6 films contre l’indifférence, sélectionnés par le Festival International du Film des Droits de l’Homme de Paris, qui célèbre ses 10 ans d’existence et constitue désormais la plus grande manifestation culturelle sur les droits humains en France. Consacrés à des problématiques contemporaines, urgentes, de toutes origines, ces films dressent un panorama de la production cinématographique de documentaires engagés. Les réalisateurs donnent la parole à des hommes et femmes habituellement mis sous silence, proposant un cinéma de combat frémissant et absolument primordial !
DVD 1
J’AI SERRÉ LA MAIN DU DIABLE un film de Peter Raymont (2004 – Couleurs – 91 mn) – RÉVÉLATIONS SUR L’ACTION HUMANITAIRE PENDANT LA GUERRE AU RWANDA
En avril 2004, pour le dixième anniversaire du génocide rwandais, le lieutenant-général Roméo Dallaire revient pour la première fois au Rwanda et affronte les souvenirs qui le hantent depuis une décennie. Mandaté par l’ONU en 1993, Dallaire a assisté, impuissant, au massacre de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants en l’espace de quelques semaines…
DES MONSTRES QUI DORMENT un film de Markus CM Schmidt et Jan Bernotat (2006 – Couleurs – 94 mn) – LES CONSÉQUENCES DE LA GUERRE AU RWANDA SUR LA RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO
À la fin de la guerre au Rwanda, qui a provoqué le génocide des Tutsis, un million de Hutus fuient le pays par peur des représailles et se réfugient à l’est du Zaïre. Parmi eux, de nombreux miliciens et militaires parviennent à franchir la frontière armés et à s’enfoncer dans la jungle. Un mouvement de guérilla émerge alors au sein des réfugiés…
DVD 2
BUSINESS EN ABSURDISTAN un film d’Arto Halonen (2007 – Couleurs – 90 mn) – COLLABORATION DES MULTINATIONALESAVEC LA DICTATURE AU TURKMÉNISTAN
Le Turkménistan compte parmi les trois pays au monde les moins respectueux des droits humains. En menant l’enquête sur ce pays fermé, Arto Halonen et l’avocat Kevin Frazier s’intéressent à un élément central du régime : le Ruhnama. Pourquoi de nombreuses multinationales soutiennent cet État oppresseur en finançant la traduction de cet ouvrage prétendument saint ?…
L’AFFAIRE COCA-COLA un film de Germán Gutiérrez et Carmen Garcia (2009 – Couleurs – 86 mn) – UNE AFFAIRE QUI ENTACHE LA RESPONSABILITÉ DE COCA-COLA EN COLOMBIE
Depuis 2002, en Colombie, plus de 470 leaders syndicaux travaillant dans des usines de sous-traitance ont été abattus par des milices paramilitaires dans des circonstances obscures. Parmi les compagnies concernées par ces assassinats se trouve l’un des emblèmes du capitalisme : le géant Coca-Cola…
DVD 3
NO COMMENT un film de Nathalie Loubeyre (2008 – Couleurs – 53 mn) – LA TRAGÉDIE HUMAINE DES MIGRANTS ABANDONNÉS À LEUR SORT
Six ans après la fermeture du centre d’accueil de Sangatte, les migrants sont toujours aussi nombreux à Calais. Ils sont afghans, kurdes, palestiniens ou encore soudanais. Ils ont fui la guerre, les persécutions et la misère pour tenter de passer en Grande-Bretagne. En attendant leur opportunité, ils survivent grâce aux associations locales…
TOUTE MA VIE (EN PRISON) un film de Marc Evans (2008 – Couleurs – 94 mn) – L’ATTENTE INTERMINABLE DU PLUS CÉLÈBRE CONDAMNÉ À MORT DES USA
Le 9 décembre 1981, Mumia Abu-Jamal, journaliste révolutionnaire et militant des Black Panthers, était arrêté à Philadelphie pour le meurtre d’un policier. Le même jour naissait William Francome, en Grande-Bretagne. Marqué par cette coïncidence depuis son enfance, le jeune homme entreprend un voyage à la rencontre de l’homme qui a toujours clamé son innocence…
Dans leur ouvrage commun Le Chemin de l’espérance (Stéphane Hessel et Edgar Morin, Fayard, 2011), Stéphane Hessel (qui fut membre des jurys de notre festival) et Edgar Morin évoquent la façon dont une grande part de la culture, qui revêt un caractère esthétique, « nous aide à nous émerveiller et nous permet de regarder l’horreur en face » : « Souvent, durant le temps de la participation esthétique, elle nous humanise, comme au cinéma, par exemple, grâce auquel nous comprenons et aimons celui que nous ignorerions et mépriserions dans le vivre quotidien – le vagabond, le criminel, l’ennemi – car nous sommes sensibles, sur l’écran, aux aspects humains de sa personnalité, parfois inhumaine par ailleurs. » En somme, le cinéma peut nous aider à voir que le monde « est à la fois merveilleux et horrible ». Le documentaire, parfois considéré comme un parent pauvre du cinéma de fiction, nous aide à découvrir cette richesse et cette ambivalence du monde. Le cinéma consacré aux thématiques liées à la question des droits de l’Homme peut être manichéen, mais est loin de l’être toujours. S’il entraîne souvent une plongée dans l’horreur et le cynisme, il donne aussi à connaître ceux qui se battent pour que le pire cesse, n’arrive pas ou ne se répète pas.
Cette fonction de témoignage, bienvenue dans un monde surmédiatisé qui distribue la parole de façon inégale, n’est pas tout. La somme des travaux réalisés par certains cinéastes finit par constituer une oeuvre cohérente, qui demeure trop souvent méconnue. Comme dans le cinéma de fiction, existent ainsi des parcours d’auteurs que le Festival International du Film des Droits des l’Homme de Paris s’emploie aussi à révéler. Manifestation culturelle engagée, notre festival entend mettre à la fois l’accent sur des situations parfois négligées et sur la vitalité d’un cinéma documentaire qui ne se distingue pas seulement par la justesse et la profondeur dont il fait preuve dans l’abord des sujets : il est également traversé d’enjeux esthétiques. À ce coffret, qui réunit quelques oeuvres marquantes de dix ans de programmation, il manquera certes beaucoup de ce qui fait un festival : les rencontres du public avec les auteurs des films aussi bien qu’avec des spécialistes des thèmes abordés par ceux-ci, les discussions informelles entre spectateurs ou avec notre équipe. L’essentiel, pourtant, est là : il réside dans la force et la pertinence de ces six films. Frédéric Debomy Directeur artistique du Festival International du Film des Droits de l’Homme de Paris
3 DVD
A l’occasion de la sortie DVD du film »All Things Fall Apart » avec 50 Cent dans le rôle principal et réalisé par Mario Van Peebles, Mario Van Peebles, qui a bien voulu répondre aux questions d’ ArtéMédia.
Synopsis : L’histoire bouleversante d’une famille dont l’équilibre, fragilisé par la rivalité des deux frères et les difficultés financières, repose uniquement sur les espoirs de réussites sportives du fils ainé. Lorsque celui-ci se trouve confronté au cancer et que son avenir disparait, il va devoir mettre de côté son orgueil afin d’affronter cette épreuve et apprendre à apprécier toutes les autres belles choses que sa vie lui apporte.
Durée : 100 mn
Réalisation : MarioVan Peebles
Acteur : Ray Liotta, 50 Cent, Mario Van Peebles, Lynn Whitfield, Cedric Sanders, Tracy Heggins, Mike P., Steve Eastin, Chanel Farrel, Ambyr Childers
Sortie en DVD : 11/01/2012
ArtéMédia : Bonjour Mario,Good morning Mario
Mario Van Peebles : Hello, bonjour. Hi, good morning. Hello, bonjour.
ArtéMédia : Comment et pourquoi avez vous décidez de tourner All Things Fall Apart ? Why and How did you decide to shoot All Things Fall Apart ? Mario Van Peebles : That’s a good question. Initially I was going to act in the piece, but after working with 50 and rehearsing with 50, he asked me to direct the film as well. And I explained to him, that as a director and actor, I was really concerned about getting the performance to a strong level. He brought his ‘A’ game. I felt this role was outside of his hip-hop persona, that he would carry only his acting skills, his people skills, it wouldn’t be about any of the rap bravado we associate with him. It was a real departure from it, and that was going to take a lot of work, in really developing the character. He seemed really ready to do it, and I was pleased by his efforts.
C’est une bonne question. Initialement je devais jouer dans la pièce mais après avoir travaillé et répété avec 50 il m’a demandé de diriger le film aussi. Je lui ai expliqué que comme directeur et acteur j’étais vraiment préoccupé par le fait de faire en sorte que la performance soit de haut niveau. Il a joué son grand jeu. J’ai senti que son role était au-delà de sa personne hip hop, qu’il allait impliquer dans le jeu toutes ses compétences d’acteur et d’être humain, qu’il ne s’agirait pas seulement de la bravoure rap que nous associons avec lui. C’était un vrai début pour lui, cela allait demander beaucoup de travail, de vraiment développer le personnage. Il semblait prêt à le faire, et se réjouissait des efforts à faire. ArtéMédia : Comment c’est fait le casting et notamment avec celui du rôle de Deon interprété par Curtis « 50 cent » Jackson ? How did you organize the shooting, in particular, for Deon’s role, played by Curtis « 50 cent » Jackson?
Mario Van Peebles : We organized it into a few sections. The first section was shot in Michigan, where he was heavier with longer hair. Then we took a break for few months and 50 lost a ridiculous amount of weight, and I started calling him 25 cents (laughs). The last section was shot in Los Angeles and he started to gain the weight back.
Nous l’avons subdivisé en plusieurs sections. Le première section a été tournée à Michigan, il était vraiment gros alors, il avait les cheveux longs… Et puis nous avons fait une pause et pendant ce temps il a perdu tellement de poids que c’en était incoryable alors je me suis mis à l’appeler 25 (rires). La dernière section a été tournée à Los Angeles et là il a recommencé à prendre du poids.
ArtéMédia : Lynn Whitfield est vraiment aussi magnifique dans ce film, la connaissiez-vous avant ce tournage ? Lynn Whitfield is really also magnificent in this movie, did you know her before this shooting?
Mario Van Peebles : Lynn and I were in ‘The Ricky Bell Story’. It’s based on a true story. I played a football player and she played my wife. I had a severe disorder, lost weight and strength. It’s sort of an eerie parallel to ‘All Things Fall Apart’. But ya, Lynn and I have worked together several times throughout the years.
Lynn et moi étions dans ‘The Ricky Bell Story’. C’est basé sur une histoire vraie. J’étais un joue rde football et elle était ma femme. J’ai eu une grave maladie, j’ai perdu du poids, et ma force. Une sorte de parallèle avec ‘All Things Fall Apart’. Oui, Lynn et moi avons travaillé plusieurs fois ensemble au cours de ces dernières années.
ArtéMédia : Ce film parle, de la vie, d’amour, de la famille, du sport, de l’argent du sport, parle aussi de la maladie, du traitement de la maladie, de la souffrance due à la maladie, du coût et du traitement de la maladie. Celui-ci parle aussi de la couleur de peau, de réussite et de non réussite, de dit et de non dit, de la misère et de la pauvreté. En faite ce film parle de beaucoup de choses et de sujet qui sont tous très importants et très intéressants ! Est ce pour vous un film militant qui appelle à la réflexion ? Qu’en est il ? Quel a voulu être votre discours dans ce film ?
This film talks about life, love, family, sport, also about illness, and the treatments, suffering and costs related to disease. It tells us about the color of the skin, about being successful or not, about poverty, misery, about things that are said or unsaid… About many subjects indeed, all of them very important and interesting. What do you really mean with this film, what are the major messages ?
Mario Van Peebles : In a way, as in life, there are multiple layers. It’s like the three blind men, one touches elephant, the leg, the tusk. One says it’s like a tree, the other says, no its like paper, and the third says, it’s like a rope (laughs). It depends on how you see the elephant in the room. I like films that engage you in whatever consciousness you’re coming from, either emotionally, politically, spiritually. It’s good that we all see life in a different way. So the film deals with a lot of things, from pursuit of industrial decline of society, having personal difficulties, health insurance issues, that have been greatly improved by Obama, but are still in jeopardy.
D’une certaine manière, c’est comme dans la vie, il y a plusieurs niveaux. C’est comme l’histoire des trois aveugles qui touchent un éléphant. L’un touche une jambe, le deuxième la défense, le troisième la trompe. Le premier dit on dirait un arbre ; le deuxième, non, on dirait du papier, et le troisième, on dirait un ruban (rires). Cela dépend de comment tu vois l’éléphant dans la pièce. J’aime les films qui engagent le spectateur avec sa propre conscience, que ce soit émotionnellement, politiquement, spirituellement. C’est bien que nous voyons tous la vie d’une manière différente. Le film aborde beaucoup de choses différentes aussi, de la poursuite au déclin de la société industrielle, des difficultés personnelles comme l’assurance maladie – une chose qui a été bien amélioré par Obama mais qui reste un problème malgré tout.
It’s the question of how you look at life. Are you prolonging life by artificially breathing? Questions are raised about the quality of life. It’s real life, with parents, family and with ourselves. But at what point is quality of life more important than existing? So there are a lot of big issues. That’s how I see it. It’s coming to grips with life. You cannot see your own face , you can only see it through a mirror. But you’re only seeing a reflection of your face, and people see a reflection of their own personalities. It depends on how people view us. In a sense, what Deon is dealing with, after the illness, is all these reflections, of his mom, brother, and himself, of who he really is. It’s his first time really looking into the mirror and finally coming to a realization. He stops and reflects. It’s about growing up, sort of being the bigger man, bringing in the spiritual component.
C’est vraiment la question de savoir comment tu vois la vie. Est-ce que tu prolonges la vie avec la respiration artificielle ? La question de la qualité de vie est importante. C’est la vraie vie dont il s’agit, avec nos parents, notre famille, avec nous-mêmes. Mais jusqu’à quel point la qualité de vie est-elle plus importante que l’existence ? Il y a beaucoup de questions fondamentales comme celle ci qui se posent. C’est ainsi que je vois les choses. Tu ne vois pas ton propre visage, tu le vois seulement dans le miroir. Mais tu ne vois qu’un reflet de ton visage, et les gens, eux, y voient un reflet de leur propre personnalité. Tout dépend de la manière dont les gens nous voient. D’une certaine manière, ce avec quoi Deon se bat, après la maladie, ce sont tous ces reflets, de sa mère, de son frère, de lui-même, et qui il est réellement, C’est la première fois qu’il regarde vraiment dans le miroir et finalement devient sa propre réalité. Il s’arrête et réfléchit. Ce dont il est question alors, c’est de grandir, de devenir un être plus vaste, incluant la composante spirituelle.
ArtéMédia :Est que ce tournage a t-il été difficile, notamment à cause de l’énorme prise et perte de poids de Curtis ? Quel souvenir allez vous en garder ? Was it a difficult film to do, in particular because of the enormous gain then loss of weight by Curtis ? Which memories will you keep from that shooting ?
Mario Van Peebles : At times it was difficult in that it was painful to watch him refuse to eat, and he’s such a disciplined guy. When I played ‘Malcolm X’, I usually weigh around 185 pounds and had to get down to 160, and that was difficult for me, and that’s actually a good weight for me, but it was difficult, to see him go down to 150 pounds, I was very impressed with him. I didn’t want him to get sick, but he still had that smile. I asked him how he lost all this weight and he said writing a check for a million dollars makes it pretty easy (laughs).
A certains moment c’était difficile, c’était douloureux de le voir refuser de manger – c’est un garçon tellement discipliné. Quand je jouais “Malcolm X”, je pesais environ 285 livres et j’ai dû descendre à 160 et c’était difficile pour moi alors que c’est en réalité un bon poids pour moi – mais c’était déjà difficile – alors le voir descendre à 150 livres – cela m’a vraiment impressionné. Je ne voulais pas qu’il tombe malade – mais il continuait de sourire. Je lui ai demandé comment il avait fait pour perdre tout ce poids et il m’a répondu qu’un chèque d’un million de dollars rendait la chose plutôt facile (rires).
ArtéMédia : Quel a été le budget de ce film ? What was the budget for that movie ?
Mario Van Peebles : You will need to confirm with Hannibal
(Il faudra voir ceci avec Hannibal)
ArtéMédia : En France, on vous connait plus qu’en tant qu’acteur, que qu’en tant que cinéate, mais à priori vous aimez aussi beaucoup réalisé, va t-on, donc vous voir dans le futur plus souvent derrière la caméra ? In France, you are known as an actor, as a movie-maker, but apparently you also like to be “behind the camera”, will this happen more often in the future ?
Mario Van Peebles : I hope to be able to do both, and being an actor has made me a better director, and being a director has made me a better actor. It’s helped me both ways.
J’espère être capable de faire les deux : être un acteur a fait de moi un meilleur directeur (réalisateur ?), et être un directeur (réalisateur ?) a fait de moi un meilleur acteur
ArtéMédia : Je vous remercie Mario d’avoir bien voulu répondre aux questions d’ArtéMédia. Thank you Mario for having taken the time to reply to Artemedia’s questions.
Mario Van Peebles : Thank you for taking the time to talk to me. My kids speak French, and I too speak a little Francais. The French always have good questions for me. Thank you.
Merci de pendre le temps de me parler. Mes enfants parlent le français, et moi aussi un peu. Les Français me posent toujours de bonnes questions ! Merci…
ArtéMédia remercie vivement Barbara Polla pour la traduction de l’interview
Salman Rushdie, essayiste et romancier britannique né en Inde, est considéré comme l’un des plus grands auteurs du XXe siècle. Ses romans ont été traduits dans le monde entier.
Le 14 février 1989, il est condamné à mort par une fatwa, prononcée en Iran par l’Ayatollah Khomeini pour son quatrième roman, « Les Versets Sataniques ». En 1999, il décide de partir vivre aux Etats-Unis même si la fatwa court toujours. Depuis, le monde a changé. Il y a eu le 11 septembre 2001, la guerre en Irak… Quel regard porte-t-il sur lui-même et sur le monde qui l’entoure ? Salman Rushdie, l’Inde imaginaire évoque la terre de son enfance, source de son inspiration littéraire, le pays qui a nourri son imaginaire et son oeuvre. Il évoque également ses dix dernières années d’homme libre. Une invitation au voyage dans l’univers intime d’un homme dont l’oeuvre littéraire est devenue symbole de la lutte contre l’obscurantisme religieux.
Collection MONOGRAPHIE D’ECRIVAINS – arte éditions
Compléments de programme INTERVIEW DE SALMAN RUSHDIE De larges extraits d’un grand entretien mené par Elisa Mantin pour son précédent film « Un siecle d écrivain » tourné en 1999. 30mn
INTERVIEW Issu de l’oeuvre principale susvisée, non utilisé pour le film – 10 min.
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Les prochains DVD cinema d’ARTE EDITIONS.
L’histoire : Paul Exben a tout pour être heureux: une belle situation professionnelle, une femme et deux enfants magnifiques. Sauf que cette vie n’est pas celle dont il rêvait. Un coup de folie va faire basculer son existence l’amenant à endosser une nouvelle identité qui va lui permettre de vivre sa vie…
Un bonus interactif & inédit dans la version Blu-ray :
Les autres bonus du DVD et du Blu-ray :
Valentin, un journaliste révolutionnaire, a été torturé pour ses convictions politiques et incarcéré dans une prison d’Amérique latine. Molina, un étalagiste homosexuel, y est condamné pour une affaire de moeurs. Tout sépare ces deux hommes qu’on enferme dans la même cellule. Pour oublier la solitude de leurs nuits, Molina fait partager à Valentin les rêves qu’il puise dans les vieux films peuplant sa mémoire. Alors que l’animosité des deux détenus se transforme en amitié, une toile de trahison se tisse autour d’eux, mettant à l’épreuve leur confiance mutuelle et leur esprit de sacrifice…
Huis clos fantasmagorique adapté du célèbre roman de Manuel Puig, Le Baiser de la femme araignée suit la relation complexe entre deux hommes, incarnés par deux acteurs magistraux : William Hurt (A History of Violence) – Prix d’interprétation masculine au Festival de Cannes 1985 – et Raul Julia (La Famille Addams). Mêlant la réalité carcérale à un imaginaire débridé, Hector Babenco (Pixote, la loi du plus faible) dresse un portrait obscur des répressions sexuelle, idéologique et physique sous le joug d’un régime totalitaire. Fable onirique, Le Baiser de la femme araignée est un chef-d’oeuvre intemporel à la renommée internationale.
Hector BABENCO
Héctor Babenco est né en 1946 à Mar del Plata en Argentine. Dans les années soixante, il vit en Europe où il exerce plusieurs métiers, et revient en Amérique du sud en 1963, plus précisément au Brésil, où il se fait naturalisé. Il fait ses débuts dans le milieu du cinéma en tant qu’assistant réalisateur. En 1973, il réalise son premier long métrage, un documentaire intitulé O Fabuloso Fittipaldi, sur le coureur automobile Emerson Fittipaldi. Deux ans plus tard, dans un contexte de répression politique au Brésil, il signe un portrait d’homme en marge de la société, O Rei da Noite, qui lui permet de se faire remarquer par la critique et le public.
EN ÉDITIONS BLU-RAY & DVD COLLECTOR
(1985 – 120 mn – Couleurs)
1 BD 25 + 1 DVD 9 • MASTER HAUTE DÉFINITION • AVC Version Originale DTS-HD Master Audio 5.1 & PCM Stéréo Version Française PCM Stéréo Sous-Titres Français Format 1.85 respecté • Couleurs Durée du Film : 120 mn
SYNOPSIS
Après un premier film à succès, Herbert Biberman, jeune réalisateur Hollywoodien, profite de sa gloire naissante pour faire des projets d’avenir. Mais l’heure n’est pas aux réjouissances, black listé pour communisme pendant « La chasse aux sorcières », il se retrouve emprisonné, avec 9 autres cinéastes. A sa sortie, il se battra, avec sa femme, pour la liberté d’expression dans le cinéma et réalisera de manière secrète et ce malgré le boycott des studios, « Le sel de la terre », un de ses plus grands films.
UN CONTEXTE POLITIQUE TOURMENTÉ
Dans les années 50, lors de la Guerre Froide, le cinéma hollywoodien a subit un chamboulement considérable: la chasse aux sorcières.
Durant cette traque, de nombreux réalisateurs et cinéastes se sont retrouvés accusés de communisme. Pour la plupart, ils se sont exilés à l’étranger, cependant certains ont jugé bon de rester et de se battre pour leurs idéaux et la liberté d’expression dans le cinéma. Ils étaient 10, « Les dix d’Hollywood », des cinéastes et réalisateurs talentueux: Dalton Trumbo, Adrian Scott, Samuel Ornitz, Albert Maltz,John Howard Lawson, King Lardner Jr, Edward Dymtryk, Lester Cole, Alvah Bessie et Herbert Biberman.
Ils ont été interrogés par la HUAC (House Un‐American Activities Committee) puis emprisonnés
UN AVENIR INCERTAIN
Suite à cela, ils feront partie de la « Listes Noire », à qui les plus gros studios américains, comme Warner ou Universal, refuseront tout emploi.
FOCUS HERBERT BIBERMAN & HOLLYWOOD LISTE ROUGE
« Hollywood Liste Rouge » d’Herbert BIBERMAN met en avant la situation à laquelle il a été confronté pendant cette période noire de sa carrière. Boycotté par les grands studios, personne n’est derrière lui afin de produire ses films. C’est donc en se révélant producteur qu’il va réaliser « Le Sel de la Terre ».
Une mise en abyme. Pourquoi ? Hollywood liste rouge explique pourquoi Herbert BIBERMAN s’est retrouvé dans cette situation, c’est un film qui pose un contexte politique fort ayant eu des répercutions sur sa carrière. Ce long métrage expose aussi le déroulement du film « Le Sel de la Terre », les difficultés auxquelles il a été confronté lors de sa réalisation et le combat pour la liberté d ’expression dans le cinéma.
C’est Jeff GOLDBLUM, qui joue le rôle principal, il interprète Herbert BIBERMAN. Bien qu’il ne soit pas utile de le présenter, un simple rappel de ses réussites suffira, on le retrouve dans « Jurassic Park », « Indépendance Day » ainsi que dans « La Mouche ».
Greta SCACCI, interprète le rôle d’une actrice, la femme d’Herbert BIBERMAN. Elle a également joué dans « The Player », « L’Entremetteuse » (avec Gwineth Paltrow) et dans « Jefferson à Paris »
Angéla MOLINA quant à elle tient le rôle principal dans « Le Sel de la Terre ». « En chair et en os » et « Étreintes brisées » sont des films dans lesquels nous pouvons la retrouver.
Chaque année, depuis 1985, le meilleur reportage filmé reçoit le prix Albert Londres. Des vallées afghanes aux tours de verre de la Défense, de Bogota à la Corée du Nord, à Gaza, Paris, Bombay, Sarajevo ou Beyrouth, ces films retracent l’histoire de notre temps.
de Christophe de Ponfilly (Afghanistan, 52 min, 1985, Interscoop)
de Philippe Rochot (Liban, 11 min, 1986, Ina)
de Frédéric Laffont (Liban, 13 min, 1987, Interscoop)
de Daniel Leconte (Bolivie, France, 52 min, 1988, Ina)
de Denis Vincenti et Patrick Schmitt (France, 46 min, 1989, TF1)
de Gilles de Maistre (Irlande, Colombie, Cambodge, Mozambique, USA, 53 min, 1990, Agence Capa, Canal + et France 3)
d’Hervé Brusini et Dominique Tierce (France, URSS, 47 min, 1991, Ina)
de Lise Blanchet et Jean-Michel Destang (France, 52 min, 1992, Ina)
de Jean-Jacques Le Garrec (Bosnie, 10 min, 1993, Ina)
de Florence Dauchez (Algérie, 52 min, 1994, France 3 et Les Films d’ici)
de Marie-Monique Robin (Argentine, Mexique, Colombie, 57 min, 1995, Agence Capa et Planète)
de Patrick Boitet et Frédéric Tonolli (Russie, 52 min, 1996, Point du jour)
de Claude Sempère (France, 44 min, 1997, Ina)
de Catherine Jentile et Manuel Joachim (Israël, Palestine, 29 min, 1998, TF1)
de Christophe Weber et Nicolas Glimois (Irlande, 52 min, 1999, Sunset presse)
de Rivoherizo Andriakoto (Madagascar, 53 min, 2000, Les Films du Cyclope)
de Danielle Arbid (Liban, 59 min, 2001, Movimento)
de Jean-Xavier de Lestrade et Thierry de Lestrade (Rwanda, 92 min, 2002, Maha Productions)
de Bertrand Coq et Gilles Jacquier (Palestine, 7 min, 2003, France 2)
de Rithy Panh (Cambodge, 100 min, 2004, Arte et Ina)
de Grégoire Deniau et Guillaume Martin (Maroc, Espagne, 48 min, 2005, France 2)
de Manon Loizeau et Alexis Marant (Inde, Pakistan, Chine, 53 min, 2006, Agence Capa et Arte France)
d’Anne Poiret, Gwen Le Gouil, Fabrice Launay (Sri Lanka, 51 min, 2007, Maximal Prod)
d’Alexis Monchovet, Stéphane Marchetti et Sébastien Mesquida (Palestine, 53 min, 2008, Playprod et System TV)
d’Alexandre Dereims (Corée du Nord, Chine, 52 min, 2009, P.N. et Java Films)
de Jean-Robert Viallet (France, 193 min, 2010, Yami 2)
Extraits : Get the Flash Player to see this player.
Du 09 juin au 19 juin 2010 Pantin. Festival Côté Court
Les compétitions « Fiction et expérimental » et « Essai, art vidéo » Comme à l’accoutumée, les deux compétitions du festival (fiction/expérimental, essai, art vidéo) s’intéressent aux territoires du cinéma contemporain. Pendant dix jours, une cinquantaine de courts métrages exigeants tant dans leur forme que dans leur écriture se laisse ainsi découvrir au fil des séances. Une rencontre avec les réalisateurs et les équipes des films sélectionnés est prévue à l’issue des projections.
Le Panorama La section « Panorama » complète la compétition en offrant un aperçu de la production récente du court métrage et témoigne de son dynamisme et de sa diversité. Elle regroupe une vingtaine de films (fiction, documentaire, animation…). Une rencontre avec les réalisateurs et les équipes des films sélectionnés est prévue à l’issue des projections.
Focus «Le Corps de Thomas» A la découverte de Thomas Salvador (en sa présence) — Dimanche 13 juin de 17h à 20h, projection, concert, invités et surprises… Prestidigitateur, alpiniste et acrobate, Thomas Salvador est le réalisateur de cinq courts métrages de fiction dont il est le principal acteur. Nous verrons ici, en sa présence, ses courts métrages, nous partagerons un moment de débat avec le public, puis Thomas nous fera découvrir ses Inédits, pièces vidéos réalisées en 2009 et 2010, enfin, Thomas se mettra à la batterie avec ses invités pour jouer en live sur des images inédites…
Lectures de scénario — Dimanche 13 juin de 14h à 17h Côté court propose à des comédiens d’offrir une voix et une interprétation à un scénario ayant reçu l’agrément du Centre national de la cinématographie ou l’aide de l’Association Beaumarchais. Cette année, Valérie Donzelli, Julie Durand, Jérémie Elkaïm, Elina Löwensohn et Marie Mengès se prêteront à cet exercice savoureux.
Rétrospective «Du corps à l’image» Cette rétrospective ne se veut pas un inventaire exhaustif des figurations du corps au cinéma. Comment d’ailleurs pourrait-il l’être ? Le sujet est, par nature, inépuisable. Ce qu’elle propose, c’est plutôt une exploration qui – du corps burlesque au corps dans l’art contemporain et les vidéos d’artistes — traverse le XXe siècle et le début du XXIe siècle.
«Du corps à l’image» aborde ainsi des rivages peuplés de corps amoureux, de corps vieillissants ou mourants, de corps mis à nu, de corps d’enfants ou adolescents, de corps en mouvement, de corps magnifiés ou monstrueux, de corps désirants ou désirés, autant de figures du corps que les artistes tendent à notre regard. Liste des films (page 3)
Table ronde autour de la censure — Vendredi 11 juin de 16h à 18h, au Ciné 104 à Pantin Censure. Mot fréquemment utilisé dont les synonymes (contrôle, désaveu, réprobation …), les victimes (écrivains, artistes, cinéastes …), les accusations (subversion, perversion, atteinte aux bonnes moeurs …), et les sanctions (procès, autodafé, condamnation à mort …) n’ont pas manqué dans l‘histoire récente et passée. Avec le temps, on pourrait croire que ce gros mot a disparu, vu la toute puissance de l’expression liberté et de la liberté d’expression.
Et pourtant… L’actu, la sale actu, évoque plutôt le contraire : décrochage d’oeuvres, mise en accusation de commissaires d’expositions, autocensure des créateurs … Comment va la pensée ? Où en est la censure en France ? Qui sont les nouveaux censeurs ? Pourquoi et comment ceinture-t-on ses idées ? Matière à question, matière à réflexion, la censure est l’objet de tous les regards. Table ronde animée par Emmanuel Pierrat, avocat et éditeur, auteur de Le Sexe et la Loi et Catherine Millet, écrivain et rédactrice en chef de la revue Art Press.
Les trois Catherine — Vendredi 11 juin de 21h à minuit, au Ciné 104 à Pantin Projections des films de Catherine Corringer, Day’s Night, In Between et This is the Girl, suivie d’une rencontre avec Catherine Millet et lecture de textes de Catherine Robbe-Grillet.
«Catherine Corringer construit des films performatifs extrêmement singuliers, sans autre forme de discours que celui de sensations brutes et primaires, dont il est assez difficile de ressortir indemne. Ses images, rarement vues ailleurs, renvoient aux universalités premières que sont la peau, le goût, la douleur ou encore la jouissance.» Peggy Sastre
Double bande — Samedi 12 juin de 21h à minuit Charlemagne Palestine Aussi à l’aise dans les salles de concert que dans les galeries d’art, compagnon de route des minimalistes comme La Monte Young ou Terry Riley, cet électron libre découvre le piano Bösendorfer doté d’une octave supplémentaire. Il en fait son instrument fétiche, s’abîmant les doigts jusqu’au sang pour atteindre sa terre promise sonique. Sa mission: la recherche du son sacré !
FareWell Poetry À la croisée des genres et des formats, entre musique expérimentale et performance cinématographique, FareWell Poetry est un collectif pluridisciplinaire regroupant des musiciens parisiens et une poète/cinéaste anglo-saxonne. Noyau solide, FareWell Poetry ne cesse de muter et d’expérimenter, sans jamais rien perdre ni de son identité, ni de son talent. On dit de leurs prestations qu’elles sont «intenses et belles».
Mélissa Cascarino Pianiste, danseuse et chorégraphe professionnelle, Mélissa Cascarino poursuit un travail de recherche concernant la performance dans l’articulation des langages du mouvement dansé, du mouvement sonore et du texte. Elle créé en 2008 la Compagnie «ÀfeuNu». Elle a réalisé À la bouche qui goûte les pâturages, un film dansé, et collabore à plusieurs projets chorégraphiques et musicaux avec le compositeur Paul Clouvel et Elektramusic.
«Queerrrissimaaa» // proposée par Florence Fradelizi, déléguée générale du Festival «Chéries-Chéris / Festival de films gays lesbiens trans de Paris» — Samedi 12 juin de 21h à minuit Un programme de courts métrages débridés et alternatifs queers, lesbiens, gays, trans’… aux formes décalées où le corps est remis en question, détourné, recréé par des imaginaires insolites. Un kaléidoscope d’images, un voyage vers les différences, les genres et l’altérité avec les oeuvres de réalisateurs/réalisatrices et artistes qui souvent réalisent et produisent leurs films eux-mêmes. Regards sur les corps et les sexualités multiples.
Scum/Performance de Catherine Corringer — Lundi 14 juin de 21h à minuit Performance live sur le texte culte de Valérie Solanas Scum manifesto (1967). Projection de son dernier film Smooth.
Il suf’ de le dire — Samedi 12 juin de 19h à 21h Essai filmé sur un texte d’Hervé Rabot, lu par Lou Castel et mis en image par Gaëlle Dill. Projection suivie de la lecture Les Petites Ostensions d’Hervé Rabot Hervé Rabot est photographe, directeur artistique du Pavillon (Pantin) ainsi que du festival Photos & Légendes
HPG-Raphaël Siboni — Mercredi 16 juin de 20h à 22h Point of View: Cinq plans-séquences issus des rushes des films X de HPG proposés par Raphaël Siboni dans le cadre de l’ébauche d’un film. Suivi d’un débat «à chaud» avec l’auteur et HPG.
Marie L. «Seule au milieu d’elles» — Vendredi 11 juin de 18h à 19h Exposition photographique du livre One Day: 11 autoportraits originaux Deux slides (diaporama sur écran) Bloody Marie & Porte 8 Lecture / Performance: Seule au milieu d’elles, extraits du livre Red Sofia Song de Marie L.
Site officiel: www.cotecourt.org
Liste des courts métrages Rétrospective «Du corps à l’image»
Festival Côté Court 104, Av Jean Lolive 93500 Pantin
Tél : 01 48 91 24 91
Fax : 01 48 44 93 95.
Email : contact@cotecourt.org Métro : Église de Pantin (ligne 5) RER E: Gare de Pantin Bus : Porte de Pantin (bus 75, PC2 et PC3) Vélib’ : Station n° 35009
Les Prix :
Le Grand Prix est décerné par un jury de professionnels, doté par Kodak (3000 euros en pellicule) et par Panavision Alga Techno (2500 euros en location de caméra 16 ou 35 mm). D’autre part, le Conseil général de la Seine-Saint-Denis attribue au lauréat une aide de 20000 euros destinée au financement d’un nouveau projet de réalisation de court métrage ou de développement de la production d’un long métrage.
Décerné par un jury de professionnels, doté par le Conseil général de la Seine-Saint-Denis (1500 euros au réalisateur), par Panavision Alga Techno (1600 euros en location de caméra 16 ou 35 mm) et par Centrimage (1600 euros de prestation en laboratoire).
Décerné par le public, doté par la Ville de Pantin (1500 euros au réalisateur) et par Cininter (1900 euros en location de matériel).
Décerné par un jury de la presse, doté par CNF (2000 euros en montage négatif du prochain court métrage réalisé par le lauréat). Dans le cas d’un long métrage, la dotation de 2000 euros sera déduite du montant total de la prestation.
Décerné par un jury composé d’habitants de la Seine-Saint-Denis âgés de 18 à 25 ans, doté par la Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports de la Seine-Saint-Denis (1600 euros au réalisateur) et par Cininter (1900 euros en location de matériel d’éclairage).
Ce prix permet au lauréat à l’occasion de son projet de premier long métrage, d’être candidat finaliste lors d’une prochaine session Émergence.
Ce prix est doté par l’association Beaumarchais (1700 euros à l’auteur) et donne la possibilité à l’auteur du scénario primé de bénéficier d’une bourse complémentaire de 2500 euros pour l’écriture d’un long métrage, si le court métrage primé est réalisé) et par le Bellefaye (annuaire Bellefaye 2008).
Décerné par un jury de professionnels, doté par le Conseil général de la Seine-Saint-Denis, le lauréat est choisi parmi les cinéastes sélectionnés pour la compétition Fiction du Festival Côté court 2008 (2500 euros pour le réalisateur). Le co-scénariste, choisi par le lauréat, recevra une somme équivalente pour travailler à l’écriture d’un scénario de court métrage.
Décernés par un jury de professionnels, dotés par le Crédit Mutuel de Pantin (750 euros pour chacun des comédiens).
Décerné par des exploitants, le (les) film (s) lauréat(s) sera (ont) diffusé(s) dans les salles adhérentes au GNCR qui invitera le(s) réalisateur(s) à venir le(s) présenter en régions.
Décerné par un jury de professionnels, doté par le Conseil Général de la Seine-Saint-Denis (3000 euros au réalisateur) et Kodak (1000 euros en pellicule Super 8 ou 16 mm).
Décerné par un jury composé d’élèves du Pavillon d’Arts Plastiques, doté par la Ville de Pantin (1500 euros au réalisateur).
Le destin dramatique d’une jeune Allemande prise dans la tourmente de l’Histoire, des années noires au difficile redressement de l’après-guerre : un chef -d’oeuvre incontournable du cinéma allemand et le film culte de toute une génération.
Dans l’Allemagne des années 30, Hans et Lene se marient. Très vite, la guerre éclate. Hans est mobilisé et envoyé en Pologne. En l’absence de son époux, Lene met au monde une petite fille, Anna. Au moment de la débâcle, Lene est obligée de quitter sa maison détruite et de fuir avec sa fille. Toutes les deux doivent affronter la peur, les violences, les privations…
Allemagne, mère blafarde – dont le titre est extrait d’un poème de Bertolt Brecht – puise son origine dans les souvenirs que la réalisatrice a conservés de sa propre mère durant l’époque nazie et l’immédiat après-guerre. Helma Sanders-Brahms fait habilement s’entrelacer l’histoire collective, celle d’un pays en ruines rongé par le nazisme, et l’histoire personnelle. À la fois conflit et questionnement sur l’impossibilité de vivre en Allemagne sans faire abstraction de ses maux, la cinéaste élabore une oeuvre poignante et d’une obsédante poésie, mêlant subtilement autobiographie, essai politique et chronique familiale.
Drame | Allemagne | 1980 | 123mn
Réalisation : Helma SANDERS-BRAHMS
Avec : Eva MATTES, Ernst JACOBI, Elisabeth STEPANEK
ENTRETIEN AVEC HELMA SANDERS-BRAHMS (11 mn)
La réalisatrice d’Allemagne, mère blafarde revient, trente ans après, sur la genèse et la fabrication de son film, abordant notamment la signification du poème de Brecht et le choix de l’actrice principale.
FROIDE FIGURE (26 mn)
Par Marielle Silhouette, Maître de conférences à Paris IV. Issue de la même génération que Rainer Werner Fassbinder, Helma Sanders-Brahms a quarante ans lorsqu’elle réalise Allemagne, mère blafarde. Pour raconter son histoire et celle de sa mère, elle construit une vérité entre réalité et fiction et y mêle différents modes de figuration, poésie, théâtre, chant, danse et sculpture.
Édition DVD CARLOTTA FILMS 8, BD MONTMARTRE 75009 PARIS
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