Hommage

rétrospective EDWARD YANG à La Cinémathèque française

rétrospective EDWARD YANG à La Cinémathèque française

Posté le 02 déc 2010 à 11:20

Edward Yang, aux carrefours du monde

Disparu en 2007, Edward Yang peut être considéré comme l’un des chefs de file de la Nouvelle Vague taïwanaise qui apparait au début des années 1980. Il est l’auteur d’une oeuvre qui compte huit longs métrages seulement, dont Une belle journée d’été (1991) ou Yi Yi. Une Table ronde avec Olivier Assayas, Jean-Michel Frodon, Kaili Peng, Pierre Rissient et Isabelle Wu Pey- Tsyr accompagnera le cycle (le 11 décembre à 14h30).

Singulier destin que celui d’Edward Yang, ou, selon son nom chinois, Yang De-chang. Il est né en 1947 en Chine continentale, a été élevé dans Taïwan soumis à la dictature du Kuomintang, a grandi entre fascination pour les mangas japonais et enthousiasme pour le rock. Parti étudier aux États-Unis, il y devient ingénieur informaticien de pointe, mais aussi amoureux fou de cinéma. à 33 ans il décide de changer de vie, et rentre à Taipei pour faire des films. Au carrefour des influences chinoises, japonaises, américaines et des nouvelles vagues européennes, Edward Yang a suivi un parcours qui traverse les plus importants courants intellectuels, artistiques et techniques de son époque, et fait de lui sans doute le plus cosmopolite des réalisateurs asiatiques, tout en restant profondément attaché à son pays, Taïwan, et à la culture chinoise. S’il a été un des grands cinéastes de son époque, les années 1980 et 1990, c’est en faisant de l’exercice de son art le moyen d’une réflexion lucide et complexe sur les évolutions de la société.

Edward Yang a été l’une des principales figures du Nouveau Cinéma taïwanais, la « nouvelle vague » qui déferle sur son pays, en phase avec sa mutation démocratique au cours des années 1980 (la Loi martiale n’est abolie qu’en 1987). Mais de ce fait, il aura aussi été l’un des principaux acteurs d’un des événements majeurs de l’histoire du cinéma à la fin du XXe siècle : la gigantesque montée en puissance des cinémas chinois et leur accession aux premiers rangs du cinéma mondial. Un mouvement riche de sens pour l’évolution esthétique et la compréhension des phénomènes sociaux à l’échelle de la planète toute entière.

Le nouveau cinéma taïwanais

Peu après son retour à Taipei, Edward Yang réalise un des courts métrages d’un film omnibus, In Our Time (1982), qui sera la première expression du Nouveau Cinéma taïwanais. Dès ce coup d’essai, se manifestent plusieurs caractéristiques de son style, une attention particulière aux personnages féminins, un sens de la mise en scène qui préfère suggérer plutôt qu’énoncer, une utilisation originale de la couleur, des cadres resserrés, et de l’obscurité, ainsi qu’un humour pince-sans-rire. Sa maison de Taipei est alors le quartier général d’un activisme qui croise cinéphilie aventureuse et engagement politique.

Au moment où il entreprend le tournage de son premier long métrage, il semble promis à un brillant avenir. Pourtant, malgré la puissance des sept films qu’il pourra finalement tourner, malgré le moment à tant d’égards stratégique où se situe son oeuvre, malgré les nombreuses récompenses et l’admiration de beaucoup de ceux qui auront la chance de connaî tre son cinéma, Edward Yang n’est pas devenu un cinéaste célèbre. Pourquoi ? Sans doute la complexité de ses films et leur totale absence d’exotisme auront été des barrières à cette reconnaissance internationale, de même qu’une certaine paresse des médias et des publics, notamment européens. En effet, un concours de circonstance a fait que son confrère Hou Hsiao-hsien, l’autre figure de proue du Nouveau Cinéma taïwanais, a pu bénéficier d’un début de reconnaissance internationale d’ailleurs tout à fait légitime. Nombreux ont été ceux qui, consciemment ou non, ont alors considéré qu’un réalisateur taïwanais, c’était bien suffisant. Et à Taïwan même, le phénomène historique du Nouveau Cinéma a connu, après ses premiers succès, un violent reflux, subissant l’agressivité des corps constitués de la profession et des grands médias et le rejet des financiers, ce qui a créé une situation invivable pour ceux qui ne bénéficiaient pas d’appuis suffisants à l’étranger.

Une virtuosité formelle et narrative

Dès son premier long métrage, Ce jour-là, sur la plage (That Day, on the Beach, 1983), le cinéaste avait pourtant démontré une impressionnante virtuosité dans la construction du récit, un sens plastique très sûr en même temps qu’une capacité à construire une interrogation sur la nature des récits et des représentations qu’on rapprochera de l’oeuvre d’Antonioni, mais qui répond tout autant à des enjeux historiques particuliers. Son film suivant, Taipei Story (1985), dont l’acteur principal – d’ailleurs excellent – n’est autre que Hou Hsiao-hsien, construit à partir des errances et conflits d’un couple dans la grande ville une méditation poétique et politique sur la société taïwanaise à l’heure de basculer dans la modernité mondialisée.

The Terrorizer (1986) invente une expérimentation narrative et formelle très sophistiquée autour des protagonistes de plusieurs récits entrecroisés. Mais comme toujours chez Yang, ce jeu dramatique est intensément incarné par des personnages toujours filmés avec une extrême sensibilité et une sorte d’affection inaltérable, présences vivantes à l’intérieur du labyrinthe d’intrigues qui serpentent dans la grande ville, et dans différents niveaux de fiction. Une belle journée d’été (A Brighter Summer Day, 1991) est une fresque complexe autour d’un crime commis par un lycéen au début des années 60, sur fond de dictature, de guerre entre gangs adolescents et de fascination pour la culture rock. En quatre heures, Edward Yang y déploie une impressionnante capacité à assembler des récits centrés sur de multiples personnages, sans jamais perdre son spectateur, et un talent exceptionnel dans les choix de stylisation qui permettent de raconter énormément avec très peu de moyens dramatiques. Le film, qui contribue à lever la loi du silence sur les crimes de la dictature de l’ère Tchang Kaï-chek, est aussi le premier développement accompli d’un autre thème important de son oeuvre, l’enjeu de la transmission, des savoirs et des valeurs, en particulier entre les pères et les fils.

Edward Yang se lance alors dans une construction encore plus complexe, mobilisant pas moins d’une dizaine de personnages principaux, avec Confusion chez Confucius (Confucian Confusion, 1994). Il s’agit d’une comédie qui lorgne vers le burlesque, voire le grotesque, en même temps qu’elle recourt aux structures du mélodrame, pour dresser un réquisitoire précis et combatif contre les dérives de la société taïwanaise en plein boom économique. La cruauté du constat est toutefois nuancée, comme souvent chez lui, par la délicatesse et la force des personnages féminins. Sur un mode encore plus extrême, Edward Yang entremêle cette fois les ressorts du film noir et de la comédie loufoque avec Mahjong (1996), troublante sarabande des apparences et des rapports de force autour d’un personnage de jeune Occidentale égarée dans la ville chinoise, jouée par Virginie Ledoyen.

Yi Yi, son dernier film

Extrêmement ambitieux sur le plan formel et toujours conçus à partir de l’idée que le cinéma permet de comprendre la réalité contemporaine, les films d’Edward Yang ne parviennent pas à s’imposer auprès d’un large public. C’est seulement avec son septième long métrage, Yi Yi (2000), que le cinéaste obtient enfin le succès qu’il méritait, du moins en Occident. Construite autour des membres d’une famille d’aujourd’hui à Taipei, cette vaste composition est sans doute moins provocante dans les mélanges des genres et des tons qui caractérisaient les précédents films, elle n’est pas moins complexe et audacieuse dans la mise à jour des processus politiques, sociaux et affectifs qui définissent une époque.

Yi Yi, Prix de la mise en scène à Cannes, couvert de lauriers par la critique américaine, semble pouvoir relancer la carrière de son auteur. Hélas, le destin aura voulu que ce soit aussi son dernier film, et que la reconnaissance dont le film a bénéficié soit venue trop tard pour profiter enfin à l’ensemble de son oeuvre, connue et admirée seulement de petits groupes de cinéphiles de par le monde. En France, seuls A Brighter Summer Day et Yi Yi ont été distribués commercialement, le premier dans une version abrégée. Et c’est ainsi qu’aucun de ses films, toujours à part Yi Yi, n’est aujourd’hui disponible en DVD.

Au cours des années 2000, atteint d’un cancer, Edward Yang tente malgré tout de mettre en place de nouveaux projets de films, sans succès. Il développe un site internet où il donne libre cours à son talent de dessinateur et de scénariste, prépare avec son ami Jackie Chan un dessin animé qui devait constituer une avancée dans le domaine du film d’action, The Wind, dont seulement dix minutes ont pu être tournées.

Edward Yang est mort le 29 juin 2007, un peu avant ses 60 ans.

Les projections :

  • UNE BELLE JOURNEE D’ETE – EDWARD YANG
  • CE JOUR-LA SUR LA PLAGE – EDWARD YANG
  • CONFUSION CHEZ CONFUCIUS – EDWARD YANG
  • IN OUR TIME – EDWARD YANG
  • MAHJONG – EDWARD YANG
  • Les RDV de la Librairie : Jean-Michel Frodon
  • TAIPEI STORY – EDWARD YANG
  • TAIPEI STORY + TABLE-RONDE « LE CINEMA D’EDWARD YANG » – EDWARD YANG
  • THE WIND/ THE TERRORIZER – EDWARD YANG
  • YI YI – EDWARD YANG

Rencontres et conférences :

  • TAIPEI STORY + TABLE-RONDE « LE CINEMA D’EDWARD YANG »

Samedi 11 Décembre 2010 - 14h30 À la suite de la projection du film Taipei Story (1985, 117’), rencontre avec Olivier Assayas, Jean-Michel Frodon, Kaili Peng, Pierre Rissient et Isabelle Wu Pey-Tsyr.Animée par Bernard BenolielOlivier Assayas

  • Les RDV de la Librairie : Jean-Michel Frodon

Samedi 11 Décembre 2010 - 18h00 A partir de 18h, Jean-Michel Frodon dédicacera son livre « Le cinéma d’Edward Yang » (Editions de l’éclat)L’ouvrage comprend un essai sur la vie et l’œuvre d’Edward Yang.

La Cinémathèque française 51, rue de Bercy – Paris 12ème
HOMMAGE A JULIET BERTO

HOMMAGE A JULIET BERTO

Posté le 02 nov 2010 à 6:17

(1947-1990) du 10 au 22 novembre 2010

La Cinémathèque rend un hommage à Juliet Berto, comédienne et réalisatrice, vingt ans après sa mort, en remontrant les films qu’elle a réalisé (Neige, Cap Canaille, Havre) et une sélection de titres importants dans lesquels elle joue, comme Céline et Julie vont en bateau de Jacques Rivette ou La Chinoise de Jean-Luc Godard.

Hommage à la comédienne et réalisatrice Juliet Berto, vingt ans après sa mort. Dans le scénario de La Chinoise, ces quelques lignes : « Yvonne (Juliet Berto) représente la classe paysanne. Montée à Paris pour faire des ménages, elle a échoué dans la prostitution dont Henri et les autres ont du mal à la sortir. Elle s’occupe des travaux domestiques et de la cuisine ». Henri, c’est Michel Semeniako. Avec Juliet Berto, ils étaient tous deux de Grenoble, où Godard rencontra pour la première fois la comédienne et lui confia un petit rôle dans Deux ou trois choses que je sais d’elle : la fameuse scène de bistrot.

Dans la vie, Juliet Berto n’était pas une paysanne mais une fille de la ville. Moderne, rieuse, moqueuse, impulsive. Elle avait le désir de jouer la comédie, et la proposition de Godard arriva à point nommé. Cela fait vingt ans que Juliet Berto n’est plus. À sa mort, j’avais écrit ces lignes dans l’émotion et le souvenir très vif de sa perte 1. Vingt ans après, le souvenir est intact.

« Elle était au centre d’une tribu qu’elle s’était constituée elle-même où, de Godard à Rivette, de Glauber et Marker à Ivens, de Jean-Henri Roger à Willy Lubtchansky, de Maneval à sa nièce Fred, de Brialy à Bohringer, d’Yves Simon à Patrick Chesnais, sans oublier sa soeur Moune, Stévenin et d’autres, qui tous se raccrochaient comme les maillons d’une chaîne infinie.

Une chaîne musicale également, métissée et rythmique. Cette femme, belle avec sa moue, sa bouche enfantine, sa voix rauque et ses tonalités « blues », était un trait d’union entre l’univers romantique des vieilles chansons de Damia ou Piaf, et les musiques africaines, brésiliennes ou antillaises d’aujourd’hui qu’elle avait dans la peau. Du sang d’ailleurs coulait dans ses veines, qui faisait qu’elle était réceptive à toutes les douleurs, les révoltes ou les cris de ce monde, sans en faire une militante au discours figé.

Neige, Cap Canaille qu’elle réalise avec Jean-Henri Roger, puis Havre qu’elle assume seule, portent les traces de ces petites alliances tissées, métissées, avec leurs personnages d’enfants perdus en but aux trafics, aux mensonges et aux complots, anges désespérés de ne pouvoir s’envoler, vieux sage magicien sorti d’un conte pour enfants.

Voilà. Le chemin de Juliet s’est arrêté net, laissant les autres un peu plus seuls, sans celle autour de qui s’agglutinaient tous ceux qui ne veulent pas tourner le dos au soleil.»

Les Films :

Babar Basse’s Mother de Juliet Berto France/1974/11′/16mm Avec Barre Phillips. Le contrebassiste Barre Phillips, vu par trois caméras. Suivi de Cap Canaille de Juliet Berto et Jean-Henri Roger France/1983/103′/35mm Avec Juliet Berto, Richard Bohringer. Les années 80, à Marseille. Un magnat de l’immobilier fait incendier une colline. Celle-ci appartient à une jeune femme dont le père, qui trempait dans le trafic de drogues, s’est récemment fait assassiner. Deux journalistes décident d’enquêter sur cette affaire. Me 10 nov. 20h00 HL Ouverture de l’hommage à Juliet Berto Sa 20 nov. 22h00 GF

Havre de Juliet Berto France/1986/90′/35mm Avec Alain Maneval, Frédérique Jamet, Joris Ivens. Sur le port, Lili, une jeune femme, serre dans ses bras son amant, un inventeur de jeux vidéo, qu’elle vient de perdre. Un enfant relève alors le défi de terminer ce qui reste inachevé. Sa 13 nov. 21h30 GF Di 21 nov. 19h30 GF

ACTRICE :

Neige de Juliet Berto et Jean-Henri Roger France/1981/90′/35mm Avec Jean-François Stévenin, Juliet Berto. Afin d’obtenir la mise en liberté de sa femme, Bruno décide de dénoncer Bobby, un dealer. Alors qu’il est abattu par la police, une jeune femme décide de le venger. Je 11 nov. 21h15 GF – Di 14 nov. 17h30 GF

Bastien, Bastienne de Michel Andrieu France/1979/105′/35mm Avec Juliet Berto, Anna Prucnal. Pendant la Première Guerre mondiale, des enfants montent pour leur mère une représentation de l’opéra Bastien Bastienne de Mozart. Je 18 nov. 20h30 JE

Les Caïds de Robert Enrico France/1973/103′/35mm Avec Michel Constantin, Serge Reggiani, Juliet Berto, Patrick Bouchitey. Jock, jeune homme de 22 ans, assassine sa femme et l’amant de celle-ci. Alors qu’il se réfugie chez un ami, il tombe amoureux de Célia, la fille d’un truand. Di 21 nov. 21h30 GF

Camille ou La Comédie catastrophique de Claude Miller France/1971/35′/35mm Avec Juliet Berto, Philippe Léotard. Deux jeunes recrues quittent leur champ de manoeuvre et s’introduisent dans une propriété privée. Ve 19 nov. 20h30 JE

Film suivi de L’Escadron Volapük de René Gilson La Cavale de Michel Mitrani France/1971/90′/35mm Avec Jean-Claude Bouillon, Juliet Berto. Un homme prépare son évasion de la prison en compagnie de la femme qu’il aime. Ve 12 nov. 19h30 GF

Céline et Julie vont en bateau de Jacques Rivette France/1974/195′/35mm Avec Juliet Berto, Dominique Labourier, Bulle Ogier, Barbet Schroeder. Une bibliothécaire et une prestidigitatrice inventent des jeux de rôles qui les projettent dans un monde parallèle. Sa 13 nov. 17h30 GF

La Chinoise de Jean-Luc Godard France/1967/92′/35mm Avec Anne Wiazemsky, Juliet Berto, Jean-Pierre Léaud. Dans un appartement, un groupe de jeunes étudiants étudie et discute le Petit Livre rouge. Di 14 nov. 19h30 GF

Claro de Glauber Rocha Italie-RFA /1975/106′/VO STF/35mm Avec Juliet Berto, Carmelo Bene. « Une vision brésilienne de Rome ». Glauber Rocha. Film produit par Juliet Berto. Di 14 nov. 21h30 GF

Duelle de Jacques Rivette France/1975-76/118′/35mm Avec Juliet Berto, Bulle Ogier. Deux magiciennes immortelles, Leni et Viva, s’affrontent afin d’obtenir la bague qui leur permettra de rester sur Terre. Je 18 nov. 17h00 HL

Erica Minor de Bertrand Van Effenterre France/1973/95′/35mm Avec Brigitte Fossey, Juliet Berto. Les portraits croisés de femmes au lendemain de Mai 68. Lu 15 nov. 20h30 JE

L’Escadron Volapük de René Gilson France/1971/60′/16mm Avec Julier Berto, Olivier Hussenot. Mai 68 dans la caserne d’une armée fictive. Cinq conscrits s’ennuient à mourir, ils font passer le temps en plaisantant. Ce film a eu les honneurs de la censure : il fut interdit pour « atteinte à l’honneur et au moral de la nation et de l’armée ». Ve 19 nov. 20h30 JE Film précédé de Camille ou La Comédie catastrophique de Claude Miller Le Gai Savoir de Jean-Luc Godard France/1969/95′/35mm Avec Juliet Berto, Jean-Pierre Léaud, Jean-Luc Godard. Sur un plateau de tournage, deux acteurs discutent de philosophie. Me 17 nov. 19h30 GF

Le Mâle du siècle de Claude Berri France/1974/90′/35mm Avec Juliet Berto, Claude Berri. Isabelle est prise en otage alors qu’elle se rend à la banque. Son mari, Claude, d’une nature jalouse, ne peut s’empêcher d’avoir des soupçons quant à sa femme et son ravisseur. Je 11 nov. 17h00 GF

Le Milieu du monde d’Alain Tanner Suisse-France/1974/112′/35mm Avec Olimpia Carlisi, Philippe Léotard, Juliet Berto. Dans une petite ville du Jura Suisse, Paul, un père de famille candidat à la députation, s’éprend d’une serveuse de bar. Ve 12 nov. 21h30 GF

Monsieur Klein de Joseph Losey France/1976/120′/35mm Avec Alain Delon, Jeanne Moreau, Michel Lonsdale, Juliet Berto. Confondu avec un Juif sous l’Occupation, un vendeur de tableaux décide de mener sa propre enquête pour retrouver ce double mystérieux. Sa 20 nov. 16h30 HL

La Cinémathèque française

Musée du cinéma

51 rue de Bercy, 75012 Paris Informations 01 71 19 33 33

http://www.cinematheque.fr

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