvement, filmés selon différents points de vue, recompose la réalité. La multiplicité et le surdimensionnement des projections empêchent alors une lecture exhaustive et plongent le visiteur dans une réalité seconde, propice à l‟écoute.
Un dispositif spécifique d’accueil des visiteurs favorise la réflexion sur ces flux urbains, ces mouvements de la ville qui s’invitent à l’intérieur des murs de l‟ancienne sacristie, entrant ainsi en résonance avec la vocation du Collège des Bernardins de réfléchir et de faire réfléchir sur notre monde et sa contemporanéité.
Bio :
Né à Nice en 1961, Céleste Boursier-Mougenot vit à Sète et travaille avec la galerie Paula Cooper de New York et la galerie Xippas de Paris. Il a bénéficié récemment de nombreuses expositions que ce soit à la Barbican Art Gallery (Londres), à La Maison Rouge (Paris), au Musée Chagall (Nice) ou encore au Mori Art Museum (Tokyo).
Après avoir été compositeur pour la compagnie de théâtre de Pascal Rambert de 1985 à 1994, il entreprend de donner une forme autonome à sa musique en réalisant des installations. À partir de matériaux, de situations ou d’objets les plus divers, dont il parvient à extraire un potentiel musical, il élabore des dispositifs qui étendent la notion de partition aux configurations hétérodoxes des matériaux et des médias qu’il emploie, pour générer, le plus souvent en direct, des formes sonores qu’il qualifie de vivantes. Déployé, en relation avec les données architecturales ou environnementales des lieux où il expose, chaque dispositif constitue le cadre propice à une expérience d’écoute en livrant, au regard et à la compréhension du visiteur, le processus qui engendre la musique.
Parmi ses oeuvres qui on été présentées ou acquises par de prestigieuses institutions privées et publiques, on retiendra : index, dont le programme informatique conçu par l’artiste, transforme en direct des données textuelles, saisies sur clavier d’ordinateurs, en musique pour piano acoustique; scanner, le ballon d’hélium, qui transporte un microphone et flotte librement entre huit haut-parleurs suspendus, pour générer à partir du feedback une musique de l’espace ; plusieurs versions de « from here to ear », grandes volières dans lesquelles le public entre pour côtoyer des oiseaux perchés sur des guitares électriques branchées à de gros amplificateurs; « untitled (series 1 2 3…) », les bassins dans lesquels flottent et tintinnabulent, sous l’effet d’un léger courant, des bols de porcelaines choisis pour leur timbre ; « videodrone », musique composée à partir du bruit des images vidéo filmées aux alentours d’un lieu d’exposition dans lequel elles sont projetées en direct.
Jan Kopp
Jan Kopp partage comme tous citoyen l‟expérience commune de la vie ordinaire, mais, grâce à des formes souvent modestes, il en restitue de manière poétique la beauté naturelle. Le tourniquet, véritable écho à l‟installation de Céleste Bousier-Mougenot, a été réalisé par Jan Kopp lors d‟une résidence dans un quartier périphérique de Rouen. L’artiste, installé près de la superette du quartier, a passé des jours entiers à observer et à dessiner ces lieux et habitants dont le quotidien se retrouve magnifié dans ce film d‟animation en noir et blanc.
Jan Kopp est né en 1970 à Francfort (Allemagne). Basé à Paris entre 1991 et 2009, il réside actuellement à Berlin dans le cadre d’une bourse de recherche du ministère de la Culture pour la réalisation d’un projet de film d’animation centré sur les métamorphoses de cette ville. Parmi ses dernières expositions personnelles figurent celle au Centre d’art Contemporain, Abbaye de Maubuisson (2011), au Kunstraum Dornbirn (2010, Autriche), au FRAC Alsace (2008). Une exposition personnelle est programmée en mai 2012 à la galerie Marion Meyer Contemporain (Paris).
Collège des Bernardins
L’exposition “Human form” croise deux parcours édifiés autour de la forme humaine, deux regards qui se rejoignent, mais aussi deux démarches à contre-temps qui interpellent et impliquent le spectateur. L’une est celle d’un sujet qui devient regard, quand l’autre, est celle d’un regard qui devient sujet.
Venue du monde de la danse, Frédérique Chauveaux s’est lentement extraite d’un corps pour mettre en espace des corps, aujourd’hui prolongés dans des installations vidéo. Photographe, Michael McCarthy est entré dans l’objectif pour devenir sujet et papier. Sans complaisance, il explore et transgresse technique et support pour retrouver et faire corps.
Frédérique Chauveaux: Danseuse-interprète, chorégraphe, directeur de sa propre compagnie… Frédérique Chauveaux a assumé tous les rôles avec talent, sur les scènes les plus prestigieuses, oeuvrant avec des metteurs en scènes renommés. Lorsqu’en 1998, elle découvre la vidéo, ce nouveau médium devient sa passion; c’est tout naturellement qu’elle en fait le prolongement de ses inlassables expérimentations sur le corps et son mouvement.
Habituée à la scène et au contact direct avec le public, elle abolit d’emblée l’écran distanciateur. Elle introduit la 3ème dimension en vidéo avec ses « installations vidéo« , donnant vie à des objets inanimés, telles, pour la série « Habitations« , cette chemise qui respire ou cette autre qui vole. Car, en filmant comme elle le fait l’objet, en l’animant par divers procédés, puis, en re-projetant sur ce même objet le résultat du mouvement créé, elle obtient un étrange ballet, la quintessence de la chose. En insufflant ainsi vie à l’inerte, elle déstabilise le spectateur et suscite un trouble de la perception qui le fait douter du Vrai et du Faux, jusqu’à le conduire inexorablement à vouloir… toucher, participer.
Les thèmes qu’elle aborde – au coeur de ses préoccupations figurent l’entre-deux amoureux, la sensualité, l’érotisme, le désir, la souffrance…- et sa démarche artistique singulière impliquent le spectateur émotionnellement et physiquement.
Elle expose notamment pour les Nuits blanches en 2009 et 2010. De la société Louis Vuitton, elle reçoit commande en 2010, de l’installation « Bon voyage! », qui est exposée au musée Carnavalet d’octobre 2010 à février 2011.
Michael McCarthy: Diplômé en Histoire et en Photographie de la Tyler School of Art (PA, USA), Michael McCarthy débute sa carrière d’enseignant en photographie et d’artiste en Pennsylvanie (USA); il voyage beaucoup et s’expatrie notamment 4 ans en Italie (Florence, Cortone, Rome) puis 2 ans en Grèce. Il expose à de nombreuses reprises outre-atlantique et en Europe. Il s’installe finalement en France où il vit et enseigne depuis 3 ans.
Familier des techniques les plus pointues de la photographie, ses goûts et sa curiosité expérimentale l’incitent à une exploration de tous les procédés photographiques mis en oeuvre depuis les origines de la photo au milieu du XIX° siècle (photogrammes, sténopés, procédé Van Dyke etc). En 1997, il est chargé au sein de l’Université de Collegeville (PA, USA) de développer un ambitieux programme sur la photographie alternative.
Cette exploration des procédés anciens lui procure des moyens plastiques plus qu’un but en soi’ il s’affranchit en effet de toute cette technique qu’il maîtrise pour créer un univers singulier. Il utilise les instruments du peintre, pinceau et pigments, et re-travaille implacablement son négatif et/ou son épreuve par pratique de chimie, découpage, pliage et lacération…
Dans ses séries « Bodies« , « Anti-portraits » et « Cyan-portraits » présentées dans l’exposition « Human form », son modèle est le corps humain, le sien propre, qu’il fragmente, décompose et découpe par le biais de l’image; son regard introspectif est sans concession. Il entretient un rapport au corps qui est celui d’un sportif accompli et d’une esthétique du relief archéologique et sculptural influencée par son expatriation en Italie et en Grèce.
Galerie Duboys
Pour une vision interactive
Anne-Sarah Le Meur crée un espace interactif avec des nombres. L’image numérique, paradoxalement inspirée par la peinture abstraite, en captant le regard du spectateur, entre en jeu avec celui-ci et l’incite à la contempler.
Le titre « Oeil-océan » renvoie à une image de l’océan devant nous : cet océan qui est regardé et en même temps qui « nous regarde ». Il s’agit précisément d’une image abstraite qui se dessine à partir d’une tache noire qui s’opère par les nombres négatifs, d’où surgit une forme modifiable et modifiant son entourage, agissant de sorte qu’elle éclairerait le champ autour de soi par une lumière noire. Cette lumière noire provoque un jeu de contrastes, que l’on pourrait associer au jeu des deux lumières, lesquelles se croisent et se superposent parfois de telle sorte qu’elles évoquent une pupille, avec cet élément noir au centre.
Dans « Oeil-océan », non seulement est interrogée la vision du spectateur, mais également la temporalité de l’artiste est en acte ….
Chaque « espace » serait un moment du fonctionnement des lumières et du surgissement des couleurs…
Extraits du texte de Natalia Smolianskaïa (Moscou-Paris) Artiste plasticienne et théoricienne de l’art, Directrice de programme « Crise du cadre: penser les langages de l’art » au Collège International de philosophie, Paris.
« Lorsque j’ai entendu parler pour la première fois d’art par ordinateur, c’était au début des années 1980, avec l’arrivée de Tron1 (1981, Lisberger, Walt Disney) en France. Je ne pouvais pas croire qu’un tel procédé existât. Je n’avais pas encore vu les images, mais je ne pouvais comprendre que des images « émotionnelles » puissent être créées avec/par/à travers les mathématiques et un processus de programmation. L’art est pour moi une question de sensibilité, de subjectivité, d’inconscient, et les mathématiques – ou la programmation – relèvent de la logique, de la rationalité, de la conscience. Art et mathématiques ne peuvent aller ensemble. Probablement parce que j’aime l’absurde et le paradoxe, je suis finalement allée voir quelle sorte d’art était possible avec ce procédé, et s’il pouvait générer quelque chose de nouveau, d’intéressant, suivant des critères artistiques. Pour cela, il me fallait garder le processus radical – ie. Je dois programmer moi-même l’image – dans le but de voir quelles étrangetés cet art pouvait amener.
Simultanément, ma vocation est d’être peintre. Appréciant le courant d’abstraction lyrique, je reste sous l’influence de ce langage visuel abstrait. Plus encore, les théories de la peinture m’ont appris l’idée que l’art casse, détourne les conventions, ou que l’on peut déconstruire un processus ou un système pour mieux le comprendre.
Effectivement, j’ai toujours trouvé mes idées dans la déconstruction et le questionnement du processus, des éléments visuels et des conventions de la 3D. J’ai pu ainsi voir comment ils se comportent et résistent à mon désir de distorsion.
Cependant, je dois reconnaître mon… immense… incapacité à programmer et mon besoin de comprendre ce que j’écris dans ce langage de programmation. Mon code doit donc rester très élémentaire, très simple ; aucun mystère ne doit s’y cacher. Cela prolonge l’idée que la complexité du code ne peut engendrer/expliquer l’art par ordinateur. Au cas où « de l’art » puisse sortir de ce processus de création, c’est ailleurs qu’il devra loger. Cela signifie aussi que les difficultés de programmations me font souffrir. Mais cette situation ambivalente est finalement très importante, car nombre de mes idées viennent de mes erreurs, ou de ma mauvaise façon d’écrire les commandes. » Anne-Sarah Le Meur
Biographie
Anne-Sarah Le Meur utilise depuis une vingtaine d’années l’ordinateur et le langage informatique pour créer ses images. Les nombres, les itérations et boucles, qu’elle mélange et malaxe, modulent les formes, les couleurs, les rythmes comme elle ne pourrait sans doute pas le faire sans eux. Tout en revendiquant un héritage pictural, Anne-Sarah Le Meur cherche les limites de l’image de synthèse (l’image 3D peut-elle être plane plutôt qu’ostensiblement tridimensionnelle ? Que produit l’effet graphique du maillage filaire ? Existe t-il le degré zéro de l’image 3D ? Les phénomènes lumineux de l’espace virtuel peuvent-ils différer de ceux de notre espace concret ? … Le corps de l’artiste influence-t-il encore la création lorsque celle-ci s’enracine dans l’informatique ?). Emerge ainsi un monde imaginaire, abstrait certes, mais vivant, grouillant, étrangement organique, quasi-sensuel.
Ses images adoptent diverses formes, fixes ou animées, enregistrées ou génératives, tirages photographiques ou projetées en performance. Sa dernière réalisation, Outre-ronde, propose au spectateur d’interagir avec l’image, par le regard, dans un écran cylindrique de 3.5 mètres de diamètre. ! Après avoir étudié l’image 3D artistique à l’Université Paris 8, Anne-Sarah Le Meur enseigne les pratiques numériques à l’Université Bauhaus-Weimar puis à l’Université Paris 1. Son activité de chercheuse se partage entre l’enseignement, la création et l’écriture d’articles, la participation à des colloques et à des festivals.
Lorsqu’on évoque le Big-Bang, on pense immédiatement à la gigantesque explosion synonyme de la naissance de l’univers. A priori, on n’était pas là pour y assister. De toute façon qu’aurions-nous pu voir de ce phénoménal éclatement…?
Car le problème avec les explosions – et on peut se référer là à d’autres manifestations plus communes et connues – c´est qu’il y a toujours un temps très bref qui nous échappe. On connaît l’état d’un réel avant la déflagration. On en découvre un autre après. Mais entre les deux, c’est un peu le trou noir. Apparemment, Pontus Carle n’assistait pas non plus au Big-Bang. Et il n’est pas particulièrement un spectateur abonné et assidu des explosions. Sauf d’une seule celle qui est à l’origine du phénomène de la création plastique qui, pour lui, procède nécessairement aussi d’un choc avec souffle et éclat. L’explosion donc et plus précisément dans sa phase active : au moment du mouvement, à l’instant de passage d’un état à un autre.
Tel est l’enjeu de son pari : saisir au vol, c’est le cas de le dire, les éléments en leurs métamorphoses, pointer du pinceau les particules affolées, dessiner les trajectoires tendues de l’éclatement et suspendre le tout hors du temps et de l’espace.
Rien d’étonnant alors à ce que, devant ses toiles, on éprouve l’impression première d’un indescriptible chaos. Et puis, rapidement, face à ce branle-bas général, des formes désarticulées commencent à se révéler – ici une roue, ailleurs une échelle – pour se désagréger aussitôt, au moment même où elles entraient dans le champ de possibles identifications. A l’image aussi de ses signes, soudainement veufs, qui fusent vers l’illisible alors qu’on s’apprêtait à en faire lecture.
Car toute la force de Pontus Carle est là : dans cette formidable capacité de fixer, sans se tromper de seconde, l’état furtif où les choses ne sont plus ce qu’elles étaient et ne sont pas encore ce qu’elles vont être, de leur conjuguer un présent impossible, composé d’un impératif de retenue, d´un futur entrevu et d’un passé, encore chargé de l’image initiale, tel qu’il peut, par exemple, se révéler dans les effets de persistance rétinienne.
Sa méthode même de travail témoigne de cette attention et de cette tension, qui le voit tout d’abord condenser simplement les éléments, matières, couleurs, au centre de la toile, pour les détruire ensuite avec une violence parfaitement maîtrisée et les reconstruire enfin partiellement, juste au point précis. Sans jamais perdre de vue le noyau : l’interrogation du monde et de la peinture. Henri-François Debailleux Préface du catalogue édité à l’occasion de l’exposition de Pontus Carle à la Galerie Maec Espinosa, 1991
Biographie/Biography
Pontus Carle est né en Suède en 1955. Il arrive en France avec sa famille à l’age de 4 ans et grandit à Paris. Entre 1973 et 1976 il apprends la gravure à l’Academie Goetz à Paris et poursuit ses études aux Beaux Arts de Paris, lithographie et peinture. Il part pendant une année en Suède pour perfectionner sa technique de gravure et de lithographie (Forum, Malmö)
Vit a New York de 1980 a 1989, ou il commence a exposer a partir de 1985. Depuis 1991, Pontus Carle vit entre Paris et Berlin. Il expose régulièrement en Europe et aux Etats Unis, et il est représenté dans nombreuses collections officielles et particulières dans le monde entier.
Pontus Carle was born in Sweden in 1955. He grew up in Paris where he arrived at the age of four with his family 1973-76: Learns etching at the academie Henri Goetz in Paris. He pursues his studies at the Beaux Arts in Paris, lithography and painting. Follows one year of study in Malmö, Sweden, etching and lithography. Lives in New York between 1980 and 1989, where he starts exhibiting his work since 1985. Since 1991, Pontus Carle lives and works in Paris and Berlin. He exhibits his work in Europe and United States, and is represented in numerous museums and private collections over the world.
Il est dans la nature de l’homme de chercher la lumière, source de vie et de connaissance, sans forcémmment fuire l’obscurité dont il a aussi besoin pour son repos. Les artistes se sont inspirés depuis d’aube du temps de cette ambiguïté, depuis la caverne de Platon, l’homme n’a cessé de méditer sur son côté obscur et de réinventer et se réjouir de la lumière.
La photographie moderne, qui doit son existence à son ancêtre, la camera obscura, a donné naissance à son tour au cinéma et à la vidéo: dessiner avec la lumière et le temps et le mouvement. Grâce à la lumière, elle serait non seulement révélatrice d’une certaine idée de « vérité », mais aussi porteuse d’une force symbolique.
Dans cette exposition, Galerie G – l’art au Garage, présente 8 artistes contemporains de diverses pays dont le travail (photographie, vidéo, installation…) explorent des thèmes évoqués par les contradictions entre la lumière et l’obscurité, ainsi que les métaphores qui s’y attachent; la vie et la mort, l’impermanence, toujours dans un équilibre entre fascination et de rejet.
Les artistes:
23 rue des Lilas, 75019 PARIS (à l’angle de la rue Eugénie Cotton) M° Place des fêtes http://lartaugarage.over-blog.com/
La plateforme SIWA et la galerie Talmart proposent conjointement une exposition collective itinérante sous forme d’installations vidéo, en partenariat avec la revue en ligne Alawan.
« Nous avons lancé un appel à de jeunes artistes du Maghreb, du Machrek et d’Iran ayant participé au « Printemps arabe » et que ce moment de grand sens interpelle. Leurs vidéos réalisées soit au coeur de l’événement, soit à l’écart, rendront compte des diverses interprétations et regards sur ces expériences de liberté. Un hommage à la Tunisie sera rendu. Nous avons vocation à accompagner ce Printemps arabe : c’est à la confluence de ce désir, de l’événement en lui-même et des propositions artistiques que Siwa et la Galerie Talmart cherchent à se situer. Cet événement inaugural sera ainsi accompagné, relaté, déchiffré, interprété. Ce dispositif artistique s’inscrira dans le temps, et en traduira les aléas et la mémoire.»
À partir des questions soulevées par le Printemps arabe, un débat prolongera la projection sur les artistes des insurrections arabes avec la participation des metteurs en scène Ezzedine Gannoun (Tunisie), Waleed Al Abd (Lybie), de l’universitaire Raja Ben Slama, d’artistes syriens et égyptiens, des acteurs palestiniens de Siwa, des vidéastes à l’origine de cette installation. Le Jasmin l’emportera est une exposition-débat de Yagoutha Belgacem et Claire Zerhouni (SIWA Plateforme), Raja Ben Slama (Alawan) et Marc Monsallier (Galerie Talmart).
Ces Plateformes sont nées de l’oeuvre Al Zir Salem et le Prince Hamlet, de Ramzi Choukair (franco-syrien) une réflexion profonde sur la nature du pouvoir autocratique fomenteur de guerres intestines. Après la première édition à Damas, la seconde, organisée par le Théâtre de Vitry, se déroule au coeur d e s révoltes de peuples arabes qui apparaissent comme autant de promesses de véritables révolutions. Entre art et politique, ces rencontres ont vocation à créer des liens entre les artistes de ces pays et ceux qui peuplent les autres rives de la Méditerranée.
Les Plateformes Arts enMéditerranée proposent une série de spectacles (théâtre, danse,musique), diffusion de vidéos d’artistes mais également des débats « Art et révolution », de la Tunisie en passant par la Syrie, l’Egypte ou les Territoires Palestiniens. Les artistes jouent un rôle fondamental dans les bouleversements qui traversent ces pays arabes, l’Art se présentant comme une forme subtile et puissante d’engagement politique.
En avant-première de la sortie de son livre « Créer c’est résister » aux Editions Textuel, Pascal Colrat et deux artistes invités Damir Niksic et Patrick Pinon investissent la Galerie Talmart et exposent affiches, vidéos le 13 octobre. Cette installation est une collaboration entre plusieurs pratiques du street art et de l’art contestataire.
Le « photo-graphiste » Pascal Colrat confronte les images et les symboles. Il fait de l’affiche un art populaire, entre engagement politique et citoyen, communication pour les institutions culturelles nationales, commande de la presse écrite… Image à lire, invitation à l’échange plutôt qu’affirmation d’un message publicitaire, militant Pascal Colrat questionne le monde par sa rhétorique visuelle et aime brouiller les pistes avec des mises en scène impressionnantes. Ce langage sur l’image interpelle, provoque la réflexion.
Damir Niksic est un artiste complet de Sarajevo, qui touche à de nombreuses pratiques. Son œuvre présente cependant cette constante : l’engagement. Originaire d’une communauté musulmane en Bosnie-herzégovine, il traite avec humour et provocation toutes les questions et les embarras que l’islam cause à l’Europe. Initiateur de la 1ère Biennale Activiste de Sarajevo, son travail a été exposé dans une variété de lieux à travers l’Europe et les Etats-Unis dont la National Gallery de Bosnie-Herzégovine (Sarajevo), Ars Aevi Museum of Contemporary Art, New Temple Gallery, Musée National du Monténégro pour la décontamination culturelle.
Patrick Pinon aime s’engager. Artiste urbain, son travail de plasticien est en corrélation avec l’environnement dans lequel il évolue. Ses inspirations naissent des échanges avec les populations et des explorations des lieux qui l’entourent.
Selon un processus récurrent, la dualité ou l’unité entre l’homme et son environnement est le thème de son travail artistique. En travaillant dans différents lieux, il s’imprègne d’une nouvelle atmosphère et son travail évolue pour toujours se rapprocher du plus juste de l’homme face à son environnement social, culturel, naturel… Il essaie d’être son porte-parole. Il travaille avec des papiers de soie de couleur sur la toile, sur le mur, sur la fenêtre… une pellicule de couleur et de parole sur le monde.
Les « coups de gueule » graphiques de Pascal Colrat.
Vilipender Nicolas Sarkozy, soutenir les révolutions arabes, critiquer la société de consommation, soutenir les grandes causes humanitaires : chaque jour Pascal Colrat réagit à l’actualité en créant des images impressionnantes et engagées sur son blog.
Inventant des messages simples, reprenant des citations de Victor Hugo ou Bakounine ou illustrant à sa manière la devise « liberté, égalité, fraternité, », détournant les phrases chocs comme « fumer tue » imprimée sur les paquets de cigarettes, il dégaine à chaud par mail et en public revendiquant son geste de résistant.
Aujourd’hui ses « dazibaos », messages percutants aux images fortes et féroces circulent largement sur le net et la fréquentation de son blog ne cesse d’augmenter.
Grand voyageur, du Liban à la Biélorussie, Pascal Colrat traque les signes invisibles, inquiétants ou révoltants dans le monde et crée ses compositions graphiques qui oscillent entre reportages et œuvres d’art.
L’auteur
Pascal Colrat, né en 1969, photographe, graphiste, plasticien se plaît à mélanger les genres. Il choisit très tôt comme support d¹expression l’affiche et utilise des réseaux de diffusion variés pour croiser un public large et populaire. Il travaille pour différentes institutions culturelles et politiques : Amnesty International, Act Up, Le Tarmac de la Villette, l’Opéra de Lille… Il tient un blog qu’il met à jour quotidiennement avec ses affiches percutantes : pascalcolrat.canalblog.com. Il a publié aux éditions Textuel : Signes de la Biélorussie (2002) et 4 jours à Beyrouth (2007).
Vous pouvez vous abonner à ArtéMédia par e-mail pour recevoir des nouvelles et mises à jour directement dans votre boîte de réception. Il suffit d'entrer votre adresse e-mail ci-dessous et cliquez sur S'inscrire!
| lun | mar | mer | jeu | ven | sam | dim |
|---|---|---|---|---|---|---|
| « avr | ||||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 |
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 |
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 |
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||
|